Dossier : Enseigner la littérature par l'image / 1

Partage de pratiques : lecture de l'image en 3e Prépa pro

Nathalie Simonot, Professeur de lettres-histoire, lycée professionnel Danton-Brive la Gaillarde (Corrèze, académie de Limoges)

Contexte général

Un lycée professionnel avec une seule classe de 3e Prépa pro.

Une logique de projet : les différentes matières sont abordées autour d'un thème commun, ceci plusieurs fois dans l'année (plus ou moins de matières concernées et donc d'enseignants impliqués selon le projet).

Une volonté de travailler autrement (modalités de cours, gestion de classe).

Une classe de 22 élèves : 5 garçons et 17 filles de 14 à 16 ans.

Contexte de la pratique

Projet : "Les 3e Prépa pro content..."

Objectif : réaliser un recueil de contes illustrés (contes étudiés, contes écrits par les élèves, illustrations étudiées et illustrations réalisées par les élèves, voire photographies des élèves durant leur prestation orale).

Disciplines associées

  • Français : le conte
  • Histoire : la décolonisation
  • Géographie : la francophonie
  • Histoire des arts : la photographie, le conte art oral
  • Documentaliste : le recueil de contes, le conte à l'oral (rythme, ton, voix, expression, gestuelle...)
  • Arts appliqués : illustrations de contes
  • Technologie : saisie des contes écrits en groupe
  • Découverte professionnelle : les métiers du livre, la photographie

Séquence de français

  1. "Qu'est-ce qu'un conte ?", conte de Jihad Darwiche
  2. "Quelle réalité montre le conte ?", 7 contes de la francophonie, Timbélélé
  3. "Le conte est-il réservé aux enfants ?", Le Petit Chaperon rouge : textes/images

Supports

Textes

  • 1 conte de Jihad Darwiche
  • 7 contes de la francophonie
  • Extrait de Psychanalyse des Contes de fées, de Bruno Bettelheim (Robert Laffont)
  • Extraits de la préface des Contes en vers, de Charles Perrault (1694)
  • Moralité du petit chaperon rouge, de Charles Perrault, dans Les Contes de ma mère l'Oye (1697)
  • Le Petit Chaperon rouge, de Grimm, dans Manga Grimms de Kei Ishiyama (Pika Édition, édition bonus)

Audio

  • Timbélélé et la reine Lune, dit et accompagné musicalement par les Touré Kunda

Images

  • Manga : Le Petit Chaperon rouge, dans Manga Grimms de Kei Ishiyama (Pika Édition, édition bonus)
  • Photographie choisie : L'Ombre du loup, dans Le Petit Chaperon rouge, texte de Charles Perrault, illustrations Sarah Moon (Éditions Grasset, 1986)
  • Publicité : Chanel 5 (2006), sur You Tube pour le clip ou sur le site de la Bnf pour les photographies.
  • Publicité : Banque populaire, "Le Petit Poucet et le Petit Chaperon rouge" (2009), sur You Tube.

Lecture de l'image

Pourquoi cette pratique ?

L'image est un objet du quotidien de l'élève ; elle est omniprésente dans leur vie mais aussi dans leur pratique. Ils en sont les auteurs via leurs téléphones portables, leurs tablettes, leurs consoles de jeux... Ils se les envoient, se les échangent, les modifient... Parallèlement ils en sont submergés par les publicités, les emballages divers, les couvertures ou pochettes...

Mais s'ils voient l'image, la comprennent-ils pour autant ? Ne s'arrêtent-ils pas à sa fonction illustrative, voire, peut-être, à sa fonction esthétique ?

Le travail sur la lecture de l'image présenté ici a pour finalité d'amener l'élève à dépasser son approche intuitive de l'image pour aller vers une approche raisonnée. Les images sont porteuses de sens et pour le découvrir il est nécessaire d'observer l'image, de la comprendre et de la critiquer. Ainsi l'élève pourra-t-il en comprendre le message.

Limites de cette pratique

Il n'est pas envisagé ici de faire une analyse détaillée de l'image - ses composantes, son organisation... - mais de travailler le rapport entre l'image et le texte.

Le choix a été fait de partir d'une photographie dont les élèves vont percevoir en premier lieu la fonction descriptive, pour les amener vers l'idée de l'interprétation par le photographe au service d'une vision propre de l'oeuvre. Ensuite, la fonction narrative de l'image sera traitée par le manga pour, là encore, amener les élèves à percevoir l'adaptation personnelle qui est faite de l'oeuvre initiale par le mangaka. Enfin, la fonction argumentative sera étudiée par les deux films publicitaires pour insister sur l'idée d'une double manipulation : celle du conte à travers la vision du publiciste, et celle du récepteur par le travail du publiciste.

Description de la pratique

L'étude de l'image arrive pour clore la séquence et doit permettre d'apporter des réponses à la problématique suivante : le conte est-il réservé aux enfants ?

