Dossier : Le Français Langue Étrangère au lycée professionnel

Du quadruple défi d'enseigner la lecture à des adolescents-allophones-analphabètes-en situation de grande précarité

Suzanne Baltazard, enseignante de français langue étrangère en UPE2A-ENSA (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants - Élèves Non Scolarisés Antérieurement)

Comment peut-on, à l'adolescence, l'esprit envahi par les problèmes de précarité, apprendre à lire dans une langue qu'on ne connait pas ? Et mémoriser celle-ci sans lire ni écrire ?

Telle est la question que je me posais en acceptant mon dernier poste, une classe de jeunes allophones nouvellement arrivés de 11 à 17 ans, peu ou jamais scolarisés dans leur pays d'origine, dont la moitié, des mineurs isolés, n'ont aucune famille en France, et l'autre moitié, Roms de Roumanie, vivent dans des conditions extrêmement précaires.

Heureusement, mon parcours personnel m'avait préparée à cette situation complexe.

Après plusieurs années d'enseignement du français langue étrangère (FLE) dans divers organismes ou collèges et d'enseignement de l'anglais en écoles primaires et maternelles, j'ai travaillé cinq ans en tant que professeur spécialisé à l'Institut des jeunes sourds de Chambéry. À l'issue de ce contrat, j'ai commencé à me former pour enseigner l'anglais aux élèves dyslexiques avec le souhait d'aider des adolescents en difficulté; c'est alors que l'Éducation nationale m'a contactée pour me proposer une classe d'alphabétisation pour élèves allophones. "Panique à bord !" : comment enseigner le français sans support écrit et apprendre à lire à partir d'une langue qu'on ne connait pas?

J'avais les vacances de Noël devant moi pour réfléchir, mais je n'avais pas mesuré que le défi allait encore bien au-delà et qu'il serait pratiquement nouveau pour ces élèves de rester assis, se concentrer sur une tâche, mémoriser, terminer un travail commencé, tenir un crayon, plier un origami avec application, compter, etc.

Présentation de la classe

Historique

La classe a été créée à la rentrée 2011 au collège Raoul Blanchard, au centre-ville d'Annecy. Elle a d'abord été confiée à un enseignant du premier degré, à raison de 24 heures par semaine jusqu'à Pâques, puis à une enseignante de FLE du second degré.

Le poste du premier degré n'a pu être maintenu l'année suivante et, le temps de trouver les moyens financiers, le module n'a repris qu'en janvier 2013, à raison de 16 heures par semaine réparties entre deux professeurs de FLE ayant une expérience de l'alphabétisation.

Une douzaine d'élèves sont venus plus ou moins assidûment jusqu'aux vacances d'été, tous Roms de Roumanie, avec des niveaux de français oral variés. Les âges allaient de 10 à 17 ans et certains avaient été un peu scolarisés en primaire. La plupart étaient sans abri1.

Après une longue coupure de plus de 4 mois, la classe a repris en novembre 2013 dans un autre collège (les Barattes à Annecy-le-Vieux), à raison de 18 heures par semaine.

Elle accueille cette fois, outre les Roms de Roumanie, des élèves d'Afrique et d'Asie, tous mineurs isolés (c'est-à-dire arrivés sans famille en France et hébergés en foyer). Ces derniers sont plutôt en situation d'illettrisme qu'analphabètes et certains, du fait qu'ils viennent de pays d'Afrique francophone, communiquent facilement à l'oral. Cela rend la classe multiculturelle, mais plus hétérogène pour les apprentissages.

Heureusement, le principal a recruté, en contrat unique d'insertion, une employée de vie scolaire qui est totalement rattachée au module. Comme pratiquement aucun des élèves n'est capable de travailler en autonomie, cette aide est bien précieuse et permet un travail par petits ateliers selon les niveaux ou objectifs.

Matières enseignées

Le poster ci-dessous, issu d'une exposition présentant la classe et affichée au CDI du collège, donne un aperçu de l'enseignement dispensé.

Nous avions espéré davantage intégrer nos élèves dans des classes ordinaires, même ponctuellement, mais à ce jour, seule une enseignante d'EPS en 6e a proposé d'accueillir les deux plus jeunes élèves le temps d'un module d'expression corporelle (soit une demi-douzaine de séances). Une collègue d'anglais est également intervenue une fois dans notre classe pour apprendre aux élèves le chant de Noël, We wish you a merry Christmas. Tous ont été très sensibles à ce geste et nous espérons que des professeurs de sciences proposeront aussi d'intégrer certains élèves, même ponctuellement, pour une expérience en laboratoire.

