Dossier : Robots et androïdes, la réalité dépassera-t-elle la fiction ?

Fictions de robots. Un discours sur l'homme moderne

Isabelle Krzywkowski, Centre de recherche sur l'imaginaire (CRI), Université Grenoble-Alpes (Stendhal-Grenoble 3)

Catégorie particulière parmi les "êtres artificiels", c'est-à-dire inventés par l'homme, le robot partage avec eux plusieurs caractéristiques. Produits d'une technicité, ils ont pour fonction d'aider l'homme ; néanmoins, puisqu'ils supposent sa capacité à créer des êtres animés, leur dimension métaphysique est indéniable, et la thématique du sacrilège est récurrente dans les récits où ils se manifestent. C'est dans cette perspective que toute figure d'être artificiel a partie liée avec les mythes, et singulièrement avec les mythes de création : parce qu'il invente un être qui n'appartient à aucun des trois règnes naturels, l'homme semble s'approprier un attribut divin, voire se flatter d'améliorer la création. On conçoit que le thème soit porteur d'une forte charge transgressive : l'objectif que s'assigne Victor Frankenstein et, après lui, nombre de "savants fous", vise à donner naissance à une "race nouvelle", libérée des contingences humaines et, ainsi, susceptible de surpasser l'homme et de constituer pour lui un dangereux rival. Ce faisant, les êtres artificiels questionnent et permettent de mettre en scène les limites du savoir scientifique et technique dont l'homme s'est doté.

Sa créature n'est cependant qu'imparfaitement à son image - à moins qu'elle ne soit justement là pour lui renvoyer sa propre imperfection : fondamentalement en effet, l'être artificiel est un assemblage. Cette caractéristique permet une première typologie, selon qu'il est fabriqué à partir d'éléments naturels (le Golem, les homoncules, la créature de Frankenstein, les "humanimaux" du Dr Moreau, les clones), manufacturés (automates, robots, souvent regroupés sous le terme d'"androïdes" lorsqu'ils ont une apparence anthropomorphe) ou mixtes (cyborg, "réplicants"). Cette nature composite, qui peut être considérée comme ce qui distingue la créature artificielle du vivant, interroge en retour ce qui constitue l'unité de ce dernier : au coeur de cette distinction se trouvent les questions du sensible et de l'âme, de l'instinct et des intuitions, de l'intelligence et de la capacité d'intention, bref, de ce qui définit l'humain.

La vacuité intellectuelle est ainsi un trait commun des êtres artificiels, dont les yeux vides et les onomatopées répétitives de l'automate Olimpia dans "Le Marchand de sable" d'E.T.A. Hoffmann sont emblématiques : rassurante ligne de partage, l'être artificiel ne pense pas, n'a pas d'opinion et n'éprouve pas d'émotion. C'est précisément cette absence d'empathie qui devrait par exemple permettre de distinguer le "réplicant" des humains dans le livre culte de Philipp K. Dick, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?1. C'est avec cette caractéristique que les récits vont jouer le plus volontiers : le problème de l'âme et de l'intelligence de la créature est ainsi au coeur du Frankenstein de Mary Shelley, qui accède paradoxalement au langage, à la culture et au sens de la justice, ou de L'Ève future de Villiers de l'Isle-Adam, qui doit au contraire recevoir, en plus de sa mémoire mécanique, l'apport extérieur d'un médium humain. Les oeuvres plus récentes renouvellent le thème : plusieurs considèrent que sa mémoire, mécanique ou numérique, peut progressivement douer un robot d'une personnalité (ainsi de Jenkins, qui survit à plusieurs générations et transmet la mémoire des hommes dans Demain les chiens de Clifford D. Simak), à moins qu'un dysfonctionnement ne vienne, en ajoutant une anomalie, le doter d'une aptitude exceptionnelle à l'émotion ou au mensonge (ressort utilisé à plusieurs reprises par Isaac Asimov). Dans tous ces cas, la créature artificielle accède à la volonté, et les limites qui la séparent du vivant deviennent floues. L'effacement de cette distinction donne lieu à un dangereux jeu d'illusion : l'être artificiel apparaît tour à tour comme la copie ou comme le double de l'humain, vecteur d'une tromperie (le piège des apparences et le mythe de la caverne platonicienne) ou source d'un inquiétant sentiment de plénitude où l'homme se complaît dans son reflet (c'est à cette tentation, dans laquelle on reconnaît un écho du mythe de Narcisse, que cède Nathanaël dans le texte de Hoffmann cité plus haut).

