Dossier "L'oral / 1 - Prendre la parole"

Le slam ou l'art d'ouvrir un horizon d'écoute en poésie

Camille Vorger, formatrice à l'IUFM et au CASNAV de Grenoble (38)

Introduction : slam à l'horizon

Dérivée des États-Unis dès la fin des années 90, la vague du slam s'avère être une déferlante : "Slam de fond" titrent régulièrement les journalistes1. Celui-ci a fait son apparition depuis une dizaine d'années dans les établissements où les ateliers foisonnent et les mots jaillissent, ainsi que dans les manuels et programmes scolaires qui le définissent en termes de "poésie urbaine et sociale"2. Comment faire, cependant, pour qu'il ne demeure pas enfermé dans cette représentation de poésie populaire et qu'il acquière une véritable légitimité dans le champ didactique, au-delà du seul phénomène de mode ? Notre recherche en thèse tend à souligner une dialectique outil/objet : le slam représente, certes, un outil pédagogique intéressant, mais aussi un objet potentiel d'enseignement. En attestent des manuels récents qui l'intègrent dans une perspective d'histoire littéraire, les slameurs s'inscrivant dans la lignée des lointains tribuns3, voire des aèdes et rhapsodes de la Grèce antique. D'autres proposent de l'étudier en tant que forme contemporaine de poésie lyrique, cette dernière étant au programme de 3e. Nous l'avons pour notre part expérimenté au sein d'ateliers slam menés avec différents publics, dont celui d'élèves nouvellement arrivés en France pour lesquels cette forme hybride, à mi-chemin entre écrit et oral, peut offrir une entrée privilégiée dans la langue, voire un moyen de se l'approprier en expérimentant un rapport ludique aux mots : au-delà (ou en deçà) du jeu, c'est bien le "je" qui s'exprime, au travers d'une langue mouvante et é-mouvante, qui a du jeu. Après avoir apporté quelques éléments de définition, nous partirons de l'exemple du slameur Grand Corps Malade, avec son texte "Les voyages en train" considéré comme emblématique d'un lyrisme contemporain, pour évoquer ensuite un autre slam de Rouda intitulé "La Vénusienne", néologisme révélateur de ce que nous décrivons comme un horizon d'écoute et que nous aborderons au terme de cet article.

Éléments de définition : d'une Musique des lettres au lyrisme contemporain

La formule Musique des Lettres - titre de l'album du slameur Rouda (2007) - résume bien l'essence d'un slam qui se caractérise par la quête d'une musicalité intrinsèque. Notons d'ailleurs que le slam était originellement déclamé a capella. Le concept de slamming est issu du verbe anglais to slam ("claquer"), d'où cette définition synthétique du collectif 129h, auquel appartient Rouda : "monter sur scène pour projeter des mots qui claquent"4. Concrètement, une scène slam peut "se monter" en tout lieu, qu'il s'agisse d'un café, d'une rame de métro ou du CDI d'un collège... Et pour cause : la scène n'en est pas vraiment une, au sens où l'entendait Diderot dans son Discours sur la poésie dramatique5. En pratique, le slam fait voler en éclat le "quatrième mur" cher à Diderot : les frontières sont floues et mobiles entre slameurs et slamophiles, diseurs et écouteurs. Telle est précisément la définition que propose Grand Corps Malade de cet art verbal dont il devenu le représentant phare :

"Loin de toutes ces incertaines certitudes [conclut le slameur après avoir énoncé les règles du slam], le slam c'est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui prennent. C'est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots."6.

Si la bouche et les oreilles sont bien sûr au coeur de cette "constellation médiologique"7 en jeu dans le partage poétique, quid du corps dans son entièreté ? Pour Katia Bouchoueva alias "Boutchou"8, poète et animatrice d'ateliers slam dans la région grenobloise, c'est "un coeur qui parle au coeur en passant par un cerveau, une bouche, une main, des oreilles...". Et Boutchou de dessiner au tableau tous les maillons de la chaîne qui relie le poète à ses auditeurs, et réciproquement. Le slameur devient alors animateur, au sens premier de ce terme : "Par le souffle, il lui transmet son énergie - et on sait la place que tient cette notion d'énergie dans une forme d'expression poétique qui oralise rythmiquement des textes écrits comme le slam"9. Dans ces conditions, c'est bel et bien de lyrisme qu'il s'agit, au double sens de ce terme "recouvrant aussi bien la conception d'une poésie subjective que celle d'une musique hantant l'énoncé poétique."10.

