Dossier - "Entrée en théâtre(s) : répertoire contemporain et jeune public"

L'ANRAT, un acteur majeur de l'éducation artistique et culturelle

Romain Labrousse, professeur de lettres au collège Léopold Sédar Senghor (Corbeil-Essonnes)

Les lignes qui suivent présentent l'ANRAT1 puis décrivent, dans le cadre de son activité en direction des publics de l'éducation nationale, les propositions d'action de l'association dans le domaine de l'éducation artistique et culturelle, en particulier à travers l'école du spectateur.

Présentation de l'ANRAT

L'Association Nationale de Recherche et d'Action Théâtrale (ANRAT) a été fondée en 1983 à l'initiative de Robert Abirached et de Jean-Claude Luc dans le but d'ouvrir un espace de réflexion commun aux ministères de la Culture et de l'Éducation nationale. L'association est encore à ce jour soutenu par les deux ministères.

Son rôle

L'ANRAT rassemble des personnalités des mondes de la culture, de l'éducation, de l'enseignement supérieur, ainsi que des responsables des collectivités, qui produisent des réflexions collégiales soumises aux ministères, comme ce fut le cas en 2009 avec la Charte Nationale de l'École du spectateur.

Elle initie des expériences d'éducation artistique de grande ampleur, afin d'interpeller la puissance publique sur les enjeux du renouvellement des pratiques culturelles et pédagogiques. Ces actions et les réflexions qui les accompagnent visent à encourager l'élaboration d'une politique artistique et culturelle en direction de la jeunesse, à échelle nationale. Cet axe est particulièrement présent depuis qu'Emmanuel Demarcy-Mota est devenu en 2008 président de l'ANRAT, et dont la déléguée nationale est depuis septembre 2009 Claire Rannou.

Ses objectifs sont multiples

  • Développer et démocratiser l'éducation artistique et culturelle pour les jeunes, dans le domaine des arts de la scène, et inscrire l'éducation artistique et culturelle dans l'ordinaire de la formation générale de tous les jeunes, dans et hors du temps scolaire.
  • Contribuer à la réflexion de tous les théâtres et lieux culturels du service public sur les actions de médiation et de transmission culturelle.
  • Promouvoir la notion de parcours culturel inscrit dans la durée, pour tous les enfants et adolescents, à partir de la fréquentation directe des oeuvres et des lieux, d'une préparation en amont de la représentation et d'une appropriation sensible en aval, accompagnés par une initiation à la pratique artistique.
  • Offrir à tous les adhérents un espace de réflexion et de travail sur le renouvellement des formes et du contenu des partenariats État/collectivités, éducation/culture et structures culturelles/établissements scolaires.
  • Structurer et animer le réseau de théâtre-éducation et d'arts de la scène-éducation, en proposant des stages de recherche sur la transmission et des colloques, pour valoriser les expériences des praticiens et faire le lien avec la recherche universitaire.

Ses formations

Parmi les stages de formation proposés par l'ANRAT à travers la France, le séminaire organisé pendant le festival d'Avignon est chaque année un moment fort de la vie de l'association.

L'analyse de spectacles, la lecture de la représentation, la place de la représentation dans les études théâtrales au lycée ou les pratiques au collège, la rencontre de travail avec les équipes de création, et donc les formes d'interventions partenariales auprès des élèves, sont autant de questions qui sont généralement abordées au cours du séminaire.

Chaque journée de la formation est articulée autour d'un spectacle du festival d'Avignon. L'équipe de formation propose une préparation en amont de la représentation (documents, projection vidéo, lecture à voix haute, approche sensible), et une analyse collective en aval, sous la forme d'une analyse chorale, afin de prolonger la représentation mais aussi pour permettre aux participants du stage de s'approprier cette approche ; cet échange est suivi d'une rencontre avec des membres de l'équipe de création.

