Actualité du livre

Notes de lecture

Le Monde dans la main
Mikaël Ollivier.
Éditions Thierry Magnier, 2011

Pierre, lycéen versaillais bien élevé, d'une grande sensibilité, gentil, inscrit en section musique au conservatoire et issu d'une famille catholique "bon chic bon genre", va avoir 16 ans. À cette occasion, ses parents l'amène chez Ikéa pour renouveler le mobilier de sa chambre. De retour sur le parking, la mère de Pierre s'en va, brusquement, sans se retourner. Et elle ne revient pas. Quelques heures plus tard, elle leur envoie un sms : "Ne vous inquiétez pas pour moi. Je n'en peux plus, c'est tout".

Après le choc, la peur, les recherches infructueuses, le père s'effondre, la famille maternelle très conservatrice s'insurge, puis la vie peu à peu s'organise : Pierre va devoir tout prendre en main, y compris les tâches ménagères, son père glissant inexorablement dans la déprime.

Mais, en essayant de comprendre ce départ inexpliqué de sa mère, le jeune homme va découvrir des secrets familiaux, des drames insoupçonnés, des histoires d'amour qui ternissent le bel éclat dont est parée sa famille.

Tous ces bouleversements vont peu à peu transformer Pierre : l'adolescent introverti, timide, va s'ouvrir au monde, à la passion, à l'amour. La relation père-fils va également se renforcer.

Mikaël Ollivier nous offre, avec ce Monde dans la main, un très beau roman initiatique. Le narrateur Pierre affronte le quotidien et ses changements inattendus, parfois dramatiques, pour petit à petit devenir adulte. La grande sensibilité de Pierre en fait un héros très attachant.

Comme toujours avec cet auteur, l'écriture est fluide, d'une grande justesse : la description des personnages est précise et très réaliste, les sentiments brillamment retranscrits.

Ce dernier roman de Mikaël Ollivier est une vraie réussite, que nos élèves vont dévorer avec beaucoup d'intérêt.

Achat à effectuer les yeux fermés !

Virginie Chavant.

Le Cas Jack Spark - SAISON 1 : Été mutant
Victor Dixen.
Gallimard Jeunesse, 2011

Jack Spark est un adolescent de 15 ans comme les autres mis à part quelques allergies et son insomnie. Cette condition fait que Jack a toujours eu du mal à intégrer le système scolaire. Cependant il va pouvoir faire sa rentrée au lycée pour la première fois. Seulement ses parents lui annoncent, au début de vacances d'été, que cette rentrée n'est possible qu'après un séjour au Camp Redrock. Ce séjour a pour but de l'aider à régler ses problèmes d'insomnie grâce à la méthode Krampus, qui tient son nom du célèbre docteur qui dirige le camp.

Mais les méthodes utilisées sont très spéciales, et chaque adolescent se retrouvant à Redrock cache un trouble du comportement. Jack est de plus en plus méfiant, surtout après les séances de thérapie, qui semblent épuiser tout le monde sauf lui.

Le livre est composé en trois parties, dont les titres laissent présager l'évolution de Jack (Larve, Chrysalide, Papillon) : il se découvre en même temps que nous le découvrons. Il n'est pas comme les autres adolescents du camp, il est au contraire comme ceux qui le dirigent. Et nous entrons en même temps que lui dans le fantastique.

L'introduction de l'irréel est très subtile bien qu'on s'y attende. En effet Jack fait des remarques qui tiennent plus de l'ironie que de la croyance, mais elles nous mettent la puce à l'oreille. Il y a donc plusieurs passages d'introspection, des moments où il se questionne sur sa condition, sur son passé, son existence en somme. Mais aussi de longs passages explicatifs : Victor Dixon nous donne une nouvelle version des contes de fées et de l'histoire humaine, et ne laisse rien au hasard.

Il s'agit d'un roman fantasy, les fés existent donc, mais pas comme on les imagine. L'auteur décrit des personnages laids, esclaves du Flux, nécessaire à leur pérennité.

Les évolutions industrielles et technologiques prennent une place importante dans ce roman car elles sont à l'origine de la déchéance du peuple fé (dont le docteur Krampus est issu), Jack se remémore beaucoup de détails, qu'il a acquis pendant sa scolarité, et on aimerait que tous les élèves aient ce réflexe...

Il s'agit d'une série dont déjà trois tomes sont parus : Automne traqué (2010) et Hiver nucléaire (2011).

Mais on apprécie de terminer ce premier opus sans rester sur sa faim, même si l'avenir de Jack a pris une nouvelle direction, qui laisse présager bien des dangers et une possible fin du monde.

Sandra Eudine.

Deux filles sur le toit
Alice Kuipers.
Albin Michel, 2011

Ne t'inquiète pas pour moi, précédent roman d'Alice Kuipers, avait été un véritable coup de coeur, bouleversant, poignant, original de part sa forme (un échange de post-it sur le réfrigérateur entre une mère malade et sa fille). C'est donc avec beaucoup d'intérêt que je me suis lancée dans la lecture de Deux filles sur un toit. Et je n'ai pas été déçue, bien au contraire.