L'exemple de Grand Corps Malade : "Les voyages en train"

À rebours de la démarche proposée par nombre de manuels de 3e11, nous proposons de partir du clip correspondant au slam "Les voyages en train"12 pour ouvrir ce que nous appelons un horizon d'écoute (voir infra). Cette démarche semble particulièrement adéquate à un module de Français Langue Étrangère ou Français Langue Seconde car les élèves seront ainsi familiarisés en amont avec le lexique nécessaire qui leur permettra d'accéder à l'interprétation métaphorique de ce texte : "J'crois qu'les histoires d'amour, c'est comme les voyages en train / Et quand j'vois tous ces voyageurs, parfois j'aimerais en être un...". Ce sont les premiers mots du slameur, qui introduit en ces termes la métaphore filée tout au long de son slam. À partir du clip qui sera visionné sans le texte dans un premier temps, les élèves pourront repérer le cadre (celui d'un hall de gare, d'un quai, d'un wagon de TGV), nommer les éléments constitutifs de ce décor et décrire les actions associées (attendre/prendre le train, monter dans un wagon, regarder le "défilé des paysages"...). Des éléments lexicaux plus précis pourront alors être introduits, comme le terme de "compartiment" qui fait l'objet d'un jeu de paronomase ("comportement"), à l'occasion d'arrêts sur images qui permettront de fixer le vocabulaire requis. Dans un second temps et après élaboration orale et/ou écrite de scénarii sur ce que pourrait être cette histoire, le texte sera découvert, même partiellement, et se prêtera à un repérage de la métaphore filée, chaque phase de l'histoire d'amour trouvant son pendant métaphorique dans une étape du voyage : "Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écoeure / Faut que tu t'lèves que tu marches tu vas t'dégourdir le coeur...".

On pourra lever les ambiguïtés liées au registre familier ("les potes", "se planter") ainsi que les difficultés inhérentes à la phraséologie qui donne lieu à des détournements ("se dégourdir le coeur"). Tous ces éléments concourent à la saveur lyrico-ludique d'un slam que les élèves goûteront au travers de cette découverte progressive, précédée d'une anticipation potentiellement facilitatrice. Dans un troisième temps, c'est à une activité d'écriture qu'ils pourront se livrer, en filant une métaphore "à la manière de" Grand Corps Malade : "Les histoires d'amitié, c'est comme..." ou encore "Les histoires de famille, c'est comme..." pourront être proposées comme amorces.

L'exemple de Rouda : "La Vénusienne"13

Ce slam de Rouda est emblématique d'un lyrisme contemporain tel que nous venons de l'appréhender. Il se distingue par une musicalité intrinsèque, le néologisme titulaire "Vénusienne" laissant son empreinte phonologique sur l'ensemble du slam : d'où les allitérations en [s] et [n], doublées d'une assonance en [E]. Dans ce poème, les rimes sont très majoritairement féminines et riches, voire léonines ou semi-équivoquées, fondées sur des paronomases14 (nous soulignons) :

"C'est une vénusienne elle n'est pas de la même planète
Lorsqu'elle ouvre ses persiennes ses yeux projettent des comètes
Notre passion n'est pas ancienne chaque matin je la vois renaître
Et chaque soir j'espère un signe de ma vénusienne à sa fenêtre [...]"

Lors des séquences expérimentées dans le cadre de notre recherche, nous avons usé du mot "Vénusienne" comme déclencheur d'une activité dite de "génération collective"15. Aussi le slam de Rouda n'a-t-il été présenté à la classe concernée qu'après la mise en exergue de ce mot-titre énigmatique, visant à susciter réactions et hypothèses d'interprétation. Les élèves ont énoncé le paronyme "vénitienne", la ville de Venise étant évoquée ainsi que celle de Sienne (homonyme de "la sienne"). Si les élèves n'ont pas forcément perçu l'opposition implicite entre Mars et Vénus (d'où les dérivés "martien"/"vénusienne"), "Vendredi" a été cité en référence à l'étymologie de ce mot (veneris dies), ce qui aurait pu donner lieu à une belle séance de vocabulaire comparé16. Une fois énoncée l'hypothèse d'un poème écrit "pour une femme bizarre, marginale, venue d'ailleurs", et après un détour ludique par le jeu de "la bombe de rimes" appliqué à ce mot17, nous avons rédigé un texte collectif à partir de l'amorce "C'est une vénusienne", à la façon des cadavres exquis. C'est seulement dans un troisième temps que le slam de Rouda a été découvert, d'abord par l'écoute, puis analysé plus en détail. À l'issue de cette séance, il nous est apparu que le fait d'avoir introduit le texte par son titre, puis par une activité d'écriture créative préalable à partir de ce mot-tremplin avait ouvert un horizon d'écoute propice.

