Actualité du livre

Notes de lecture

Blackzone
Philip Le Roy.
Éditions Rageot, "Thriller", 2012

Adrien, Méline, Sem, Laurie, Diego et Gwendoline. La société les catalogue comme fous. Bien sûr chacun d'entre eux l'est à sa manière. Adrien est pathologiquement dépendant aux jeux vidéo ; Méline est hyperactive et ne connaît pas la peur ; Sem est un autiste savant façon Rain Man ; Laurie est une dépressive gothique fascinée par la douleur et la torture ; Diego est trisomique mais d'une force surdéveloppée ; Gwendoline est bipolaire avec un besoin de charmer incontrôlable.

Ils forment "la brigade des fous", faction secrète formée sur ordre du ministre et entraînée pour effectuer des missions discrètes. Bien sûr, cette équipe n'est pas de tout repos et leur encadrement a fort à faire pour tenter de les canaliser.

Mais quand leur folie sauve la France, tout leur est permis !

Ce roman aux personnages loufoques est très facile à lire. D'ailleurs, on apprécie les héros hors du commun sans posséder pour autant de pouvoirs surnaturels. L'histoire tient le lecteur en haleine et on se surprend à sourire en lisant la difficile collaboration de tous ces énergumènes.

A suivre, car il semblerait que la "brigade des fous" ne s'en tienne pas qu'à une mission.

Laetitia Gemin.

Black Out
Brian Selznick.
éditions Bayard Jeunesse, "Roman graphique", 2012

Brian Selznick nous avait déjà surpris avec son livre, L'invention d'Hugo Cabret, et il remet ça avec ce magnifique roman graphique. Dans Black Out, nous allons suivre la quête identitaire de deux enfants avec l'alternance d'une histoire en mots pour Ben et celle en images pour Rose. Ce choix va prendre tout son sens avec les particularités physiques des deux enfants.

L'histoire en mots de Ben se passe en 1977 dans le Minnesota. Ben vit chez ses cousins depuis la mort de sa mère. Ben a deux particularités : il est né sourd d'une oreille et ne connaît pas son père. Une nuit, alors qu'il retourne en cachette dans la maison de son enfance, il découvre un livre : Le cabinet de Curiosités. Mais à ce moment-là, il va être foudroyé et perdre l'usage de son oreille valide ... Malgré cette mésaventure et contre toute attente, il décide de partir à New York avec ce livre dans l'espoir de retrouver son père car il en est sûr : ce livre lui appartenait.

L'autre histoire est cette fois en images. C'est celle de Rose. Nous sommes en 1927 dans le New Jersey. Rose est sourde-muette et obnubilée par une actrice, Lillian Mayhew, au point de conserver tout ce qu'elle peut trouver sur l'actrice dans un cahier. Dans le dernier article trouvé, Rose apprend que l'actrice est en représentation dans un théâtre à New York ... Elle va, elle aussi, se mettre en tête d'atteindre cette ville.

Les deux enfants ne se connaissent pas mais ils sont tous deux à la recherche d'un morceau de leur histoire : ils recherchent un être cher à New York. Les deux histoires vont s'alterner, se répondre et, même si 50 ans les séparent, leurs histoires vont finir par se rejoindre ... à New York.

Black Out est une passionnante histoire où se mêlent quête identitaire et aventures, secrets de famille et histoire de New York. Les dessins en noir et blanc sont magnifiques et parfois d'une précision cinématographique.

Brian Selznick donne encore à voir une parfaite maîtrise de ce type de narration qui gagne de plus en plus la littérature jeunesse. Il sait nous entraîner dans un voyage passionnant, émouvant et merveilleux. C'est mon coup de coeur de l'année.

Laetitia Dubuis.

Blanche-neige et le chasseur
Lily Blake.
Hachette, "Black moon", 2012

Cette relecture du conte traditionnel que l'on attribue aux frère Grimm est la forme écrite du film réalisé par Rupert Sanders. Le roi est assassiné la nuit de ses noces par la nouvelle reine qui a su être patiente et se faire aimer du souverain. Ne se résignant pas à exécuter sa jeune fille, Blanche-neige, elle l'enferme dans une tour où elle y restera pendant 17 ans. Pendant ce temps, la dirigeante maléfique s'emploie à diriger dans la terreur grâce à sa magie qu'elle puise dans le souffle et la jeunesse des plus belles filles du royaume. Pourtant, ses forces s'amenuisent et son fidèle miroir lui promet la jeunesse et la force éternelle si elle s'empare du coeur de sa jeune belle-fille. C'est alors que Blanche-neige parvient à s'enfuir et va, avec l'aide inespérée du chasseur envoyé initalement pour la tuer, commencer à organiser sa vengeance.

On retrouve les personnages clés qui ont fait le succès de ce conte (sept nains, chasseur, jeune homme de la noblesse, etc.) sans pour autant leur donner le rôle qu'on attend d'eux. Blanche-neige croquera bien dans la pomme, le baiser de son prétendu prince n'était pas celui que l'on attendait.