L'auteure aborde de nouveau une thématique dramatique : le long et douloureux travail de deuil d'une adolescente. À travers son journal intime, Sophie nous livre ses pensées, ses états d'âme, ses coups de colère. Nous découvrons, nous ressentons ce que vit au quotidien cette adolescente qui tente, difficilement, de se reconstruire après la perte de sa soeur Emily.

Que s'est-il passé un an plus tôt ? Nous ne l'apprendrons qu'à la fin du roman. Car Sophie ne veut plus y penser. Elle préfère évoquer les souvenirs heureux avec Emily, quand toutes deux s'installaient sur le toit, pour discuter.

Mais vivre dans le déni, refuser d'accepter, de communiquer sur ce drame, se traduit par une anxiété extrème, un état de détresse absolu. Sophie se sent seule, abandonnée, sa mère s'enfermant depuis un an dans son chagrin et refusant toute communication avec sa fille.

Puis, peu, Sophie va apprendre à mettre des mots sur sa douleur, son chagrin, son malaise, aidée en cela par Rosa-Leigh, qu'elle a rencontrée au lycée et qui va l'ouvrir à la poésie.

Alice Kuipers nous offre de nouveau un texte fort, bouleversant, tragique, mais également teinté d'espoir, d'amour. À ne pas manquer.

Virginie Chavant.

Hex Hall - 2 : Le maléfice
Rachel Hawkins.
Albin Michel, 2011

Sophie a des pouvoirs, et parce qu'elle les utilisait en présence d'humains ordinaires, elle a été obligée d'intégrer Hex Hall, une école pour délinquants aux pouvoirs magiques. À la fin de l'année dernière elle a découvert avec effroi qu'elle n'était non pas une sorcière comme elle le pensait, mais un démon, et que le garçon qu'elle aimait était un infiltré faisant partie de l'organisation l'Occhio di Dio, qui pourchasse justement les démons.

Avec cette nouvelle année qui commence, elle veut en savoir plus sur elle et ses origines, et surtout, elle veut oublier les tragédies qu'il y a eu à Hex Hall. Elle part donc en vacances chez son père qu'elle connaît à peine, mais qui est un démon, comme elle, et va découvrir bien plus que ses origines.

Sophie (Sophia de son vrai prénom) est un personnage attachant, un peu rebelle et qui a beaucoup de répartie. Elle est amoureuse d'un garçon, malheureusement tout les oppose. Le clin d'oeil à Roméo et Juliette est d'ailleurs à peine déguisé.

Le fait qu'elle soit un démon change du reste de ce que l'on peut lire en ce moment, d'autant plus qu'elle ne veut pas de ses pouvoirs, trop destructeurs. Mais on retrouve bien sûr les créatures fantastiques fidèles au genre : vampire (sa meilleure amie), loup garou, elfe, sorcier...

On lit Hex Hall vraiment très rapidement, il y a beaucoup de dialogues et surtout une suite d'actions qui nous empêchent de reposer le livre avant de le terminer. Notre héroïne n'est pas épargnée, on en veut à sa vie sans lésiner sur les moyens utilisés et elle manque de mourir à plusieurs reprises. Mais le roman n'est en rien tragique, on a souvent le sourire aux lèvres, même si parfois, le texte gagnerait à ce qu'il y ait moins de dérision. L'intrigue est intéressante quoique prévisible, notamment le triangle amoureux qui se dessine à la fin de cet opus.

On assiste à la création de la relation père-fille. Elle vivait en effet avec sa mère et ne l'avait jamais vu, du moins, elle ne s'en souvient pas. Son père occupe une place importante dans le monde magique, elle lui renvoie son amertume, sa rancoeur pour son absence, mais elle culpabilise lorsqu'elle se rend compte qu'il a souffert de cette situation. Je regrette cependant que l'on ait pas le point de vue du père, on n'apprend seulement ce que Sophie perçoit.

Enfin, elle doit accepter son état, c'est-à-dire le fait d'être un démon, ce qu'elle vit très mal car pour elle cela fait référence à l'Enfer, et avec ses immenses pouvoirs, elle a peur d'incarner le Mal. De plus elle découvre encore tout le fonctionnement du monde magique, avec ses règles et ses coutumes, qu'elle ne se gène pas de remettre en question (notamment les fiançailles arrangées).

Il s'agit du deuxième tome de la série Hex Hall, et la fin nous laisse présager une suite qu'on attend avec impatience.

Sandra Eudine.

L'Enfant du jeudi
Sonya Hartnett.
Éditions Les grandes personnes, 2011

Harper, fillette de 10 ans, vit avec les siens dans la campagne australienne, à la fin des années 20. C'est l'époque de la Grande Dépression et la famille Flute est plongée dans une extrème pauvreté. Le père va apprendre, à ses dépens, mais aussi à ceux de son épouse et de ses enfants, qu'on ne s'improvise pas éleveur, ni fermier.

