Dossier "L'oral / 1 - Prendre la parole"

"D'où vient la certitude que les enfants adhèrent et s'intéressent vraiment à la réflexion que vous leur proposez ?"

Michèle Sillam, professeure de mathématiques et formatrice aux ateliers de philosophie AGSAS-Lévine (Paris, 75)

Eh bien oui, c'est l'heure du bilan !

Cela fait six semaines que chaque jeudi matin je me retrouve de 9h à 10h avec ces huit collégiens "difficiles". Sélectionnés pour leurs mauvais résultats et leurs comportements scolaires non compatibles avec les règles de l'école (absences, retards, devoirs non faits, susceptibilité exacerbée, insolence, provocations, voire violence), ils ont été retirés de leur classe respective de 5e, pendant six semaines durant lesquelles on leur a offert la possibilité, en petit groupe et accompagnés par des adultes volontaires, professeurs ou intervenants extérieurs, avec un programme allégé et différent de celui qu'on propose habituellement, de se "socialiser" et de "renouer avec les apprentissages". Ce dispositif de l'académie de Paris, porte le nom de Dispositif de Socialisation et d'Apprentissage (DSA). Après six semaines, chacun et chacune repart dans sa classe d'origine, avec, dans l'esprit des concepteurs du dispositif, l'espoir et la conviction que ce que ces adolescents auront vécu là leur aura permis de "grandir, parce qu'ils auront appris".

C'est dans ce cadre que je me suis retrouvée une fois par semaine, pendant une heure, avec eux, pour leur faire vivre des Ateliers de Réflexion sur la Condition Humaine (A.R.C.H.) qui comprennent des Ateliers de philosophie AGSAS-LEVINE(r) et des Ateliers de psycho-Lévine(r) (annexe 1).

À l'heure du bilan, aujourd'hui, me revient en mémoire la première séance avec eux où rien ne laissait présager que les choses allaient se dérouler comme elles se sont déroulées.

Devant la salle qui m'avait été attribuée, j'étais arrivée un peu à l'avance, histoire de préparer l'espace et alors que la deuxième sonnerie, celle qui annonce le début des cours, avait retenti, personne ne s'était présenté. Puis, avec cinq minutes de retard, sont arrivés les quatre premiers élèves du groupe, suivis d'un pas nonchalant de deux autres. Ils n'avaient pas attendu que je les invite à entrer dans la salle, ils étaient entrés, avaient jeté leur sac sur la table convoitée, s'étaient avachis sur leur chaise, se gardant bien de retirer blousons ou manteaux. Puis, sont arrivés les deux derniers élèves qui m'ont expliqué que, arrivés en retard à la porte du collège, ils avaient dû régulariser leur situation en passant par le bureau de la CPE.

Et aujourd'hui, par ce glacial jeudi de janvier, le dernier de ces six semaines de "stage", tous les huit élèves sont arrivés à l'heure, m'ont dit "Bonjour, Madame !", ont attendu que je les y invite pour entrer en classe, se sont installés en silence, ont ôté manteaux, bonnets, gants et, droits dans leur colonne vertébrale, ils attendent le programme du dernier jour.

C'est vrai que je l'ai préparé, ce programme, un peu plus que celui des autres jours !

Il commence par le rituel habituel

Comme à chacun de nos cinq autres "cours", je commence par leur distribuer le compte-rendu de la séance précédente. Chacun le lit avec intérêt et concentration, en silence, pour lui seul, dans un premier temps. Puis on le lit à voix haute. La règle, c'est que chacun lise une phrase (qui s'arrête à un point, je le précise à chaque fois) et celui qui veut prendre le relais doit juste user de son regard, un regard qui veut dire "je prends la suite" et ainsi, sans bâton de parole, et sans que j'aie à dire un mot, la parole circule dans une sorte d'alliance implicite et silencieuse.

