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La croissance endogène

Pierre Ralle, directeur du Centre d'études de l'emploi (75)

Les principaux résultats des nouvelles théories de la croissance ont aujourd'hui été largement intégrés dans notre enseignement, en particulier en terminale lors de l'analyse des sources de la croissance. Mais il est toujours aussi difficile de trouver des textes simples et clairs pour présenter la croissance endogène à nos élèves !
Des extraits de ce numéro ancien d'Écoflash1 sont toujours largement utilisés dans les manuels, et nous proposons aux jeunes collègues de le redécouvrir enfin dans sa version originale et intégrale.

Le modèle de Solow, selon lequel il existe une croissance de long terme stable, dont le rythme ne dépend que des évolutions de la population et de la technologie et non des comportements économiques, permet de rendre compte de la régularité du rythme de la croissance économique durant les Trente Glorieuses. Or, depuis le milieu des années 1970, le ralentissement de la productivité est non seulement important et durable, mais variable selon les économies. De là, l'idée que l'évolution de la productivité dépend de choix économiques et qu'elle est donc susceptible d'être infléchie.

Les nouvelles théories de la croissance, apparues dans la seconde moitié des années 1980, considèrent le taux de croissance comme endogène, c'est-à-dire résultant des comportements économiques : elles mettent l'accent sur le rôle du capital privé, mais aussi du capital public (infrastructures), du capital humain et de la technologie.

Elles réhabilitent, sous conditions, le rôle de l'État et de la politique économique dans la croissance.

En 1993, la production intérieure brute de la France diminue d'environ un point. C'est la récession la plus forte depuis la Seconde Guerre mondiale. S'il est peu probable qu'une décroissance s'instaure de manière durable, il est communément admis que la France ne pourra pas connaître plus qu'une croissance modérée, à moyen terme. Ainsi, au cours des travaux de préparation du XIe Plan, les scénarios étudiés retenaient des rythmes de progression du PIB de moyen terme compris entre 2 % et 3 %. C'est peu, si on compare ce rythme à celui des Trente Glorieuses où la croissance était d'environ 5 % par an. C'est peu, jugé à l'aune de la création d'emplois : en bas de la fourchette, le chômage continue à croître ; en haut, il ne décroît que légèrement. C'est dans la norme au vu des évolutions séculaires (graphique) : entre 1870 et 1990, le rythme annuel de croissance a été de 2,2 %, en France.

Graphique : Evolution du PIB en France

Cette évolution n'a évidemment pas été régulière [1]2. Ces cent vingt années ont été marquées par des guerres et des crises : le PIB a fortement chuté au cours des deux guerres mondiales, et des fluctuations d'ampleurs variées ont eu lieu. Cependant, sur cette longue période, ce sont plutôt les années glorieuses (de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'au premier choc pétrolier) qui sont l'exception.

L'augmentation de la production a été rendue possible par l'accroissement de la productivité de l'heure de travail et par celui de la population employée. Quant à la durée du travail, elle a évidemment fortement diminué au cours de la période.

Entre 1870 et 1990, le nombre d'heures travaillées a décru d'environ un tiers (0,4 % par an). Cela résulte de l'accroissement de la population employée (environ 18 millions en 1870, environ 22 millions en 1990) et de la diminution de la durée du travail : en 1870, le nombre annuel d'heures de travail par personne employée était de près de 3 000 heures ; il a pratiquement diminué de moitié depuis, pour atteindre un peu plus de 1 500 heures à la fin des années 1980.

C'est l'évolution de la productivité de l'heure travaillée qui retient le plus l'attention (tableau 1).

Tableau : Productivité de l'heure de travail (tableau 1)

Entre 1870 et 1987, la productivité de l'heure travaillée a crû en France d'environ 2,5 % par an, comme en Allemagne et en Italie, moins qu'au Japon (un peu plus de 3 %), mais plus qu'au Royaume-Uni et aux Etats-Unis (environ 2 %).