Les catastrophes s'abattent sur les Flute tout au long du roman : vol de bétail, incendie de la maison, mort accidentelle d'un bébé, harcèlement d'un riche propriétaire du coin...

Racontée par Harper, ce livre nous plonge dans une atmosphère bien particulière. On ressent la chaleur étouffante de cette campagne australienne, où la terre semble ne rien vouloir offrir aux Flute. La famille vit vraiment dans une misère totale, mais Harper ne se plaint pas. L'insouciance de l'âge, associée à sa douceur naturelle, fait qu'elle nous offre un récit subjectif et teinté de naïveté enfantine, mais également d'une extrème justesse.

Harper va donc nous guider au fil de la vie de sa famille, nous brossant le portrait de chacun des membres : il y a le père, Pa, et ses choix plus qu'hasardeux, mais que Harper vénère plus que tout ; il y a la mère, Ma, dévouée corps et âme à ses enfants : les aînés, Audrey et Devon, Harper donc, et les plus jeunes, Tin et le bébé Caffy.

Tin : l'enfant du jeudi, "celui qui voyagera loin", selon une comptine anglaise. C'est sous terre qu'il décide de vivre, creusant des galeries, tout d'abord au plus près de la maison, puis s'éloignant, pour devenir un véritable enfant sauvage.

Le personnage de Tin est déterminant dans le roman : il offre un contre-poids " fantastique ", presque poétique, en tout cas métaphorique, aux différents drames qui s'abattent sur ceux restés à la surface.

Ce très beau roman se lit d'une traite : l'histoire est très prenante, le style de Sonya Hartnett très visuel, nous plonge littéralement dans cette ambiance si particulière de la campagne australienne. Son écriture, à travers la voix d'une fillette de 10 ans, est à la fois délicate et exigeante.

Je vous recommande vivement ce roman, dense en émotions, fascinant : très belle sortie de la rentrée 2011.

Virginie Chavant.

WICCA - Tome 2 : Le Danger
Cate Tiernan.
"Blackmoon", Hachette jeunesse, 2011

Morgan est désormais une sorcière de sang accomplie, dotée d'un puissant pouvoir, qu'elle ne maîtrise pas encore. Après l'affrontement des deux frères : Cal et Hunter durant lequel elle a poussé le corps de Hunter dans le fleuve... elle se sent en danger. Sky la cousine de Hunter, se met à la surveiller de près...

Depuis qu'elle a retrouvé les outils magiques de Maeve, sa mère, Morgan sent qu'elle doit plus que jamais rester sur ses gardes...

Sa peur s'insinue, étant une Woodbane, ne sera-t-elle pas tentée de pencher vers le côté obscur de la Wicca ? Une méfiance due à l'instinct mais aussi insufflée par son amie Alyce, la vendeuse de Magye Pratique... Morgan décide de se lier avec ses outils mais aussi de les cacher et ça ne va pas être du goût de tout le monde... Sa relation avec Cal prend un tournant qu'elle n'avait pas prévu... Elle ne le reconnaît plus et trouve la mère de Cal, Sélène, de plus en plus intrusive... Tous ces changements mettent aussi en danger le coven (groupe magique) Cirrus que Cal, Morgan et les autres ont formé. Mais comme le prône la Wicca, toute chose née, vit, meurt et renaît comme un nouveau départ. Il va en être de même pour notre sorcière et tous ses amis ; dans ce tome chacun connaîtra un changement majeur dans sa vie.

Dans ce deuxième tome, la série de Cate Tiernan prend un rythme plus soutenu, l'action s'accélère... on bascule du coté obscur de la Wicca. On assiste à un retournement de situation... Les personnages révèlent leur vrai visage en sortant de l'ombre emplis de pouvoirs terribles et maléfiques.

L'auteur sait surprendre car même si on s'attendait à certains événements, d'autres nous prennent de court pour notre plus grand plaisir... Elle fait évoluer le personnage de Morgan qui ressort grandie de chacune des épreuves qu'elle devra affronter... En finissant ce tome on a envie de connaître la fin dans le troisième opus de la série. À suivre donc...

Laetitia Dubuis.

Fort comme Ulysse
Sylvaine Jaoui.
Casterman Junior, 2011

Eliott a 12 ans et une maladie incurable : il perd la vue peu à peu et sait qu'il va devenir aveugle. Entouré de ses parents et de Nathan, son meilleur ami, il tente malgré tout de faire son entrée dans l'adolescence. Des rencontres viennent égayer son parcours : tout d'abord celle de Mme Stabat, la documentaliste, qui lui lit les récits de son modèle : Ulysse ; et, surtout, il y a Espérance, une jeune métisse d'origine rwandaise.

Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce roman de Sylvaine Jaoui. Maladie, respect de la différence, courage et amitié entre autres. Les élèves se laisseront facilement emporter par la voix d'Eliott, garçon courageux voire héroïque. La vie quotidienne de cet élève est passionnante et sa fascination pour Ulysse en toile de fond assez divertissante.

