Dossier : L'approche ethnographique

Le travail "à côté" des étudiants

Stéphane Beaud, professeur de sociologie à l'université de Nantes (44), chercheur au CENS et chercheur associé au Laboratoire de sciences sociales de l'ENS de Paris (75)

Le sociologue américain Everett Hughes a une formule très juste et particulièrement adaptée à la situation de la sociologie dans l'université dite de masse : "enseigner la sociologie, c'est faire du terrain". Enseignant à Nantes depuis septembre 1996, dans un département de sociologie qui a une longue tradition de l'enseignement de l'enquête, je me suis aperçu des grandes difficultés éprouvées à vouloir faire travailler les étudiants, de licence ou de maîtrise, sur les thèmes qui sont l'objet de mes recherches : les transformations des classes populaires à travers celles du travail, de l'école, des lieux de résidence. D'où, pour moi, une question centrale : comment inciter les étudiants de sociologie à choisir des sujets qui osent affronter ce que Robert Castel appelle, avec justesse, la "dureté du monde social"? Une des réponses que j'ai provisoirement trouvée est la suivante : "profiter" du travail salarié d'exécution ("petit boulot") que beaucoup d'entre eux effectuent "à côté" de leur travail universitaire pour les amener à prendre un point de vue sociologique sur cette activité professionnelle vécue comme largement contrainte. Je livre ici quelques résultats provisoires d'un TD annuel d'enquête ethnographique de licence dont le thème, en 2004-2005, était "Les relations sociales au travail".

Entrer sur un terrain inconnu ou se dédoubler sur un terrain familier

Le premier apport de ce TD est d'ordre pédagogique : apprendre un peu mieux aux étudiants, c'est-à-dire plus concrètement, à négocier les différentes étapes de l'enquête ethnographique. Pour ceux qui étaient extérieurs à leur "terrain" (enquête sur le travail des surveillants de prison, sur les animateurs périscolaires...), apprendre à entrer sur un terrain, à obtenir les autorisations (ou à se les voir refuser), puis à trouver une place pour mener l'enquête, apprendre aussi à réfléchir aux diverses assignations de place qu'on leur impose lors de l'enquête. Pour ceux qui ont choisi d'analyser les relations sociales au travail dans leur propre activité professionnelle, il leur a fallu se familiariser avec l'enquête "par distanciation1", opération qui apparaît de prime abord comme la plus facile à réaliser - il "suffit" de procéder par observation directe de leur univers de travail familier - mais qui s'avère beaucoup plus difficile en pratique.

Dans le cas de l'enquête par (relative) immersion dans un milieu de travail donné, la question décisive est celle de l'accès au terrain. Une étudiante qui voulait travailler sur le métier de contrôleur aérien (où son père professait) s'est vue refuser toutes les autorisations. Dans beaucoup d'espaces de travail, la présence d'apprentis sociologues n'est pas la bienvenue. Mais il reste heureusement des possibilités de prendre des voies détournées pour parvenir à ses fins d'enquête. Prenons l'exemple d'une étudiante qui voulait étudier les relations au travail des surveillants de prison. Elle est bénévole au Genepi2, donne des leçons de français, le vendredi et samedi, quand elle revient chez elle, dans une maison d'arrêt3 en Pays- de-Loire. D'une certaine manière, elle est intriguée par cet univers carcéral, par ce qu'elle a déjà pu y entrevoir lors de ses séances de cours aux prisonniers, par cette figure du "surveillant" qu'elle a déjà croisée à de nombreuses reprises lors de ses rendez-vous en prison. De manière très autonome et originale, elle va mettre en place un dispositif qui va lui permettre de faire des observations ponctuelles, très riches pour son enquête. En effet, elle s'est assez vite aperçue qu'un des bureaux de surveillant fonctionne, dans le secteur de la prison où elle intervient, comme une sorte de "quartier général" pour les différents types de surveillants et moniteurs sportifs du secteur. Ceux-ci travaillent de manière assez isolée, et ce bureau constitue un lieu de passage obligé et de rassemblement des surveillants. Elle a donc la bonne idée d'y stationner de plus en plus fréquemment pour "discuter", prendre le café et observer ce qui s'y passe et ce qui s'y dit4. Elle note alors le rôle essentiel de l'humour, et plus particulièrement de la "relation à plaisanterie", dans les relations de travail.

