Dossier - (En)quête d'identités : du moi aux autres

Identité narrative des adolescents : travailler la mise en scène de soi sur Internet

Valentine Favel Kapoian, professeure-documentaliste, collège de la Dombes (01), et formatrice à la DANE (Lyon)

Depuis plusieurs années, la BPDJ1 intervient auprès des 5e du collège pour une information sur Internet. Même si le discours des gendarmes ne se limite plus aux dangers potentiels de ce média, il demeure néanmoins avant tout une mise en garde contre les dérives possibles et un rappel à la loi pour les délits les plus fréquents. Il m'a semblé important d'aller plus loin et de proposer un travail pédagogique qui permettrait de passer d'une information à une formation2.

Genèse du projet

Dans un premier temps, j'ai proposé un atelier facultatif "Internet et moi" de 1 heure par semaine, ouvert à tous les élèves de 5e. Cet atelier avait pour objectif d'améliorer leurs connaissances et leurs pratiques de l'Internet et d'élaborer des outils de sensibilisation à destination des autres élèves du collège3. L'année suivante, le club a été reconduit et, parallèlement, nous avons construit avec un collègue d'histoire-géographie une séquence pédagogique en éducation civique sur l'identité numérique pour les élèves de 5e4.

Cette double expérience a été suffisamment probante et plébiscitée par les élèves et les enseignants pour envisager de la généraliser à l'ensemble des 5e.

Les compétences et connaissances mises en oeuvre dans ce "module Internet" sont celles du pilier 4 ("Maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication") et 6 ("Compétences sociales et civiques") du socle commun mais le contenu et les modalités varient d'une année à l'autre, au gré des réajustements, des trouvailles, des partenariats et des envies5.

Objectifs du module

Comme beaucoup d'adultes et parents, je suis déroutée par la facilité avec laquelle les adolescents se donnent à voir sur Internet. Au-delà du conflit de génération et de savoir qui a raison ou tort6, il m'a semblé intéressant de faire prendre conscience aux élèves de ce qu'ils font, de leur permettre de verbaliser un certain nombre de leurs pratiques, de leur faire toucher du doigt cette mise en scène d'eux-mêmes. Il s'agirait donc de travailler davantage sur ce que Julien Pierre nomme "l'identité narrative". Cette identité qui correspond à la mise en scène de soi se distingue de l'identité numérique induite par les traces informatiques et autres processus informatiques7. L'identité narrative serait davantage une identité construite au fur et à mesure de nos publications sur Internet. Le choix des messages postés, les internautes reconnus comme amis et les groupes d'appartenances, le détail des profils (musique, films, photos, loisirs...) les images, l'avatar, tout ceci construit une image. Cette image peut être partiellement maîtrisée, à l'inverse d'une identité numérique qui enregistre aussi des traces informatiques, résultat de nos activités, et qui nous échappe totalement.

Déroulement des séances

Le module se compose de 6 séances de 1 heure chacune au CDI ou en salle informatique. En voici le contenu, séance après séance.

Séance 1 - Qu'est-ce qu'Internet me donne à voir ?

Durant cette séance d'introduction, nous sommes d'abord revenus sur la rencontre avec la BPDJ, sur ce qu'ils en avaient retenu et sur ce qu'ils en avaient pensé. Les avis sont plutôt positifs dans l'ensemble, et cette rencontre entraîne une prise de conscience chez certains. Ils réalisent que les informations qu'ils croyaient avoir postées pour leurs proches peuvent être accessibles à d'autres.

Le module de formation est alors présenté. Nous expliquons aux élèves que durant ces 6 séances, nous allons parler de l'Internet, et voir avec eux comment optimiser l'utilisation qu'ils en font et, ce faisant, nous allons développer leur esprit critique. La majorité des élèves de 5e ne savaient pas ce que je voulais dire par là, ni d'ailleurs à quoi cela pouvait bien servir d'avoir l'esprit critique.

"C'est dire du mal de quelqu'un ?", tente une élève. Je suis obligée de passer par des exemples précis pour tenter de leur expliquer ce que signifie prendre du recul, analyser, critiquer, se positionner. Et justement, je vais leur montrer une vidéo et leur demander leur avis.

