Dossier : Les grandes peurs

Les grandes peurs dans la bande dessinée : maladie et bombe atomique

Laurent Guyon

Guerre, manipulations génétiques, épidémie, sectes, manipulation des esprits, dictature, disparition de la civilisation, voire de la race humaine, retour à la barbarie, crainte de l'autre, fin du monde, victoire de la Bête sur l'Humain, domination de la machine, solitude, damnation éternelle, perte de l'être aimé, le Diable et ses avatars : les grandes peurs sont largement représentées en bande dessinée ! Dans l'impossibilité de traiter tous ces thèmes, nous voudrions ici indiquer quelques pistes sur deux grandes peurs de l'humanité traitées en bande dessinée: la maladie et la bombe atomique.

Cancer, sida et maladie d'Alzheimer

En ce début de XXIe siècle, l'irrationnel a toujours la part belle en matière de peur de la maladie dans notre société occidentale : en témoignent dernièrement la publicité faite à la grippe aviaire, les propos tenus et les mesures prises à cet égard, plus ou moins dénués de sens d'un point de vue scientifique. Pour diverses raisons, certaines maladies sont plus particulièrement chargées de peurs et de fantasmes : le cancer, le sida, la perte des facultés mentales liée à la vieillesse. La maladie comme thème central de l'histoire touche au genre de l'intime. Indépendamment de l'évolution de la maladie elle-même, avec ses conséquences physiques (transformations, dégradations, handicaps, etc.), la bande dessinée s'intéresse plutôt aux questionnements qu'entraîne la maladie. En un sens, ceci est plutôt rassurant : l'accusation de voyeurisme ou de complaisance morbide ne peut être avancée.

  • Le cancer est traité en contrepoint dans plusieurs albums ou séries. Dans L'Année du dragon, de Vanyda et Duprat, le personnage masculin, Franck, suit la progression du cancer de son père qui finit par en mourir. Hanté par des images morbides, Franck fait de fréquents cauchemars où s'affrontent les pulsions de vie et de mort sous la forme de la jolie Kim (dont il est amoureux) et de son père menacé par des crabes, symbole évident du cancer.

    Analyser une planche ou une simple vignette peut être l'occasion d'étudier la représentation d'une peur profonde à travers un rêve et l'emploi du symbole. On proposera par exemple la page 11 du tome 3 en précisant que Franck vit à ce moment de l'histoire avec la blonde Bernadette. On soulignera :

    • la différence du cadre entre la dernière vignette et les autres : les angles arrondis et à la ligne épaisse indiquent que la planche met en scène un rêve. Dans les codes de la bande dessinée, le cadre joue ainsi une fonction d'indice du degré de réalité, plus ou moins subjective ou objective, représentée par l'image ;
    • la différence de traitement graphique : couleurs vives et trait plus naïf dans le rêve, couleurs atténuées et trait plus réaliste dans la dernière case ;
    • le passage du rêve à la réalité à travers la transposition des situations dans les deux dernières cases et la continuation du dialogue d'un univers à un autre (depuis " Papa !! " jusqu'à " Calme-toi ") ;
    • le symbolisme du crabe (cancer = crabe en latin). L'animal n'est absolument pas représenté de manière réaliste mais dans sa dimension menaçante : pinces (l'une fait même office de queue, menace supplémentaire, référence au scorpion, autre animal perçu comme dangereux, ou calque de certaines représentations traditionnelles du Cancer en astrologie), mandibules proéminentes. Le nombre des arthropodes et leur mouvement d'encerclement du père accentuent la perception de ce dernier comme un être affaibli, passif, vulnérable. On pourra rapprocher cette image du nénuphar de L'Ecume des jours.
    • A noter que Franck se voit en dragon parce que tel est son signe dans l'astrologie chinoise.
  • L'année du dragon, Vanyda et Duprat ã Éditions Carabas

  • Pilules bleues, de Frederik Peeters, raconte l'histoire vécue de l'auteur et d'une jeune femme séropositive, Cati, qui devient sa compagne. Le sida est générateur de peurs irrationnelles chez nombre de gens pour qui sa transmission revêt un caractère quasi spontané en dépit de toute réalité scientifique. Il est souvent associé au sexe dans l'imaginaire collectif judéo-chrétien, avec toute la charge d'opprobre et de culpabilité que cela comporte pour le malade. Comme Vanyda et Duprat, c'est aussi à travers un symbole que Frederik Peeters représente sa peur de la maladie. Il choisit pour cela un autre animal : le rhinocéros blanc. On pourra déchiffrer cette symbolique et sa mise en scène dans la planche 120 de l'album.