Pédagogies

Attention : quasi-absence de pré-requis !

L'ouvrage de J.C. Rafoni, Apprendre à lire en français langue seconde2 permet de bien réfléchir à la progression des acquis en lecture et aux pré-requis qu'ont les élèves qui entrent en CP et que n'ont pas nos élèves :

Les nouveaux arrivants rencontrent fréquemment des difficultés spécifiques :
- ils ne sont pas nécessairement initiés à la culture écrite dans leur famille ;
- ils ne discriminent pas forcément tous les sons de la langue française ;
- ils ne possèdent pas suffisamment le lexique et la syntaxe de la langue française pour pouvoir anticiper sur le sens des mots et des phrases dans les activités de déchiffrage.

De plus, dans la majorité des cas, la mémoire n'a pas été entraînée par le jeu : l'apprentissage en sera donc considérablement ralenti.

J.C. Rafoni nous rappelle qu'il est de ce fait nécessaire de "travailler quelques compétences fondamentales préalablement ou parallèlement à l'apprentissage de la lecture" :

- la latéralisation (il est nécessaire de s'assurer que les enfants maîtrisent le concept de la distinction entre la droite et la gauche au-delà de la seule question du vocabulaire) ;
- le sens de l'écriture et de la lecture en français ;
- l'apprentissage de l'alphabet dans les trois écritures ;
- le graphisme et l'apprentissage de l'écriture des lettres de l'alphabet.
- la conscience phonologique : les non lecteurs n'ont pas conscience, au départ, de la segmentation d'une phrase en mots distincts, d'un mot en syllabes et d'une syllabe en phonèmes : il est nécessaire de mener à cette fin des activités spécifiques simples.

Un autre problème chez ces jeunes en situation de grande précarité est l'absence de contrôles médicaux dans l'enfance. Il arrive donc qu'après avoir longuement réfléchi à ce qui freine l'apprentissage chez un jeune et s'être essayé à diverses pédagogies, on réalise qu'il n'entend pas bien, ou, dans de nombreux cas, ne voit pas le tableau, sans parler d'éventuels cas de dyslexie, ou même de déficience intellectuelle qui se confondent avec les handicaps dus à l'absence de pré-requis évoquée plus haut. Inutile de dire que la prise en charge ne sera ensuite pas immédiate.

Les premiers pas en lecture

Borel-Maisonny

Mon expérience à l'Institut des jeunes sourds auprès d'élèves de tous niveaux allant du CP au bac pro me laissait une connaissance assez précise de la chronologie des acquis au cours de la scolarité primaire comme secondaire.

De plus, les méthodes employées y étaient évidemment très visuelles, ce qui m'a été bien précieux pour remplacer l'habituel support écrit : "Nous retenons 10% de ce que nous lisons, 20% de ce que nous entendons, 30% de ce que nous voyons et 50% de ce que nous voyons et entendons en même temps" (O. Ledru-Menot, phonéticienne et enseignante à l'INALCO).

J'ai d'abord écarté la séduisante méthode Planète des alphas qui me semble adaptée à un public francophone ("Le fffffffff de la fusée n'est en effet pas très parlant pour des petits roumains qui n'y voient qu'une "rrrrr - racheta"...).

Puis, pendant ces vacances de Noël qui ont précédé ma prise de poste, j'ai entrepris de me former à la méthode Borel-Maisonny utilisée par les orthophonistes3 : des gestes accompagnent chaque phonème, ce qui épaule la mémoire visuelle (pour la plupart d'entre eux, mes élèves ne connaissent pas les lettres de l'alphabet). Ils sont effectués près du visage pour que l'élève soit également attentif à la position des lèvres. La classe est placardée d'affiches pour qu'ils puissent retrouver rapidement le graphème correspondant. L'apprentissage est très rapide pour l'enseignant et il est possible de se lancer sans avoir assimilé tous les gestes : on les apprend au fur et à mesure puisque la méthode est évidemment progressive.

Syllamots

Parallèlement, en travail individuel, il convient d'utiliser un jeu comme Syllamots4 qui soulage au niveau de la graphie, puisqu'il s'agit de placer les étiquettes-syllabes qui correspondent au mot illustré. Ce jeu, pensé pour aider les élèves en difficulté, aborde les sons les plus faciles (voyelles ou syllabes simples en début de mot), puis se complexifie et aborde des mots qu'il faut reconstituer en entier, syllabe par syllabe. Chacune des 8 étapes se termine par un petit test : l'élève reçoit un diplôme de couleur qui l'encourage et souligne ses progrès. De plus, les illustrations permettent à l'élève allophone de mémoriser du vocabulaire courant.