Et les phrases prononcées par eux, la semaine précédente, sur le thème du mensonge, résonnent aujourd'hui à nouveau, dans cette petite salle de classe : "Il y a des moments où on est obligé de mentir et d'autres moments où on dit la vérité", "Mentir c'est tromper la personne", "Si on ment ce n'est pas bien, mais on est obligé, des fois", "C'est parfois autorisé pour ne pas faire de la peine ou protéger", "Ce n'est pas bien, mais dire la vérité, c'est beaucoup de courage"...

Puis, après cette lecture, je leur demande ce qu'ils en pensent. Cette phrase, "Qu'en pensez-vous ?", c'est comme un interrupteur sur lequel vous appuyez pour avoir la lumière ! C'est une phrase magique !

"Madame, j'adore quand on lit ces comptes-rendus, je revois, je revis et je ressens les choses comme si c'était la dernière fois !"

"Je trouve qu'on a dit des choses très intéressantes, on dirait qu'on est des philosophes."

"Moi, ça me calme beaucoup !"

"Je trouve que dans chaque cours, il devrait y avoir un compte-rendu après."

Puis, je leur explique que, parce que c'est la dernière fois qu'on se voit, j'ai préparé un document-questionnaire-bilan que j'aimerais qu'ils remplissent, par écrit, avec le plus de sincérité possible. Je précise que, même si j'aimerais bien qu'ils écrivent sans fautes d'orthographe, ce n'est pas la chose la plus importante. Le plus important c'est qu'ils arrivent à trouver les bons mots pour répondre à ces questions et qu'ils soient vraiment sincères.

Je distribue les questionnaires. Ils en prennent très vite connaissance et chacun commence à écrire dans un silence impressionnant. Ils écrivent vite, très vite !

Et quand ils ont tous fini, j'en fais lecture, à voix haute devant tous, sans dire les noms.

Penses-tu avoir appris quelque chose pendant les séances de philo ? Si oui, peux-tu préciser quoi ?

"J'ai appris que tout le monde pouvait faire de la philosophie et cet atelier demande beaucoup de concentration."

"J'ai appris qu'on a tous nos faiblesses."

"J'ai appris à penser plus régulièrement de façon positive et j'ai aimé ça."

"J'ai appris à regarder le monde, à regarder autour de moi, me poser des questions et y répondre, c'est formidable car maintenant je ne vois plus les choses de la même façon."

"J'ai appris comment vivre, ça m'a ouvert le coeur."

"J'ai bien aimé réfléchir sur des mots, j'ai appris à dire à quoi servent les mots."

Parmi les 6 règles à respecter dans l'atelier de philosophie, y en a-t-il une qui te plait plus que les autres ?

"Oui, celle où vous nous laissez réfléchir parce qu'on a besoin de temps pour réfléchir et on trouve alors plusieurs idées." [En atelier de philosophie AGSAS-Lévine, après avoir dévoilé le mot inducteur, il y a une minute de réflexion sans qu'on puisse prendre la parole.]

"On ne parle pas sans le bâton de parole." "Quand on a le bâton de parole on parle et quand on ne l'a pas, on ne parle pas. C'est pour moi, la meilleure règle parce que ça permet de s'écouter entre nous et ça ne se fait pas souvent ça en classe normale." "Oui, la règle qui est d'être libre de dire ce qu'on pense et de parler ou pas." [Parmi les annonces qui posent le cadre de l'atelier et que l'on répète à chaque atelier avant de débuter, il y a l'annonce qu'en philosophie, il n'y a ni bonne ni mauvaise réponse, chacun a sa façon de penser et on doit la respecter, et aussi l'annonce qui dit que personne n'est obligé de parler, on peut rester silencieux pendant tout l'atelier si on le souhaite.]

"On peut rire de bon coeur mais pas de rires moqueurs." [Nous avions pris un peu de temps pour réfléchir aux différentes façons de rire et différencier le rire moqueur du rire de bon coeur, parce que c'est drôle, puis nous sommes tombés d'accord pour autoriser le rire de bon coeur à condition qu'il soit de courte durée.]