Il s'agit d'un reportage présenté au journal de 13h de France 2 le 1er avril 2010 : "Les séismes ralentissent les saisons" (http://www.youtube.com/watch?v=-SKysbx5F7s).

À la suite de cette diffusion, je demande aux élèves ce qu'ils ont compris. On résume ensemble l'information du reportage : la succession des séismes dans le monde ces dernières années a entraîné un ralentissement de la rotation de la terre ce qui décale les saisons et bientôt l'été sera en octobre. Si la majorité des élèves accepte ces explications, il y a toujours au moins un élève qui n'est pas convaincu par la démonstration scientifique qui vient d'être faite. Je lui demande alors ce qui le dérange dans le reportage, pourquoi il doute et c'est à partir de cette analyse que nous déconstruisons le reportage et mettons à jour qu'il s'agit d'un faux reportage, d'un canular, d'un poisson d'avril.

Pourquoi y ont-ils cru ? Parce que cela avait l'apparence d'un "vrai reportage" répondent-ils.

Voilà donc que nous abordons le coeur de notre formation : les apparences... Ne pas s'y fier, prendre de la distance face à celles-ci, vaste programme pour des adolescents dont c'est l'un des repères intellectuel et identitaire. Je leur propose alors une autre vidéo, "Test your awareness : Do the Test" (http://www.dothetest.co.uk/). Dans cette courte vidéo, deux équipes se font des passes avec un ballon de basket. On demande à l'internaute de compter les passes qui sont faites par l'équipe blanche et, alors que notre regard est concentré sur les mouvements de l'équipe blanche, un homme déguisé en ours fait des pas de danse parmi les joueurs de l'équipe noire. Évidemment, la majorité des élèves ne voit pas l'ours noir. Ensemble, nous essayons de comprendre pourquoi ils ne l'ont pas vu. Au-delà de l'amusement, certains sont assez stupéfaits de n'avoir rien remarqué et inquiets que l'on puisse ainsi se jouer d'eux.

Pour finir cette séance de "mise en doute", je diffuse la vidéo de Dove, où l'on voit toutes les étapes de transformation d'un mannequin, de son arrivée dans le studio du photographe à l'affiche publicitaire (http://www.youtube.com/watch?v=iYhCn0jf46U). Il s'agit encore une fois de déconstruire avec eux ce qui leur est donné à voir et de les initier à une certaine mise à distance. Cette vidéo permet aussi d'aborder la question de la réalité "photoshopée" ou comment nous vivons dans un monde d'images retouchées et totalement artificielles sans forcément nous en rendre compte. Cette thématique de la photo artificielle sera abordée largement dans la deuxième séance.

Séance 2 - Les images qu'on publie et celles qu'on ne publie pas

Par binôme, les élèves doivent choisir trois photos8 sur un thème donné par la documentaliste : une photo diffusée à tout le monde (une photo qu'ils posteraient sur un réseau social ou sur un blog par exemple), une autre qu'ils ne diffuseraient qu'à un petit groupe de personnes (envoyée par messagerie à des proches) et enfin une troisième à conserver pour eux-mêmes. Ils doivent expliquer leur choix par écrit en quelques lignes.

Voici la liste des thèmes : la tristesse, la joie, l'amour, la peur, la mort, la naissance, le mariage, la maladie, la vieillesse, la grossesse, l'enfant, le travail, l'anniversaire, la danse, les amis, la famille, le couple, le voyage, les études, le logement, les vacances, le repas, le sommeil, le réveil, la toilette9.

La première difficulté à laquelle sont confrontés les élèves c'est qu'ils ne trouvent pas facilement les images qui leur conviennent : dans la liste des résultats de Google images, beaucoup sont sans relation avec le thème demandé et nombreuses sont celles jugées trop choquantes, déplacées, violentes. Alors qu'on les pensait totalement anesthésiés par le flot d'images auquel ils sont confrontés quotidiennement, on les découvre mal à l'aise face à un grand nombre d'entre elles. Cela est d'autant plus préoccupant lorsqu'on sait que dans une grande majorité des cas les élèves utilisent un Internet non filtré chez eux10.