Le concept d'horizon d'écoute

Nous avons proposé ce concept en référence à celui d'horizon d'attente développé par les théoriciens de la réception18. Appliquée à un corpus de texte oraux, la notion d'horizon d'écoute nous permet de décrire une réception qui s'appuie sur des représentations moins précises, car moins conditionnées par un cadre générique, que l'horizon d'attente. D'où l'idée d'un espace fondamentalement ouvert et en tant que tel, favorable aux manifestations de créativité. Il peut néanmoins être infléchi par certains éléments tels que les titres qui annoncent la couleur poétique ("La vénusienne"), ou encore les pseudonymes : par exemple "Grand Corps Malade" nous donne un indice sur le parcours de ce slameur et la teneur potentiellement autobiographique de son oeuvre. Ces points d'ancrage créent des attentes préalables à une écoute qui constitue la clé de voûte de l'accès au texte, s'agissant en l'occurrence d'orature - selon le terme proposé par Claude Hagège19 comme symétrique à l'écriture - ou oralittérature20.

Dans l'ouvrage collectif Lecteur attentif, écoute mon papyrus21, Monique Bouquet nous rappelle que dans l'Antiquité, le lecteur était essentiellement écouteur, que la résonance des mots dans leur corporéité sensible attestait à elle seule de la littérarité, tandis que l'inscription du verbe sur une tablette ou un papyrus était secondaire. D'une certaine façon, c'est donc à un retour aux sources qu'invite le slam tout en étant éminemment moderne et innovant dans les formes langagières dont il est porteur. Force est constater que "le recours à l'écoute préalable permet notamment une meilleure compréhension des notions d'ethos et de pathos"22 et que l'entrée par l'oralité dans les textes littéraires, envisagée comme une proposition didactique, peut même en constituer un mode d'accès privilégié23. Soulignant que l'oralité est "le maximum de vie dans et par le langage", Serge Martin dit "Non à l'expression mais oui à la relation"24. Or le slam est bien, et par essence, une poésie relationnelle, interactive voire intégrative25, une passerelle qui tisse des liens, relie et rassemble autour d'un texte objet de partage.

Conclusion : le slam passerelle

Conformément à l'ambition originelle de son fondateur américain Marc Smith qui visait à démocratiser la poésie, le slam représente donc une passerelle vers l'écriture qui se trouve ainsi désacralisée : c'est "une expérience qui conduit des textes aux autres en un incessant va-et-vient, avec l'écriture pour horizon"26. Il représente en outre un pont possible - dont les auteurs de manuels ont d'ores et déjà perçu les potentialités - vers la poésie lyrique, certes, mais aussi vers la poésie engagée. En témoigne l'album du slameur marseillais Frédéric Nevchehirlian, Le soleil brille pour tout le monde ?, titre sous lequel se trouve rassemblés des textes inédits de Prévert que le slameur a mis en voix et en musique. Ainsi "Le cancre" (Prévert, 1972) a-t-il trouvé, avec ce poète contemporain, une nouvelle voix. Plus généralement, le slam peut constituer une voie privilégiée pour favoriser l'accès de tous à la littérature :

"Tel ou tel des 'mauvais élèves' qui écrivent beaucoup chez eux, pourrait bien, parce qu'on aurait réussi à lui montrer le lien, fût-il discret, entre sa démarche et celle d'un écrivain, accéder enfin à cette Littérature qu'il croyait lui être étrangère."27.

Pour un élève allophone, il peut en outre favoriser l'entrée dans une langue-culture, (ré)concilier "Les rimes et la vie pour trouver sa voix" selon la formule de Serge Martin28, tout en permettant de trouver sa place dans la collectivité. Du rythme à la collectivité, il n'y a qu'un pas, nous dit Meschonnic : "Comme la collectivité est rythmique, le rythme engendre la collectivité."29.

Gisèle Pierra, quant à elle, a démontré comment le théâtre permet d'apprendre à dire "je" dans une langue qui devient peu à peu la sienne, à prendre la parole dans un entre-deux des langues-cultures30. Dans cette perspective, le slam est susceptible d'ouvrir des horizons didactiques nouveaux car ce sont ses propres mots que l'apprenant, initié au slam, met en jeu et en voix, accédant ainsi au corps, sinon au coeur, de la langue.


(1) Voir par exemple La Vie du 11 octobre 2007 : "Le slam, poésie oratoire, s'expose et s'explose dans les cafés ou les festivals, déferle dans la rue, les écoles ou les hôpitaux, et relie les poètes de toutes générations".

(2) Les programmes de terminale, série littéraire, soulignent que "la poésie est probablement le genre qui aujourd'hui dialogue le plus avec les autres langages, intègre l'image [...], s'ouvre aux ressources des nouvelles technologies et à de nouveaux lieux de diffusion (succès du slam, poésie urbaine et sociale venue de Chicago). Elle est par là-même un espace privilégié pour réfléchir à cette particularité de la littérature contemporaine qui bouscule les catégories étbalies.", Programmes de terminale, 2002, p. 30, nous soulignons.

(3) Filiation revendiquée par certains slameurs, si l'on considère le nom du collectif lyonnais "La tribut du verbe" dont le néologisme met en relief ce rôle de tribune.