Pourrais-tu dire quels souvenirs tu gardes en mémoire et ce qui t'a le plus marqué(e) pendant ces 6 séances ?

"Presque tous les ateliers m'ont marqué mais le premier m'a le plus marqué parce que tout le monde était attentif."

"Grandir c'est devenir un homme."

"Le courage, c'est surmonter ses peurs."

"La première séance a été la meilleure que j'ai aimée, il y avait des idées riches de mots et c'est formidable."

"Le premier atelier et tous les autres, l'accueil, nos conversations, je n'oublierai jamais."

"C'est quand on s'est mis à se mettre à la place des autres." [Il est ici question d'un atelier de psycho-Lévine dont le principe est d'inviter les élèves à se mettre à la place de quelqu'un d'autre et d'exprimer ce qu'il peut ressentir.]

"Les mots sur lesquels on a réfléchi." [Dans ces ateliers de type AGSAS-Lévine, on invite les enfants à réfléchir à partir d'un mot sur la condition humaine. Les mots sur lesquels ces adolescents ont réfléchi pendant ce stage, dans l'ordre chronologique ont été : grandir, le courage, le mensonge, la vie, le bonheur.]

"C'est tous les ateliers, j'aimerais trop qu'on ait ça tous les jours."

Que penses-tu de la règle qui impose au professeur de ne pas prendre part à l'atelier pendant les 10 minutes de réflexion sur le mot ?

"Je pense que c'est bien parce qu'on sait que vous n'allez pas nous interrompre."

"C'est pour dire que le professeur peut avoir confiance en ses élèves, même les plus insolents, les élèves impitoyables peuvent gagner le respect."

"C'est un bon choix et à la fois un mauvais car moi, j'aimerais que vous soyez avec nous ; mais c'est bien parce que c'est à nous que vous posez la question."

"C'est bien parce que nous, on peut réfléchir."

"Je trouve cette règle très bien car les élèves ont tout le temps de réfléchir au mot et le professeur, se rend compte que les élèves progressent." [En lisant cette phrase, je repense à ce que Jacques Lévine avait écrit pour le Parlement français de Bruxelles en 2004 où nous avions présenté les ateliers de philosophie AGSAS-Lévine : "Par contre, lorsque les enseignants surmontent cette appréhension (celle de ne pas intervenir), ils font au contraire la découverte sidérante de l'intelligence des réflexions des enfants sur des sujets pourtant difficiles et cela, avec des enfants eux-mêmes difficiles. Il se produit en eux un changement de regard qui se prolonge par une interrogation sur le métier d'enseignant : comment mieux prendre en compte le potentiel qui se révèle à l'occasion des ateliers ? C'est donc une réflexion de fond sur l'identité professionnelle qui est par là engagée. En cela, les Ateliers de Philosophie constituent un outil de formation."]

"C'est pour nous laisser réfléchir entre nous, que le professeur écrit chaque phrase qu'on dit." [Pendant l'atelier, je ne participe pas mais j'écris tout ce qu'ils disent de façon à le leur transmettre par écrit ultérieurement.]

Trouves-tu les règles imposées pendant l'atelier difficiles à respecter, quelle est la règle que tu as le moins respectée ?

"Non, je les ai toujours respectées."

"Non, je pense les avoir respectées."

"Non, elles ne sont pas vraiment dur à respecter mais moi, je ne les ai pas toujours respectées, surtout de ne pas parler quand je n'avais pas le bâton de parole."

Ces ateliers t'ont-ils apporté du plaisir ?

"Oui, parce que j'en ai jamais et je trouve que ça nous fait réfléchir."

"Oui, j'ai eu du plaisir parce que j'aime cet atelier."

"Oui, parce que ça m'a donné de la vie, ça m'a ouvert le coeur."

"Oui, car on discutait beaucoup."

"Oui, car ça a ouvert le coeur, on découvre des choses sur les mots qu'on ne savait pas."

Expression libre

"Je pense qu'on devrait mettre les ateliers de philosophie dans les programmes scolaires."

"On devrait en faire plus."

