Dossier : La culture

L'usage social des séries par les adolescents

Stéphanie Fraisse d'Olimpio, professeure de SES à la Cité scolaire internationale de Lyon (69) et responsable éditoriale avec Pascal Le Merrer du site de SES de l'ENS-LSH et de la DGESCO1 (http://ses.ens-Ish.fr/)

Nous avons choisi de nous intéresser, dans ce dossier documentaire, à la diversité des réceptions chez le public adolescent. Ce thème favorise la mobilisation des compétences acquises notamment en classe de première ES, dans les chapitres portant sur la socialisation et la culture. Les extraits choisis visent en outre à conduire les élèves à construire une grille d'entretien pour préparer une enquête auprès de jeunes de leur âge ainsi que d'engager une réflexion sur leur propre perception des séries.

Dans un ouvrage devenu classique, Daniel Dayan et Elihu Katz évoquent " les petites communautés de célébrations " qui se constituent lors des grands événements historiques retransmis en direct à la télévision[1]1. Ils observent ainsi que " la télévision ne se donne pas à voir, elle se donne à voir avec ". Ce constat est largement repris par les sociologues qui ont analysé la réception des séries et des soap operas : ce type d'émissions apparaît propice à l'échange et à la sociabilité. Il peut aussi induire des rituels de nature variable, qui vont du simple commentaire de l'action de la série à des usages plus complexes. On sait par exemple qu'une partie du public peut adopter une attitude ironique vis-à-vis d'une série tout en la suivant inconditionnellement et même en l'appréciant beaucoup. Cette posture en apparence paradoxale permet de concilier un jugement social sévère au plaisir de spectateur. D'autres amateurs de série vont conjuguer pratiques ritualisées et discours savants sur des séries qu'ils qualifieront de " cultes ". Cette connaissance spécialisée d'une série qui mobilise un savoir encyclopédique fait d'exhaustivité et d'érudition (et souvent d'un investissement matériel coûteux) cherche à prendre la forme d'une culture cultivée combinant une stratégie de distinction à une délectation du second degré.

Peu de recherches existent aujourd'hui sur l'usage social des séries par les jeunes, peut-être parce que les études sociologiques (et les discours médiatiques ?) se sont souvent davantage intéressés aux liens entre violence et télévision.

On constate pourtant, depuis la célèbre enquête de Dominique Pasquier sur la " sitcom " Hélène et les Garçons, que le public adolescent est loin d'être naïf et distingue bien la réalité et la fiction[2].

Par ailleurs, la réception des séries est une expé- rience socialement normée et organisée qui se construit largement en interaction avec autrui, à savoir principalement le groupe des pairs mais souvent aussi les membres de la famille (qu'ils approuvent ou non le goût du jeune pour la série en question).

Dominique Pasquier note à cet égard que les séries ne sont pas investies de la même manière selon le milieu social, mais aussi (et surtout peut-être) selon le sexe.

Sans vouloir engager un travail d'enquête trop ambitieux avec nos élèves, ce type de dossier devrait néanmoins apporter quelques éléments de réflexion sur les pratiques adolescentes et sensibiliser les élèves aux apports et aux limites de l'enquête sociologique.

Dossier documentaire

Document 1. Les usages " relationnels " et " cognitifs " de la télévision

La télévision fait aussi l'objet d'usages " relationnels " dans les conversations qu'elle alimente dans la famille, dans les relations de voisinage ou sur le lieu de travail. Ces usages relationnels s'appuient aussi en partie sur l'illusion de familiarité qu'instaure une part des programmes [...] dont les acteurs, par la régularité de leurs interventions sur le petit écran, apparaissent souvent aux téléspectateurs comme des " familiers ".

[...] La télévision est d'autant plus sollicitée dans les relations sociales quotidiennes qu'elle n'est pas, le plus souvent, objet de tensions ou de conflits, que les programmes diffusés sont, dans leur grande majorité, plutôt consensuels et peu susceptibles de rendre visibles les fractures identitaires ou les conflits sociaux.