On ne passe à la leçon suivante que lorsque l'élève sait composer les mots qu'il entend, puis les lire avec le support de l'illustration. Après qu'il a écrit ces mots dans son cahier, on retire les illustrations et il doit relire tous les mots en décomposant les syllabes. Enfin, on lui présente les images pour la révision du vocabulaire. Il doit les placer à côté des mots correspondants. S'il ne s'en souvient pas oralement, il doit chercher à partir des mots écrits. Il peut également être utile de finir la leçon par une dictée des mots, voire une autodictée à partir des images ou même de mémoire puisqu'il n'y a que 6 mots à retenir pour chacune des 68 séries.

Simultanéité de la lecture et de l'écriture

Entrer dans la lecture : quand le français est langue seconde

Une formation à la méthodologie Ecler5 m'a convaincue qu'il n'y avait aucune raison, à l'âge adulte, de dissocier l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, que cela n'avait lieu d'être que chez les enfants pour qui la tenue d'un crayon nécessite une dextérité encore difficile à acquérir à leur jeune âge.

On nous propose d'inverser l'ordre classique : l'élève, malgré sa notion encore balbutiante de la correspondance entre phonèmes et graphèmes, est capable d'exprimer par écrit ce qu'il sait déjà formuler à l'oral. C'est sa propre production, une fois corrigée, qu'on lui demandera de lire. L'avantage est donc que l'on s'appuie ici sur des situations et du vocabulaire familiers à l'élève, ce qui n'est pas le cas de la plupart des méthodes de lecture.

Cette question du décalage entre les textes proposés et les préoccupations des élèves pose évidemment problème, et, même si je sélectionne, dans la méthode Borel-Maisonny, les phrases porteuses de vocabulaire utile ou amusantes et faciles à expliciter par le mime, il est clair que je n'y trouve pas matière à proposer du français de scolarisation, ce qu'illustre la photo ci-dessus.

Dès que possible, nous avons donc parallèlement introduit l'utilisation, sur support papier et informatique, de l'efficace méthode Entrer dans la lecture : quand le français est langue seconde6. Toutefois, il a fallu attendre que soient acquis, par la méthode gestuelle :

  • l'identification de l'ensemble des lettres ;
  • l'association consonnes-voyelles avec travail de la réversibilité (ca-ac) ;
  • l'association de trois lettres (avec voyelle entre 2 consonnes - tir - ou consonnes en succession - tri), les digraphes (ou, oi) et les trigraphes (eau, ein).

Nous travaillons donc en alternance avec les deux méthodes : il convient en effet de prolonger la méthode B-M pour consolider les acquis ci-dessus et aborder les consonnes spéciales (c-g ; gue-geon) et les sons complexes (ail, eil, ouille...), tout en abordant le français de scolarisation avec Entrer dans la lecture.

Cette méthode propose tout un éventail d'exercices progressifs. Le même type d'entraînement est proposé d'une leçon à l'autre : les élèves se familiarisent donc rapidement et peuvent travailler en autonomie.

Dictées

Nous avons également largement eu recours à la dictée (d'abord de simples syllabes écrites sur une ardoise individuelle effaçable) et à des exercices de discrimination auditive (je conseille par exemple les fiches photocopiables ou les exercices en ligne proposés sur le site clicmaclasse7).

Nous avons ensuite introduit les "dictées muettes", selon le principe de la méthode Montessori8, puis les dictées de syllabes ou de mots, à retrouver au tableau à partir de la version numérisée des cahiers de sons qu'ils ont au préalable fabriqués afin de pouvoir à tout moment s'y référer9.

Enfin, les dictées gestuées de phrases permettent d'amener progressivement la grammaire et les fonctions des mots. Certains mots-outils ("et", "dans", "les", etc.) sont régulièrement ré-écrits dans un coin du tableau pour être mémorisés.

Les phrases qui ont été dictées sont ensuite relues, si besoin sous forme de lecture dialoguée, selon le principe proposé par J.C. Rafoni (cf. p. 3 de la synthèse de sa démarche (note 2)).

Lecture et orthographe sont donc liées au niveau de l'apprentissage.

Fluence

Lire, c'est "identifier par la vue des lettres et l'assemblage qu'elles forment en faisant des liens entre ce qui est écrit, la parole et le sens" (Grand Dictionnaire encyclopédique illustré, Hachette).