Du fait de l'inscription au programme de "l'histoire des arts", l'ANRAT a souhaité établir, lors de la session 2012 du séminaire, un partenariat avec la Collection Lambert en Avignon, afin de mettre en perspective arts plastiques et scénographie. Ce parcours à travers Avignon a été l'occasion de nombreux échos entre les arts de la scène et les arts visuels au cours des séances de travail du séminaire. Quelques temps de pratique sont également inscrits au programme de ce stage.

Ses projets

Un acte fort du développement de l'éducation artistique : Transvers'arts.

Transvers'arts est une expérience initiée en 2011-2012 en Île de France avec 13 théâtres partenaires. L'objectif est de proposer des parcours culturels aux élèves du primaire, du collège et du lycée à travers différentes structures de la région, afin de permettre une découverte de lieux et d'esthétiques. Chaque parcours offre aux élèves des académies de Créteil, Versailles et Paris, l'opportunité de découvrir deux ou trois lieux différents et d'appréhender des spectacles de natures diverses.

En 2012-2013, cette aventure collaborative est inscrite dans les dispositifs nationaux, et se poursuit en Île de France avec 22 théâtres partenaires. Elle est également lancée en Lorraine avec 6 structures partenaires, autour de deux pôles, Nancy et Bar-le-Duc. En Île de France, 36 classes et 934 élèves ont été concernés en 2011-2012 et le succès du dispositif se traduit en 2012-2013 par une hausse des inscriptions à 66 classes, soit 1803 élèves.

Le congrès IDEA 2013

L'ANRAT et l'Association IDEA Paris 2013 organisent le huitième Congrès International Arts de la scène - Éducation, du 8 au 13 juillet prochains à Paris. Il a pour objectif de mettre en valeur et de repenser le rôle des arts de la scène dans l'éducation artistique. Il souhaite à la fois donner une visibilité aux actions d'éducation artistique menées au niveau national, européen et international, et témoigner du partenariat artiste-enseignant tel qu'il se pratique en France. Durant cinq jours, le Congrès est l'occasion de rencontrer des professionnels du monde entier, qu'ils soient artistes, enseignants, chercheurs ou représentants de structures culturelles. Organisé pour la première fois à Paris, il a pour spécificité d'accorder une grande place à la recherche en arts de la scène et éducation2.

Le Congrès est structuré autour de cinq thèmes de réflexion. L'éducation artistique est-elle un enjeu mondial ? Les pratiques d'art de la scène sont-elles des processus transformateurs ? Quel dialogue entre les neurosciences et l'éducation artistique ? Les arts de la scène et les langues-cultures : entre diversité et métissage. La création jeune public et les écritures théâtrales pour la jeunesse : quelle place et quelle reconnaissance ?

La soirée d'inauguration du Congrès aura lieu au Théâtre de la Ville le 8 juillet au soir. Il se clora au Théâtre National de Chaillot le 12 juillet. Les matinées se dérouleront à l'Odéon-Théâtre de l'Europe et seront constituées d'une prise de parole d'un intervenant de renommée internationale qui introduira le thème de la journée - tels Alain Berthoz, professeur au Collège de France, Emmanuel Wallon, professeur à l'Université Paris Ouest-Nanterre, Robyn Orlin, chorégraphe sud-africaine, ou Philippe Meirieu, professeur des Universités et spécialiste en sciences de l'éducation et de la pédagogie. À l'issue de ces conférences, deux tables rondes seront conduites simultanément, l'une internationale et l'autre francophone.

Les après-midis se dérouleront à l'Université de Paris 7 Diderot et feront alterner trois types de propositions : les ateliers de pratique artistique en théâtre ou en danse (1h30) permettront aux congressistes de se confronter à diverses méthodes pédagogiques ; les présentations d'expériences et de recherche, réuniront trois professionnels d'horizons divers pour témoigner de leur travail (chaque intervenant bénéficie d'un temps de parole de 20 minutes, suivi d'un débat avec le public) ; les groupes de réflexion seront l'occasion d'étudier une thématique en profondeur sur toute la durée du Congrès.