Un bon exemple d'une relecture d'un texte classique qui pourra aisément venir compléter une étude du texte originel.

Les chapitres courts et le style fluide en font une lecture facile pour de jeunes lecteurs. La fin est pour autant un peu rapide.

Caroline Touirbi.

Blood Song
Cat Adams.
Éditions La Martinière, 2012

Dans un monde où les vampires, les loups-garous et autres êtres surnaturels sont craints et connus de tous, être garde du corps n'est pas une mince affaire. C'est le lot de Célia Graves, garde du corps dans la ville des Anges, à la pointe de la technologie et fan de gadgets en tout genre.

Alors qu'elle couvre une opération avec un autre garde du corps, les choses dégénèrent, un vampire la mord. Son monde bascule, elle risque de devenir un de ces êtres contre qui elle se battait jusqu'à présent. Il lui reste cependant une chance de sauver son humanité, car le processus de transformation a été interrompu. C'est sans compter cette perte de mémoire, qui va compliquer la recherche de son agresseur. Maintenant elle est une abomination, coincée entre l'humain et le monstre. Elle doit apprendre à vivre avec ses nouvelles capacités, dans un monde où les vampires ne sont pas attirants mais effrayants.

C'est le premier tome d'une trilogie : Blood song, Siren song et Demon song. On retrouve le bestiaire habituel des romans fantastiques : loups-garous, vampires, sirènes... Notre héroïne n'a pas la vie facile, elle essaie de recouvrir la mémoire tout en sauvant sa peau à tout bout de champ.

Ce roman est écrit à quatre mains, Cat Adams étant le pseudonyme des deux écrivains C.T. Adams et Cathy Clamp. L'écriture est fluide, et malgré quelques détails qui ne sont pas assez exploités, la lecture est agréable car les événements s'enchaînent très rapidement.

Ce roman s'inscrit dans la nouvelle vague de l'"Urban Fantasy". On pourrait frôler l'overdose de vampire, mais le côté comédie nous enlève cette impression de déjà lu. De plus, ces créatures surnaturelles ne sont pas pleines de bonnes intentions, au contraire, cela change de l'habituel vampire qui lutte contre sa condition.

Sandra Eudine.

Cherub, t. 1, 100 jours en enfer
John Aggs, Ian Edginton et Robert Muchamore.
Casterman, 2012

Il y a plus de dix ans, Anthony Horowitz, célèbre écrivain britannique décidait de réinventer le roman d'espionnage pour ados. Il créa alors le personnage d'Alex Rider, 15 ans et "espion malgré lui". Va alors s'en suivre un tas d'aventures aux quatre coins du monde à travers 13 tomes représentant chacun une nouvelle mission.

Petit rappel de l'histoire du tome un : James Adams, 12 ans, et sa vie est loin d'être un long fleuve tranquille. C'est un ado rebelle qui collectionne les embrouilles. à la mort de sa mère et parce qu'il ne connaît pas son père, il va être placé dans un orphelinat sordide alors que sa jeune soeur Lauren, dont il s'est toujours occupée et à laquelle il est très attaché, part vivre avec son père ... Il ne tarde pas à tomber dans la délinquance. Il est alors recruté par Cherub et va suivre un éprouvant programme d'entraînement avant de se voir confier sa première mission d'agent secret. Commence alors pour lui une autre vie, qui va mettre en relief d'évidentes qualités. Sera-t-il capable de résister 100 jours ? 100 jours en enfer ...

Alex a roulé sa bosse et les ados l'ont suivi. Voilà que 2 auteurs britanniques décident de la mettre en image. John Aggs, le dessinateur, est issu des web comics, et il est considéré comme l'un des jeunes talents les plus prometteurs de la bande dessinée d'Outre-Manche. Quant au scénariste, Ian Edginton, il est un prolifique auteur de comics.

Cette première BD est une adaptation fidèle et efficace du roman. Dès la première page, on constate le traitement graphique très "comics" : des tonalités plutôt sombres, des cadrages serrés, des scènes d'action ou des personnages toujours en mouvements.

On suit attentivement les rebondissements, les risques de ces adolescents pleins de ressources et d'énergie à travers un scénario documenté qui utilise les ressorts de la géopolitique actuelle.

Laetitia Dubuis.

Le Comédien malgré lui
Michel Quint.
Flammarion, 2012

Michel Quint aime bien les écrivains, Apollinaire, Blaise Cendrars, Molière. Dans ce livre, il nous emmène dans un tourbillon où le narrateur Baptiste Février va sur un malentendu être amené à jouer la comédie pour guérir la fille d'un riche couple de Lille.

Ingrid a 20 ans et elle devenue muette pour des raisons que sa famille n'explique pas.

Sa mère Régine a décidé de recourir aux services d'un comédien professionnel pour comprendre.