Cette ambiguïté, constitutive de la figure de l'automate, est cependant moins centrale pour le robot, même humanoïde, car son caractère artificiel est en général immédiatement identifiable. Au sens strict, c'est une créature du XXe siècle : le mot apparaît pour la première fois dans la pièce R.U.R. (Rossom's Universal Robots) de l'écrivain tchèque Karel Capek en 19212, forgé sur le terme tchèque robota, qui signifie " corvée". Même si le recours à une figure construite en nombre pour assurer les travaux qui répugnent à l'homme est antérieure au mot (l'occurrence sans doute la plus ancienne est celle, dans L'Iliade, des servantes d'or élaborées par Héphaïstos pour servir à la table des dieux), la figure reste peu exploitée par la fiction avant le XXe siècle. Car, au-delà du terme, c'est en fait le concept qui est réactivé par la modernité en étant associé aux sociétés industrielles et à leur logique productiviste : la véritable caractéristique du robot est d'être produit en série, trait distinctif dont témoigne en général son nom, le plus souvent réduit à un nombre, c'est-à-dire à un numéro de série. C'est sans doute pour cette raison que, bien que les premiers "robots" de Capek ne soient pas des mécaniques mais des créatures de chair (dans cette mesure, ils s'inspirent plus de la créature du Dr Frankenstein que des automates), la postérité les associera très vite aux machines : un être de métal, programmé pour accomplir des tâches et dénué d'individualité ou de personnalité, du fait même de sa production en série. Dans cette acception, le robot est à distinguer des créatures artificielles qui l'ont précédé : l'automate ou le Golem, même s'ils sont susceptibles d'être dupliqués, sont des pièces uniques, à caractère expérimental, fruit d'un artisanat et non de l'industrie (le Dr Frankenstein finira ainsi par refuser de donner une compagne à sa créature, précisément par crainte de fonder ainsi une "race de démons"3).

Le rôle des robots est, comme la plupart des créatures artificielles, d'être au service de l'homme (serviteurs ou truchement d'expériences dangereuses, en particulier la guerre ou l'exploration), mais, contemporains des théories de Taylor sur la nouvelle organisation du travail et de la mise en place du fordisme, ils représentent plus spécifiquement le travail servile et la figure extrême, fantasmatique, du travailleur moderne. Ils symbolisent l'aliénation, avec pour corollaire la figure de l'ouvrier-machine, ce que mettra en scène leur première apparition à l'écran dans Metropolis de Fritz Lang (1927), qui joue habilement de ce renversement (le robot est incarné alors que les travailleurs semblent des automates) et dont Chaplin synthétisera la représentation dans Modern Times (Les Temps modernes, 1936).