Dans le cas de l'"enquête par distanciation", la difficulté pour l'apprenti sociologue est bien sûr la capacité à se dédoubler, à ne pas se dévoiler, à enquêter à couvert, à rester caché. Donc, peu ou prou, aux yeux des étudiants, à "mentir". Or rien n'est plus difficile que d'apprendre, ou faire admettre, aux étudiants que le sociologue doit "ruser" pour obtenir des données ethnographiques, qu'il faut parfois jouer un double jeu, ne pas tout dire, ne pas tout révéler aux potentiels enquêtés. Ou, pire, comme le dit Dominique Monjardet, dans l'un de ses textes, que le sociologue doit avoir "mauvais esprit". Certains étudiants ne se feront jamais à cette posture d'enquête, qui n'opère pas dans la pure transparence, et ne supporteront pas cette situation de "malaise" qui est presque consubstantielle à la situation de l'enquête ethnographique. Dans la conclusion de leur compte rendu (qui comptait entre quarante et cinquante pages dactylographiées), je leur demandais de faire un bilan de ce travail par observation en privilégiant les aspects liés à la méthode d'enquête. Certains étudiants ont insisté sur cette gêne qui ne les avait pas quittés tout au long de leur travail par observation et qui a fini par engendrer chez eux un rapport finalement assez compliqué, parfois malheureux, à l'enquête. L'une d'entre elles, caissière dans un supermarché, conclut ainsi son enquête menée d'abord par observation puis par entretien : "J'ai utilisé, dans un premier temps et pour une large partie de mon enquête, la méthode d'observation participante "incognito". Au fil de mes observations et des entretiens informels avec le personnel, j'ai commencé par me sentir coupable de quelque chose, je ne savais pas trop quoi. En réalité, j'avais l'impression de les trahir en les "espionnant" dans leur travail et en voulant en savoir plus sur leur vie privée, toujours avec cette enquête en tête. J'ai fini par aller de moins en moins vers eux, car je gardais continuellement cette enquête en mémoire et j'en devenais ainsi légèrement moins naturelle." Pour l'un d'entre eux, employé en supermarché dans un gros bourg du Finistère, "en ce qui concerne "l'objectivation de l'objet", le plus difficile à contrôler, c'est cette sensation nuisible, dans la mesure que j'avais un objectif sociologique non proclamé, d'une hantise de me faire cataloguer et démasquer par les employés ou les gérants". Ces points ont été assez souvent développés en cours, mais force est de constater que ce malaise durable ressenti par certains étudiants semble impossible à dissiper et renvoie, semble-t-il, à des dispositions et/ou à une perception hyper-objectiviste du travail sociologique.

Découvrir la dureté de certaines situations

Les exposés oraux effectués lors du second semestre ont suscité un vif intérêt chez les étudiants qui se sont écoutés très attentivement les uns les autres. Un flot inhabituel de questions suivait les exposés, le temps ne semblait pas être trop long, les situations de travail décrites intriguaient. Les étudiants avaient l'impression de "découvrir : que ce soit des univers professionnels méconnus (surveillants de prison, ouvrière dans une sardinerie [voir encadré 1]...), des lieux de travail fermés au regard (comme le bloc opératoire raconté avec beaucoup de précision par une infirmière qui a choisi de travailler en intérim dans des cliniques privées nantaises) ou que ce soit des "boulots" particulièrement difficiles et pénibles dont les exposés faisaient apercevoir le côté très sombre (cela a notamment été le cas de celui de cette étudiante roumaine qui avait travaillé trois mois en Angleterre à ramasser des fraises dans une grande ferme du Sussex pour financer un échange interculturel).