Certains usages relationnels de la télévision se situent toutefois en dehors de ce cadre et alimentent la formation de groupes affinitaires qui concourent à une certaine fragmentation du public. Il en va ainsi notamment des investissements identitaires dont certaines séries font l'objet, en suscitant la constitution de véritables communautés de " fans ". [...]

On peut distinguer enfin les usages " cognitifs " de la télévision qui renvoient à toutes les situations où la télévision exerce une fonction d'apprentissage, que celle-ci soit ou non explicitement visée.[...] Bon nombre de programmes de divertissement véhiculent ainsi des normes de comportement structurées. Les sitcoms et les soap operas contribuent par exemple, en particulier auprès du public adolescent, à la formation et à l'apprentissage de modèles de rôles masculins et féminins. La construction sociale des usages de la télévision est ainsi indissociable du cadre familial de sa diffusion.

Philippe Coulangeon, La Sociologie des pratiques culturelles. Paris, La Découverte, 2005, coll. " Repères ", p. 14-15.

Document 2. Les soaps et leurs téléspectatrices

L'étude de Ian Ang, Watching Dallas[3], repose sur une annonce de l'auteur qui proposait aux lectrices d'un magazine hollandais de justifier par écrit de leur goût pour la série Dallas. [...] " Être capable d'imaginer les personnages comme de "vraies gens" " constitue, selon l'auteur, " une loi du plaisir narratif ". Ang insiste sur le réalisme que demandent à la série ses publics [...]. Il apparaît à la lecture des courriers que le réalisme de Dallas est essentiellement émotionnel : le public féminin n'est guère intéressé par la réalité des luttes financières dans le Texas pétrolifère. Par contre, la brutalité des relations familiales, le caractère tragique et implacable des relations entre les hommes et les femmes se révèlent, aux yeux du public consulté par l'auteur, le trait marquant de leur intérêt pour la série. Ang montre finalement que les rapports tissés entre le produit et ses téléspectateurs ne sont pas, comme on l'y réduit trop souvent, guidés par l'identification pure et simple des téléspectateurs à un personnage, mais un savant dosage d'identifications et de distanciations multiples à l'ensemble de l'univers sériel.

Le travail de Mary Ellen Brown[4] est fondé sur l'idée que la réception de produits aussi dévalorisés que les soaps par des groupes sociaux [...] se construit par la discussion, le bavardage et l'association avec la réalité. [...]

Les conclusions de Brown sont nombreuses et particulièrement intéressantes. La première concerne la loyauté de chacune des téléspectatrices au groupe dont elle est membre : les jugements doivent être conformes à l'opinion de ce dernier, même s'il n'y a pas eu discussion préalable. [...] En même temps, constate l'auteur, les différentes situations où les soaps sont l'objet des conversations engendrent des stratégies d'interprétations distinctes et presque contradictoires. Une même spectatrice peut participer au pathos engendré par la narration proposée par le soap, puis adopter une attitude ironique ou moqueuse, avant de mettre en parallèle sa propre existence avec celle des personnages. Ainsi, la réception par le public est-elle particulièrement riche et détaillée. L'excès des intrigues permet des chevauchements entre imaginaire et réel, dans une sorte de carnaval merveilleux, dans lequel sont rejouées les situations du feuilleton comme celles vécues dans la réalité.

Jean-Pierre Esquenazi, Sociologie des publics, Paris, La Découverte, 2003, coll. " Repères ", p. 78.

Document 3. Friends : une communauté télévisuelle

Pour qu'un produit télévisuel produise un " culte " de la part d'une communauté particulière, il faut, par définition, sortir de son lieu spécifique, le salon familial. On a vu par exemple comment se sont développées les projections publiques des matches de football qui ont permis aux supporters de se retrouver et de recréer l'ambiance des stades. [...] En d'autres termes, il ne suffit pas, pour qu'un produit devienne l'objet d'un fort attachement, que ce produit propose un jeu de langage et une forme de vie spécifiques et particulièrement adaptés aux habitudes d'une communauté déterminée ; il faut encore qu'il trouve un lieu ou un ensemble de lieux, où les membres de cette communauté puissent manifester leur goût.

