Dossier : Construction de l'information / 2. Comment s'informent les jeunes ?

Pratiques médiatiques des jeunes et éducation aux médias

Daniel Salles, président de l'association Médias, http://eduquerauxmedias.over-blog.com/

L'éducation aux médias a encore du mal à trouver sa place à l'école malgré son inscription dans le socle commun des connaissances et des compétences. On peut lire en effet à la rubrique "capacités"dans le pilier 6, "Les compétences sociales et civiques" :

"les élèves devront être capables de jugement et d'esprit critique, ce qui suppose : [...]

être éduqué aux médias et avoir conscience de leur place et de leur influence dans la société."

Pourtant le développement d'internet, du téléphone portable, des jeux vidéo et de la convergence numérique et la miniaturisation des outils ont modifié l'environnement de toute la société. La civilisation du numérique entraîne des révolutions dans les notions de temps, d'espace, de pouvoir, dans les rapports aux autres, à l'information, à l'éducation et à la culture. Les enseignants sont confrontés à la nouvelle culture des jeunes, culture fortement influencée et modelée par la culture du web : communication tribale, apprentissage spontané entre pairs, investissement de l'espace public, juxtaposition des pratiques. L'activité cognitive des jeunes, leur conscience du réel, leurs capacités intellectuelles, leur vision sociale sont fondamentalement transformées1.

1. Les pratiques médiatiques des jeunes

Des jeunes très équipés

Les jeunes sont les plus équipés et à l'avant-garde des usages sur le web. Cette génération de natifs de l'ère numérique ("digital natives") est en effet composée de consommateurs toujours en avance d'une tendance. L'usage d'Internet, média des médias, est devenu une activité primordiale et omniprésente dans l'ensemble des activités des adolescents. Ils y consacrent un certain nombre d'heures par jour (six à huit heures par jour si l'on prend en compte toutes les pratiques et tous les supports écrits, audiovisuels ou multimédias) et pratiquent plusieurs activités à la fois (67,5 % des 11-20 ans déclarent utiliser régulièrement plusieurs médias en même temps). Internet, les réseaux sociaux, la messagerie instantanée ont remplacé le téléphone fixe que mobilisaient autrefois les adolescent(e)s.

Ils restent des heures sur MSN (renommé Windows Live Messenger) pour discuter des ragots, des histoires des uns et des autres, confier ses secrets, "délirer"ensemble sans les camarades de classes indésirables, les professeurs et les parent... La flexibilité de l'outil est tout à fait adaptée à leurs besoins.

Les téléphones portables sont massivement utilisés pour envoyer des SMS, écouter de la musique, prendre des photos ou des vidéos et les échanger, regarder des séries, jouer (essentiellement à des jeux gratuits). Ils sont devenus un instrument essentiel, un signe d'indépendance, un marqueur social et de mode. Ils sont largement utilisés en classe !

Les activités se multiplient avec l'âge et les usages se caractérisent par leur aspect ludique ou de loisir. Le réseau sert pour la communication entre pairs et entre jeunes partageant des intérêts communs, pour les réseaux sociaux et le divertissement en streaming ou les jeux en ligne, pour la recherche (on peut tout trouver gratuitement).

Quelques chiffres

Les jeunes entre 12 et 17 ans détiennent le taux d'équipement en ordinateurs le plus élevé, à 96 %, devant les 18-24 ans (89 %). Le taux de connexion à domicile a augmenté de 10 points pour les 12-17 ans entre 2009 et 2010, à 94 % de taux de connexion, alors que la moyenne générale a crû de 4 points (de 67 % à 71 %).
Les jeunes entre 12 et 17 ans se connectent plus souvent à domicile que sur leur lieu de travail ou d'études (80 %) et ils adoptent très rapidement le mobile pour surfer sur internet (70 % des ados de plus de 12 ans ont un téléphone portable et 95 % des 15-17 ans sont équipés). 100% des jeunes qui utilisent un téléphone portable envoient des SMS, selon l'enquête de l'ARCEP. En juin 2010, les 12-17 ans envoyaient en moyenne quelque 182 SMS par semaine.
Ils passent en moyenne 16 heures sur Internet chaque semaine, contre 14 heures devant la télévision.
800 heures par an à l'école, 80 heures à discuter avec leur famille et 1 500 heures devant un écran.
Enquête Office des communications britannique