à la manière d'une comédie du XVIIe siècle, Michel Quint réussit assez bien à nous entraîner dans l'aventure de Baptiste, jeune désoeuvré qui va se prendre au jeu !

Paule Kuffler.

End, t. 1, Elisabeth
Barbara Canepa et Anna Merli.
Éditions Soleil Productions, "Métamorphoses", 2012

Commencer par mourir ... Nous assistons dès la première page à des funérailles. Celles d'une jeune fille de 13 ans, Elisabeth ... l'héroïne de ce livre. Et pourtant, ce qui semble être la fin du récit, en marque bel et bien le début.

En effet, peu de temps après son décès, Elisabeth se verra offrir une nouvelle vie. Toutefois, une vie bien étrange, dans un monde où elle est prisonnière, qu'elle ne connaît pas mais dont les décors sont à la fois très semblables à son passé et pourtant si différents ... Un monde où ses animaux de compagnie sont des êtres hybrides : un serpent-chat persifleur, une chauve-souris-poulet peu téméraire, et une grenouille-araignée aux sages paroles ... Un monde où elle ne peut être vue par ceux qu'elle côtoyait alors et où elle peut encore moins les toucher, un simple contact de ses doigts suffisant maintenant à ôter la vie de quiconque ... Mais que fait-elle là ? Pourquoi n'a-t-elle pas goûté au repos éternel ? Sa nouvelle "vie" va l'amener à découvrir les lourds secrets que cache sa soeur jumelle et comprendre enfin les circonstances mystérieuses de sa propre mort ...

Si ces différentes hypothèses sont soulevées, aucune n'aboutira dans ce tome-ci, le mystère s'épaississant au contraire au fil des pages pour nous laisser finalement avec bien peu d'éléments en mains ... mais qu'importe ?

Je dirais qu'End est d'emblée une BD magnifique car on connaît l'exigence graphique de Barbara Canepa. L'univers qu'elle a su mettre en place en travaillant à 4 mains avec Anna Merli est tout simplement somptueux ... La mort est un sujet particulièrement difficile à aborder dans l'illustration. Pourtant si nous aimons tant l'explorer dans ses représentations graphiques, c'est qu'elle fascine. Ici, le monde que nous proposent Barbara et Anna colle parfaitement à ce paradoxe récurent : celui de quelque chose qui nous attire et nous repousse, celui d'une obscure clarté qui obéit à des lois qui nous échappent complètement.

On se plait à parcourir les sublimes planches de ces grands espaces victoriens, à arpenter ces escaliers majestueux, à admirer ces immenses verrières qui filtrent une minuscule lumière. On frémit en suivant les pas de ces jeunes filles au destin tragique, à la recherche de la vérité sur la disparition de leur soeur. Enfin, on trépigne à l'idée de retrouver tout cela dans le prochain opus, qui se révèlera, j'en suis sûre, aussi beau que le premier.

Laetitia Dubuis.

Le Fil à recoudre les âmes
Jean-Jacques Greif.
L'École des Loisirs, 2012

Kenishiro vit en Californie en 1941 et va être emprisonné dans un camp, en raison de l'attaque de Pearl Harbour. Il y est enfermé avec sa mère et sa soeur et écrit à son institutrice Mrs Moore pour lui parler de ce qu'il vit, de ses relations avec son pays et le Japon, lui qui est un Américain de la 2e génération.

Nous découvrons à travers ce récit que la discrimination envers les japonais à cette période était forte et a perduré jusqu'en 1952, et pourtant le narrateur de 13 ans qui ne parle pas le japonais explique ce qu'il subit avec beaucoup d'humour et une objectivité désarmante dans sa correspondance.

Il évoque avec son institutrice les lectures et les auteurs qui l'ont marqués, il parle aussi de la cuisine et des rites japonais en faisant communier les deux cultures occidentale et orientale.

Ce livre est très intéressant sur plusieurs plans : l'histoire personnelle de ce garçon est touchante et nous fait approcher un épisode de l'Histoire américaine, assez peu connu. De plus, les terribles conséquences du bombardement d'Hiroshima sur la population au Japon sont racontées avec justesse, ce qui en fait un livre passionnant et profondément anti-militariste.

Paule Kuffler.

Julia Billet
L'école des Loisirs, 2012

La maison de Sèvres, près de Paris, est une pension où Catherine, qui se nomme en réalité Rachel, perfectionne très vite des aptitudes pour la photographie grâce au savoir-faire d'un prisonnier évadé.

Nous sommes en 1940, la loi antisémite vient d'être promulguée en France et cette école d'avant-garde sert de refuge à des enfants juifs confiés à la directrice, qui vogue à contre vent et à son équipe d'adultes dévoués à ces pensionnaires.

Mais Paris est bientôt occupé et commence pour ces enfants un pénible exode à travers la France libre au gré d'engagements et de bonnes volontés de particuliers ou d'institutions, ceux-là même qu'on appellera "justes".