Chaque séance débute par une dictée dont le texte est, dans un premier temps, traité sur sa forme, c'est-à-dire comme un exercice d'entraînement orthographique (correction écrite au tableau, avec explications et reprises de règles à partir des erreurs des élèves). Puis, dans un second temps, c'est le fond qui permet d'amorcer une discussion - réflexion des élèves introduisant le sujet de la séance.

1re séance : 2 heures

La séance débute par une dictée, la Moralité du petit chaperon rouge de Perrault. Les élèves n'ont pas le titre du conte, juste "moralité" et "C. Perrault" comme indications. Après la correction orthographique, le débat est lancé : de quel conte s'agit-il ? Les élèves invalident ou valident leurs propositions et arrivent à s'entendre sur Le Petit Chaperon rouge.

Puis le texte du Petit Chaperon rouge de Grimm est lu aux élèves. Cela donne lieu à un échange entre les élèves car, si tous connaissent l'histoire, il existe des variantes au niveau des personnages : présence du chasseur ou non, la grand-mère dévorée ou non, le chaperon rouge dévoré lui aussi mais sauvé... Cela permet de revenir sur le fait que le conte est au départ un art oral et que ces histoires ont été figées par l'écriture avec des détails qui varient selon les auteurs, les époques et les sociétés. Cela permet aussi de revenir sur la Moralité dictée, qui est un texte de Charles Perrault, avec une morale explicite alors que celle de la version de Grimm est implicite. La morale implicite est discutée. Ensuite, des extraits de la préface des Contes en vers de Perrault et de Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim sont distribués aux élèves et lus à voix haute par des élèves volontaires. Ces deux textes sont expliqués et mis en parallèle avec la Moralité de Perrault et le conte de Grimm. Cet ensemble permet d'aboutir à une trace écrite commune, dont le but est de poser un constat commun : les niveaux de compréhension d'un conte et de sa moralité sont différents car dépendants de l'interprétation du récepteur, laquelle dépend de la maturité et du vécu de ce récepteur.

Le recueil Le Petit Chaperon rouge, texte de Charles Perrault et illustrations Sarah Moon, est ensuite présenté aux élèves. Ces derniers s'étonnent des illustrations par des photographies en noir et blanc, peu opportunes, d'après eux, pour illustrer un conte pour enfant... Une photographie choisie, celle de L'Ombre du loup est distribuée aux élèves. Les premières impressions sont recueillies à l'oral. Par groupe de trois, ils répondent par écrit à un ensemble de questions portant sur les points communs et les différences entre le texte et la photographie. La correction commune permet d'aboutir à une trace écrite sur la forme du support : une photographie induit une stratégie de lecture qui est propre à sa forme. De plus, les choix du photographe (utilisation de la couleur, jeu d'ombres, décor...) vont révéler sa propre interprétation de l'oeuvre : la photographie n'est donc pas objective, et simplement illustrative, mais une manipulation pour délivrer un message. Les élèves sont sensibles au changement de lieu proposé par la photographe par rapport au conte : idée de dangers de la ville, la nuit, comme dans une forêt. Le terme de "jungle urbaine" ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Une présentation de Sarah Moon en tant qu'artiste photographe est alors proposée aux élèves, avec quatre photographies très différentes de façon à susciter une curiosité esthétique.

Il leur est ensuite demandé, pour clore la séance, de choisir une des photographies pour illustrer le conte, de lui donner un titre et de justifier ce choix et ce titre. Le travail est ramassé en fin d'heure.

Travail demandé aux élèves

1. Complétez le tableau suivant

SupportsConte*Photographie
De quoi parle le message ?  
Quel est le moyen d'expression utilisé ?
Quelles sont ses caractéristiques ?
  
Par quelle voie est transmis le message ?  
Qui est l'auteur de ce message ?  
Quels sont les personnages principaux ?  
Quel est le cadre spatio-temporel ?  
Quel est le message ?  
Quel est l'effet (ou quels sont les effets) de ce message sur le récepteur ?  

* Les élèves ne disposent pas du texte du conte

2. À quoi sert la légende de la photographie ?

3. Est-il possible de comprendre le message de la photographie si on ne connaît pas le conte ? Justifiez votre réponse.

4. Quels liens pouvez-vous faire entre le support utilisé, le message transmis par ce support et les effets sur le récepteur.

5. Que pensez-vous de la façon dont la photographe illustre le conte ?

2e séance : 1 heure

Un extrait de la préface du recueil Manga Grimms de Kei Ishiyama est dicté aux élèves. Après la correction orthographique, une discussion s'engage sur le fond : valeur universelle, puissance d'évocation, traversée du temps de certains récits...