La deuxième difficulté réside dans le choix des photos. Tous sont dans une recherche d'images consensuelles : il faut trouver des images "ni trop, ni pas assez", et surtout des images qui soient agréables à regarder (ils choisissent très souvent des photos publicitaires qui donnent à voir une réalité idéalisée). Avant tout, pour eux, une image se doit d'être belle et le message passe en deuxième position... alors que justement, le travail demandé ici est bien de privilégier le message de l'image. Les obliger à formuler ce qu'ils trouvent beau, choquant ou agréable est extrêmement délicat, d'abord parce qu'ils n'ont pas forcément les mots pour exprimer leur ressenti, mais aussi et surtout parce que cela touche à leur intimité et qu'ils sont très pudiques... Pudiques ? Alors qu'on les accuse sans cesse de poster leur vie sur Internet ? Mais peut-être n'est-ce pas leur intimité qu'ils dévoilent sur Internet, mais bien cette "extimité" dont parle Serge Tisseron, cette mise en scène de soi, pour soi, et surtout pour les autres, pour le regard des autres11.

Dominique Cardon explique que l'identité numérique se mesure également par la distorsion entre le virtuel et le réel et, à observer ces élèves de 5e, on se dit qu'en effet, Internet est pour eux un monde virtuel coupé de la vraie vie et de leur intimité en tous les cas12.

"Madame, moi si j'avais un enfant handicapé, je ne mettrais pas sa photo sur Internet" me dit une élève. Pour elle, comme pour beaucoup d'autres, ce qui sort de la norme, et surtout ce qui dérange et fait mal, ne doit pas être divulgué. L'intime, on le garde pour soi, d'autant qu'ils sont sans nuance et tétanisés par le regard de l'autre.

Une fois le travail terminé, nous reprenons en groupe pour formuler les difficultés rencontrées et surtout pour donner du sens à la séance : les images sont aussi porteuses d'un message et on ne peut poster une image sur Internet sans se préoccuper de celui-ci13. On parle beaucoup de subjectivité et aussi du droit à l'image avec la fiche Memotice, "Publier : s'exprimer en ligne", que je leur distribue (http://www.ctoutnet.fr/publier-s-exprimer-en-ligne).

Enfin, nous terminons la séance par la notion de droit à l'oubli et évoquons la quasi impossibilité de contrôler le parcours d'une image sur Internet, sans cesse recopiée et reproduite, sans autorisation. L'impossibilité d'effacer une photo ou une vidéo postée est au coeur des jeux sérieux comme dans les épisodes "Fred et le chat démoniaque" ou "Anaïs pris sur le vif" de 2025 exmachina que je leur propose de faire chez eux (http://www.2025exmachina.net/jeu).

Séance 3 - La présence numérique des gens célèbres

Par binôme les élèves font des recherches sur des personnalités en complétant le tableau.

Avant de commencer, je présente rapidement les personnalités : Cédric Villani, brillant et célèbre mathématicien ; Florent Manaudou, athlète français, frère de Laure Manaudou ; Jean-Pierre Baron, maire de la commune du collège. Pour la grande majorité des cas, les élèves ne les connaissent pas et à la seule évocation des noms fusent les idées préconçues (Cédric Villani est forcément vieux avec des lunettes, Florent Manaudou en photo à la sortie d'une boîte de nuit, et Jean-Pierre Baron, sorte de célébrité locale, est inéluctablement très présent sur Internet).

Durant le travail de recherche, plusieurs réalités viennent ébranler leurs certitudes.

  1. La notion de célébrité est subjective : il y a plus d'informations sur Cédric Villani que sur Florent Manoudou, et non l'inverse comme ils l'avaient imaginé, et il n'y en a presque pas sur Jean-Pierre Baron, alors que c'est une "célébrité" locale.
  2. On peut être célèbre et protéger pour autant son identité numérique : au final, il y a peu d'informations personnelles sur Florent Manaudou et la majorité des photos sont officielles, ou du moins, des photos prises dans le cadre de son activité de nageur.
  3. On peut être très intelligent, reconnu mondialement comme une sommité dans sa discipline scientifique, et cependant se mettre en scène comme une star du show-business.