Au cours de ces déplacements forcés, se nouent et se défont des amitiés tandis que la narratrice développe à la fois ses talents pour la photo et une personnalité énergique et pleine de ressources au coeur des aléas de la guerre jusqu'à la Libération.

Ce récit à la première personne suscite l'intérêt dès les premières pages et le retient jusqu'à la dernière ligne grâce à une écriture qui parvient à traduire aussi bien les moments de tendresse et de joie que la solitude et les peurs.

On accroche très vite grâce aux personnages, les trois amis, Sarah, Jeannot et la narratrice, qui mettent en place avec d'autres "La République des enfants" et un journal, La voile au vent, sous la protection bienveillante de leur directrice, Goéland et de Pingouin qui enseigne la photographie. Catherine va vivre sa fuite, illuminée par l'esprit de cette maison de Sèvres qui est un lieu de paix et de liberté où sont donnés des surnoms d'animaux aux uns et aux autres : Taupe à la Cuisinière, Abeille à la bibliothécaire ... Elle survivra à cette terrible période aussi grâce à ses rencontres et à sa passion pour la photographie qu'elle utilisera pour partager et témoigner avec des images de "sa guerre".

Paule Kuffler

Infiltrés
Laurent Queyssi.
Rageot, 2012

à 15 ans, Adam passe sa vie sur Internet, notamment pour jouer en réseau. Mais c'est aussi un hacker de génie. à la suite d'un pari perdu avec l'un de ses amis virtuels, il s'introduit sur un site de la CIA. Dès le lendemain, il manque de se faire enlever par un groupe d'individus et il est récupéré in extremis par les services secrets français. Le sort qu'ils réservent à l'adolescent est clair : il est obligé d'accepter de traquer le détenteur d'une arme bactériologique qui doit participer à un rallye automobile. La Riviera Race étant réservée aux millionnaires de la Jet Set, Adam se fait passer pour le richissime frère d'une des agents français. Mais bien évidemment, la mission ne se déroulera pas comme prévu.

Ce livre plaira aux amateurs de films d'action. On a l'impression d'être au coeur d'une production hollywoodienne, il ne faut donc pas chercher de la vraisemblance au fil des pages.

Le thème de l'informatique et des hackers est à la mode et devrait plaire aux élèves. La course automobile est aussi un décor original pour l'histoire et il est bien évidemment fortement question de voitures.

On l'aura compris, l'univers est au premier abord plutôt masculin. Mais la présence de Clothilde équilibre les genres. Le handicap d'Adam n'est cependant pas assez exploité et sert juste de prétexte pour justifier le caractère solitaire de l'adolescent.

Une lecture sans prétention et divertissante.

Catherine Arnaud.

Les Initiés, t. 1, Tomas et le réseau invisible
Jean-Christophe Tixier.
Éditions Rageot, 2012

En des temps très anciens, pour une raison que la mémoire des hommes n'a pas retenue, la terre a dévié de son axe de rotation et provoqué un dérèglement climatique. Elle est devenue un espace désertique dans lequel Tomas survit avec sa grand-mère, Rose Mama. Sa vie consiste à trouver eau et nourriture ainsi qu'à passer du temps avec sa mystérieuse amie Lylas, dans ce monde post-apocalyptique où la journée est éternelle.

Un jour celle-ci lui apprend que des petits êtres immatériels, les Ilys, habitent leurs ombres, que certains sont bons (les Almars), d'autres mauvais (les Rogons), et que lui, Tomas, va être chargé d'aller récupérer l'Ilys de sa mère décédée. Il s'agit du seul Ilys capable de passer d'une ombre à l'autre. Il doit la récupérer pour la donner à un bébé à l'arrivée imminente avant le peuple Rogon (peuple qui veut asservir tous les Almars).

Refusant d'y croire tout d'abord, Tomas va devoir accepter la vérité et les changements qu'ils impliquent dans sa petite vie tranquille. Il va devoir partir loin de chez lui et apprendre à apprivoiser son Almar : Mex, locataire boudeur. Après quelques débuts chaotiques, ce duo humain-Ilys va faire des étincelles pour sauver un petit bout du monde ! Heureusement, il peut compter sur le soutien de la mystérieuse Lylas ...

Un beau premier tome : aventure, amitié, action, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment de lecture. De plus, l'intrigue est relativement accessible et pleine d'humour ... Les deux points de vue humains/Ilys donnent lieu à des scènes très cocasses. C'est aussi un joli roman initiatique car Tomas va passer du statut d'enfant gâté par Mama Rose à celui d'adolescent responsable dans un monde hostile.

Laetitia Dubuis.