    Un préservatif ayant éclaté, Frederik craint d'avoir été contaminé et consulte un médecin. Celui-ci lui assure que, vu les circonstances, il a " autant de chance d'attraper le sida que de croiser un rhinocéros blanc en sortant [de son cabinet]" (précisons que nous sommes en Suisse...). La planche étudiée se situe immédiatement après ces paroles du médecin. On pourra examiner le fonctionnement de la métaphore à travers sa transcription visuelle et le choix de l'animal comme symbole de la maladie.

    • Le rhinocéros évoque évidemment Ionesco. Maladie du corps ou maladie de l'âme, les mêmes caractéristiques sont convoquées : force, puissance destructrice, caractère massif, sauvagerie incontrôlable, prédominance du physique sur l'esprit et la réflexion, de l'irrationnel sur le rationnel... A cela s'ajoute la couleur blanche qui peut revêtir deux significations : celle où l'entend le médecin, la rareté, puisque le rhinocéros blanc est au bord de l'extinction ; la symbolique inversée du noir (cf. Moby Dick, la baleine blanche de Melville, incarnation du mal), le blanc étant la couleur du deuil dans de nombreuses civilisations, orientales en particulier.
      On remarquera cependant que l'animal est représenté de manière neutre. Il est simplement là, passif, sans volonté de nuire, presque comme un animal de compagnie (ce qu'il est véritablement, au sens propre, pour Cati).
    • La planche se compose de trois vignettes qui constituent l'équivalent d'un zoom cinématographique à forte charge émotionnelle.
      • La première vignette est la plus grande. Le rhinocéros, brusquement apparu, s'impose par sa corpulence et emplit la pièce. Il domine et sépare les deux personnages comme menace de le faire la maladie. Sa présence semble réelle, comme le montre son ombre portée, en particulier celle de la corne sur Frederik, nouveau symbole menaçant. On remarquera que le cadrage adopte celui d'un cliché photographique en plan rapproché et au grand angle, avec déformation des lignes droites (plafond, porte). Cela crée un effet d'irréel, plongée dans l'intériorité de Frederik, suspension du temps soulignée par le regard fixe des personnages, leur immobilité, l'absence de parole.
      • Dans la seconde vignette, Frederik fait une tentative d'humour forcé qui reste sur le mode interrogatif et ne trouve aucune réponse de la part de Cati. Le temps a repris son cours normal et la parole (se) libère. Les personnages restent cependant figés. Seul le regard de Frederik se déplace, sans qu'on sache si c'est en direction de Cati ou vers l'arrière, où se trouve métaphoriquement le rhinocéros. Ce dernier commence à se retirer ;
      • Enfin, dernière case, l'animal disparaît en l'air, comme un ballon qui se dégonflerait, nouvelle métaphore de la peur qui s'allège. Les regards des personnages peuvent à nouveau se croiser. La réponse à la question de Frederik reste implicite. Le silence renforce encore l'intensité émotionnelle de ce moment.

    Pilules bleues, Frederik Peeters ã Éditions Atrabile

    En trois vignettes, Peeters transcrit ainsi la dimension dramatique de la scène et l'émotion qui s'en dégage. Mieux que les mots, la mise en image de la métaphore traduit la peur de la maladie. On retrouve le thème du sida dans un autre album qui montre l'évolution de la maladie et la mort d'une jeune fille : Jo, de Derib.

  • Dans Le Combat ordinaire, de Manu Larcenet, le personnage principal est confronté à la maladie d'Alzheimer dont est atteint son père. Page 30 du tome 2, Marco est témoin involontaire d'un épisode où se manifeste la maladie.