Au final, Fort comme Ulysse, est un court roman (124 pages), plein d'humour et d'émotions, qui ravira les moins bons de nos lecteurs de lycée professionnel.

Laetitia Gemin.

L'Été mouche
Bertrand Ferrier.
Grasset, 2011

Le narrateur, un adolescent de 16 ans, apprend soudainement que son "amoureuse pour la vie" ne veut plus de lui. Il décroche, refuse de tout son corps la défaite.

Par petits chapitres très courts et percutants, à l'aide de phrases tout aussi brèves et incisives et avec des trouvailles typographiques exprimant des sentiments bouleversés, nous le suivons dans ses tentatives pour résister à la dépression.

Il joue au ping pong, écoute du blues, écrit un roman, se retrouve une petite amie, essaie de réorganiser sa vie mais l'image et les souvenirs de celle qui a dit non ne s'efface pas comme ça...

Cette lutte est drôle et attachante tout au long du roman car elle ne se prend jamais au sérieux et se termine dans une apothéose où toute idée noire va disparaître.

Paule Kuffler.

Pourquoi la guerre ? Comment la paix ?
Elisabeth Combres et Florence Thinard ; illustrations de Loïc Le Gall et Clément Chassagnard.
"Demain, le monde"; Gallimard jeunesse, 2010

Ce superbe documentaire est proposé par deux auteures qui ont été toutes deux journalistes indépendantes avant de se consacrer à la création littéraire pour la jeunesse, et qui ont l'habitude d'écrire ensemble sur des grands sujets d'actualité, notamment dans le cadre de la collection "Les clés de l'info" chez le même éditeur. Avec ce titre, elles offrent cette fois-ci à réfléchir sur le délicat thème de la guerre, décliné en trois parties. La première partie intitulée "Voir" expose, dans un portfolio de 72 photographies issues de reportages de terrain, un corpus d'images choc choisies pour susciter chez les jeunes l'intérêt, l'émotion, la prise de conscience, l'empathie ou l'indignation. Chacun de ces documents photographiques est accompagné d'une légende et d'un court texte mettant en lumière un aspect de la guerre : le rôle des reporters de guerre, le poids et le statut des images diffusées, l'inégalité face à la mort, le marché des armes, le choix des forces de paix, celui des humanitaires, la souffrance, l'exil... Faisant suite à cette approche sensible, la partie "Comprendre" tente de décrypter les ressorts de la guerre : enjeux historiques, actuels, politiques, économiques, sociaux, pour répondre aux questions des jeunes. Pourquoi tant d'images de guerre au quotidien dans les médias ? Qu'est-ce qu'une guerre ? Comment commence-t-elle ? À qui profite-t-elle ? Comment s'achève-t-elle ? Les êtres humains sont-ils violents par nature ? Quel est le poids de la justice internationale ? Est-il possible d'empêcher une guerre ? D'éviter la répétition des violences et des conflits ? Le propos, résolument engagé, jamais simpliste, invite par la compréhension et la connaissance les lecteurs à développer un regard objectif face aux flux d'information qui arrivent quotidiennement dans les foyers.

Enfin, la deuxième interrogation contenue dans le titre, "Comment la paix ?", fait référence à la dernière partie : "Agir". Celle-ci propose en effet, en complément, des pistes concrètes et des idées d'activités pédagogiques pour inviter les jeunes à s'impliquer et, pourquoi pas, à devenir un citoyen porte-parole de la paix. Trois échelles d'action y sont distinguées : celle de la famille et de l'école, celle de la ville, de la région et de la nation, et celle de la communauté internationale. Il s'agit donc d'un documentaire de grande qualité réalisé par des professionnelles reconnues, qu'il convient de posséder au sein d'un collège pour traiter de ce thème et former à la citoyenneté des jeunes. Cependant, le vocabulaire et la syntaxe employés ne correspondent pas à l'âge ciblé (dès 10 ans) et l'accompagnement d'un adulte est nécessaire pour aider à la compréhension et à l'ancrage dans la réalité. De même, si les ressources iconographiques, seulement expressives et suggestives pour la plupart, restent à la portée des adolescents, quelques photos doivent être accompagnées par l'adulte, car elles renvoient à des images mentales différentes selon l'histoire de chacun et peuvent heurter la sensibilité. La question de la libre mise à disposition au CDI est posée.

Niveau : fin de collège et lycée professionnel

Claire Tortey.

Waterloo Necropolis
Mary Hooper.
Éditions Les grandes personnes, 2011

Dans un Londres brumeux de la fin du XIXe siècle, deux soeurs orphelines, Grace et Lily Parkes, survivent en vendant du cresson dans la rue. Grace, violée par un inconnu, met au monde un enfant mort-né, à qui elle offre une sépulture décente en le glissant dans le cercueil de Susannah Solent, enterrée ce jour au cimetière de Brockwood. C'est à bord de l'express ferroviaire Necropolis, en partance de la gare de Waterloo, qu'on accède à ce nouveau cimetière situé en banlieue londonienne.