Texte associé : La découverte de l'usine (une sardinerie) (encadré 1)

Découverte aussi et surtout de l'"envers du décor" professionnel, comme la flexibilité imposée aux caissières, les nombreuses atteintes au Code du travail relevées dans tel ou tel atelier, les espaces de travail comme des zones de non-droit social, des choses hallucinantes, diverses formes de sexisme (notamment dans les hypermarchés) ou de racisme (chantier naval). L'enquête ethnographique révélait ainsi sa puissance descriptive, sinon explicative. En même temps, cette description fine de ces différents univers de travail avait quelque chose de troublant et parfois d'éminemment inquiétant pour les étudiants, auditeurs attentifs des propos de leurs camarades. Comme si les exposés leur tendaient un miroir grossissant, et fort sombre, de ce qui pourrait bien être leurs possibles professionnels si, par malheur, ils n'achevaient pas dans de bonnes conditions leur scolarité universitaire. Ce n'estpas un hasard si c'est dans ce TD que, pour faire face à une sorte d'ambiance de démoralisation mêlée de hargne (voire d'agressivité mal contenue de la part de certains étudiants), j'ai dû suspendre deux fois le cours pour parler d'autre chose, aborder de front la question de leur avenir universitaire (les masters) et professionnel et ainsi pouvoir leur parler aussi d'eux, de leurs inquiétudes personnelles.

Les descriptions ethnographiques des travaux d'exécution faites devant eux avaient pour caractéristique d'ouvrir, pour un certain nombre d'entre eux, comme sur un "gouffre" quasi existentiel : "Voilà ce qui nous attend si on rate la fac et/ou les concours", telle était une de leurs possibles interprétations sur le moment de ce qu'ils entendaient. Bien sûr, cette réaction n'était pas dicible publiquement, en cours, mais j'ai pu parfois la deviner dans leurs regards inquiets et tendus, ou même parfois l'entendre à la fin du TD, dans les conversations entre eux ou autour du bureau où certains venaient me voir à la fin du cours. À certains moments de l'année, je sentais bien que nous évoluions sur une ligne de crête, et qu'il ne leur était pas facile de prendre une posture de sociologue pour évoquer des mondes professionnels qui pourraient devenir, plus ou moins définitivement, les leurs. C'est dans ces instants-là que le métier d'enseignant dans une fac de sociologie revêt un caractère éminemment délicat : comment les inviter, les inciter à choisir des sujets qui non pas esquivent mais qui, bien au contraire, osent affronter ce que Robert Castel appelle avec justesse la "dureté du monde social", alors même que rien ne dit qu'ils ne vont pas avoir à l'affronter durablement et non pas provisoirement (comme dans ce travail "à-côté") ?

Les exposés des étudiants en TD les conduisaient aussi à relativiser les univers de travail dans lesquels ils évoluaient, quitte parfois, pour les plus révoltés d'entre eux par leurs conditions de travail, à prendre de la distance à l'égard d'une posture de dénonciation. C'est particulièrement le cas d'une étudiante qui venait de travailler deux mois de suite dans un centre d'appels. Elle conclut son très bon mémoire par ses termes : "Je dois confesser d'abord qu'il m'est arrivé de discuter à plusieurs reprises de ce travail, avec mon père notamment, pour en présenter la pénibilité, pour en dénoncer le côté quasi robotisé et crier au scandale d'un travail qui caractérise pour moi autant la perte des relations de proximité que la soumission à des dérives de la société de consommation. Cri de jeunesse ou cri de ras-le-bol ? Toujours est-il que, consciente de ces considérations, j'ai quand même essayé, dans mon analyse, de m'en tenir à distance, du moins de ne pas en faire une caricature "revendicarde" et de ne pas diaboliser l'entreprise, son activité et ses pratiques. J'ai essayé de rendre compte de la réalité des faits, sans démesure ni emportement. Cependant, c'est en lisant des articles récemment parus dans Sociologie du travail portant sur les centres d'appels que j'ai été convaincue de pouvoir exposer la pénibilité et le stress de ce travail sans tomber dans une subjectivité à outrance."