    On peut aborder l'étude de la planche à travers trois aspects : les symptômes de la maladie, le rôle du témoin, l'utilisation du cadrage.

    • Le symptôme évident de la maladie est ici le décalage vécu par le père par rapport à la réalité : confusion passé-présent, permanence d'inquiétudes profondes (l'insécurité matérielle pour la famille) alors que les enfants sont maintenant autonomes et les parents à la retraite, mais aussi permanence de l'amour de l'homme qui continue à voir sa femme, par-delà les années, telle qu'elle était autrefois. L'attitude du père, prostré à terre, est sans doute le signe d'un malaise. Cette manifestation physique de la maladie vient renforcer la contradiction pathétique entre le discours volontariste du personnage et son incapacité réelle à agir. A cela s'ajoute la condition de personne âgée représentée par le corps des personnages, les rides et attributs divers (chignon, béquille, vêtements).
    • La scène est montrée selon le point de vue de Marco. Elle est révélée progressivement suivant la découverte qu'en fait ce dernier. La vignette 3, qui introduit visuellement la scène, adopte un angle de vue en plongée, conformément à la disposition spatiale des personnages. Marco joue le rôle du témoin extérieur (il n'intervient pas et les acteurs du drame ignorent sa présence) mais impliqué puisqu'il s'agit de ses propres parents. Il est surtout chargé d'exprimer l'émotion qui se dégage de l'épisode, d'en renforcer la dimension pathétique en une sorte de commentaire muet. Les signes de l'émotion qui le submerge sont le regard (vide puis rempli de larmes), l'attitude désemparée (case 10), le geste compulsif de prendre des médicaments dont on imagine qu'il s'agit de calmants. Le nombre de vignettes est ainsi partagé entre les parents et le fils, entre ceux qui sont directement atteints par la maladie et qui en souffrent évidemment les premiers et celui qui en souffre par ricochet. On touche là à d'autres peurs profondes directement liées à la maladie : peur de voir souffrir ceux qu'on aime, mais aussi peur de la dégradation et de la déchéance, peur de la mutilation de l'image idéalisée des parents, et enfin perte effective des parents, peur de l'orphelin.
    • Le cadrage joue sur des plans diversifiés. Du très gros plan (vignette 5) au plan large (vignette 11), il introduit une variété dans un récit linéaire découpé en bandeaux et en cases assez réguliers. Chaque plan joue sur des fonctions spécifiques : descriptive pour le plan moyen de la vignette 3 qui permet de comprendre la situation, psychologique pour les gros plan (vignette 4) et très gros plan (vignette 5), etc.

    Au centre de la planche, les vignettes 5 et 8 s'opposent et se complètent à la fois. Très gros plan pour l'une, plan large pour l'autre, adhésion et rapprochement maximum d'un côté, solitude et éloignement de l'autre. La vignette 8 est en outre dépourvue de cadre et de fond, comme si les personnages étaient perdus dans un espace vide et sans repères, à l'image de ce que peut être l'espace mental et affectif du père et de la mère. L'éloignement vers la gauche des deux personnages peut représenter simultanément la disparition prochaine des parents dont la mort se précise et l'impuissance du fils à faire quelque chose pour eux et qui doit se résoudre à les laisser seuls face à la maladie.

La perte des facultés mentales est aussi le thème d'une autre bande dessinée : Eloge de la poussière, de Baudoin. L'auteur évoque sa mère âgée qui ne peut plus tenir une conversation cohérente. Alors qu'il pensait avoir perdu sa mère, une infirmière lui fait prendre conscience que celle-ci reste une personne pleine de vie. Difficile d'accès par la construction digressive du récit, par ses recherches graphiques et sa mise en page éclatée, Eloge de la poussière n'en demeure pas moins magnifique, entre autre par son message d'espoir.

Maladie dont on parle peu, rarement traitée en bande dessinée, l'épilepsie est le thème central de L'Ascension du Haut Mal, bande dessinée autobiographique très forte de David B. Dans un noir et blanc stylisé, proche parfois de l'expressionnisme, l'auteur raconte son enfance marquée par le haut mal du moyen âge, l'épilepsie, dont souffre son frère.