Pour finir la séance, je leur demande de se googliser à leur tour afin de faire le point sur les informations et images que l'on trouve sur eux.

Séance 4 - Adolescents et réseaux sociaux

En début de séance, nous faisons le point sur ce qu'ils ont trouvé. Peu de choses dans la majorité des cas : un résultat sportif, une photo de profil Facebook. Leurs activités sur Internet étant encore réduites, ils ne laissent que peu de traces14. Nous en profitons pour faire le point sur leurs pratiques et surtout sur leurs usages des réseaux sociaux. Pour ce faire, je leur distribue un dossier spécial de "Citoyen junior"15, que nous lisons page après page.

Pour aborder les réseaux sociaux, il m'a semblé plus intéressant de partir d'un support papier. En effet, pour le club Internet j'avais travaillé directement sur Facebook avec les élèves et ils avaient été très dissipés, cherchant plutôt à regarder les comptes des uns et des autres qu'à faire les activités demandées. Au terme de la séance, les élèves qui utilisent les réseaux sociaux commencent à prendre conscience qu'ils ont déjà une démarche de mise en scène de soi à travers les informations qu'ils mettent en avant.

Je leur donne un travail à faire à la maison, un avatar pour se représenter16, dont voici les consignes : il ne s'agit pas d'un avatar qui te représente uniquement physiquement mais d'un avatar qui représente aussi ta personnalité...

  1. Créer son avatar à l'aide d'un site que l'on trouve dans la liste proposée sur ce site : http://roget.biz/8-sites-pour-creer-son-avatar-en-ligne (clique sur les titres des sites en bleu). Le copier et le coller dans le questionnaire ci-dessous.
  2. Remplir le questionnaire suivant, le sauvegarder sur la clé USB et le ramener en version papier au CDI ou l'envoyer par mail.

Séance 5 - Un avatar pour me représenter

Durant cette séance qui a lieu au CDI, je présente à la classe quelques avatars et je leur demande ce qu'ils en pensent. Parfois il y a une bonne adéquation entre ce que l'élève a voulu montrer de lui et ce qu'en voient les élèves, d'autres fois non. Par exemple, un élève s'était représenté en ninja tout de noir vêtu ; ses camarades avaient trouvé cet avatar agressif alors que lui se présentait comme quelqu'un peu sûr de lui ayant besoin de se déguiser pour apparaître devant les autres. Autre exemple : un élève s'était représenté en costume trois pièces près d'une piscine afin de produire un effet décalé, pour montrer son côté joyeux et drôle, alors que ses camarades avaient compris qu'il était ambitieux et qu'il voulait plus tard gagner beaucoup d'argent.

L'échange se construit entre ce que les élèves ont perçu de l'avatar et ce que l'élève a voulu dire. On conclut sur la nécessité d'être lisible dans le choix de son avatar, car celui-ci est porteur d'un message qui peut être plus ou moins bien interprété. Il est important de toujours se poser la question : "celui qui regarde mon avatar va-t-il le comprendre comme moi je voudrais qu'il le comprenne ou peut-il l'interpréter autrement ? Cette interprétation peut-elle me nuire ?".

Ensuite, ils évoquent les différents services Internet où ils pourraient utiliser cet avatar, les jeux en ligne principalement.

Pour terminer, on évoque la question des photos de profil qui doivent permettre de les identifier sans pour autant leur porter préjudice. Forts de ce qu'ils ont compris tout au long des séances sur le message des images et sur l'importance de savoir se mettre en scène, je les invite à choisir une photo de profil bien pensée, qui va au-delà du selfie17 attendu, celle qui donne un air de voyou aux garçons et d'ingénue pour les filles, dans le meilleur des cas...