Là-bas Grace fait deux rencontres qui s'avèreront déterminantes par la suite : James Solent, qui lui promet son aide si elle se retrouve dans le besoin, et madame Unwin, qui lui propose de l'embaucher comme pleureuse lors des enterrements. Grace, qui ne veut pas quitter Lily - simple d'esprit - refuse cette deuxième proposition.

Mais vient le jour où le cresson ne se vend plus et où les deux jeunes filles sont obligés de quitter leur misérable logement. Grace se voit donc contrainte d'accepter l'offre des Unwin. Le couple, peu scrupuleux d'entrepreneurs de pompes funèbres, ainsi que leur cousin Sylvester Unwin, magouilleur et arriviste, vont alors mettre en place un sombre complot visant à spolier Grace et Lily : en effet, les deux hommes ont découvert dans le Times une annonce de recherche active d'une jeune héritière, qui n'est autre que Lily...

Au-delà de l'intrigue même du récit, l'intérêt de ce roman réside dans la description très réaliste du Londres victorien : les quartiers pauvres, la condition des jeunes femmes, les inégalités criantes dans la population, ou encore ce surprenant commerce de la mort, à une époque où l'espérance de vie n'atteignait pas des sommets...

S'inspirant de faits réels (la ligne Waterloo Necropolis ayant fonctionné de 1854 à 1941), Mary Hooper nous offre une histoire captivante, à la fois réaliste et romanesque, tout en dénonçant les conditions de vie sordides des Londoniens des quartiers pauvres. Comme précédemment avec La Messagère de l'au-delà ou La Maison du magicien, l'auteure anglaise restitue avec talent l'atmosphère historique dans laquelle évoluent ses héroïnes.

Virginie Chavant.

Summer and the City
Candace Bushnell.
"Wiz", Albin Michel, 2011

Suite du Journal de Carrie, ce roman nous plonge dans la vie de Carrie Bradshaw, fraîchement débarquée à Manhattan dans les années 80 pour suivre un stage d'écriture de deux mois pendant l'été. C'est pour elle l'occasion de voir l'étendue de son talent avant son entrée à l'université de Brown. À peine sortie du bus, elle se fait dérober son sac à main, ce qui l'amène à rencontrer Samantha qui la prend sous son aile. Carrie partage ses journées entre ses cours plus ou moins intéressants animés par Viktor Green et ses sorties dans les endroits branchés de la ville. Elle espère devenir un grand écrivain, se faire un nom à New York et ne recule devant rien pour y arriver. Elle rencontre par hasard Miranda qui milite contre la pornographie devant une célèbre enseigne de magasin et sympathise avec elle. Parallèlement à l'écriture d'une pièce de théâtre, elle entame une relation compliquée avec le célèbre dramaturge Bernard Singer. Si pour elle tout à l'air d'aller, la réalité de la vie new-yorkaise aura tôt fait de la rattraper.

On ne présente plus les héroïnes de la série Sex and the City imaginées par Candace Bushnell. Mais on oublie qu'il s'agit d'abord d'un roman éponyme. L'historie de Summer and the City se déroule avant le début de la série et donc du roman d'origine. Carrie a 17 ans et rencontre ses futures meilleures amies pour la première fois : Samantha, qui occupe déjà un poste important dans le milieu de la publicité, Miranda, qui s'apprête à suivre des études sur le féminisme et à la toute fin de l'ouvrage, Charlotte. Ce roman plante donc le décor de la vie des célibataires les plus en vue de New York. Les élèves pourront s'identifier à Carrie qui est une adolescente en quête d'aventure, subjuguée par la ville et son énergie mais qui ne tarde pas à prendre la grosse-tête au grand dam de ceux qui la fréquentent. Le style est très fluide, l'ensemble se lit facilement.

Catherine Arnaud.

Manhattan Girls
Joanna Philbin.
"Wiz", Albin Michel, 2011

Difficile de vivre une adolescence tranquille quand on est une "fille de". C'est pourtant ce que s'efforcent de faire Lizzie, Carrie et Hudson, trois new-yorkaises inséparables. Respectivement fille de mannequin international, de magnat de la presse et de superstar de la pop, il leur est difficile de se faire de vrais amis et d'avoir une vie loin des soirées mondaines. Les trois jeunes filles ne veulent pas de la carrière que leurs parents ont tracé pour elles, malgré un avenir doré. Elles commencent petit à petit à se rebeller et à reprendre leur futur en main. Ce qui n'est pas du goût de tout le monde et qui va mener à des situations cocasses.

