Actualité du livre

Les Derniers jeux de Pompéi
Anne Pouget.
"Poche", Casterman, 2013

Lucius est heureux, et mène une vie paisible, bien qu'animée, dans la petite ville de Pompéi. Certes, il doit travailler dur à la foulonnerie mais l'amicale tendresse d'Alba ensoleille ses journées. Et puis, il y a la tendresse un peu bourrue de son grand frère Beryllus, un peu simplet, et ses innombrables sottises pour illuminer la vie de Lucius.

Cette fois, cependant, Beyllus fait fort à crier sur tous les toits que le dieu des Enfers lui a confié que Pompéi serait prochainement détruite par le Vésuve. La ville entière se moque d'eux. Sans doute un effet du soleil, en cette fin juillet écrasée par la chaleur estivale. Mais moquerie et ridicule ni feront rien : lorsque son frère disparaît, Lucius part sur les routes à sa recherche, prêt à aller jusqu'en Enfers pour le retrouver. Et si cette disparition lui évitait de vivre l'enfer ?

Tout le talent d'historienne d'Anne Pouget se retrouve dans ce roman, dont les détails rendent réels la vie de Lucius et l'histoire antique. Nous crions avec eux dans l'amphithéâtre, nous frissonnons devant la porte des Enfers, nous nous rafraîchissons dans des thermes... La langue est soutenue, enrichie de latinismes, mais aisément compréhensible de tous : "Lucius revint sur ses pas, l'esprit préoccupé. En chemin, il rencontra Claudius, l'un des magistrats de la justice de la cité, emmitouflé dans son épais palium. - Salve ! J'ai appris que tu étais allé chercher ton frère jusqu'aux Champs Brûlants ? Quelle péripétie !".

Mots-clés : antiquité romaine, divertissement et vie quotidienne, Vésuve et Pompéi / Dès la 6e

Delphine Barbirati.

Lire au collège, n°96 (05/2014)

Lire au collège - Les Derniers jeux de Pompéi