Si l'étymologie qui renvoie le robot à l'esclave est donc motivée et vivace, le thème connaît cependant une évolution. Les premières occurrences modernes expriment principalement le danger des machines : crainte que les robots, au prétexte d'améliorer la société ou le gain d'une entreprise par une production rationalisée, ne remplacent les hommes ; crainte aussi que les machines n'en viennent à s'émanciper. Le motif de la révolte des machines (Romain Rolland, Georg Kaiser, etc.) traduit l'angoisse d'une société face à la place grandissante de la technologie dans le quotidien. Cette peur d'une maîtrise impossible ou du dysfonctionnement se renouvelle dans les années 1970, relancée par les théories de la cybernétique et dramatisée avec le thème de l'ordinateur fou que représente exemplairement Hal, machine qui décime son équipe par crainte de "mourir" dans 2001, odyssée de l'espace. Les guerres, et plus tard les craintes nées de la dégradation de l'environnement, incitent aussi à envisager la disparition de l'humain à laquelle survivrait une civilisation de robots ; les oeuvres soulignent en creux la démesure ou l'aveuglement qui a conduit l'humanité à sa propre fin, laissant derrière elle une civilisation tragique car vouée à disparaître, faute - comme toute créature artificielle - de pouvoir se reproduire : Georg Kaiser et Karel Capek explorent déjà ce thème au début des années 1920 tout comme, par exemple, dans les années 1950, Clifford D. Simak, Lester Del Rey ou Peter Philips (voir les nouvelles qui clôturent le recueil Histoires de robots). Autour des années 1940 cependant, un rapport plus confiant aux technologies s'était établi : c'est le robot Adam Link de Eando Binder qui n'a de cesse de démontrer son utilité aux hommes, et, surtout, les "trois lois de la robotique" proposées en 1942 par Isaac Asimov, véritable code moral qui paraît assurer le contrôle et la maîtrise de l'homme sur ses créatures mécaniques :

Un robot ne peut nuire à un être humain, ni laisser sans assistance un être humain en danger.
Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par les êtres humains, sauf quand ces ordres sont incompatibles avec la Première loi.
Un robot doit protéger sa propre existence tant que cette protection n'est pas incompatible avec la Première ou la Deuxième loi.4

Contre ce qu'il nomme "le complexe de Frankenstein", c'est-à-dire la peur éprouvée face aux êtres artificiels, Asimov cherche ainsi à construire une relation harmonieuse et pacifiée entre l'homme et des machines rendues inoffensives puisque, créées par lui, il est possible de les empêcher de le trahir en les dotant d'une morale. L'oeuvre d'Asimov consistera pour une bonne part à explorer les apparentes défaillances de ces lois dans des nouvelles qui mettent en scène des robots révoltés, malveillants ou rusés, dysfonctionnements le plus souvent dus à une erreur humaine de programmation ou à l'échec d'une expérience, et que les trois lois permettent justement de surmonter ; la figure centrale de Susan Calvin, "robopsychologue", laisse cependant déjà entendre que le robot dépasse une nature strictement mécanique et n'est pas complètement prévisible. Les progrès de la recherche sur l'intelligence artificielle (programme lancé en 1956 lors de la conférence de Dartmouth) et, surtout depuis les années 1980, les tentatives pour concevoir des machines susceptibles d'apprendre et de s'adapter par elles-mêmes à leur environnement, ouvrent une nouvelle dynamique à la fiction : si le robot est désormais doué d'instincts et d'émotions, qu'est-ce qui le distingue encore de l'homme, et dans quelle mesure l'homme peut-il encore le traiter comme un objet ? Il renoue par là avec les problématiques portées par toutes les créatures artificielles.

Les nuances ne sont pourtant pas anodines car les questions que soulève chacune de ces créatures artificielles ne sont pas de même nature : alors que l'automate relève plutôt d'une réflexion sur l'humain (il explore le thème de la dualité du corps et de l'esprit) et que les créatures composées d'éléments naturels (du Golem, fait de terre, à la créature de Frankenstein, constituée de morceaux de cadavres) interrogent plutôt le rapport à la création et la tentation de la démesure (l'hubris), le robot permet avant tout d'examiner un fonctionnement social et le rapport au progrès. En somme, la figure du robot est essentiellement politique, alors que l'enjeu de l'automate est plutôt de nature ontologique et que le golem est d'essence plus métaphysique. Ce caractère politique se manifeste également dans l'usage satirique qui peut être fait du robot : plus proche, dans cet office, de la marionnette, il sert à critiquer une société qui vit selon des stéréotypes et des réflexes programmés ; ainsi des bourgeois que proposent les caricatures des dadaïstes Raoul Hausmann ou Georg Grosz ou, en littérature, Yvan Goll dans Mathusalem ou l'éternel bourgeois (1919).