Ma vie avec les chimpanzés
Jane Goodall.
L'école des Loisirs, 2012

Jane Goodall a dédié sa vie à l'étude des grands singes que sont les chimpanzés. Dans ce récit autobiographique, elle nous ramène avec elle au temps de son enfance heureuse en Angleterre, marquée par les séquelles de la seconde guerre mondiale. Toute petite déjà, Jane est fascinée par la nature et l'étude des animaux. Elle ne sort jamais sans un carnet de croquis et d'observation, élève toutes sortes d'animaux, travaille bénévolement au haras à côté de chez elle, dresse le chien des voisins. Pour assurer son avenir, elle passe un diplôme de dactylographe-secrétaire et part à Londres. Elle ne renonce pas pour autant à son rêve de travailler avec les animaux sauvages. Une série de bonnes rencontres et d'opportunités lui permettent de partir en Afrique, d'abord pour travailler comme secrétaire au Kenya, puis pour une mission d'observation des chimpanzés. Dès lors, elle n'aura de cesse de faire connaître ces grands singes et de se battre pour lever les fonds nécessaires à la création de sanctuaires et pour aider à la protection de l'environnement.

L'exemple de Jane Goodall nous montre qu'il ne faut jamais renoncer à ses rêves et qu'à force de volonté, on peut arriver à ses fins. Nous découvrons une jeune fille volontaire et passionnée qui préfère quitter le confort de sa vie londonienne pour partir seule dans des territoires inexplorés. Même si parfois des contraintes administratives, voire politiques, l'ont amenée à repousser des projets, elle a toujours réussi à aller au bout de ses missions et de sa passion.

Au-delà de la présentation de son travail avec les chimpanzés et de la description de leurs modes de vie, il s'agit également d'un manifeste pour la protection de la nature, de l'environnement et des animaux. Le message n'est jamais moralisateur ou culpabilisateur, ce qui est toujours appréciable. Jane Goodall fait simplement le constat que quelques gestes simples, au quotidien, peuvent faire avancer les choses.

Catherine Arnaud.

No Passaran, le jeu, t. 1
Antoine Carrion et Christian Lehmann.
Casterman, 2012

Même si je doute de la nécessité d'un petit résumé du célèbre roman de Christian Lehmann, juste au cas où : à Londres, dans une boutique de jeu vidéo excentrée, trois adolescents français en voyage scolaire découvrent un jeu étrange dont le propriétaire du magasin, un homme déjà âgé à l'air tourmenté, leur assure qu'ils n'en ont jamais expérimenté de semblable. Et de fait, lorsqu'ils le testent à leur retour en France, les trois complices sont stupéfaits : réalisme, précision, sophistication, ce jeu de guerre, de conquêtes et de mort, "le plus prestigieux de l'univers" comme il se qualifie lui-même, les envoûte immédiatement. Les modes de jeu qu'il propose - corps à corps, stratégie, etc. -, adossés à des scénarios directement inspirés des grandes guerres de l'histoire (le Vietnam, les guerres napoléoniennes, les deux guerres mondiales, la guerre d'Espagne, etc.) suscitent une telle empathie que les adolescents voient bientôt leur quotidien bouleversé. L'un d'entre eux, choqué, doit être hospitalisé d'urgence, tandis que le plus violent des trois, poussé par un environnement familial d'une grande dureté, s'abandonne avec une jubilation malsaine aux horreurs qu'il commet dans l'espace du jeu. Tous vont bientôt comprendre que la frontière qui sépare le jeu du réel devient de plus en plus poreuse ...

Vous allez me dire : encore une adaptation d'un roman en BD ... pourtant elle vaut le détour ... Antoine Carrion propose un trait fin donnant une âme aux personnages et les rendant "plus adultes". Son dessin joue aisément avec les contraintes du réel et du virtuel.

Christian Lehmann signe ici le scénario. Un vrai travail de mise en image du célèbre roman.

Laetitia Dubuis.

La Sélection
Kiera Class.
Robert Laffont, "R", 2012

3 siècles sont passés ... Les états-Unis ont sombré dans l'oubli mais Illéa, une monarchie de huit castes est née sur leurs ruines. Pourtant, un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. En effet, le prince Maxon doit se marier. Un tirage au sort est organisé dans tout le royaume afin de sélectionner trente-cinq jeunes filles qui iront au palais pour faire la connaissance du prince et essayer de conquérir son coeur sous l'oeil attentif des caméras. C'est pour certaines l'occasion de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. Pourtant pour America Singer, cette nouvelle relève plutôt du cauchemar. Cela signifie pour elle quitter sa famille mais aussi mettre fin à une histoire d'amour avec un jeune homme d'une caste inférieur, Aspen.

America se retrouve malgré elle sélectionnée parmi les trente-cinq candidates et catapultée au palais. America y arrive désabusée et le coeur en miettes. Lors de leur première entrevue, elle propose donc un marché au prince Maxon : n'être qu'amis, oublier le jeu de séduction pour devenir sa confidente. Cependant, une relation privilégiée finit par se nouer entre les deux jeunes gens. Mais ce fragile équilibre va être mis à mal lorsque d'Aspen débarque au palais en tant que soldat de la garde royale du prince Maxon.