S'il reste du temps, nous visionnons la vidéo "Totalement grillée par Facebook" (http://www.youtube.com/watch?v=nwLhzhEhjfQ) qui pose question. On ne sait pas s'il s'agit d'une caméra cachée ou d'un faux reportage, mais ce qui nous intéresse ici c'est le décalage entre ce que la jeune fille dit d'elle-même ("enjouée", "sûre d'elle", "équilibrée"), et la façon dont le potentiel employeur la perçoit ("dépressive", "pas intéressée par son emploi"...).

Avec l'aimable autorisation de l'auteur, Louise Merzeau, série "Identités ?", http://photographie.merzeau.net/identites/

Séance 6 - Synthèse du cycle

Au terme des 6 séances, les élèves ont eu une évaluation de 1 heure qui a été notée sur 20 et comprise dans l'ECJS. Cette évaluation devait leur permettre de restituer ce qu'ils avaient compris et appris : ils devaient résumer les séances en quelques lignes et formuler un conseil pour chacune d'elles.

Cette évaluation pose plusieurs problèmes. Sur le fond d'abord, le travail demandé n'a pas été probant et beaucoup d'élèves ont répondu par des généralités comme "il faut être prudent sur Internet"... Ils ont retranscrit le message attendu et non formulé leurs propres avis. Ensuite, sur la forme, l'expérience du club Internet avait démontré que les élèves ne s'investissent réellement que s'il y avait une évaluation finale notée. Mais, dans le cas de ce travail, il aurait été plus intéressant de valider des compétences du socle commun (et non exclusivement celles du domaine 4) puisque nous avons davantage travaillé sur les savoir-être que sur les savoirs.

Bilan et évolution du projet

Le bilan de cette expérience est plutôt positif : les élèves se sont bien impliqués, ils viennent régulièrement au CDI se "googliser", je les entends débattre entre eux du droit à l'image, de leurs utilisations des réseaux sociaux, etc. Mais pour que cette formation soit réellement efficace, qu'elle s'inscrive dans des savoir-faire, il faut qu'elle soit plus en lien avec les disciplines, ou du moins qu'elle soit reprise dans d'autres situations pédagogiques. L'évaluation finale pourrait être envisagée avec le professeur d'arts plastiques, par exemple pour la réalisation d'un portrait, ou avec le professeur de lettres lors d'un travail sur l'autobiographie.

Cela pose la question du niveau auquel s'adresse cette formation : le niveau des 3e me semble plus propice à ce travail parce qu'ils sont plus actifs sur Internet, et aussi parce que parler de la mise en scène de soi demande d'avoir des acquis techniques et sociologiques d'Internet. Il faudrait donc envisager un curriculum avec une approche technique pour les 6e et les 5e et sociologique pour les 4e et 3e. Peut-être que la réflexion actuelle sur l'intégration de l'EMI (éducation aux médias et à l'information) dans les programmes nous donnera des pistes pour répondre au mieux aux besoins des élèves et à nos possibilités didactiques18. Nous pourrons alors les amener à développer de véritables compétences informationnelles et les aider à se mettre en scène sur Internet afin de maîtriser leur identité numérique et, comme dit Louise Merzeau, "d'habiter pleinement la cité numérique"19.


(1) La Brigade de prévention de la délinquance juvénile est un service public de la Gendarmerie qui intervient dans les établissements scolaires sur les thèmes des addictions, des jeux dangereux et des mésuages d'Internet.

(2) Ce travail s'inscrit aussi dans une réflexion plus générale sur l'éducation à l'identité numérique débutée depuis plusieurs années : Dora Dussurgey, Valentine Favel-Kapoian, "Identité numérique, quels enjeux pour l'école ?", Savoirs CDI, 2010, consulté le 4 mars 2014 :
http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformation/reflexion/identite-numerique-quels-enjeux-pour-lecole.html

(3) Valentine Favel-Kapoian, Atelier "Moi et Internet", Collège de la Dombes, 2010, consulté le 4 mars 2014 :
http://www2.ac-lyon.fr/etab/colleges/col-01/ladombes/spip.php?article530

(4) Pascal Meriaux, "L'identité numérique", site académique histoire-géographie Lyon, 2012, consulté le 4 mars 2014 :
http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/histoire/spip.php?article883