La domination et les formes de résistance

Enfin, le dernier apport de l'enquête collective est en terme de connaissances, c'est celui que permet en propre l'observation directe des univers de travail. Bien sûr, on ne doit pas s'attendre à des découvertes en tant que telles, il s'agit le plus souvent de confirmation de résultats déjà établis dans certains domaines bien étudiés. Mais, par exemple, en ce qui concerne le monde ouvrier, les étudiants qui ont travaillé dans des usines des pays-de-Loire (et surtout en Vendée) décrivent des univers usiniers qui restent, malgré tout, peu connus et analysés. On y trouve une majorité de femmes, une discipline au travail de type ancien, une absence quasi totale de "vie syndicale" et, ceci allant de pair, des formes brutales de domination au travail. Le plus caractéristique dans les comptes rendus d'observation des étudiantes est leur absence de réaction et/ou de condamnation de ce qu'elles décrivent - d'ailleurs de manière très froide et impersonnelle - de leurs conditions de travail. Comme si elles-mêmes avaient aussi intériorisé l'ordre usinier. Par exemple, l'une d'entre elles (Delphine A.) qui a travaillé deux mois comme intérimaire dans une sardinerie (cent-dix ouvrières durant la saison d'été) raconte placidement qu'il est formellement interdit aux ouvrières des ateliers de se parler pendant leur travail. Le compte rendu de son travail d'OS ressemble sur bien des points (voir encadré 1) à celui d'autres témoignages d'OS. Dans la conclusion de son travail, elle insiste sur le caractère passager de sa vie d'usine, ce qui le rend supportable, même si, dit-elle, "Je me suis moi-même retrouvée "dans la peau" de ces femmes. Ceci dit, je me sentais plus étudiante qu'ouvrière. Cependant, le fait d'être moi-même observée en tant qu'ouvrière par les supérieurs alors que je savais pertinemment que ça ne durerait que le temps d'une saison m'a rendue mal à l'aise. C'est plus la sensation d'une méprise, d'un malentendu, du sentiment de ne pas être la bonne personne à regarder plutôt que de la honte. Toutefois, j'ai pu ressentir la gêne que cela provoque chez les filles, ce sentiment d'être rabaissée..."

En ce qui concerne le travail de caissière (qui a donné lieu à sept mémoires), la méthode de l'observation montre toute sa force d'analyse en permettant de comprendre la dialectique au travail entre domination et résistance. Les comptes rendus établissent clairement les formes de prolétarisation du métier de caissière : travail de plus en plus dur physiquement (dont témoigne la fréquence croissante des maladies professionnelles, notamment du dos), hiérarchie très pesante et "dure" (notamment de la part de la petite hiérarchie, les "chefs de caisse"), temps partiel subi, horaires de travail de plus en plus élastiques et "à trous" (commençant tôt le matin et finissant tard le soir avec un long trou au milieu), etc. Mais, avantage comparatif net de l'observation, l'expérience vécue au travail comme caissière fait apercevoir des formes d'aliénation plus difficilement dicibles en entretien, comme, par exemple, le mépris ouvertement exprimé par certains clients vis-à-vis de ces employées subalternes que sont les caissières. Dans le long extrait de son compte rendu d'observation (encadré 2), l'étudiante (Delphine B.) a su, nous semble-t-il, très bien analyser la diversité des rapports qu'entretiennent clients et caissières. Où l'on voit surtout que s'entremêlent, de manière indissociable, rapports de classe, rapports de sexe, rapports de voisinage géographique.