Il faut enfin insister sur l'intérêt de ce thème du point de vue de l'histoire de la littérature. Le récit fantastique trouve avec la créature artificielle des modalités d'écriture nouvelles : elle remet en cause le statut du personnage, elle rend incertaine la source du point de vue et se prête donc particulièrement au fantastique "todorovien"5 puisqu'elle repose par nature sur le principe de l'hésitation. À son image, le récit souvent se morcelle, constituant la créature artificielle comme le nouveau modèle (ou la métaphore) du récit moderne. Le robot, moins ambigu, et plus manifestement lié aux progrès technologiques, donc à une réflexion sur le devenir des civilisations, accompagne plutôt à la fin du XIXe siècle l'émergence du roman scientifique, plus traditionnel du point de vue de la composition du récit, mais thématiquement innovant et promis à évoluer : il fait sortir la figure du fantastique pour la constituer en personnage-type de la science-fiction.

Le robot "a-t-il fait son temps", comme le soupçonnait Gérard Klein en 1974, dans sa préface aux Histoires de robots, volume de La Grande Anthologie de la science-fiction ? Sa généralisation dans la vie quotidienne lui ôte peut-être de sa charge fantasmatique et de son caractère futuriste : les robots sont parmi nous - moins anthropomorphes car cela n'était pas utile, moins angoissants - et sans doute ne suffisent-ils plus à exprimer la complexité de la crise sociale. Mais l'héritier du robot est le cyborg, créature artificielle qui, contrairement au robot, fusionne des parties cybernétiques et organiques, et déplace de ce fait la charge dramatique vers la question du dépassement de l'humain. La thématique de "l'homme augmenté" prend, avec les prothèses ou les greffes de puces, un nouveau visage, qui ne renvoie plus à l'illusion mais à la possibilité d'une "amélioration" (enhancement) du vivant, dans laquelle les théories transhumanistes voient aujourd'hui l'avenir de l'humain. Ce sont ces enjeux éthiques fondamentaux que les créatures artificielles ont pour charge de rendre accessibles et de problématiser par le biais de la fiction.

    Oeuvres littéraires citées

  • Les Savants fous. Romans et nouvelles, Gwenhaël Ponnau (éd.), "Omnibus", Paris, Presses de la cité, 1994.
  • Histoires de robots, Gérard Klein (éd.), La Grande Anthologie de la science-fiction, Paris, Le Livre de poche, 1974.
  • Isaac Asimov, The Complete Robot, Garden City (NY), Doubleday, 1982 ; trad.fr. Le Grand Livre des robots, 1, "Omnibus", Paris, Presses de la cité, 1990. Cette anthologie composée par l'auteur reprend en partie l'ensemble I, Robot (New York, Gnome, 1950), Nightfall (Garden City, Doubleday, 1969), The Bicentennial Man (Garden City, Doubleday, 1976).
  • Eando [Earl et Otto] Binder, série Adam Link, dans Amazing Stories, publication irrégulière de XIII, n° 1, janvier 1939 à XIV, n° 5, mai 1940.
  • Karel Capek, R.U.R., Praha, Aventinum, 1921 ; trad. fr. dans L'Homme fabriqué. Récits de la création de l'homme par l'homme, Jean-Paul Engélibert (éd.), Paris, Garnier, 2000, p. 813-904.
  • Arthur C. Clarke, "The Sentinel" (1948) ; adaptation cinématographique par Stanley Kubrick, 2001: A Space Odyssey (1968).
  • Philipp K. Dick, Do Androids Dream of Electric Sheep?, New York, Doubleday, 1968 ; trad. fr. Serge Quadruppani, Robot blues, Paris, Éditions Champ libre, 1976 ; adaptation cinématographique par Ridley Scott, Blade Runner (1982).
  • Yvan Goll, Mathusalem ou l'éternel bourgeois, 1919 ; adaptation cinématographique par Ivan Goll, René Sti et Jean Painlevé (1927).
  • Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, "Der Sandmann", Nachtstücke, Berlin, Vlg. der Realschulbuchhandlung, 1816 ; trad. fr. Philippe Forget, "Le Marchand de sable", dans Tableaux nocturnes, t. 1, Paris, Imprimerie nationale, 1999.
  • Georg Kaiser, Gaz 2 (1918-1919), repris dans Gesammelte Werke I, Potsdam, Gustav Kiepenheuer, 1920.
  • Gustav Meyrink, Der Golem (1913-1914), Leipzig, Kurt Wolff Verlag, 1915 (une des versions modernes de la légende, plusieurs traductions en français).
  • Romain Rolland et Frans Masereel, La Révolte des machines ou la pensée humaine, Paris, Éditions du Sablier, 1921 ; Paris, Pierre Vorms Éditeur, 1947.
  • Mary Shelley, Frankenstein, or the Modern Prometheus, London, Lackington, Hughes, Harding, Mavor & Jones, 1818 ; édition revue, London, Henry Colburn & Richard Bentley, 1831.
  • Clifford D. Simak, City (1944-1951), New York, Gnome Press, 1944, 1952 ; trad. fr. Jean Rosenthal, Demain les chiens, 1952 (plusieurs rééditions).
  • Auguste Villiers de l'Isle-Adam, L'Ève future, Paris, de Brunhoff, 1886.
  • Herbert G. Wells, The Island of Doctor Moreau [L'île du Dr Moreau], London, W. Heinemann, 1896.
  • Repères bibliographiques