Quant aux évolutions par période, elles montrent encore que les années consécutives à la Seconde Guerre mondiale ont été exceptionnelles : la croissance a été forte et régulière. Ainsi, à l'exception des États-Unis, depuis le premier choc pétrolier, le rythme de croissance de la productivité de l'heure de travail est redevenu beaucoup plus proche de sa moyenne séculaire qu'il ne l'était durant les Trente Glorieuses.

La théorie économique a construit un modèle expliquant la régularité de la croissance : le modèle de Solow. En 1956, R. Solow construit, en effet, un modèle de croissance (le modèle de croissance "néoclassique") qui est une réponse aux prédictions pessimistes du modèle de Harrod, selon lequel le déséquilibre est l'état normal d'une économie et l'équilibre l'exception. Cette vision pessimiste du développement économique correspondait largement à l'observation de la crise des années 1930 (les principaux travaux d'Harrod sont publiés en 1939 et 1947). Mais, au milieu des années 1950, dans les pays développés le rythme de croissance est fort et régulier : une vision plus optimiste de la croissance va s'imposer. C'est ce qui apparaît à travers le modèle de Solow.

Selon ce modèle (voir encadré), le taux de croissance du capital d'une économie est égal au taux de croissance de la population auquel s'ajoute un progrès technique, fonction de l'évolution de la technologie. Ainsi, à long terme, la croissance économique ne dépend que des évolutions démographiques et technologiques. Dans le cas où la population et le niveau technologique sont constants (a et n sont nuls), il n'y a pas de croissance. Le résultat, a priori paradoxal, obtenu est que les comportements économiques (résumés dans ce modèle par le choix d'un taux épargne) n'ont pas d'influence sur le rythme de croissance. Toutes choses égales par ailleurs, plus le taux d'épargne est élevé plus la croissance est forte, mais seulement dans la période de transition où l'économie n'a pas encore rejoint son sentier de croissance de long terme. Une fois ce sentier rejoint, la croissance ne dépend plus de l'effort d'épargne. Ce n'est que le niveau d'équilibre du capital (et de la production) qui dépend de l'effort d'épargne.

Texte associé : Le modèle de Solow

Le modèle de Solow aboutit donc à deux conclusions fortes :

  • il existe un sentier de croissance de long terme qui est stable. En cela il s'oppose aux conclusions pessimistes de Harrod ;
  • ce rythme de croissance ne dépend pas des comportements économiques mais seulement des évolutions de la population et de la technologie.

Pendant les vingt ans qui suivent le ralentissement du milieu des années 1970, les économistes privilégient des analyses faisant appel aux déséquilibres de court terme. La théorie de la croissance semble passée de mode. Il a fallu ensuite se rendre à l'évidence : le ralentissement de la productivité est important et durable et ne touche pas de la même façon toutes les économies. L'évolution de la productivité dépend de choix économiques : elle est donc susceptible d'être infléchie.

Parallèlement, la théorie économique évolue. Depuis la seconde moitié des années 1980, apparaissent de nouvelles théories de la croissance [2]. Elles cherchent à en expliquer les sources : accumulation du capital privé, du capital public d'infrastructure, du capital humain et du capital technologique... Elles réhabilitent, sous conditions, le rôle de l'État et de la politique économique dans la croissance.

Les nouvelles théories mettent l'accent sur le rôle des comportements économiques. D'une part en cherchant à quelles conditions l'accumulation du capital peut engendrer de la croissance, d'autre part en étendant les comportements économiques à l'évolution de la population (et de son efficacité) et de la technologie.

Le modèle "AK" de croissance endogène

Si dans le modèle de Solow la croissance de long terme n'est pas possible sans accroissement de la population ou de la technologie, cela provient de l'existence de rendements marginaux décroissants du capital. Imaginons maintenant que le rendement marginal du capital soit constant. Alors l'accumulation du capital va devenir une fraction constante du capital installé. Formellement, il faut poser a = 1 dans les équations (2) et (3) (voir encadré) qui deviennent respectivement :
(6) Qt = At Kt - 1 (d'où l'appellation "modèle AK")
(7) Kt - Kt - 1 = s At Kt - 1 - d Kt - 1
De (7) il vient, en supposant que le niveau de la technologie A est constant, que le taux de croissance est égal à :
(8) k = sA - d.