En soirée, des spectacles de jeunes amateurs seront présentés au Théâtre Ouvert, au Théâtre Dunois et dans les Centres de la Fédération de Paris de la Ligue de l'Enseignement. Plusieurs disciplines et types d'expression théâtrale seront représentés, parmi lesquels la marionnette, le théâtre en langue des signes et la danse. Des spectacles professionnels à la Comédie-Française, à l'Opéra Bastille et au Théâtre de la Ville seront aussi proposés.

Ses publications

Les Ateliers de théâtre, Actes Sud Papiers-ANRAT3

Cette collection est la mise en oeuvre concrète de l'idée de partenariat que défend l'ANRAT depuis longtemps. Au fil des cinq numéros déjà parus, deux professionnels, un artiste et un enseignant, sont réunis dans un ouvrage à deux voix guidé par un objectif commun : faire entrer les élèves en théâtre. Destinés à des classes entières, du cycle élémentaire à l'université, ces ateliers sont constitués d'une dizaine de séances de travail théâtral qui visent à initier les élèves à la pratique artistique.

  • Les fiches pratique en ligne sur le site de l'ANRAT : www.anrat.asso.fr
  • Les fiches pédagogiques Transvers'arts rédigées par des militants de l'ANRAT, dans le but d'accompagner les élèves et leurs enseignant en amont comme en aval de la représentation.
  • La revue de l'ANRAT, Continu(um), et la lettre électronique mensuelle.

Faire entrer les élèves dans un parcours culturel

Si l'étude et la pratique du théâtre en classe nous semble un complément essentiel à la culture littéraire forgée par les séances d'enseignement des lettres en collège ou en lycée, c'est d'abord parce que l'appréhension de l'objet "théâtre" est une opération à la fois intellectuelle et sensible qui mène à ne pas se contenter de "voir", mais à véritablement "lire", c'est-à-dire déchiffrer la multiplicité de codes mobilisés par un metteur en scène ou par un dramaturge. Cette lecture est un travail interprétatif, sinon parallèle, du moins comparable au travail de sens à l'oeuvre dans la réalisation d'un spectacle ou l'écriture d'une pièce. Rendre intelligible le monde tout en maintenant son irréductible part d'inconnu, rendre conscient du caractère toujours construit d'une oeuvre théâtrale et de toute réalisation esthétique par une ouverture à tous les arts, et rendre les jeunes spectateurs que sont nos élèves des lecteurs exigeants des multiples sollicitations médiatiques auxquels ils sont et seront confrontés toute leur vie, voici les grands principes qui sous-tendent la volonté de l'ANRAT d'enseigner, de faire voir et de faire pratiquer le théâtre.

À un premier niveau, celui du développement personnel d'un jeune élève, le théâtre est une voie d'entrée privilégiée dans le symbolique : à titre d'exemple, le simple fait de décider qu'un espace déterminé de la salle de classe soit un espace de jeu suffit par cette seule décision à faire jaillir d'un lieu non théâtral, une scène propre à accueillir des lieux, des personnages et des actions imaginaires :

Je peux prendre n'importe quel espace vide et l'appeler une scène. Quelqu'un traverse cet espace vide pendant que quelqu'un d'autre l'observe, et c'est suffisant pour que l'acte théâtral soit amorcé.

Peter Brook, L'Espace vide, Points Seuil Essais, 2001

Si cette entrée dans le symbolique peut se faire au cours des séances d'enseignement de lettres, il ne s'agit pas encore d'une véritable rencontre entre les élèves et une authentique proposition artistique, laquelle est permise par la fréquentation de spectacles mais surtout par le partenariat. Déterminée par une réelle complicité de vue et d'objectifs entre un praticien et un enseignant, la pratique nous semble complémentaire de la formation culturelle permise par la fréquentation de spectacles.