Nous ne sommes pas ici dans un livre qui révolutionnera le genre ... Les ingrédients choisis, nous les connaissons : une dystopie, un triangle amoureux, une bonne copine et une peste prête à tout ... Néanmoins, on se fait facilement happer par les aventures d'America. La collection "R", lancée en début d'année par les éditions Robert Laffont, donne le ton dès la couverture : "trente-cinq candidates, une couronne, la compétition de leur vie".

La Sélection brosse le portrait impitoyable d'un monde où la liberté est très relative, où on ne choisit ainsi pas sa profession et où, souvent, on est condamné à épouser quelqu'un du même groupe social que soi.

Ce roman a beaucoup de qualités : des personnages attachants, à la personnalité bien marquée, un triangle amoureux des plus savoureux, et un potentiel énorme. Pourtant, on déplore tout de même quelques détails. On aurait aimé une dystopie plus dessinée, des concurrentes plus jalouses et plus méchantes, car l'ambiance de la compétition, où les enjeux sont énormes, reste tout de même bon enfant, et la téléréalité plus mise en avant. Malgré ces légers défauts, La Sélection est bon roman et ma seule déception est d'avoir mis le nez dans cette nouvelle trilogie car rien ne le laissait penser ... alors à suivre !

Laetitia Dubuis.

Silence
Benoit Severac.
Éditions Syros, 2011

Jules est un garçon comme les autres. Ses parents sont responsables et compréhensifs, sa petite soeur lui casse les pieds, il espère concrétiser avec sa petite amie Camille, ses copains sont sérieux. Il n'a pas de mauvaises relations. Il ne se drogue pas, ne boit pas et ne fume même pas. C'est un adolescent tout à fait banal et il n'a rien d'un "un cas social" comme ils disent. Et pourtant, sa vie bascule, il devra affronter police et dealer.

"Jules se réveille à l'hôpital. Il ne se rappelle plus, il est terrassé par de violents maux de tête et des vertiges. Il n'entend plus et n'entendra plus jamais. à ses parents et à la police, il affirmera ne se souvenir de rien."

Pourtant lorsqu'il se retrouve seul, il se repasse le film de la soirée.

Au départ, un petit mensonge avec son meilleur ami. Chacun passe la nuit chez l'autre, la seule façon qu'ils ont trouvée pour aller à la vogue. Là-bas, ils rejoignent Camille et une copine. Tout se déroule bien jusqu'aux auto-tamponneuses où ils se frottent à trois autres adolescents. Quelques manèges plus tard, c'est le traquenard puis la bagarre et Jules n'est pas un héros. Il fuit avec Camille, Alf affronte seul les loubards et c'est Farid qui ira le chercher. Après la fête foraine, ils sont invités à une rave mais Camille ne le regarde plus. Aussi, quand on lui propose de prendre de l'ecstasy, il voit l'occasion de reconquérir la belle et de briller devant les deux héros. Pour s'assurer tous les honneurs, ce garçon modèle achète et avale deux comprimés.

Trou noir : ses copains l'ont retrouvé sans connaissance près des enceintes, il passe plusieurs jours dans le coma.

Benoît Séverac présente le casse-tête d'un adolescent qui ne veut pas trahir ses amis alors qu'il est harcelé par la police. Il y évoque également la marginalisation d'un jeune respectable qui devient infréquentable à cause de la drogue. La situation tourne au cauchemar lorsque s'y ajoute la problématique du handicap.

Heureusement, les faux amis seront démasqués, les méchants arrêtés grâce à un cheval de Troie "High Tech". Les services rendus bien malgré lui à la justice permettront à Jules d'intégrer une école spécialisée proche de son domicile et d'éviter l'exil au fin fond des Pyrénées.

La fin peut paraître un peu conventionnelle mais elle est amenée avec délicatesse et on retiendra surtout de ce court récit les dialogues intérieurs de Jules qui reprennent des problématiques adolescents : la fidélité en amitié, comment épater une fille, mener sa vie sans ses parents ... De plus, le thème du handicap est traité comme un parcours initiatique.

Silence se lit avec une grande facilité, il établit une proximité avec le lecteur qui rappelle les "histoires vécues" chères à beaucoup de jeunes mais sans le côté sordide et misérabiliste de la plupart d'entre elles. Ce récit ouvre la discussion sur de nombreux thèmes et peut être lu par tous les publics du lycée professionnel. S'il fallait un dernier argument pour vous convaincre, ce "petit" polar de 150 pages participe aux prix des Incorruptibles.

Sophie Lugari.