Le recueil Manga Grimms est ensuite présenté aux élèves. Un rappel est fait sur ce qu'est un manga, mais aussi son sens de lecture (une fiche format A5 reprenant sous forme de schémas le sens de lecture des mangas est distribuée aux élèves). Puis Le Petit Chaperon rouge "version manga" est lu par les élèves en autonomie, et les premières impressions sont recueillies à la fin de la lecture. De nouveau en autonomie, les élèves répondent par écrit à un ensemble de questions pour dégager les points communs et les différences avec le conte. À partir d'une correction commune, la trace écrite insiste sur la fonction narrative de l'image de manga qui induit, du fait de sa forme, une stratégie de lecture qui lui est propre. Cette "histoire" n'est pas seulement la traduction en code manga du conte mais une adaptation personnelle du mangaka qui propose sa propre vision de l'oeuvre. Il y a donc, là encore, une manipulation pour aboutir au message.

Les élèves racontent, par écrit, la dernière planche. Ce travail est relevé à la fin de l'heure. Certains demandent s'il faut faire une morale, le choix leur est laissé.

Travail demandé aux élèves

1. Complétez le tableau suivant.

SupportsConte*Manga
De quoi parle le message ?  
Quel est le moyen d'expression utilisé ?
Quelles sont ses caractéristiques ?
  
Par quelle voie est transmis le message ?  
Qui est l'auteur de ce message ?  
Quels sont les personnages principaux ?  
Quel est le cadre spatio-temporel ?  
Quel est le message ?  
Quel est l'effet (ou quels sont les effets) de ce message sur le récepteur ?  

* Les élèves ne disposent toujours pas du texte du conte, par contre ils ont la correction de la première colonne réalisée lors de la séance précédente

2. À quoi sert le titre du manga ?

3. Est-il possible de comprendre le message du manga si on ne connaît pas le conte ? Justifiez votre réponse.

4. Quels liens pouvez-vous faire entre le support utilisé, le message transmis par ce support et les effets sur le récepteur ?

5. Que pensez-vous de la façon dont le mangaka reprend le conte ?

3e séance : 1 heure

Les élèves écrivent sous la dictée un extrait de la préface des Contes en vers (un extrait différent et plus court que celui déjà étudié). Après la correction de la forme, les élèves s'attachent au fond et commentent : interprétation par le récepteur, manipulation du récepteur...

Sont présentés par l'enseignante les titres des photographies de Sarah Moon proposées par les élèves à la fin de la première séance. Un constat s'impose : une même image, des titres différents, certains se ressemblent alors que d'autres sont très contradictoires. Une présentation est faite à partir des narrations des élèves de la dernière planche (trois travaux sont choisis et lus par l'enseignante), dans le même but : une même image et des interprétations différentes.

Les élèves regardent ensuite un spot publicitaire pour Chanel 5 en 2006 ; ils échangent leurs premières impressions et, en classe entière, sur des questions/réponses portant sur les différences et les points communs par rapport au conte. La trace écrite revient sur l'idée de manipulation mais en allant plus loin : il y a manipulation du récepteur de la part de l'auteur. Le réalisateur associe les contes à l'enfance et donc à une période plaisante dans le but de lui donner envie de consommer le produit. Les élèves ont eux-mêmes évoqué le rapport avec la Moralité de Perrault : la femme qui met ce parfum aura plus de chance de séduire un homme...

Pour finir, le film de la publicité Banque populaire, "Le Petit Poucet et le Petit Chaperon rouge" est visionné par les élèves qui, par deux et par écrit, doivent répondre à un ensemble de questions. Les réponses attendues reprennent ce qui a été étudié lors des trois séances sur la lecture de l'image. L'élève doit dépasser la simple vision pour se plonger dans l'observation, la recherche d'explications, la confrontation, la critique... et se diriger vers une lecture autonome de l'image.

Questions pour la 3e séance

Les questions sont traitées à l'oral.

SupportsPublicité 1Publicité 2
De quoi parle le message ?  
Quel est le moyen d'expression utilisé ?
Quelles sont ses caractéristiques ?
  
Par quelle voie est transmis le message ?  
Qui est l'auteur de ce message ?  
Quels sont les personnages principaux ?  
Quel est le cadre spatio-temporel ?  
Quel est le message ?  
Quel est l'effet (ou quels sont les effets) de ce message sur le récepteur ?  
Est-il possible de comprendre le message du film si on ne connaît pas le conte ? Justifiez votre réponse.  
Quels liens pouvez-vous faire entre le support utilisé, le message transmis par ce support et les effets sur le récepteur ?  
Que pensez-vous de la façon dont le publicitaire reprend le conte ?  

Prolongement possible

Ce prolongement permet de sensibiliser les élèves à l'idée selon laquelle les réalisateurs se servent des contes de notre enfance pour proposer leurs adaptations, remises au goût du jour, c'est-à-dire jouant sur la vague des vampires comme "Twilight" ou sur la vague de la parodie telle que "Shrek". On peut ainsi conduire la réflexion des élèves de l'aspect artistique du cinéma à l'aspect mercantile de l'industrie cinématographique.