Produire du sens et de l'émotion dans le même mouvement, à la vue des spectacles comme dans la pratique théâtrale, ces deux pôles offrent déjà une expérience collective, civique même, et particulièrement précieuse dans des établissements réputés difficiles.

Enfin, l'enseignement du théâtre peut contribuer à renouveler et enrichir notre pédagogie quotidienne, celle de l'enseignement des lettres en premier lieu. L'entrée dans un texte difficile peut être facilitée par une improvisation à partir d'une situation voisine de celle des personnages, comme la "scène de ménage" qui ouvre Ubu Roi abordé en classe de 5e. La pédagogie active de la littérature que nous pratiquons grâce au théâtre s'exerce à travers l'insistance sur la lecture orale et la lecture expressive comme premiers gestes interprétatifs d'un texte, ainsi que sur le rôle désinhibant que peuvent jouer des exercices théâtraux dans la maîtrise de la langue, la connaissance et l'estime de soi. Le théâtre est souvent présent dans nos pratiques pédagogiques, que l'objet d'étude soit théâtral ou non. Ainsi, à partir d'un support narratif, la métaphore de la scène théâtrale comme moyen de rendre sensible les valeurs des temps du récit au passé, le passé simple, incarné par les acteurs en action et l'imparfait, représenté par le décor, est une image qui peut être employée pour illustrer la leçon de grammaire sur l'emploi des temps verbaux.

Ajoutons enfin que le théâtre n'est pas l'apanage des professeurs de lettres et qu'il existe des enseignants convaincus, de mathématiques par exemple, qui le prouvent avec éclat dans leurs classes et dans les formations qu'ils animent.

Avant d'aller au spectacle : constituer un horizon d'attente

Dans le but de faire naître des attentes fortes chez les élèves et de les préparer à vivre une expérience esthétique, seront présentés ici quelques exemples simples d'activités (qui peuvent également être utilisées au sein d'une séquence sur le texte de théâtre, sans déplacement pour une représentation) autour d'une tendance lourde du théâtre contemporain à destination de la jeunesse, l'exploration des contes.

L'enseignant peut partir de répliques des premières scènes et les distribuer dans le désordre pour travailler sur l'adresse des répliques.

a) Lecture chuchotée

Un corpus de répliques à faire découvrir aux élèves est distribué : deux groupes, l'un lit, l'autre écoute par exemple, ou chaque élève lit et plusieurs élèves viennent chuchoter leur réplique à l'oreille d'un autre élève.

Une restitution en cercle peut ensuite dégager les impressions, l'histoire, les mots ou groupes de mots retenus.

La même activité est proposée à l'autre groupe si deux groupes ont été constitués.

b) Lecture adressée

À partir du même corpus ou d'un autre, un élève cherche à faire entendre le texte en l'adressant à quelqu'un du cercle ; on peut alors faire varier le ton : colère, joie, en allongeant les syllabes, en contrefaisant sa voix...

D'une manière générale, la lecture du début d'un texte dramatique est une entrée pertinente car elle ouvre un horizon d'attente sans imposer de pistes interprétatives aux élèves. D'autres textes peuvent être proposés à titre de comparaison ou bien des extraits vidéo de captations de spectacles, ce qui permet souvent aux élèves de laisser libre cours au "ça me fait penser à..." à l'issue de la représentation.

c) Sculpture et photo-théâtre

L'enseignant soucieux de faire entrer ses élèves dans un texte dramatique, ou de les préparer à un spectacle, peut également partir d'images (gravures de Gustave Doré ou publicité parodiant Cendrillon ou un autre conte par exemple) et demander d'imiter en groupe l'image ou/puis d'improviser l'avant ou l'après de la scène "sculptée", avec comme exigence le plus de précision possible dans la posture, le regard et l'expression du visage, que l'activité proposée soit statique ou dynamique.

d) Improvisations

Une autre possibilité est de proposer aux élèves de moderniser ou de transposer le texte en leur donnant par exemple le canevas de certaines scènes du texte à sculpter ou à improviser. Si nous poursuivons avec l'exemple des adaptations par le théâtre contemporain d'un conte comme Cendrillon, nous pouvons aussi donner des extraits de la version de Charles Perrault et demander aux élèves de les "sculpter" ou de les improviser en les inscrivant dans un contexte actuel.