"Je pense que je n'ai jamais autant aimé un atelier comme celui-ci."

"C'est agréable l'ambiance ; c'est respectueux, c'était bien."

"Je pense que c'est une très bonne idée car on est libre de penser ce qu'on veut et ça j'apprécie beaucoup."

"C'était trop bien, j'ai beaucoup aimé."

"Ces ateliers permettent de réfléchir sur plusieurs choses."

"Ce qui est bien c'est que ça fait réfléchir le cerveau et respecter les autres."

C'est fini, la sonnerie retentit. Il nous faut nous quitter !

Mais avant, je les félicite ; car, leur dis-je, ils ont bien grandi tout au long de ces six semaines, ils ont réussi à faire des choses qu'ils ne faisaient pas avant, comme arriver à l'heure, ne pas être absents (pas même une fois !), ôter leur blouson et se tenir droit, se respecter (même si au début c'était dur !) et surtout avoir confiance, car sans la confiance, peut-on livrer ses pensées ? Je les félicite aussi pour la qualité de leur réflexion.

Mais ils sont là, debout autour de moi, alors que la cour de récréation les appelle, ils ne bougent pas. J'ai comme l'impression qu'ils attendent encore quelque chose... Serait-ce que pour quitter le présent, il faut parler l'avenir ?

Alors je leur dis : "Il faut que vous sachiez que j'ai vraiment été très heureuse de voir combien vous avez changé au fil des semaines. Vous aussi, je crois, d'après les réponses que vous avez faites dans ce questionnaire. Alors, n'oubliez jamais que vous avez réussi ce que vous avez réussi, c'est-à-dire à réfléchir ensemble sur la vie, à échanger vos points de vue, à vous écouter, à découvrir vos valeurs, être d'accord ou pas d'accord dans le respect les uns des autres, le respect des règles. Ne l'oubliez jamais ! Il y a en chacun et en chacune de vous, une 'bonne personne', même si vous n'êtes pas toujours de 'bons élèves'. Aussi je vous souhaite, à votre retour dans votre classe, que ce soit la 'bonne personne' qui est en vous qui se mette au volant de votre vie, scolaire ou non scolaire. Je crois bien que vous en êtres capables, toutes et tous !"

Ils sourient, disent merci et les voilà partis..

"D'où vient la certitude que les enfants adhèrent et s'intéressent vraiment à la réflexion que vous leur proposez ?"1. C'est la question qui nous était le plus souvent adressée lorsque nous présentions, avec Jacques Lévine, les fondements et les procédures des ateliers de philosophie et de psychologie. Une fois de plus, s'il en était besoin, nous voici rassurés !

"Il n'est pas d'enfants aussi inhumains paraissent-ils, qui ne pensent à l'humain. À nous d'en tirer les conséquences."2

Annexe

Les Ateliers de Philosophie AGSAS-LEVINE sont une proposition à apprendre à réfléchir, en groupe, selon une procédure qui s'inscrit dans la continuité et la régularité. Dans le livre L'Enfant philosophe, avenir de l'humanité ? de Jacques Lévine auquel j'ai participé, nous décrivons cette procédure comme étant régie par une règle fondamentale d'une extrême concision qui comporte cinq points, qu'à chaque séance, j'explicite clairement à ces huit adolescents.

Je commence donc chaque séance par la question rituelle et à chaque fois renouvelée : "Qu'est-ce que philosopher ?". À quoi ils ont pris l'habitude de répondre : "c'est réfléchir à des questions que se posent les hommes depuis très longtemps et pour lesquelles il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses" (cette précision provoque à chaque fois, une sorte de bien-être qui se voit sur leurs visages). Et j'ajoute : "donc, personne, ici, ne pourra s'autoriser à se moquer de ce qui se dit. On peut juste être d'accord ou pas d'accord".