Plus de la moitié des élèves de 3e passent plus de trois heures par jour sur Internet, 12,5% à rester trois heures sur le Net, 22,5% à rester deux heures et seulement 3% à se limiter à une heure. Plus inquiétant, 3% des jeunes adeptes de la Toile y surfent plus de dix heures par jour !
Enquête réalisée auprès de 2000 collégiens de Charente-Maritime

Les pratiquesLes jeunesL'ensemble des internautes
Médias sociaux78 %55,6 %
Vidéo72,9 %47,7 %
Messageries instantanées68,4 %49 %
Téléchargement musique47 % 12/17 ans ; 49 % 18-24 ans20 %
Téléchargement films28% 12/17 ans14 %
Musique en streaming68 % des 12-17 ans ; 58 % des 18-24 ans
59 % des jeunes entre 12 et 17 ans et 50 % des 18-24ans
30 %
Vidéo en streaming28% 12/17 ans27 % pour les 25-39 ans, 8 % des 40-59 ans, 4 % des 60-69 ans, 1 % des 70 ans et plus

Source : Enquêtes Credoc et Médiamétrie 2010

Les jeunes sont la population internaute la plus présente sur les réseaux sociaux.: 84 % des internautes âgés de 18 à 24 ans ont un compte sur Windows Live, devant Facebook (77 %), Copainsdavant.com (47 %), Youtube (46 %), et Dailymotion (30 %).
Etude menée par l'Ifop

Facebook : 542 millions d'utilisateurs dans le monde et 19,6 millions d'utilisateurs en France. Parmi ces derniers, 26,5 % ont entre 18 et 24 ans, 15,4 % entre 14 et 17 ans.
Recensement Facebook fin octobre 2010

Twitter est utilisé en priorité par des internautes âgés de 18 à 24 ans (17 % contre une moyenne de 7 %), et 20 % des étudiants en sont membres.
Enquêtes Credoc et Médiamétrie 2010

Les lycéens pratiquent principalement 11 activités
L'écoute de la musique, les discussions en ligne, le visionnage de vidéos, les recherches personnelles, les recherches scolaires, les mails, la consultation d'actualités, le téléchargement, la consultation de blogs de tiers, les jeux et les achats
Enquête Fréquence écoles 2010

Les pratiques restent sexuées :
Jeux vidéo restent une activité surtout de garçons (35 % à 11 ans et 29,5 % à 17 ans pour les garçons contre 8% à 11 ans et 3% à 17 ans pour les filles) qui passent environ 40% de leur temps de connexion à jouer à des jeux en ligne, et environ 30% à regarder des vidéos
Les filles utilisent essentiellement l'ordinateur pour le relationnel et l'expression : E-mails, blogs, chats et Facebook représentent 80% de la consommation des internautes féminins. Et les 20% restants concernent la musique. Enquête réalisée auprès de 2000 collégiens de Charente-Maritime

et

L'enfance des loisirs
Transmission et, appropriation et représentation
Sylvie Octobre,
Documentation française, 2010

De l'intérêt de ces pratiques

Les nouveaux médias permettent une libération de la parole des adolescents qui échappent à la pression sociale de la cour et des timides qui peuvent oublier devant leur clavier la peur du regard des autres. Ils sont un facteur de socialisation tant entre pairs qu'avec des membres de la famille éloignée. La communication permet aux jeunes de forger leur personnalité, de construire leur identité, de s'autonomiser.

Grâce aux nouveaux médias, ils peuvent développer des compétences intellectuelles (la multiplication des serious games met en lumière l'intérêt des jeux pour les apprentissages) comme les capacités de concentration, l'habileté motrice, la faculté à apprendre par tâtonnement.

Ils sont aussi de magnifiques outils de création. Même si la pratique du téléchargement illégal est condamnable et condamnée, il faut reconnaître que les jeunes ont une culture musicale très riche grâce à l'accessibilité de la musique en ligne et aux échanges de pair à pair.

La plupart des adolescents ont un usage créatif de la vidéo. Les machinimas (de machine, animation et cinéma) constituent un nouveau genre cinématographique qui rassemble des oeuvres réalisées en filmant à l'intérieur d'un monde virtuel ou d'un jeu vidéo soit par des adolescents soit par des artistes ou des cinéastes.

"De nombreuses formes de créativité sont fondées sur un rapport (soit de reprise, soit de détournement) avec les signes culturels préexistants dans le but privilégié d'exploiter le pouvoir émotionnel des références",affirme Nicolas Auray2.