Tout va pour le mieux !
Alain Monnier.
Flammarion, "Étonnantiss!mes", 2012

Benjamin est un éternel étudiant qui cumule les diplômes de commerce et de marketing. Il se verrait bien poursuivre en faculté de droit mais ses parents, lassés de l'entretenir, lui coupent les vivres du jour au lendemain. Voilà le jeune diplômé forcé de rentrer sur le marché du travail. Avec l'aide de son professeur d'université, le voilà pistonné pour entrer au rayon poissonnerie d'un hypermarché. Mais de rebondissements en rebondissements, le jeune homme fera un détour par une usine de chaussures en Chine, par une prison saoudienne, un paradis fiscal et enfin, un village en ruine dans le Quercy. Les certitudes et la candeur de Benjamin seront mises à rude épreuve tout au long de ce parcours initiatique.

L'ouvrage se présente comme une relecture contemporaine du Candide de Voltaire. Un jeune homme naïf et plein de principes se heurte à la réalité de la vie et, plus particulièrement, à la réalité du marché. Le thème central de ce livre est l'économie, la façon dont les sociétés capitalistes placent le profit avant l'individu. Il s'agit bien évidemment d'une fable morale, où le second degré est omniprésent et où les clichés ont la part belle. L'auteur ne donne pas non plus dans le politiquement correct, ce qui à notre époque est plutôt rafraîchissant.

Même si ce roman peut être lu seul, il est quand même recommandé de se plonger en parallèle dans la lecture du classique de Voltaire. En effet, sans référence, le propos peut tomber à plat. L'avantage cependant est qu'il n'est pas nécessaire de posséder de grandes notions économiques pour comprendre l'histoire et le message que l'auteur veut faire passer.

Catherine Arnaud.

Vagabonde, t. 2, Le Gang du serpent
Hervé Jubert.
Éditions Rageot, 2012

Billie Bird, une jeune fille comme les autres, cache un héritage étonnant. En effet, dans sa famille, on est voleur de père en fille. Et ce n'est pas commun, une voleuse de 14 ans ! Billie a un petit frère, Séraphin, dont elle s'occupe tout en faisant son possible pour retrouver son père.

Ce dernier a été enlevé par une organisation, et maintenant on lui fait du chantage en échange de sa vie. Elle se retrouve obligée de coopérer avec son meilleur ennemi, qui au passage ne la laisse pas indifférente ..., son grand-père atteint de la maladie d'Alzeimer, et son petit frère, passionné par les expériences loufoques : une drôle d'équipe pour une drôle d'aventure, mais un thriller haletant, avec des références contemporaines hilarantes.

Le Gang du serpent est le deuxième tome de la saga Vagabonde. Billie est une jeune fille, avec des problèmes de jeune fille de son âge, mais elle doit en plus gérer son héritage familial, la disparition de son père, la garde de son frère. Une aventure fraîche, entraînante, haletante.

Sandra Eudine.

Vis, et sois heureuse, Ziska !
Anne C. Voorhoeve.
Bayard Jeunesse, 2012

Franziska Mangold est une jeune allemande d'origine juive. Sa famille depuis deux générations s'est convertie au protestantisme, ce qui ne l'empêche pas pour autant d'être victime des lois nazies. En 1938, Ziska est déjà obligée d'apprendre à se cacher pour fuir les brimades dans la cour de récréation, dans les rues ...

Elle grandit entourée de sa mère, de sa meilleure amie Bekka, et vit dans l'attente de nouvelles de son père, malade, qui a été emmené de force par des soldats.

Devant le durcissement de la menace nazie et l'évidence d'un conflit imminent, Ziska bénéfice d'un Kindertransport et est évacuée à Londres. Déstabilisée par son exil forcé, Ziska n'a de cesse de chercher un moyen de faire venir en Angleterre ses parents et Bekka.

à Londres, elle se retrouve prise en charge par une famille juive orthodoxe, les Shepard. Tiraillée entre des sentiments de plus en plus forts pour cette nouvelle famille et sa culpabilité de ne pas réussir à faire évacuer ses proches, Ziska cherche à se construire une identité familiale, culturelle et religieuse.

Alors qu'elle commence à trouver ses repères, la guerre éclate. Elle devient l'ennemie, "la Boche" pour ses camarades. De nouveau forcée à l'exil, elle quitte Londres avec les enfants de sa classe pour fuir les bombardements. Pendant ce temps, ses deux "familles" subissent chacune de leur côté la guerre : Cary Shepard, le fils du couple qui l'a recueillie s'engage dans la Navy, Mathew Shepard, le père, part en France avec ses bobines de film pour distraire les troupes ; de l'autre côté sa mère a fui en Hollande et son père est décédé.

On suit le destin de cette jeune fille à travers son récit des événements et par le biais des lettres qu'elle reçoit. L'histoire est déroulée sans surenchère de pathos ou de drame. Le point de vue interne prête à sourire, notamment dans les scènes de découverte des relations intimes garçon-fille. La découverte de la religion, de la cruauté des conflits, du premier amour sont racontés de manière simple. Le questionnement du personnage principal sur la construction de l'identité intéressera sans doute nos lecteurs.