Ici le comportement économique (le choix du taux d'épargne) a une influence sur le taux de croissance : plus le taux d'épargne est élevé plus la croissance est forte. Ce modèle fait ainsi partie d'un ensemble appelé "modèles de croissance endogène", où la croissance provient de comportements qui sont à "l'intérieur" du champ de l'analyse économique.

Il y a une forte parenté entre le modèle "AK" et le modèle de Harrod. Tous les deux postulent que le coefficient de capital (le rapport entre le capital installé et la production) est constant alors que, dans le modèle de Solow, cette propriété n'est valable qu'à long terme, quand les ajustements dynamiques ont joué. L'analyse historique des séries de capital et de production ne permet pas de trancher entre ces deux approches : en fait production et capital évoluent de manière très proche en longue période.

Un tel modèle est-il pertinent ? Sans doute pas, à ce niveau de généralité. En effet, puisque le rendement marginal du capital est constant, le rendement de l'ensemble des facteurs de production (en particulier en prenant en compte le travail, négligé jusqu'à présent) est croissant. Dès lors, l'économie devrait tendre à devenir de plus en plus monopolistique (la productivité augmentant avec la taille, il devrait y avoir des fusions entre entreprises), ce que l'observation des faits ne confirme pas.

Cependant, la constance du rendement marginal du capital peut être obtenue, non pas au niveau microéconomique, mais au niveau macroéconomique. P. Romer a ainsi construit un modèle dans lequel l'élasticité de la production d'une entreprise à son capital est inférieure à 1 (le rendement marginal privé du capital est décroissant). Cependant l'élasticité de la production d'une entreprise au capital global (de l'entreprise et du reste de l'économie) est unitaire (le rendement marginal social du capital est constant). Il suppose, en effet, qu'existe un effet externe du capital de chaque entreprise sur la productivité des autres. Le capital serait représentatif du niveau de connaissances, et le niveau de connaissances d'une entreprise aurait un impact externe positif sur le niveau de connaissances des autres entreprises.

Un tel modèle a des conséquences pratiques importantes. En effet, le jeu des seuls comportements privés va produire un résultat inférieur à ce qui serait socialement optimal : chaque entreprise va décider du niveau de son stock de capital sans prendre en compte les effets externes positifs de son investissement sur la productivité des autres entreprises. Il y a là une justification forte à une intervention de l'État dans la vie économique : subvention à l'investissement ou organisation de la coopération entre entreprises. De telles politiques ont été prônées par plusieurs économistes américains devenus, par la suite, membres de l'équipe du président Clinton.

L'intervention de l'État peut être justifiée plus directement encore. Ainsi, R. Barro considère un modèle dans lequel le capital public est directement un facteur de production et où l'élasticité de la production au capital total (privé et public) est unitaire. La présence de capital public permet donc d'engendrer une croissance à long terme. Cependant, même si de nombreux travaux empiriques ont mis en évidence l'influence du capital public d'infrastructure sur la productivité (en particulier les travaux de D. Aschauer) [3], il est peu probable que le capital physique (privé ou public) suffise à lui seul à engendrer une croissance auto-entretenue. Il faut aussi chercher du côté du capital immatériel.