Le web favorise également l'individualisme expressif : vidéos parodiques sur You tube, montage de photos romantiques sur Skyrock. Il permet la création de contenu par les internautes (user created content) et une culture du remix basé sur le copier-coller. Le public fait sien les productions des industries culturelles et resonorise, morphe, etc. des contenus préexistants3.

Tout cela explique le fait que, selon Serge Tisseron, la majorité des jeunes, aujourd'hui, ne confondent pas la réalité et ses images et plutôt que de se demander si les images sont vraies ou fausses se demandent comment elles ont été fabriquées. Les jeunes s'approprient également de manière active des oeuvres en écrivant en grand nombre des fan fictions (ou fanfics) que l'on peut lire en ligne (sur http://www.fanfictions.fr/ par exemple) :

"Harry Potter (375 418 potterfictions) ; Le Seigneur des Anneaux (41 400 histoires) ; Twilight, 40 500 textes pour la série Fascination de Stephenie Meyer, dont certaines fanfictions, parmi les plus célèbres dans l'univers des fans, sont traduites en plusieurs langues, notamment en français".4

Enfin la possibilité de trouver facilement ou d'émettre soi-même des informations sur internet crée une demande de transparence quant à l'information diffusée en entreprise par exemple et un doute sur la fiabilité des informations que l'on trouve sur internet.

Des dangers de ces pratiques

Les professeurs sont nombreux à se plaindre du niveau de l'écrit chez les élèves, de leur inappétence face au savoir, de leur manque de travail. Certains rendent les médias responsables de tous ces maux. Les médias et la communication gouvernementale (cf. le spot gouvernemental contre les dangers d'internet de 2008 que l'on trouvera facilement sur Internet) ont tendance à diaboliser Internet, une peur populaire sur Facebook et les réseaux se répand et l'on évoque les abus, dégâts, dérives engendrés par sa pratique, comme cela a été le cas lors des "apéros Facebook"au printemps.

Des dangers existent certes mais il faut les relativiser, comme cela a été le cas pour les dangers de la cyberdépendance et de l'addiction aux jeux vidéo.

Les jeunes n'ont pas toujours conscience du caractère public donné aux informations qu'ils diffusent sur leurs blogs, sur les messageries instantanées et sur les sites de réseaux sociaux. D'une part, ils peuvent enfreindre la loi (diffamation, atteinte à la vie privée), d'autre part ils peuvent laisser sur le web des images d'eux-mêmes qui leur causeront des torts dans leur vie professionnelle.

Les adultes sont choqués par la disparition des limites entre vie privée et vie publique entre intimité et exhibitionnisme. Serge Tisseron, qui a forgé le concept d' "extimité", explique qu'aujourd'hui, les enfants et les adolescents voient leur image régulièrement sur des écrans et non plus seulement sur un miroir ce qui fait que :

"Les jeunes rattachent ainsi beaucoup moins leur intimité et leur identité à la représentation visuelle d'eux-mêmes. [...] Ils jouent avec les images qui les représentent, et ils proposent volontiers des images fantaisistes d'eux-mêmes sur Internet afin d'en tester la validité auprès des autres internautes". Les moins de 20 ans sont généralement plus impudiques que leurs aînés dans les photos qu'ils mettent en ligne, cependant ils cherchent à donner d'eux une image positive et ouverte en se mettant en scène. Selon Sociogeek, une étude réalisée en 2008 sur les réseaux sociaux, se développe une " nouvelle" forme d'impudeur, appelée "l'exhib' " :

"L'exhib' correspond aux formes d'expression de soi dans lesquelles les personnes se montrent dans des poses théâtrales, marquées et très expressives dans un ensemble varié de contextes : en mangeant, décontracté au travail, en colère, ivre, dansant, manifestant ou affichant le désordre de leur lit."5

On peut aussi s'interroger sur l'impact de la diffusion de contenus violents dans les nouveaux médias et sur les risques de consultation de sites pornographiques qui ont des conséquences sur les comportements sexuels des adolescents. Le harcèlement se répand sur les téléphones portables, les pratiques de cyberintimidation à caractère sexuel ou pas se multiplient6. La mode du "dedipix" (dédicace en image) qui est apparue récemment consiste à écrire son prénom ou une "envie" sur une partie de son corps et de poster la photo de ce tatouage sur le blog d'un autre internaute, ce qui permet d'obtenir un maximum de commentaires. Cela peut aboutir à des dédicaces osées ou dégradantes auxquelles tout le monde peut avoir accès.