Bombe atomique et fin du monde

Grande peur s'il en est, l'apocalypse devient nucléaire après la Seconde Guerre mondiale. Ce thème, récurrent en bande dessinée comme dans la littérature populaire, s'exprime sous trois formes très différentes.

Le témoignage

La dénonciation de la bombe est traitée sous la forme du témoignage dans Gen d'Hiroshima, de Nakazawa. Parfois considérée à tort comme autobiographique, cette série s'inspire effectivement d'événements qu'a réellement vécus l'auteur mais laisse cependant une place à la fiction. Le personnage central ne porte d'ailleurs pas le nom de l'auteur. A travers le regard du jeune garçon est vu le cataclysme d'Hiroshima mais aussi la société japonaise de l'époque, belliciste, impérialiste, autoritaire, qui se détourne des survivants, et les Américains pour qui les victimes deviennent objets d'expériences. Certaines images sont fortes mais l'ensemble souffre cependant du ton larmoyant, de l'usage répété de procédés appuyés et redondants.

Dans un mode plus fictionnel mais tout aussi réaliste et sur un ton différent, Yoshihiro Tatsumi évoque lui aussi l'apocalypse et son horreur dans Hiroshima, un recueil de récits noirs sur l'immédiat après-guerre au Japon.

La menace de la bombe, ressort de l'action

En dehors de toute volonté de témoigner, certains récits d'imagination font de la menace du conflit nucléaire le ressort de l'histoire. Dès 1947, E. P. Jacobs raconte dans Le Secret de l'Espadon la lutte pour la maîtrise d'armes nucléaires, témoignant au passage d'une autre grande peur occidentale, le " péril jaune ". A une tirade de Blake qui fulmine contre l'attitude munichoise du gouvernement, Mortimer répond : " Eh ! Oui ! Atomisez les premiers, Messieurs les Jaunes !!! " (t.1, p.6). Cette petite phrase, à resituer dans le contexte de l'époque, synthétise clairement les deux peurs.

Watchmen, de Moore et Gibbons, met en scène une course contre la montre face à la menace d'un affrontement nucléaire entre les blocs soviétique et américain (cf. n° 66 de Lire au collège, rubrique " Mass médium ", pour une exploitation en classe).

Il serait intéressant de comparer en classe des planches de ces deux bandes dessinées pour comprendre, à cinquante ans d'intervalle, l'évolution graphique (dessin, composition de la planche, cadrages, place et rôle du texte, etc.) mais aussi celle des mentalités. Alors que pour Blake et Mortimer l'enjeu est la possession de l'arme nucléaire, dans Watchmen il est au contraire la destruction de l'arme elle-même car le danger ne vient pas seulement du possesseur mais de l'arme en soi.

Le récit post-atomique

A la suite d'écrivains d'anticipation comme Barjavel, Wul et Merle (Ravage, Niourk, Malvil), la bande dessinée franco-belge s'est largement emparée du récit post-atomique, décrivant un monde d'après la bombe inhospitalier, rempli de ruines, de vestiges de l'ancienne civilisation, où certaines zones irradiées sont interdites d'accès et où les rescapé vivent ou survivent difficilement. Dès les années 70 paraissent deux séries dont les cadres se ressemblent, mais dont les tonalités d'ensemble s'opposent. Claude Auclair se plait à construire dans Simon du Fleuve un monde à la Giono où les valeurs traditionnelles, proches de l'écologie et du communautarisme, retrouvent une place, même si elles sont menacées dans les derniers albums. De même, nature et monde rural ont aussi une part importante dans Jeremiah, de Hermann.

Mais la vision qui en est donnée est radicalement différente : la nature n'y est plus belle et généreuse mais hostile et dangereuse. Les personnages évoluent dans un monde qui tient davantage du western traditionnel, par sa violence, les situations dans lesquelles se trouvent pris les deux héros, Jeremiah et Kurdy, qui règlent souvent l'affaire à coups de fusil. Dans cet univers où règne la loi du plus fort, les valeurs de Hermann (droit à l'autodéfense, peine de mort...) s'opposent du tout au tout à celles d'Auclair (sentiment de la nature, amour, solidarité...). Chacune de ces séries peut illustrer des thèmes tels que l'écologie ou la peine de mort mais aussi, plus profondément, une réflexion sur la nature humaine ou les rapports homme-nature. Un nombre important des grandes peurs qui nous hantent trouvent leur origine dans la réponse à ce questionnement.