Puis, je rappelle que philosopher c'est réfléchir d'une autre place que celle que l'on occupe habituellement et qu'au cours de cet atelier, chacun est invité à réfléchir, non pas seulement comme un élève, ou comme un adolescent, mais aussi, comme une personne parmi les autres, un habitant de la terre qui pense à la façon dont les hommes se conduisent sur terre.

J'annonce ensuite que je ne participe pas à l'atelier. Je vais les écouter (en tant que personne du monde aussi) et noter ce qu'ils disent afin de leur faire une synthèse à la fin de l'atelier et de leur redonner leurs paroles que j'aurai retranscrites, à la prochaine séance. Et aussi, je vais veiller à ce que le cadre de l'atelier soit respecté par tous, sans quoi je pourrais interrompre l'atelier.

Je rappelle que la réflexion autour du mot inducteur ne durera, très exactement, que 10 minutes, que la première minute après le déclenchement du chronomètre est réservée à l'entrée dans l'univers du mot et qu'on ne pourra pas prendre la parole avant la fin de cette minute. Et qu'après les 10 minutes, il y aura le temps du "comment ça s'est passé pour vous ?" qui durera aussi 10 minutes.

Enfin, je précise que personne n'est obligé de parler. Et que, par contre, chacun et chacune va s'engager à réfléchir. Mais si on a envie de dire ses pensées à haute voix, il faudra incontestablement être en possession du bâton de parole.

Je m'assure que chacun et chacune a bien intégré mes paroles en demandant : "Y a-t-il quelqu'un, aujourd'hui, qui ne se sente pas capable de respecter ces règles ?". La réponse qu'ils me font à chaque fois, c'est un étonnant grand silence. Et je comprends alors que je peux lancer le mot inducteur qu'ils attendent avec impatience.

Quant aux Ateliers de Psycho-Lévine (décrits au chapitre 7 du livre L'Enfant philosophe, avenir de l'humanité ?), c'est une invitation à se mettre à la place de quelqu'un d'autre pour exprimer ce que cette autre personne peut ressentir.

Voici la procédure que j'ai moi-même initiée depuis 2002, à partir de ce concept de Jacques Lévine.

Je commence par dire aux élèves que je leur propose de faire l'expérience d'un atelier de psychologie (en général il y a des fous rires et des réactions du genre "on n'est pas des fous").

Je précise alors que je vais les inviter à essayer de ressentir ce que peut ressentir une autre personne et que c'est pour cela que ces ateliers s'appellent ateliers de psychologie. Être capable de ressentir ce qu'une personne ressent c'est la qualité principale du psychologue.

Je leur distribue une feuille blanche sur laquelle ils vont pouvoir écrire ce qu'ils pensent que ressent cette autre personne. Ils ne sont pas obligés d'écrire et c'est anonyme.

Enfin je lance le sujet du jour et j'attends que chacun et chacune ait fini d'écrire.

Je ramasse les écrits et je les lis à la classe.

Puis la fois suivante, je leur en donne les traces.

La lecture qui me permet de découvrir les pensées des élèves est un moment tout à fait extraordinaire car, quel que soit l'état d'excitation ou de non attention dans lequel peuvent se trouver les élèves, ils sont alors d'un calme et d'une concentration tout à fait inattendus, révélateurs, sans aucun doute, de l'intérêt qu'ils portent à cette lecture que je leur fais.

Les thèmes sur lesquels ces élèves ont réfléchi sont : "Que peut ressentir quelqu'un qui se fait toujours remarquer ?" et "Que peut ressentir quelqu'un qui est bouc émissaire ?".


(1) Jacques Lévine avec Geneviève Chambard, Michèle Sillam, Daniel Gostain, L'Enfant philosophe, avenir de l'humanité ?, ESF Édition, 2008, p. 129.

(2) Jacques Lévine et Michel Develey, Pour une anthropologie des savoirs scolaires. De la désappartenance à la réappartenance, ESF Édition, 2003, p. 123.

Lire au collège, n°90 (05/2012)

Lire au collège - "D'où vient la certitude que les enfants adhèrent et s'intéressent vraiment à la réflexion que vous leur proposez ?"