Nos réponses concernant, d'une part, le souhait d'un grand nombre de personnes de regarder Friends avec des frères, des soeurs, des amis, des complices et, d'autre part, la fréquence des conversations à propos de Friends sur les lieux de travail (collèges, lycées, universités) manifestent la réussite de la série sur ce plan ; elles marquent le passage de la série de l'état de produit télévisuel à celui de vivier de complicités et de reconnaissances. [...] Friends gagne des espaces de vie communautaire où du lien social peut se constituer et s'affermir. De ce point de vue, la série a bénéficié de ses horaires de diffusion qui rendaient possible une écoute familiale.

On a tenté de savoir de quoi sont faites ces conversations dont Friends est l'objet. [...] La plupart des réponses montrent qu'il s'agit plutôt de répéter ou de se remémorer des attitudes, des " gags " ou des " bons moments " ; les étudiants de licence sont les plus nombreux à commenter l'action, mais quatre sur dix avouent avoir adopté un geste ou une réplique provenant de la série. [...] Ce serait donc l'imitation des habitudes contractées par les personnages de la série qui formerait l'essentiel des conversations autour de Friends.

Jean-Pierre Esquenazi, " Friends : une communauté télévisuelle " in Philippe Le Guern, Les Cultes médiatiques, Presses universitaires de Rennes, 2002, coll. " Le sens social ", p. 237-238

Document 4. Les publics de Dallas

Elihu Katz et son coauteur Tamar Liebes[5] ont choisi d'observer des communautés de spectateurs culturellement homogènes : un groupe d'Américains, un autre de Japonais et quatre groupes israéliens, des juifs d'origine marocaine ou russe, un groupe de kibboutzniks et un groupe de Palestiniens. Les résultats montrent des interprétations assez différentes de la série, forgées par des points de vue distincts. Par exemple, ce sont les communautés russe et palestinienne qui regardent le plus souvent le feuilleton comme un témoignage à propos de l'Amérique : pour la première, la série révélerait la responsabilité du capitalisme dans le déclin américain ; tandis que, pour la seconde, c'est la perte de valeurs morales que la série représenterait. Cependant, dans ces deux communautés, la série est suivie avec intérêt, alors qu'au Japon elle rencontre un échec cuisant, ce que Katz et Liebes mettent au compte d'une incompatibilité culturelle : les ressorts de Dallas étant trop étrangers à la culture japonaise. Les juifs marocains lisent la série à la lumière de l'importance qu'ils accordent à la famille : elle est la légalité qui sert de fondement à leurs appréciations, critiques ou non. Les kibboutzniks retiennent également la saga familiale comme source première de leur intérêt mais d'une façon plus détachée et plus critique : leur regard est plus empreint d'ironie. Les Américains se révèlent, sans surprise, des téléspectateurs plus experts à détacher la fiction de la réalité.

Les auteurs établissent également que la sérialité télévisuelle, en créant rituels et habitudes, suscite une véritable culture et rend les téléspectateurs [...] " connaisseurs ". Ils montrent aussi que les interprétations se construisent à travers des discussions familiales souvent passionnées.

Jean-Pierre Esquenazi, Sociologie des publics, op. cit., p. 38.

Document 5. Hélène dans la cellule familiale

[...] Le débat autour d'Hélène et les Garçons a eu lieu en France et au début des années 1990. La série a indéniablement répondu à un moment précis et dans un pays précis aux aspirations d'une classe d'âge précise. Elle n'aurait pas forcément eu le même impact quelques années plus tôt ou quelques années plus tard. On pourrait développer une analyse comparable à celle que propose Jostein Gripsrud à propos du succès de Dynasty en Norvège il y a quelques années[6]. Dynasty, dit-il, est devenu un feuilleton culte parce que la société norvégienne traversait alors une période de transformations culturelles et sociales très importantes : elle rejetait le moralisme familial, la ruralité et le puritanisme de la décennie précédente (durant laquelle le grand succès télévisuel avait été La Petite Maison dans la prairie) pour se tourner vers de nouvelles valeurs plus individualistes et moins puritaines. Dynasty, monde sans scrupule fondé sur le capitalisme et l'argent, répondait aux attentes liées à cette transformation.