    Histoire et philosophie des techniques
  • Jean-Claude Beaune, L'Automate et ses mobiles, "Sciences humaines", Paris, Flammarion, 1980.
  • Alfred Chapuis et Edmond Droz, Les Automates, figures artificielles d'hommes et d'animaux ; histoire et technique, Neuchâtel, Éditions du Griffon, 1949.
  • John Cohen, Human Robots in Myth and Science, London, Allen & Unwin, 1966 ; trad. fr. Les Robots humains dans le mythe et dans la science, Paris, Vrin, 1968.
  • Le thème des créatures artificielles dans la littérature
  • Série de publications sur L'Homme artificiel en 1999 (programme de concours : Hoffmann, Mary Shelley, Villiers de L'Isle-Adam) chez Didier Érudition (Pierre Brunel (dir.)), Ellipse (Isabelle Krzywkowski (dir.)), Otrante (Jean-Paul Engélibert et Denis Mellier (dir.)), SEDES (Béatrice Didier et Gwenhaël Ponnau (dir.)). On y trouvera en particulier plusieurs articles sur la fonction symbolique.
  • Annie Amartin-Serin, La Création défiée. L'homme fabriqué dans la littérature, "Littératures européennes", Paris, PUF, 1996.
  • Roger Bozzetto, L'Obscur objet d'un savoir : fantastique et science-fiction, deux littératures de l'imaginaire, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence, 1992.
  • Philippe Breton, À l'image de l'homme. Du Golem aux créatures virtuelles, Paris, Seuil, 1995.
  • N. Katherine Hayles, How We Became Posthuman. Virtual Bodies in Cybernetics, Literature and Informatics, Chicago, The University of Chicago Press, 1999.
  • On trouvera un corpus et une bibliographie plus complets dans Isabelle Krzywkowski, Machines à écrire. Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècle, Grenoble, Ellug, 2010.

(1) Connu en français sous le titre Robot blues, et par la version filmique qu'en a tirée Ridley Scott, Blade Runner (1982).

(2) Créée à Prague en 1921, la pièce fait le tour des capitales européennes, jusqu'à New York, dans les deux années qui suivent.

(3) "race of devils" : Mary Shelley, Frankenstein, or the Modern Prometheus (1818), chapitre 20.

(4) Isaac Asimov, "Runaround" (1942), dans Le Grand Livre des robots, Presses de la cité, Omnibus, 1990, p. 7.

(5) Tzvetan Todorov, Introduction à la littérature fantastique, Paris, Seuil, 1970.

Lire au lycée professionnel, n°72 (11/2013)

Lire au lycée professionnel - Fictions de robots. Un discours sur l'homme moderne