Croissance et capital humain

De longue date, il existe des travaux analysant l'activité de formation (au sens large) comme une activité d'accumulation (de capital humain) et donc obéissant à des comportements économiques traditionnels. Se former c'est perdre du temps qui pourrait être utilisé à produire, mais c'est aussi améliorer sa productivité future, gage de meilleures rémunérations à venir. Il y a un arbitrage à réaliser entre recevoir un revenu aujourd'hui (produire) et recevoir un revenu plus élevé demain (se former). La question est alors de savoir si l'activité d'accumulation du capital humain est à rendements décroissants, constants ou croissants. Par exemple, une heure de formation d'un professeur agrégé produit-elle un accroissement de son capital humain (relativement à son niveau initial) plus faible, égal ou supérieur à ce qu'une heure de formation d'un écolier produit d'accroissement du capital humain (relativement à son niveau initial) ? Une réponse évidente et universelle ne s'impose pas. Ainsi, R. Lucas construit un modèle dans lequel il postule que le rendement du capital humain dans la formation du capital humain est constant.

De ce modèle, il ressort que la part du temps consacrée à la formation détermine le taux de croissance du capital humain et donc du taux de croissance global, puisque le capital humain est, pour Lucas, un facteur de production. Quant au niveau du temps de formation qui sera atteint, il dépend de la préférence pour le présent des individus qui composent l'économie.

Le premier intérêt de ce modèle est de faire le lien entre théorie de la croissance et théorie du capital humain. Il corrobore l'intuition selon laquelle la formation (au sens large) a une influence sur la croissance économique. Deux résultats supplémentaires sont importants ;

- tout d'abord, il est possible que le capital humain engendre des effets externes positifs. Ainsi, par exemple, la productivité des entreprises peut dépendre du niveau de capital humain total de l'économie : quand on est dans un monde de gens mieux formés, il est plus facile de travailler efficacement, toutes choses égales par ailleurs. Dans ce cas, les comportements privés d'investissement et de formation ne correspondent plus à un niveau socialement optimal, car ils ne tiennent pas compte de leurs effets externes positifs. Ceci est une justification économique importante à l'existence d'un soutien public à l'activité de formation ;

- ensuite, il est possible que la constance des rendements marginaux du capital humain ne soit vraie que pour certains niveaux de capital humain. Si, par exemple, le rendement marginal du capital humain est très faible pour un niveau faible du capital humain puis est fortement croissant, des "trappes" peuvent être engendrées rendant impossible à des personnes ayant un capital initial trop faible de le voir croître.

Un exemple permet d'illustrer ce second phénomène. Imaginons que l'apprentissage de la lecture nécessite 26 jours de travail consécutifs (1 pour chacune des lettres de l'alphabet). Supposons, de plus, que la rémunération d'un salarié ne dépende que du fait qu'il sache où non lire (et non du nombre de lettres qu'il connaît). Nous sommes dans un monde où le rendement marginal du capital est d'abord nul (les 25 premiers jours de formation ne rapportent rien) puis fortement croissant (le 26e jour on sait lire et on passe dans la catégorie des salariés "qualifiés"). Il est clair que seules les personnes pouvant ne pas travailler pendant 26 jours (donc disposant d'une épargne initiale suffisante pour leur permettre de subvenir à leurs besoins pendant cette période) peuvent apprendre à lire. Pour ceux qui n'ont pas cette épargne, la possibilité d'apprendre à lire est exclue. Ainsi, une personne ne pouvant s'arrêter de travailler que 13 jours n'apprend pas à lire "à moitié" et sa rémunération, au bout de 13 jours de formation, sera la même que celle qu'elle avait auparavant. Elle est donc dans une "trappe" dont elle ne peut sortir sans aide.

Ce type de théorie apporte un soutien important à des politiques d'aide au développement. En effet, des pays peuvent être dans de telles trappes, ce qui justifie des aides à la formation du capital humain (éducation, mais aussi santé). Les recommandations actuelles d'organismes internationaux tels que la Banque mondiale s'appuient assez fortement sur de telles théories.

Croissance et technologie

Un autre type de capital immatériel peut être considéré : la technologie. Le poids croissant des dépenses de recherche et développement dans le PIB (tableau 2) conduit à analyser avec une attention particulière ce type de modèles [4].