A cause de la culture de l'instantanéité, les jeunes ont développé une forte intolérance à toute forme d'attente ou de frustration. La figure de l'autorité est dévaluée et pour eux, pirater n'est en aucun cas voler.

2. L'éducation aux médias

L'UNESCO, notamment dans la "Déclaration de Grünwald sur l'éducation aux médias" (1982) et dans les douze recommandations pour l'éducation aux médias de l'Agenda de Paris (2007), a souligné l'importance primordiale de l'éducation aux médias:

"Pourquoi donc l'éducation aux médias ?

  • parce que nous vivons dans un monde où les médias sont omniprésents et qu'il faut prendre en compte leur importance accrue dans la vie sociale, en particulier pour les jeunes ;
  • parce que plutôt que de condamner ou de louer le pouvoir des médias, mieux vaut reconnaître qu'ils constituent un élément important de la culture contemporaine et peuvent favoriser la participation active des citoyens dans la société ;
  • parce que l'écart qui sépare encore trop souvent les systèmes éducatifs et le monde qui nous entoure nuit à la préparation des jeunes générations à leur future vie d'adulte." 7

2.1. Contre quelques idées reçues

Il faut relativiser les compétences des "digital natives", comme le remarque dans une interview Isabelle Bréda, co-organisatrice des rencontres de l'Orme :

"Les "digital natives"n'ont pas les compétences qu'on croit et qu'ils disent. Une étude européenne l'avait montré il y a trois ans. S'ils ont les compétences procédurales ou techniques requises, il leur manque des compétences liées aux réseaux de communication. Il faut apprendre à gérer son identité numérique par exemple : avec un blog ou sur Facebook, ils communiquent à propos de leur sphère privée sur un espace grand public. Ils finissent par le savoir s'il leur arrive des problèmes. Les compétences documentaires, comme savoir chercher l'information, la qualifier, l'archiver, leur font aussi défaut. Il leur faut aussi savoir produire l'information, la diffuser, travailler en collaboration. [...] Les jeunes se retrouvent exclusivement dans des situations d'usages et la capacité à concevoir l'objet technologique est absente des apprentissages."8

Les jeunes ont donc besoin d'être accompagnés car ils manquent encore de technicité et de compréhension du web.

D'autre part, comme le souligne M. Jacques Piette,

"l'activité dominante des jeunes consiste beaucoup plus à revisiter des terrains connus qu'à tenter l'exploration de nouvelles parties du réseau. On est souvent très loin de l'image du jeune internaute qui, grâce au branchement Internet à la maison, communique avec des correspondants du monde entier ou passe son temps à explorer de nouveaux domaines de connaissances." 9

Les jeunes n'ont pas conscience que les nouvelles technologies sont des dispositifs médiatiques créés dans des buts spécifiques et assujettis à des formes et techniques qui leur sont propres. Ils obéissent également à des règles économiques : la gratuité des skyblogs cache une entreprise très rentable car les blogs constituent une formidable base de données sur les goûts, les modes, les tendances des jeunes que l'on peut facilement monnayer. Enfin, ils véhiculent des messages idéologiques et des valeurs.

2.2. Le rôle des éducateurs

Les éducateurs doivent se maintenir informés, organiser la veille sur les nouveaux médias et les nouvelles pratiques, sur les nouvelles études universitaires et les évolutions pédagogiques pour éventuellement s'emparer de ces nouveaux médias au lieu de les diaboliser et les didactiser.

Cela est difficile car nous sommes dans une période de perpétuelle évolution : par exemple les blogs, très répandus voilà 3 ou 4 ans sont maintenant délaissés au profit de Facebook, le téléchargement laisse sa place au streaming... Mais les enseignants sont aidés par des organismes comme le Clemi (www.clemi.org) ou par l'association Médias (http://eduquerauxmedias.over-blog.com/) qui effectuent ce travail.

Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences, ils doivent mettre en place des activités 10 qui permettent de :

  • Développer une attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l'information disponible (A5)
  • Prendre conscience de ses droits et devoirs (A8)
  • Développer le respect de soi, des autres, de l'autre sexe, de la vie privée (A9)
  • Apprendre à identifier, classer, hiérarchiser, soumettre à critique l'information et la mettre à distance (C6).
  • Rechercher l'information utile, l'analyser, la trier, la hiérarchiser, l'organiser, la synthétiser (C10)
  • Il leur faut donc organiser des situations d'apprentissages qui permettent aux jeunes de développer leurs capacités d'identifier, de trouver, d'évaluer et d'organiser l'information, leur sens critique face aux médias, leur maîtrise des outils au service de projets éducatifs 11.