Pour les élèves venant de pays d'Afrique francophone, préalablement alphabétisés mais illettrés, nous avons eu recours à la méthode "Fluence", "démarche efficace pour améliorer la vitesse et la précision de lecture des élèves débutants ou petits lecteurs et favoriser l'accès à la compréhension"10. Sa mise en place nécessite la présence d'un intervenant pour deux élèves trois fois par semaine pendant 30 mn.

L'intérêt porté à un texte écrit et la compréhension de celui-ci dépendent des compétences en compréhension du langage oral du lecteur et de ses capacités à déchiffrer. [...] nous nous sommes attachés à la qualité de ce déchiffrage. Si depuis une trentaine d'années, les études se limitaient à l'automatisation de la reconnaissance des mots, une conception plus récente met l'accent sur l'habileté à grouper les mots en unités syntaxiques de sens, l'utilisation rapide de la ponctuation, le choix des moments de pause et l'intonation pour donner tout son sens au texte. C'est ce que nous appelons la fluence de lecture. Cette compétence de lecture permet de lire sans effort et favorise l'accès à la compréhension. Elle s'acquiert principalement dans la pratique de la lecture à voix haute.11

Informatique, mathématiques, sciences, ouverture sur le monde, orientation...

L'apprentissage de la lecture est bien entendu abordé dans l'ensemble des activités proposées à la classe.

L'outil informatique propose une infinité d'exercices de discrimination auditive, de compréhension de lecture, de mémorisation, etc...

Quant aux mathématiques, les problèmes simples sont un excellent outil pour vérifier la compréhension de lecture. Pour les élèves analphabètes, outre la méthode Cuisemaire qui initie au calcul par le maniement de réglettes, nous avons utilisé l'ouvrage de J.C. Rafoni, Maths sans paroles12.

Les sciences et l'ouverture sur le monde sont essentiellement enseignées par le biais de vidéos. Le siteTV propose une série de documentaires éducatifs pour les enfants (mes p'tits docs illustrés, les enquêtes de la Luciole, etc.) suffisamment simples et clairs pour transmettre quelques bribes de culture générale13.

Pour ce qui est de l'orientation des élèves plus âgés, nous avons visionné avec l'ensemble de la classe des vidéos de métiers14 avant de travailler en petits groupes à la lecture d'annonces et la rédaction des lettres de motivation.

Conclusion

Pour les raisons évoquées ci-dessus (quasi-absence de pré-requis, très faible mémorisation) et en raison de situations très précaires qui entraînent des irrégularités dans l'apprentissage (la scolarité n'est pas toujours prioritaire face aux préoccupations des familles), il apparaît clairement que le travail d'alphabétisation ne peut être mené à terme en quelques mois.

Ceux qui n'avaient pratiquement jamais été scolarisés ont cependant réalisé de réels progrès et ont pris goût à l'école. Au bout d'une année, ils sont maintenant capables de déchiffrer de petits textes et d'écrire sous la dictée tous les sons du français. Nous espérons pouvoir continuer ce travail éducatif qui peut les aider à sortir d'une situation sociale douloureuse et inextricable.

Quant aux mineurs isolés, nous sommes malheureusement obligés de les orienter avant qu'ils aient atteint le niveau nécessaire pour suivre une formation professionnelle, car il est essentiel qu'ils soient indépendants financièrement pour leur majorité.

Afin de pouvoir produire un bulletin de notes, nous avons utilisé l'évaluation nationale des acquis des élèves en CM215 pour les maths et le test de positionnement FLE-ENA collège16 pour le français. Hormis en français oral pour les ressortissants d'Afrique francophone, les résultats étaient très faibles dans l'ensemble.

La méthode Fluence permet heureusement de constater au bout de huit semaines de réels progrès en compréhension de lecture. De plus, ces jeunes auront au moins bénéficié d'un environnement rassurant avant leur entrée en formation professionnelle, l'enseignement adapté à leur niveau leur permettant de ne pas se trouver en situation d'échec scolaire dès leur arrivée en France.

Nous espérons que le module sera reconduit l'an prochain afin de poursuivre l'apprentissage commencé avec les plus jeunes et aider d'autres élèves en grande difficulté à prendre confiance avant leur intégration en cursus professionnel.


(1) Consulter à ce sujet : Fiches d'information à l'usage des enseignants concernant l'accès à l'éducation des enfants allophones vivant en squat et bidonville, http://www.romeurope.org/IMG/pdf/fiches_d_information_a_l_usage_des_enseignants-2.pdf

(2) J.C. Rafoni, Apprendre à lire en français langue seconde, L'Harmattan, 2007. Les extraits sont issus de la synthèse publiée sur http://casnav.ac-orleans-tours.fr/fileadmin/user_upload/casnav/Synth%C3%A8se_de_la_d%C3%A9marche_de_Jean-Charles_Rafoni.pdf
Un module (50785) "Alphabétisation et français langue seconde" animé par J.C. Rafoni est proposée aux enseignants de l'Éducation Nationale dans le cadre des formations GAIA.