Ne vous laissez pas avoir par la quatrième de couverture, l'histoire est un peu plus fouillée que ce qui est résumé. Plusieurs thèmes sont abordés de manière simple et réaliste, malgré l'univers "glamour" : la difficulté de savoir ce que l'on veut faire de sa vie à l'adolescence, la pression des parents pour réussir, la relation mère/fille. Pour une fois, l'héroïne principale du roman, Lizzie, n'est pas une adolescente parfaite, belle et intelligente que tout le monde admire. Au contraire, elle a un physique un peu ingrat qui permet à l'intrigue principale de se développer. L'adolescente, dont la mère est top modèle, se fait repérer comme mannequin "nouvelle beauté", c'est-à-dire comme mannequin à la beauté atypique. Les trois amies sont de bon conseil les unes pour les autres et se soutiennent dans les moments difficiles mais accumulent les erreurs qui leur permettent finalement d'avancer et de trouver leur voie. La fin laisse présager une suite.

Catherine Arnaud.

Quelqu'un
Christine Nöstlinger ; illustrations de Janosch.
Éditions La Joie de lire, 2011

À force de voir passer ce vagabond sans nom, ni prénom, les gens l'ont appelé Quelqu'un. Sa vie, ce sont les chemins en bord de mer, les arbres en fleurs, l'herbe odorante, les siestes pleines de rêves, l'errance sous le soleil sans but ni destination précise. Quelqu'un n'a rien mais il trouve toujours quelque chose à offrir aux enfants qu'ils rencontrent : une plume d'oiseau, un caillou, une fleur de pissenlit, une vieille racine, un os... Les yeux de Quelqu'un sont grands ouverts sur le monde qui l'entoure comme s'il était le seul à le voir vraiment.

Un jour, il tombe malade et trouve refuge chez une femme ronde comme une citrouille. Elle prend soin de lui. Ils tombent amoureux mais Quelqu'un ne peut s'empêcher de partir et de revenir, toujours et toujours. Un enfant est né mais cela ne le retient pas d'avantage. Sa femme, loin d'être triste comprend que "son" Quelqu'un reviendra toujours.

Le texte dense et poétique de Christine Nöstlinger est d'une grande profondeur. L'oeuvre de cette autrichienne née en 1936 a été couronnée par de nombreux prix (Hans Christian Andersen en 1984 et Astrid Lindgren en 2003). Les dessins de Janosch, faussement naïfs sont très expressifs. Celui-ci, l'un des plus grands illustrateurs allemands, né en 1931 a reçu également de nombreuses distinctions et a publié plus de 150 ouvrages traduits dans le monde entier.

Cet album est un hymne à l'amour, au respect de l'autre et à sa différence, à la tolérance, à l'indulgence et à la compréhension mutuelle. Une très belle fable pour les petits et les grands.

Niveau : de 7 à 77 ans

Brigitte Bonhomme.

L'Inconnue des Andes
Sylvie Deshors.
"doAdo Noir", Éditions du Rouergue, 2011

Agathe, héroïne des deux précédents romans de Sylvie Deshors (Mon amour Kalachnikov et Fuite en mineur) est en vacances en Équateur, le pays natal de son amie Lucia-Paz. Au programme pour les deux jeunes femmes, accompagnées du copain de Lucia-Paz : visite touristique de la capitale, puis randonnées dans la Cordillère des Andes.

Agathe fait tout d'abord une curieuse rencontre à Quito : une splendide jeune femme aux yeux verts lui donne un bracelet en or puis disparait soudainement, en abandonnant toutes ses affaires dans sa chambre d'hôtel.

Dans le Lodge écolo perché à trois mille mètres d'altitude, dans lequel les trois amis s'installent, Agathe découvre un passeport à moitié consumé par le feu : sur la photo, elle reconnait la mystérieuse jeune femme croisée à Quito. Mais qui est cette Clara ? Est-elle en danger ? Est-elle dangereuse ? Avec l'aide de Lucas (via Internet), le policier lyonnais rencontré dans les deux précédents romans, Agathe décide de partir à la recherche de la belle inconnue des Andes.

Sylvie Deshors nous entraine, avec ce polar engagé, efficace et bien ficelé, dans une enquête trépidante à travers les paysages époustouflants et inquiétants de la Cordillère des Andes, à la rencontre d'Indiens aux revendications politiques affirmées, mais aussi de pilleurs de tombes incas, de meurtriers de touristes ou encore de rescapés des ex-dictatures sud-américaines.

Un très bon roman policier dont je vous recommande la lecture.

Virginie Chavant.

Insatiable
Meg Cabot.
"Black Moon", Hachette Livre, 2011

Meena Harper, la trentaine, vit à New York et est dialoguiste pour la série télé à succès "Insatiable". Son frère Jon est au chômage et habite avec elle dans un appartement du centre ville en attendant de retrouver un emploi dans la finance. Sa meilleure amie est enceinte de 7 mois. Cette existence pourrait paraître somme toute banale si Meena n'avait pas un don particulier, celui de prédire la mort imminente des gens. Don qui la pousse souvent à intervenir dans la vie des personnes concernées. Un soir, alors que suite à une insomnie elle promène son chien, elle est sauvée d'une attaque de chauve-souris par un bel inconnu. Bel inconnu qu'elle retrouve quelques jours plus tard à un dîner organisé par son insupportable voisine, la comtesse Mary Lou Antonescu. Bel inconnu qui n'est autre que le descendant direct de Dracula, venu à New York pour enquêter sur une série de meurtres de jeunes filles. Bien évidemment, ces deux là ne vont pas rester indifférents l'un à l'autre, ce qui ne fera que raviver la lutte des clans au sein de la communauté vampire.