Il est enfin indispensable -même si ce n'est pas simple - d'éduquer les jeunes à Internet et d'aborder avec eux la question de l'identité numérique12.

Nous conclurons avec les propos d'un ancien Ministre de l'Education nationale qui, dans la circulaire de 2008 sur la Semaine de la presse et des médias dans l'école(r), définissait bien la mission qui incombe aux éducateurs :

"Le développement et la multiplication des médias d'information et de communication de masse rendent indispensable, et urgente, la formation des élèves à ces outils. Ce qui se joue ici, c'est d'abord la possibilité pour l'École de poursuivre ses missions traditionnelles d'instruction et d'éducation tout en restant ouverte sur le monde qui l'entoure. Mais c'est aussi sa capacité à s'approprier et à intégrer, en puisant dans son environnement immédiat, tout ce qui contribue à la formation de base des enfants et des adolescents qui lui sont confiés. [...]

Il est indispensable que les élèves apprennent à analyser, à hiérarchiser et à vérifier les informations qui leur parviennent, car c'est ainsi que l'information complète le savoir transmis par l'École. C'est à ce prix que les élèves pourront se forger les convictions personnelles et les jugements éclairés qui feront d'eux les citoyens libres de demain.

Éveiller les consciences et former des esprits libres, voilà un beau projet éducatif ! "13


(1) Pour plus de détails, voir l'étude GENE-TIC: Regard sur la première génération numérique. Les 18-24 ans, acteurs d'un changement radical de notre environnement socio-économique.
On peut également consulter le rapport d'information de M. David Assouline, "Les nouveaux médias : des jeunes libérés ou abandonnés ?", Commission des affaires culturelles, n° 46 (2008- 2009).

(2) Nicolas Auray, "Les jeunes et la culture numérique : des audiences actives aux parcours créatifs"in Lecture jeune, n°133, mars 2010,
Voir aussi Margherita Balzerani, "Jeu vidéo et machinima. De l'adolescent joueur à l'adolescent créateur. ", Lecture jeune n°133, mars 2010
Frank Beau, "La machine à écrire des images, un art adolescent ", Lecture jeune, n°126, juin 2008.

(3) Voir les travaux de Laurence Allard :
"Remix Culture : l'âge des cultures expressives et des publics remixeurs ?"
"Britney Remix : singularité, expressivité, remixabilité à l'heure des industries créatives. Vers un troisième âge de la culture ?"

(4) "Internet, nouvel espace de légitimation adolescente des oeuvres ? : L'exemple des fanfictions", Hélène Sagnet.

(5) http://sociogeek.admin-mag.com/resultat/Analyse.html

(6) http://www.media-awareness.ca/francais/ressources/projets_speciaux/toile_ressources/Contrer_cyberintimidation.cfm

(7) Synthèse des travaux : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/Synthese_fr.pdf
Voir également la résolution du Parlement européen du 16 décembre 2008 sur "La compétence médiatique dans un monde numérique".

(8) http://www.educpros.fr/detail-article/h/3f5cf6fa10/a/isabelle-breda-orme-crdp-aix-marseille-les-digital-natives-nont-pas-le-gene-po.html

(9) ) Jacques Piette, "Le nouvel environnement médiatique des jeunes : quels enjeux pour l'éducation aux médias", in Agora, Dossier technologies de l'information et de la communication : construction de soi et autonomie, n° 46, 4e trimestre 2007.

(10) Le ministère a mis en ligne en octobre 2010 des Repères pour la mise en oeuvre du Parcours de formation à la culture de l'information.

(11) Comme le propose Laurence Juin sur : http://owni.fr/2010/12/08/qui-a-peur-de-l'entree-des-reseaux-sociaux-en-classe-les-eleves
On pourra consulter également les Cahiers pédagogiques n°482 de juin 2010, "Le web 2.0 et l'école"

(12) Voir à ce sujet le dossier de SavoirsCDI : "Identité numérique, quels enjeux pour l'école ?" et la BD Sous surveillance.

(13) http://www.education.gouv.fr/cid22517/menl0800762c.html

Lire au lycée professionnel, n°64 (02/2011)

Lire au lycée professionnel - Pratiques médiatiques des jeunes et éducation aux médias