(4) Cette définition rend compte d'autres acceptions du terme "(to) slam", notamment en argot américain, et se trouve formulée dans un livret initulé "Écrire et dire : petit guide méthodologique pour l'animation d'ateliers slam", diffusé par la Mairie de Paris et sur la toile : http://www.129h.com/ (rubrique "Ressources").

(5) "Imaginez sur le bord du théâtre un grand mur qui vous sépare du parterre ; jouez comme si la toile ne se levait pas.", Discours sur la poésie dramatique (1758), chapitre 11, "De l'intérêt".

(6) Définition accessible sur le site du slameur (http://www.grandcorpsmalade.com/slam.htm) et souvent relayée par les manuels scolaires.

(7) J.-P. Bobillot, "Naissance d'une notion : la médiopoétique", dans Poésie & Médias, Actes du colloque de Paris IV-Sorbonne, Éditions du Nouveau Monde, 2012, p. 155-173.

(8) K. Boutchou, C'est qui le capitaine ?, L'Harmattan, 2009.

(9) M. Burgos, "Lecture à voix haute, lecture partagée", Lecture jeune, n°141, 2012, p. 21.

(10) J.-C. Pinson, "Voix dans la jungle des sons", TDC, n°963, 2008, Poètes d'aujourd'hui, p. 23.

(11) Voir par exemple le manuel de français 3e paru chez Nathan en 2008 (p. 86-87). Les élèves se voient proposer, après l'étude des procédés lyriques, d'aller écouter ce slam puis de le mettre en voix "de manière expressive et personnelle".

(12) Grand Corps Malade, Midi 20, Universal Music, 2006. Voir par exemple sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=lBVaLWk7jsk

(13) Extrait de l'album Musique des lettres (Harmonia Mundi, 2007) et publié dans l'anthologie Blah ! Blah ! Blah !Une anthologie du slam, Éditions Florent Massot & Spoke, 2007, p. 246 (livre CD).

(14) Une rime équivoquée se caractérise, d'après le Dictionnaire de rhétorique et de poétique, par l'homophonie de deux vocable : "étendre/est tendre" (Marot).

(15) Y. Reuter, "Imaginaire, créativité et didactique de l'écriture", Pratiques n°89, p. 24-44.

(16) De fait, le morphème "di" en français comme en italien ou en catalan, du latin "dies", peut être identifié dans un certain nombre de langues latines : "day" en anglais, "es" en espagnol, etc.

(17) Jeu ?présenté dans le livret cité et souvent mis en oeuvre lors des ateliers slam : les élèves se font passer une balle ou autre objet et à chaque passe, ils proposent un mot qui rime.

(18) Hans-Robert Jauss le décrit comme "le système de références objectivement formulable qui pour chaque oeuvre au moment de l'histoire où elle apparaît, résulte de trois facteurs principaux : l'expérience préalable que le public a du genre dont elle relève, la forme et la thématique dont elle présuppose la connaissance, et l'opposition entre langage poétique et langage pratique, monde imaginaire et réalité quotidienne", Pour une esthétique de la réception, Gallimard, 1978, p. 49.

(19) C. Hagège, L'Homme de parole. Contribution linguistique aux sciences humaines, Fayard, 1987.

(20) Terme proposé par le slameur Souleymane Diamanka en référence à la culture orale de ses origines peules.

(21) Ph. Clermont et A. Schneider (dir.), Écoute mon papyrus. Littérature, oral et oralité, Sceren-CRDP Alsace, 2006.

(22) Vibert, 2006, p. 122.

(23) Chanfrault-Duchet, 2006, p. 135.

(24) S. Martin, "Les rimes et la vie pour trouver sa voix", Lecture jeune, n°115, 2005, p. 8-13 (article disponible en ligne : http://crdp.ac-paris.fr/d_college/res/lj_article115.pdf).

(25) "Slam is inclusive" d'après son fondateur américian Marc Smith qui l'a créé comme un dispositif ouvert à tous les poètes et toutes les formes. Voir l'interview sur http://www.arte.tv/fr/1772016,CmC=1772020.html.

(26) M. Burgos, "Lecture à voix haute, lecture partagée", art. cit., p. 23.

(27) M.-C. Penloup, "Et pourtant ils écrivent !", Sciences Humaines, n°109, 2000, p. 33.

(28) Titre de l'article paru en 2005 dans Lecture Jeune. Il s'agit là d'une référence à l'ouvrage de Meschonnic : La rime et la vie (1990).

(29) H. Meschonnic, Critique du rythme, anthropologie historique du langage, Verdier, 1982, p. 649.

(30) G. Pierra, Le corps, la voix, le texte. Arts du langage et langue étrangère, L'Harmattan, 2006.

Lire au collège, n°90 (05/2012)

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