Parmi les mangas, logiquement très sensibilisés à ce thème, deux classiques décrivent encore des mondes opposés. Akira, de Katsuhiro Otomo, montre une mégalopole lépreuse reconstruite sur les ruines de Tokyo où planent toujours à la fois les souvenirs de la bombe qui a détruit la capitale et la menace d'une nouvelle apocalypse nucléaire. Dans ce monde urbain, noir, violent, victime d'actes terroristes et dominé par l'armée qui se livre à des expériences scientifiques, s'affrontent des gangs de jeunes. Au contraire, Hayao Miyazaki met en place dans Nausicaä de la Vallée du vent une société rurale organisée en villages qui vivent près de la nature - une nature largement empoisonnée et transformée par " sept jours de feu ". Jusqu'au moment où surviennent de nouveaux conflits entre cités... Mettre en regard une planche de chacune de ces deux séries suffit à déterminer les différences d'univers et de ton, sensibles dans les personnages, les thèmes et leur traitement mais aussi dans le graphisme : le trait épuré d'Otomo, aux lignes dures, alternant couleurs sombres et agressives (la version japonaise originale est en noir et blanc), fait surgir un univers sans espoir. Les personnages aux visages constamment crispés, tantôt menacés tantôt menaçants, toujours sous tension, évoluent dans un cadre froid, minéral ou métallique. A l'inverse, le dessin de Miyazaki, en noir et blanc, fouillé, où la nature tient une place importante, dépeint un univers certes violent et où certains continuent à se conduire en reîtres achevés, mais l'héroïne défend les valeurs fortes chères à l'auteur, le respect de la nature et la solidarité entre les hommes.

En conclusion, le thème des grandes peurs est souvent un sujet difficile qui peut toucher chez nos élèves des points sensibles. Il est important de bien leur faire comprendre qu'une oeuvre, quelque forte qu'elle soit, et surtout si elle est noire et véhicule un message pessimiste, n'a aucune valeur de vérité en soi. Elle représente seulement la vision d'un auteur, avec ses peurs, ses fantasmes, ses espoirs, et le lecteur reste totalement libre d'apprécier l'oeuvre sans adhérer à cette vision.

    Bibliographie

  • L'Année du dragon, 3 t., Vanyda-Duprat, Carabas, 2003-2005
  • Kim, L'Année du dragon, t.3, Vanyda-Duprat, Carabas, 2005
  • Pilules bleues, Frederik Peeters, Atrabile, 2001
  • Jo, Derib, Le Lombard, 1999
  • Le Combat ordinaire, 3 t., Manu Larcenet, Dargaud, 2004-2006
  • Eloge de la poussière, Edmond Baudoin, L'Association, 1995
  • L'Ascension du Haut Mal, 6 t., David B., L'Association, 2000-2003
  • Gen d'Hiroshima, 7 tomes parus, Keiji Nakazawa, Vertige Graphic, 2003-2005
  • Hiroshima, Yoshihiro Tatsumi, Artefact, 1993
  • Le Secret de l'Espadon, 2t., Edgar-Pierre Jacobs, Dargaud, 1970
  • Watchmen, Alan Moore-Dave Gibbons, Delcourt, 1998
  • Simon du Fleuve, 5t., Claude Auclair, Le Lombard, 1976-1979
  • Jeremiah, 26 tomes parus, Hermann, Dupuis, 1979-2005
  • Akira, 14t., Katsuhiro Otomo, Glénat, 1990-1996 (parution au Japon: 1984)
  • Nausicaä de la Vallée du vent, 7t., Hayao Miyazaki, Glénat, 2000-2002 (parution au Japon : 1982)

Lire au collège, n°74, page 5 (06/2006)

Lire au collège - Les grandes peurs dans la bande dessinée : maladie et bombe atomique