À sa manière, Hélène et les Garçons s'est aussi située à un moment de la réflexion sur l'identité féminine en France. La série a été diffusée en Norvège à peu près au même moment qu'en France, et avec un succès presque aussi grand, mais elle n'a pas là-bas suscité de tels antagonismes entre mères et filles, ni engendré de polémique dans la presse [sur le caractère traditionnel de la division sexuelle des tâches dans la série]. Mais, comme on le sait, l'émancipation des femmes scandinaves est plus ancienne, tout comme l'est leur entrée massive sur le marché du travail. [...] Un pays comme la Norvège a donc quelques raisons de moins se prêter à ce type de débat. Ce que les jeunes Norvégiens disent avoir aimé dans Hélène et les Garçons, ce sont les images de la femme française - mince, séduisante, séductrice - et ces jeux amoureux qui semblent illustrer les French Love. Les jeunes Ukrainiens ont été aussi sensibles à cette dernière dimension mais moins sous l'angle de la grammaire amoureuse que sous celui de la liberté des moeurs : ils parlent tous des baisers échangés en public, qui sont chez eux chose impensable. En Algérie, où la série était reçue par satellite dans certaines régions, notamment la Kabylie [...], les adolescents parlent moins des histoires amoureuses que des relations amicales entre les héros de la série, surtout celles entre sexes différents. Bref, selon les pays les lectures d'Hélène et les Garçons ont beaucoup varié. Là où les petites Françaises voyaient un retour des valeurs traditionnelles du couple, d'autres ont pu voir des modèles d'émancipation sexuelle.

Dominique Pasquier, La Culture des sentiments. L'expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 1999, p. 172-173.

Document 6. Les stratégies de présentation de soi

[...] Tout un travail identitaire se déploie autour de la télévision. D'un côté, les présentations de soi comme téléspectateur évoluent avec l'âge, on acquiert des manières de télévision un peu comme on acquiert des manières de table : un enfant apprend à contrôler le discours qu'il tient sur la télévision pour le rendre de plus en plus cohérent avec l'image qu'il souhaite donner de lui-même. Ces manières semblent aussi s'acquérir plus vite quand on est d'une origine sociale élevée et quand on est de sexe masculin, les garçons apprenant plus tôt que les filles à produire un discours critique et distancié à l'égard de la fiction, et à déclarer des choix télévisuels qui soient compatibles avec la mise en scène sociale des valeurs de virilité.

Quelles que soient les stratégies et les rhétoriques utilisées sur la scène sociale à propos des séries, il apparaît en tout cas que le travail de présentation de soi comme téléspectateur fait intimement partie de la position spectatorielle elle-même. Les enfants, même jeunes, sont bien conscients que ce qu'ils disent de la télévision, serait-ce même pour déclarer qu'ils n'aiment pas ou ne regardent pas un programme, engage toute leur personne socialement. Ils apprennent vite à opérer le travail de figuration nécessaire pour entrer en conformité avec les normes et les valeurs des groupes dans lesquels ils cherchent à s'insérer. Ils apprennent à nier certains goûts, à refouler des préférences, ou au contraire à regarder pour entrer dans une communauté de téléspectateurs. Les séries pour adolescents constituent un terrain privilégié pour s'initier aux règles de ce jeu social. Tout d'abord parce qu'elles ont un objet commun : le soir après l'école, c'est la vie avec ceux de l'école qui se poursuit. Elles constituent aussi une sorte de répertoire de situations et de caractères, dont il est possible de tirer des correspondances avec la vie dans la société des pairs. Elles alimentent des cultures, à travers le jeu de rôle chez les plus jeunes ou les imitations vestimentaires chez les plus grands, des cultures qui supposent des collectifs et exigent une confrontation. Moyen d'apprendre sur les autres, elles sont aussi un moyen privilégié de parler de soi. La déclaration des choix et des préférences est un message personnel destiné à autrui sous couvert d'un personnage. La télévision n'est jamais simplement une expérience individuelle, c'est une expérience qui anticipe et produit toujours des collectifs.