Meg Cabot délaisse quelque peu la littérature jeunesse pour une fiction plus adulte. Le thème très à la mode des vampires séduira les élèves mais ce roman contient quelques scènes qui justifient le "à partir de 15 ans". Les personnages ne sont pas non plus des adolescents, ils ont tous la trentaine et sont les deux pieds dans le monde du travail. Ceci dit, la lecture est très agréable, le style très fluide. On sympathise rapidement avec Meena qui possède un don qui la dépasse complètement et qui essaie de faire le bien autour d'elle. Le personnage de Lucien est aussi bien travaillé, même si finalement l'ensemble reste un peu cliché avec une histoire d'attraction/répulsion entre un vampire et une humaine. L'auteur essaime de nombreuses références sous forme de clins d'oeil à des romans et des séries, Dracula bien sur (il suffit de voir le prénom de l'héroïne), mais aussi True Blood, Journal d'un vampire, Vampire Academy, etc. L'humour est aussi omniprésent, surtout dans la première partie de l'ouvrage. La fin laisse présager une suite, qui est sortie d'ailleurs en juillet aux États-Unis. Pour fan du genre.

Catherine Arnaud.

L'Amour dure plus qu'une vie
Ann Brashares.
Gallimard Jeunesse, 2011

Le soir du bal de promotion du lycée, le beau et mystérieux Daniel avoue son amour à Lucy qui n'attendait que ça. Pourtant tout va basculer, il prétend qu'ils se sont aimés dans d'autres vies. Ce que Lucy ne sait pas c'est que Daniel est né pour la première fois il y a plus de mille ans et qu'il se souvient de toutes ses vies, il a le pouvoir de la "Mémoire" : une même âme qui au fil des vies se réincarne dans des corps, des pays, des époques différentes. Il prétend qu'elle s'appellerait Sophia et que leur amour est voué à l'éternité parce qu'il est éperdument tombé amoureux d'elle dans l'une de ses premières vies sans jamais lui avoir avoué, lorsqu'elle était la femme de son frère... Troublée, la jeune fille refuse de le croire... Pourtant après le bal, Daniel disparaît... Lucy part étudier à l'université... elle tente d'oublier... pourtant elle repense à ce qu'il lui a dit... Et si Daniel avait raison ? L'amour peut-il être plus fort que la mort ? Pour le savoir, elle décide de percer les secrets de son passé. Mais les forces obscures qui avaient séparé les deux amants refont surface...

Ne vous fiez pas à la couverture du livre peut attirante dans sa version française, Ann Brashares nous propose ici une bouleversante histoire d'amour qui défie la mort... une histoire d'amour intemporelle, une quête de l'amour coûte que coûte à travers l'Histoire du monde. Romantique sans être à l'eau de rose, cette histoire n'en est pas moins tragique à souhait. La quête de Daniel devient la notre. On se remplit d'espoir pour lui, à chaque flashback dans le passé, à chacune de leur rencontre, à chaque effleurement. On est tenu en haleine attendant enfin que "Le moment" arrive, que leurs chemins se recroisent et qu'ils se reconnaissent.

On est totalement pendu à la plume d'Ann Brasheres qui sait d'une main experte nous emmener d'une époque à une autre, dans un tourbillon incessant de chapitres où l'action ne faiblit jamais pour mener le lecteur aux portes de la peur, de l'envie, de l'espoir... de l'amour.

Laetitia Dubuis.

Nous avons également reçu :

