Notes de lecture

Le Dernier hiver
Jean-Luc Marcastel.
Hachette, 2011, "Blackmoon"

Aurillac, 2035. Suite à une perturbation dans la galaxie, le monde entier est plongé dans un crépuscule continu. L'Hiver s'est installé pour ne plus céder sa place. La neige ne cesse de tomber, le froid est saisissant, la vie telle qu'on la connaissait n'existe plus.

La faune, la flore, l'humanité doivent s'adapter. Le Crépuscule n'a pas seulement changé définitivement la face du monde, il engendre également des mutations importantes. Une variété d'arbre est particulièrement touchée. En effet, en raison de la nature peu clémente depuis la catastrophe, les Pins ont trouvé un autre moyen que la lumière du jour pour se développer : l'énergie humaine et animale.

C'est dans ce contexte apocalyptique que Johan essaye par tous les moyens de retrouver sa petite amie, Léa. Il est aidé de son frère Théo, soldat déserteur, de Fanie, une amie d'enfance des deux frères au caractère explosif et de Khalid, qui laisse derrière lui sa fiancée. Ce voyage doit les conduire à Bergerac. Mais les routes n'existent plus, le paysage a été ravagé par les Pins vampires, la vie humaine ne semble jamais avoir existé. Pire, des formes de vie inconnues et dangereuses se tapissent dans l'ombre glaciale des Pins.

On baigne dans une ambiance glaciale, apocalyptique, oppressante. La société humaine est mise à mal, les institutions ont disparu, la vie sur Terre est menacée.

Johan est ici le personnage principal et l'instigateur du voyage. Dès le début du roman, on apprend qu'il a une double personnalité et que tout le monde fait avec. Il décide, malgré le danger, de partir à la recherche de sa petite amie, pour savoir si elle est toujours en vie, armé d'un Katana. Le détail peut paraître impromptu, mais dans cette situation désespérée, toute arme peut être utile. Le départ a lieu peu après le retour de son frère, Théo. En revenant de l'armée, il a rapporté avec lui des armes et du matériel militaire, qui leur permettront d'assurer leurs arrières pendant le voyage.

Dans ce contexte de fin du monde, l'ambivalence du caractère humain est plus que présente. Devant le malheur, les hommes ne sont pas à égalité, la discrimination est encore très présente.

Les personnages poursuivent néanmoins leur chemin, sans savoir s'ils arriveront à destination, ou encore à rentrer après leur mission.

Ce livre est une aventure humaine, qui nous livre une conclusion sans équivoque : le plus dangereux prédateur pour l'homme, c'est lui même.

Sandra Eudine.

Lire au lycée professionnel, n°67 (01/2012)

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