Dominique Pasquier, La Culture des sentiments,op. cit., p. 21.

Document 7. Communautés critiques et communautés parodiques

Le public d'Hélène et les Garçons n'est pas, tant s'en faut, uniquement constitué de jeunes fans. C'est même un des paradoxes les plus intéressants de la série : elle a drainé chez les adolescents tout un public très critique mais néanmoins fidèle devant son poste. En quelque sorte, des téléspectateurs malgré eux. On est là dans un cas de figure très différent de celui des jeunes garçons du primaire qui refusent de regarder - ou de dire qu'ils regardent - de peur de compromettre leur identité masculine. Ou de celui des collégiennes qui découvrent que la série risque de les faire passer pour infantiles auprès de leur entourage. Ces téléspectateurs critiques ne se cachent pas : ils avouent regarder Hélène et les Garçons. Mais cet aveu se fait au prix de tout un travail rhétorique visant à montrer que leur manière de regarder est bien différente de celle du public des fans : ils regardent la série en la trouvant insipide, débile et même parfois insupportable. C'est même pour toutes ces raisons qu'ils ne veulent pas rater un épisode.

En réalité, leur attitude est moins paradoxale qu'il n'y paraît. Une telle rhétorique a son utilité. Tout d'abord, elle permet de regarder la série : en affichant une position très critique, ces adolescents marquent bien les différences entre eux et le public prétendument mystifié des enfants du primaire. Ils regardent la même chose, certes, mais avec un regard qui est diamétralement opposé. Ensuite, c'est une manière de se solidariser avec d'autres, qui portent le même regard critique : une sorte de NOUS qui se constitue contre le IL de l'écran, comme l'analysait Tamar Liebes à propos des téléspectateurs de Dallas qui étaient fascinés par le personnage de JR tout en le rejetant. [...] La position du spectateur critique n'est viable qu'au sein d'une communauté.

Dominique Pasquier, op. cit., p. 204-205.

Questions

Après lecture des sept documents proposés, vous répondrez aux questions suivantes.

  1. Montrez en quoi l'usage de la télévision implique souvent une expérience collective et peut créer du lien social.
  2. Expliquez comment les différences de socialisation affectent la manière dont les individus perçoivent une série.
  3. Comment le contexte dans lequel est reçue une série influence-t-il son succès et l'interprétation que les téléspectateurs en font ?
  4. À partir des exemples évoqués dans les textes, analysez l'influence de la dynamique d'un groupe sur la perception du contenu d'une série ainsi que sur la construction du discours porté sur cette même série.
  5. L'attachement des individus à une série reflète-t-il seulement un phénomène d'identification aux personnages et à leur histoire ?

Document (format PDF) : Proposition de questionnaire sur les séries télévisées

Étudier la réception des séries par les adolescents

Par groupes de trois ou quatre, élaborez une série de questions visant à mettre en évidence la dimension collective de la réception des séries télévisées ainsi que l'influence de la socialisation et du contexte dans leur interprétation. Vous soumettrez ensuite cette grille à une dizaine d'adolescents de votre âge avant d'analyser les réponses en un texte d'une ou deux pages. (Chaque groupe décidera de se consacrer ou non à une série spécifique.)

Bibliographie

    [1] DAYAN D., KATZ E., La Télévision cérémonielle, Paris, PUF, 1992, p. 145-146.
    [2] PASQUIER D., La Culture des sentiments. L'expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 1999. p. 172-173.
    [3] ANG I., Watching Dallas, Londres, Routledge, 1991.
    [4] BROWN M. E., Soap Opera and Women's talk, Londres, Sage, 1994.
    [5] LIEBES T., KATZ E., The Export of Meaning, Cambridge, Polity Press, 1993.
    [6] GRIPSRUD J., The Dynasty Years. Hollywood Television and Critical Media Studies, Londres, Routledge, 1995.

(1) Les chiffres entre crochets renvoient à la bibliographie en fin d'article.

Idées, n°155, page 39 (03/2009)

IDEES - L'usage social des séries par les adolescents