(5) Ce travail peut aussi s'inscrire dans le PACIFI et spécifiquement dans la fiche 10, "Utilisation éthique de l'information", Repères pour la mise en oeuvre du parcours de formation à la culture de l'information, MEN/DGESCO, Eduscol, 2010, consulté le 4 mars 2014 :
http://media.eduscol.education.fr/file/Pacifi/85/4/Reperes_Pacifi_157854.pdf

(6) Lire à ce sujet les articles de Jean-Marc Manach, "Vie privée : le point de vue des petits cons", Internet actu.net, 2010, consulté le 4 mars 2014 :
http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/ et Vie privée : le point de vue des vieux cons, Internet actu.net, 2009, consulté le 4 mars 2014 : http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/

(7) Pierre Julien, "Apprendre l'identité numérique : du concepteur à l'usager des identités numériques", Slideshare, 2013, consulté le 4 mars 2014 :
http://fr.slideshare.net/idnum/apprendre-lidentit-numrique-du-concepteur-lusager-des-dispositifs-identitaires

(8) Photo, et non illustration ni montage photo. L'idée est qu'ils trouvent des photographies dont ils pourraient être l'auteur.

(9) Ce travail s'inspire d'une des activités du jeu-enquête "Sociogeek" qui avait pour objectif de mesurer l'impudeur des internautes et de comprendre la notion d'amis sur les réseaux sociaux. Ce jeu-enquête a été développé dans le cadre du programme "Identités actives", Archives.fing.org, 2014, consulté le 4 mars 2014 :
http://archives.fing.org/identitesactives.net/index.html%3Fq=a-propos.html (le jeu-enquête n'est actuellement plus accessible).

(10) Environ les 3/4 des élèves disent ne pas avoir de contrôle parental à la maison. Par ailleurs, Internet sur les smartphones, les tablettes, les consoles de jeux et autres supports mobiles est rarement filtré.

(11) Serge Tisseron, "Intimité et extimité", Communications, 2011/1, n° 88, p. 83-91.

(12) Dominique Cardon, "Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0", InternetActu.net, 2008, consulté le 4 mars 2014 :
http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20

(13) Laurence Allard écrit : "ces images ne sont pas juste des images. Elles indifférencient de plus en plus l'iconique et le scriptural, l'image et le texte" ("Vers un nouveau rapport aux images", Passeur d'images, 2012, consulté le 4 mars 2014 :
http://www.passeursdimages.fr/Images-au-numerique-vers-un).

(14) Fred Cavazza, "Qu'est-ce que l'identité numérique ?", FredCavazza.net, 2006, consulté le 4 mars 2014 :
http://www.fredcavazza.net/2006/10/22/qu-est-ce-que-l-identite-numerique/

(15) "Les réseaux sociaux", Citoyen junior n° 22, juillet- août 2012, p. 9-19.

(16) Cette séance est inspirée d'une séquence proposée en primaire : In Recit.ca, consulté le 4 mars 2014,
http://www.recitdp.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=312:mon-avatar&catid=9:projets-ecr-primaire&Itemid=7

(17) Un selfie (dérivé du terme anglais self, soi) est un autoportrait photographique réalisé avec un appareil photographique numérique ou un téléphone mobile. Pour un aperçu des usages des images chez les adolescents, voir le diaporama de Julie Pascau et Bruno Vergnes, "L'identité numérique en images", Slideshare, 2014, consulté le 4 mars 2014 :
http://fr.slideshare.net/saamarande/limage-de-soi-sur-les-rseaux

(18) "Éducation aux médias et à l'information", Eduscol, 2014, consulté le 4 mars 2014 :
http://eduscol.education.fr/cid72525/education-aux-medias-information.html

(19) Louise Merzeau, "La présence, plutôt que l'identité", Documentaliste - Sciences de l'information, n° 47, 2010, p. 32-33, Archivesic.ccsd.cnrs.fr, consulté le 4 mars 2014 :
http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/49/28/43/PDF/Merzeau_Doc-SI_presence.pdf

Lire au collège, n°96 (05/2014)

Lire au collège - Identité narrative des adolescents : travailler la mise en scène de soi sur Internet