(3) C. Sylvestre De Sacy, Bien lire et aimer lire, livre 1, cycle 2, ESF.
La méthode Borel-Maisonny est une méthode d'apprentissage de la lecture. À l'origine, la méthode Borel-Maisonny est un ensemble de gestes ayant pour but de faciliter l'entrée dans le langage. D'abord, utilisée auprès des enfants sourds, cette méthode est également reprise par des enseignants qui sont en contact avec de jeunes enfants connaissant des difficultés d'expression. La méthode Borel-Maisonny utilise le canal visuel. Il s'agit de gestes symboliques utilisés au cours de l'apprentissage de la lecture. Il y a un geste par son et non par graphie.
Exemple : "Il y a un geste pour le son O. Le même geste vaut pour les différentes graphies au, eau, os, ot, aut, aud, aux, ault, eaux."
"Ces gestes permettent de fixer rapidement la mémoire des formes graphiques et l'abstraction qui doit en être faite relativement au son. Ils ne peuvent par conséquent être dissociés de l'apprentissage de la lecture. [...] Le geste, en outre, est très utile chez les enfants présentant des troubles de mémorisation. Le phonème n'est plus un élément sonore isolé. Il a, en plus, une image visuelle qui facilitera à la fois la mémorisation mais aussi par la suite la relation phonème-graphème. Il est à noter que ces gestes disparaissent d'eux-mêmes dès que l'enfant a acquis les automatismes lui permettant de fixer phonème et graphème donc de déchiffrer."
La méthode Borel-Maisonny est une aide au déchiffrage. Pour que l'acte lire soit complet, il convient de travailler en parallèle sur le sens. Breil Isabelle, professeur spécialisé déficients auditifs (http://www.coquelicot.asso.fr/borel/index.php#titre3).

(4) http://www.syllamots.com/

(5) Atelier ECLER (Écrire, Communiquer, Lire, Exprimer, Réfléchir), Malette pédagogique 2007 : http://www.collectif-alpha.be/IMG/pdf/Atelier_ECLER.pdf
N. Ferrand, "ECLER, une méthodologie, un esprit, une pratique pour maîtriser la langue à partir de l'écriture personnelle", forumlecture.ch, n°2/2013, http://www.forumlecture.ch/myUploadData/files/2013_2_Ferrand.pdf

(6) Entrer dans la lecture : quand le français est langue seconde, CRDP Nord-Pas-de-Calais, http://www.sceren.com/cyber-librairie-cndp.aspx?prod=633186

(7) http://www.clicmaclasse.fr/francais/sons-cp/

(8) http://ekladata.com/rtHV_LOOa_Eoikscld7oQ8YwzgA.pdf

(9) Cahier de sons à partir de la méthode Borel-Maisonny, téléchargeable en 2 fichiers : http://ekladata.com/Hcd6rvQU9c68jeFfJz9NF-XzLjg.pdf et http://ekladata.com/WOwfwMXaD6vVkb4QKsFuV7RWqOM.pdf
Un autre cahier de sons plus complet, avec exercices d'écriture : http://pedagogie.comminges.free.fr/fichiers/cycle2/cp/lecturecp/code/cahiersons.pdf

(10) M. Pourchet et M. Zorman, Fluence CP/CE (vol. 1), http://www.editions-cigale.com/produits/fluence-de-lecture-cpce

(11) G. Pouget, La fluence de lecture ou le goût de lire, http://www.educ-revues.fr/LC/AffichageDocument.aspx?iddoc=39623

(12) J.C. Rafoni, Maths sans paroles, CRDP de Versailles, 2000 (épuisé).

(13) Le site TV (sur abonnement) : http://www.lesite.tv/videotheque/0753.0000.00-mes-ptits-docs-illustres ou http://www.lesite.tv/videotheque/0479.0000.00-les-enquetes-de-la-luciole

(14) Vidéos de présentation des métiers : http://webtv.pole-emploi.fr/

(15) Évaluation nationale des acquis des élèves en CM2 : http://www.ac-grenoble.fr/ien.grenoble5/IMG/pdf_Cahier_eleve_CM2_2011_166961.pdf

(16) Test de positionnement FLE-ENA Niveau collège : www.ac-grenoble.fr/casnav/pages/TESTcla38.doc

Lire au lycée professionnel, n°74 (06/2014)

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