Tableau : Dépenses de recherche-développement (tableau 2)

En première approximation, la technologie peut être considérée comme un capital accumulable de connaissances (non incorporées aux hommes). Pour produire de la technologie, il faut des facteurs de production dont la technologie elle-même fait partie. Comment évolue le rendement de la technologie dans la production de technologie ? S'il est constant, une croissance auto-entretenue est possible. Dans ce domaine, comme dans celui du capital humain, il n'y a pas d'évidence. P. Romer a construit un modèle dans lequel le niveau de la technologie est mesuré par le nombre de facteurs de production différenciables et où le progrès technique consiste à "inventer" de nouveaux facteurs de production. Dans un tel modèle, il y a un arbitrage à effectuer entre faire de la recherche (ce qui accroît l'efficacité de la production future et est rémunéré par les entreprises qui achètent les découvertes des chercheurs) et produire (pour consommer aujourd'hui). Cependant, un effet induit de l'accroissement du stock de technologie est l'accroissement du savoir des chercheurs, ce qui les rend plus efficaces dans l'activité de production de technologie. Il y a là une externalité positive : les décisions privées ne sont donc socialement pas efficaces. Ceci est une justification des politiques publiques d'aide à la recherche.

La présentation tour à tour de différents modèles de "croissance endogène" peut laisser une impression de confusion. En réalité, l'ensemble des facteurs évoqués jouent simultanément. On peut tirer de ces modèles deux conclusions robustes. En premier lieu, la croissance économique n'est pas naturelle et donc jamais acquise. Elle nécessite de faire des choix d'investissement, matériel et immatériel. En second lieu, les facteurs de croissance engendrent des effets externes, lesquels ne sont pas spontanément pris en compte dans les calculs des agents privés. Dès lors, il y a un rôle à jouer pour la politique économique. Les nouvelles théories réhabilitent donc l'intervention de l'État dans la vie économique. Parallèlement, elles conduisent à porter une attention accrue à l'efficacité de l'intervention publique. En effet, si celle-ci est effectuée à tort (par exemple en subventionnant un facteur de production qui n'engendre pas d'effet externe), elle contribue à diminuer le bien-être (en nécessitant un prélèvement fiscal qui n'aura pas comme contrepartie une hausse de la croissance).

Deux critiques pour conclure. Tout d'abord les nouvelles théories ne s'attaquent pas de front au problème du chômage, alors que pour le praticien de l'économie chômage et croissance semblent deux problèmes liés. Cette critique pouvait déjà être faite à la théorie néoclassique traditionnelle. Dans ces théories, la pleine utilisation des facteurs de production, donc du travail, est postulée. Quant au chômage, il est analysé dans le cadre des théories des déséquilibres de court terme. Malgré quelques essais, les nouvelles théories de la croissance laissent donc le chômage à leur périphérie.

Une seconde critique est que les théories de la croissance "endogène" ignorent les théories de la croissance "soutenable" qui, elles aussi, se sont développées récemment, avec l'attention accrue apportée aux problèmes écologiques. En ce domaine, l'ignorance est réciproque, mais il est dommageable que le pont ne soit pas établi entre deux représentations du monde essayant d'analyser les problèmes économiques à moyen et long terme.

Bibliographie

    [1] Joly P., "Le ralentissement de la productivité, faits et causes", in Innovation et compétitivité, Paris, Insee-Economica, 1994.
    [2] Guellec D., Ralle P., Les Nouvelles Théories de la croissance, Paris, La Découverte, 1995, coll. "Repères".
    [3] Munnel A. H., "Dépenses publiques d'infrastructure et croissance économique", Problèmes économiques, mai 1993, n° 2327.
    [4] Guellec D., "Recherche et innovation technologique", Écoflash, juin 1993, n° 80.

(1) Écoflash, mars 1994, n° 86.

(2) Les chiffres entre crochets renvoient à la bibliographie en fin d'article.

Idées, n°146, page 56 (12/2006)

IDEES - La croissance endogène