  • Le Cercle secret - Tome 3 : Le Pouvoir / L.J. Smith
    Hachette, 2011
  • La Fille sur la rive / Hélène Vignal
    "DoAdo noir", Éditions du Rouergue, 2011
  • L'Héritage Jenna Fox / Mary E. Pearson
    Éditions Les Grandes Personnes, 2011
  • Le Dernier Jour de ma vie / Lauren Oliver
    Hachette jeunesse, 2011
  • Promise - Tome 1 / Ally Condie
    Gallimard jeunesse, 2011
  • Mauvais plans / C.J. Skuse
    Gallimard jeunesse, 2011
  • J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré) / Adam Selzer
    Albin Michel jeunesse, 2011
  • Héros de l'Olympe - Tome 1 : Le Héros perdu / Rick Riordan
    Albin Michel jeunesse, 2011
  • Le Retour de l'ange - Tome 1 / Elizabeth Chandler
    Hachette jeunesse, 2011
  • Hunger Games - Tome 3 : La Révolte / Suzanne Collins
    Pocket jeunesse, 2011
  • Le Troisième Été (quatre filles et un jean) / Ann Brashares
    Gallimard jeunesse, 2011
  • Moi Cornelia, fille de Rembrandt / Rolande Causse
    Éditions de l'Archipel, 2011
  • Le Mécanicien des roses / Hamidi Ziarati
    Éditions Thierry Magnier, 2011
  • Les Derniers Jeux de Pompéï / Anne Pouget
    Casterman, 2011
  • Alexia - Quand nous étions morts / Francesc Miralles
    Hachette jeunesse, 2011
  • Le Premier Défi de Mathieu Hidalf / Christophe Mauri
    Gallimard jeunesse, 2011
  • L'Innocent de Palerme / Silvana Gandolfi
    Éditions Les Grandes Personnes, 2011
  • Lilith / Richelle Mead
    Hachette jeunesse, 2011
  • Artemis Fowl - Tome 7 : Le Complexe d'Atlantis / Eoin Colfer
    Gallimard jeunesse, 2011
  • Le faire ou mourir / Claire-Lise Marguier
    Éditions du Rouergue, 2011
  • Le Soleil ou la mort / Elise Fontenaille
    Grasset jeunesse, 2011
  • Camille aime pas danser / Marie-Sophie Vermot
    Éditions Thierry Magnier, 2011
  • Quand un amant passe / Mats Wahl
    Éditions Thierry Magnier, 2011
  • Frères de guerre / Catherine Cuenca
    "Père Castor", Flammarion, 2011
  • Blood magic : le sang ne ment jamais / Tessa Gratton
    La Martinière jeunesse, 2011
  • M. Popper et ses pingouins / Richard Atwater, Florence Atwater
    Hachette, 2011
  • Le Tour du monde en 80 jours / Jules Verne
    Flammarion jeunesse, 2011
  • L'Agence Pinkerton - Tome 2 : Le Rituel de l'ogre rouge / Michel Honaker
    Flammarion, 2011
  • Le Chevalier d'Eon - Tome 2 : La Tsarine / Anne-Sophie Silvestre
    Flammarion, 2011
  • Kane Chronicles - Tome 1 : La Pyramide rouge / Rick Riordan
    Albin Michel, 2011
  • Intruse - Tome 2 : Clandestine / Nicolas Jalliet
    Hachette, 2011
  • Les Soeurs Sullivan / Natalie Standiford
    Hachette, 2011
  • Alex Rider - Tome 9 : Le Réveil de Scorpia / Anthony Horowitz
    Hachette, 2011
  • Bartiméus : l'anneau de Salomon / Jonathan Stroud
    Albin Michel, 2011
  • La société des S / Susan Hubbard
    L'École des loisirs, 2011
  • Forgotten / Cat Patrick
    La Martinière, 2011
  • Le Voleur d'éclats / Monika Feth
    Hachette, 2011
  • Les Mésaventures de Tallulah Casey / Louise Rennison
    Gallimard jeunesse, 2011
  • Fuir les Talibans / André Boesberg
    Éditions Thierry Magnier, 2011
  • Les Nouvelles petites filles modèles - Tome 1 : L'Accident / Rosalind Elland-Goldsmith
    Hachette, 2011
  • Les Vampires de Manhattan - Tome 2 : Les Sang-bleu / Mélissa De la Cruz
    Hachette, 2011
  • Maudites - Tome 1 / Michelle Zink
    Hachette, 2011
  • Amours d'Enfer / Scott Westerfeld, Melissa Marr, Laurie Faria Stolarz, Justine Larbalestier
    Hachette, 2011
  • Si jamais... / Meg Rosoff
    Hachette, 2011
  • Le Livre des Étoiles - Tomes 1, 2, 3 / Erik Lhomme
    Gallimard, 2011
  • Ne jamais t'embrasser / Melissa Marr
    Albin Michel, 2011
  • Douze heures avant / Gabriella Ambrosio
    Gallimard, 2011
  • Le Pacte de minuit - Tome 2 : Les Secrets du monde perdu / David Whitley
    Gallimard, 2011
  • Vampire City - Tome 3 / Rachel Caine
    Hachette, 2011
  • Graal noir - Tome 1 : Le Fils du diable / Christian de Montella
    Flammarion, 2011
  • Filles/Garçons : le grand duel ! / Zelda Zonc, Amandine Trizac, Sania Radosavljevic
    Éditions Milan, 2011 (1 boite)
  • SF : la science mène l'enquête / Roland Lehoucq
    Le pommier, 2011
  • Le Grand Déballage / E.-L. Konigsburg
    Bayard, 2011
  • Un an après / Sue Mayfield
    Bayard, 2011
  • La Première Fois / Keith Gray
    Gallimard, 2011
  • L'Été où je t'ai retrouvé / Jenny Han
    Albin Michel, 2011
  • Département 19 / Will Hill
    Seuil, 2011

Lire au lycée professionnel, n°66 (11/2011)

Lire au lycée professionnel - Notes de lecture