Parallèlement ce prolongement permet de répondre à la question de départ : "Les contes sont-ils réservés aux enfants ?" puisque, là encore, plusieurs niveaux de lecture sont possibles... et cela renvoie au texte de Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, étudié dans la séquence.

  • Film : bande-annonce du film Le Chaperon rouge, réalisé par Catherine Hardwicke, 20 avril 2011 (site ALLOCINE)
  • Animation : court extrait de La Véritable Histoire du petit chaperon rouge, réalisé par Todd Edwards, Tony Leech et Cory Edwards, 25 janvier 2006 (DVD)

Quels liens entre cette pratique et le programme, les compétences du socle commun et le DNB ?

Programme

  • La lecture : étude de l'image.
  • Travaux d'écriture : écriture narrative, écrit argumentatif.

Compétences 5 : la culture humaniste

  • Situer dans le temps, l'espace, les civilisations : établir des liens entre les oeuvres pour mieux les comprendre.
  • Lire et pratiquer différents langages : lire et employer différents langages : textes, images
  • Faire preuve de sensibilité, d'esprit critique, de curiosité : être capable de porter un regard critique sur un fait, un document, une oeuvre.

DNB

  • Compréhension de textes évaluée par une série de questions.
  • Orthographe évaluée par la dictée.
  • Rédaction : produire un texte correct et cohérent.

Pour conclure

L'organisation interne des trois séances observe une certaine similitude, un peu comme un rituel. Ceci a permis aux élèves de se sentir en confiance face à la situation d'apprentissage, et les a aidé dans leurs démarches de recherche du sens. Cependant le "rituel" évoluera lors des séances suivantes, et cette évolution sera constante séquence après séquence puisque le but est de rendre les élèves autonomes et non de les enfermer dans un déroulement "type".

De même, les questions posées pour comparer le texte avec les différentes images sont similaires d'une séance à l'autre et donc d'un type d'image à l'autre. Rassurés par cette sorte de grille de lecture, les élèves se sont penchés sur les images pour dépasser la phase d'observation et passer à la compréhension et à la critique. Ils pourront, ensuite l'utiliser, lorsque, en autonomie, ils confronteront un texte et une image, à la recherche du sens.

Les élèves ont beaucoup participé et ont su mener un véritable travail d'interprétation de l'image. Bien sûr le vocabulaire utilisé dans leur "premier jet verbal" appartenait très souvent au registre familier et les justifications déviaient régulièrement sur des exemples pris dans leur propre expérience. Il a été nécessaire à chaque fois de reformuler leurs propos avec un lexique plus conventionnel, voire disciplinaire, et de se recentrer sur les contes. Mais finalement le fait de contextualiser, puis de décontextualiser pour ensuite recontextualiser permet le transfert des savoirs.

Les élèves ont été très réceptifs à la moralité du conte choisi, aussi bien les filles que les garçons, et c'est certainement une des raisons qui explique que ce travail a bien fonctionné avec eux. Ils ont d'ailleurs été très pertinents dans l'approche raisonnée du film publicitaire. C'est eux qui ont abordé "l'implicite sexuel" contenu dans la publicité en la croisant avec le conte, la photographie, le manga, et en la ramenant à leur vie d'adolescent.

Attention cependant, ce bilan plutôt enthousiaste ne doit pas faire oublier que ce travail a été mené avec des élèves de 3e Prépa pro, et que les attendus restaient très humbles. Cette séance leur a permis de verbaliser, mais de façon simple, le fait qu'à partir d'un même référent il existe une multiplicité de traitements possibles par l'image. Parallèlement ils ont été amenés à réfléchir sur la polysémie de l'image, liée entre autre au contexte, à travers un questionnement qui se voulait très cadré. Enfin, la dénotation et la connotation de l'image ont été traitées sans que ces termes soient utilisés. Donc des attentes précises mais à travers une démarche qui reste modeste, en s'adaptant aux profils de ces élèves, pour les accompagner dans le passage d'une approche instinctive à une approche réfléchie de l'image.

Réinvestissements

  • Analyse de premières de couverture des romans lus au cours de l'année (fonctions, hypothèses de lecture).
  • Analyse de la pochette d'un album d'une chanson étudiée (fonctions de la pochette...).
  • Analyse d'affiches en histoire et en éducation civique.

Les termes de dénotation et connotation sont désormais utilisés - même si les élèves les confondent. Les élèves se plongent dans un véritable travail d'identification des éléments et d'attribution de sens.

Lire au lycée professionnel, n°70 (03/2013)

Lire au lycée professionnel - Partage de pratiques : lecture de l'image en 3e Prépa pro