Texte associé : Le rapport aux clients (une caissière de supermarché) (encadré 2)

Ces mémoires sur les caissières ont fait aussi apparaître des microformes de résistance que seule l'observation peut saisir comme le montre l'excellent mémoire de cette même étudiante : "Les caissières mettent en oeuvre des stratégies de contournement, de résistance pour rendre leur travail moins pénible. Il y a tout d'abord une volonté de montrer au client que l'on n'est pas responsable des directives données par la direction (suppression des sacs, prévention des vols, vérification des billets), c'est une sorte de contestation de la hiérarchie. Elles en parlent avec les clients pour expliquer que ce n'est pas de leur faute, qu'elles exécutent et cela peut détendre l'atmosphère, en faisant comme si on était du côté du client. Quand les clients font preuve d'irrespect, de mépris ou vont parfois jusqu'à nous insulter, la solution choisie par les caissières est souvent de ne rien dire et de laisser retomber la pression pour ne pas envenimer les choses. L'évitement consiste à faire comme si cela ne nous touchait pas, on fait comme si on ne prenait pas les choses au sérieux. Les caissières passent alors les articles comme si de rien n'était et attendent que "l'orage passe". Mais dans ces cas-là, on fait en sorte d'aller le plus vite possible pour se venger des clients désagréables, en les "inondant" d'articles qu'ils n'ont pas le temps de ranger. Tenter d'avoir une maîtrise sur son temps de travail, même si elle est illusoire, est aussi une forme de résistance au travail."

Des lieux professionnels soustraits à l'analyse

Dans le contexte socio-politique de cette dernière décennie, il est de plus en plus difficile d'étudier de manière ethnographique les transformations du travail d'exécution. En témoignent, par exemple, les très grandes difficultés, éprouvées par Michel Pialoux et moi-même, pour enquêter sur les PME sous-traitantes de l'automobile (les usines du Technoland proches de l'usine de montage de Sochaux-Peugeot), tout particulièrement pour obtenir des entretiens auprès des ouvrières composant la majorité de la population de ces usines. Dans ces PME, où existent rarement des sections syndicales indépendantes (CGT, CFDT) qui puissent servir d'alliés d'enquêteaux sociologues, les contacts avec les ouvrières contactées étaient marqués du sceau de la peur : peur de "témoigner", peur de rompre le silence qui entourait les conditions de travail de ces ateliers hyper taylorisés, mais aussi intériorisation chez ces ouvrières des "contraintes" de l'entreprise et d'un certain discours patronal. En conséquence, l'affaiblissement des supports collectifs de prise de parole et la prégnance d'un certain "fatalisme" chez les salariés d'exécution les plus fragilisés contribuent à faire de ces univers professionnels des lieux de plus en plus soustraits à l'analyse sociologique.

Dans ce contexte, il semble important, si l'on garde à l'esprit que les sciences sociales ont aussi une visée critique, d'inciter les étudiants de sociologie à pénétrer ces univers professionnels entourés aujourd'hui d'un grand secret. D'abord, et ce n'est pas rien, pour aller observer ce qui s'y passe et nous apporter une vision rapprochée. Ensuite, pour compléter, affiner et rendre encore plus sensible ce que nous révèlent toutes les enquêtes statistiques sur les conditions de travail : l'intensification du travail, la pression croissante du marché sur ce qui reste de collectif de travail, les tensions croissantes entre salariés, etc. Le risque de cette entreprise, pour les enseignants en sociologie, est, on l'a vu, de désespérer encore plus une génération étudiante qui non seulement a baigné depuis son enfance dans une atmosphère sociale globalement déprimée (et déprimante) mais qui se retrouve en fac confrontée à un avenir professionnel qui ne s'annonce pas radieux (baisse dramatique des postes aux concours de la Fonction publique, montée du chômage des bac + 3 et du risque de déclassement à l'embauche).


(1) Voir Beaud Stéphane et Weber Florence, Guide de l'enquête de terrain, Paris, La Découverte, 2de édition, 2003, "Guide Repères".

(2) Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées.

(3) Pour des raisons d'anonymat, nous ne mentionnons pas le lieu de cette maison d'arrêt qui se situe dans un département de la Région des Pays-de-Loire.

(4) D'ailleurs, au bout de quelque temps, elle recevra une forme de remontrance de la part de la hiérarchie de l'institution et on lui demandera de ne plus stationner là où elle n'a pas à être. Mais l'essentiel du matériau d'enquête avait été déjà recueilli. Le terrain s'était fermé sous la pression de l'institution.

Idées, n°143, page 32 (03/2006)

IDEES - Le travail "à côté" des étudiants