Cette étape dite de "l'amont" est souvent l'occasion d'expliciter la méthode de travail qui entoure le spectacle et de fixer le vocabulaire usuel du théâtre, au besoin à l'appui d'un "abécédaire" du jeune spectateur aujourd'hui largement répandu.

En revenant du spectacle : dire et écrire

L'analyse chorale, généralement au cours d'une séance d'une heure, est une activité propice à la manipulation d'un lexique précis et concret : il peut être demandé aux élèves d'écrire sur un morceau de papier un mot "concret" dégagé de tout ressenti, de toute abstraction ; ce mot peut ensuite être redistribué à un autre élève de manière à ce que chaque élève prenne ensuite la parole pour commenter ce mot en rapport avec le spectacle.

Rappelons que l'analyse chorale est une analyse collective visant à faciliter la remémoration collective des éléments de la mise en scène par la description la plus objective possible de l'espace et de la scénographie, des costumes, des objets, des lumières, de l'univers sonore, de la distribution des rôles et du jeu des acteurs. Cette objectivation des éléments concrets de la représentation est l'occasion de partager un vocabulaire précis pour parler de la réalité scénique du théâtre et de dépasser les appréciations spontanées du type "j'aime/j'aime pas".

Le compte-rendu journalistique ou le carnet de spectateur sont des activités qui peuvent prolonger l'analyse chorale, mais ces modes de restitution ont un caractère synthétique que l'analyse chorale ne se donne pas comme finalité. La frustration qui peut découler d'une analyse chorale interrompue par la sonnerie a le mérite de ne pas circonscrire l'expérience esthétique à laquelle viennent d'assister les élèves dans un discours interprétatif magistral et vertical.

Ajoutons que l'enseignant pour sa part, peut difficilement faire l'économie d'un travail personnel préalable sur et autour de la création mais il est fort à parier que le travail en groupe lui révèlera bien davantage que ce qu'il avait anticipé.

Ainsi, à travers ses projets, ses publications et ses formations, l'ANRAT contribue à l'élaboration d'une méthode d'acquisition des savoirs à travers les arts et participe à son échelle à l'élaboration d'une politique nationale ambitieuse en matière d'éducation artistique et culturelle.


(1) http://www.anrat.asso.fr/

(2) Le Congrès est soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, le Ministère des Affaires étrangères et la Ville de Paris, et bénéficie également du haut patronage de l'UNESCO. De nombreuses personnalités issues des sphères artistique et scientifique ont répondu à notre appel et le soutiennent : Jacques Lassalle, Carolyn Carlson, Alain Berthoz, Héla Fattoumi, Éric Lamoureux, Wajdi Mouawad, Romeo Castellucci, Jean-Claude Grumberg, Robert Abirached, Dominique Blanc, Philippe Meirieu et Abdou Diouf.

(3) 10 ateliers, D. Hervieu et M. Chevalier (dir.), +1 DVD, n° 5, 2008. 9 rendez-vous, C. Marcadé et E. Petitier (dir.), n° 4, 2007 (lycée). 10 rendez-vous, P. Vial et D. Girard (dir.), n° 3, 2006 (lycée). 10 rendez-vous, Y. Kokkos et D. Porcher, n° 2, 2005. 11 rendez-vous, R. Renucci et K. Tison-Deimat, n° 1, 2005 (élémentaire).

Lire au collège, n°93 (05/2013)

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