Laetitia Gemin.

Nous avons également reçu...

1212 : la croisade des indignés / Jacques Cassabois
Le livre de poche, 2012

Les Amants de Samaroux / Natasha Farrant
Hachette, 2012

L'Amour dure plus qu'une vie / Ann Brashares
Gallimard, 2012

Artémis Fowl, t. 7 / Eoin Colfer
Gallimard, 2012

Au commencement il y avait Bob / Meg Rosoff
Hachette, 2012

Aux quatre coins du jardin / Joël Glaziou
Éditions Donner à voir, 2012

L'attache / Françoise Robert
L'École des Loisirs, 2012

Bjorn aux armées, t. 2 / Thomas Lavachery
L'École des Loisirs, 2012

Candy Pop, en route pour la gloire ! / Lauren Laverne
Gallimard, 2012

Le Cas Jack Spark, t. 2, Automne traqué / Victor Dixen
Gallimard, 2012

Cher Dylan / Siobhan Curham
Flammarion, 2012

La Cité, t. 2, La Bataille des confins / Karim Ressouni-Demigneux
Éditions Rue du monde, 2012

Comment on se marie / émile Zola
Flammarion, 2012

Dans la nuit blanche et rouge / Jean-Michel Payet
Éditions Les Grandes Personnes, 2012

Département 19, t. 2, livre 1, Le Réveil du monstre / Will Hill
Seuil, 2012

Les Effacés, t. 2, Krach ultime / Bertrand Puard
Hachette, 2012

Enfernité / Brody Ashton
Milan, 2012

Espionne de sa majesté / Mary Hooper
Gallimard, 2012

Une fille à la mer / Maureen Johnson
Gallimard, 2012

Fille des chimères / Laini Taylor
Gallimard, 2012

La Fille qui ne croyait pas aux miracles / Wendy Wunder
Hachette, 2012

Frère et soeur / Henri Bornstein
Éditions Les théâtrales, 2012

Le hip-hop / Marie-Christine Vernay
Actes sud junior, 2012

Holden, mon frère / Fanny Chiarello
L'École des Loisirs, 2012

Insoumise / Ally Condie
Gallimard, 2012

J'ai decidé / Isabelle Rossignol
Flammarion, 2012

J'irai graffer sur ta tombe /Hervé Mestron
Éditions Oskar, 2012

Ma vie selon moi, t. 4 / Sylvaine Jaoui
Rageot, 2012

Macchabée sous les pavés / Claire Mazard
Éditions Oskar, 2012

La Maison sans pareil, t. 1, L'Oiseau noir / Elliot Skell
Flammarion, 2012

Max / Sarah Cohen-Scali
Gallimard, 2012

La Merveilleuse histoire de Tom CoeurVaillant / Ian Beck
Éditions Mijade, 2012

Mille francs de récompense / Victor Hugo
L'École des Loisirs, 2012

Mon père / Marie-Florence Ehret
Éditions Oskar, 2012

Nature extrême / Yves-Marie Clement
Seuil, 2012

Nouvelles contemporaines - Regards sur le monde / Delphine de Vigan et alii
Hachette, 2012

Penelope Green, t. 2, L'Affaire Bluewaters / Béatrice Bottet
Casterman, 2012

Penelope Green, t. 3, L'évantail de madame Li / Béatrice Bottet
Casterman, 2012

Les Petites Marées / Séverine Vidal
Éditions Oskar, 2012

Pourquoi aimes-tu tes amis ? / Luc Foisneau
Gallimard, 2012

Premier chagrin / Eva Kavian
Éditions Mijade, 2012

Les Présidents de la République / Vincent Cuvellier
Actes Sud junior, 2012

Quatre filles et jean pour toujours / Ann Brashares
Gallimard, 2012

Revived / Cat Patrick
Éditions de la Martinière, 2012

Rock Addict / C.J. Skuse
Gallimard, 2012

Si tu me tues, je te tue / Djaan
Éditions Oskar, 2012

Si tu savais / Benoit Broyart
Éditions Oskar, 2012

Swing à Berlin / Christophe Lambert
Bayard, 2012

Tapage nocturne / Nicole Amram
Éditions Oskar, 2012

Le temps des mots à voix basse / Anne-Lise Grobéty
Éditions La Joie de lire, 2012

Titanic 2.0, t. 2, Cannibal City / Colin Bateman
Casterman, 2012

Le Tour du monde en 80 jours / Jules Verne
Hachette, 2012

Vampire city, t. 5 / Rachel Caine
Hachette, 2012

Le Vent dans les saules / Kennet Grahame
L'École des Loisirs, 2012

Virtuosity / Jessica Martinez
Hachette, 2012

Witch et Wizard, t. 2, Les Rebelles du nouvel ordre / James Patterson
Hachette, 2012

Lire au lycée professionnel, n°69 (11/2012)

Lire au lycée professionnel - Notes de lecture