SES plurielles

Considérations actuelles en sociologie du travail

Cédric Frétigné, sociologue2, maître de conférences en sciences de l'éducation, université Paris-XII-Val-de-Marne (94)

Que peut-on dire aujourd'hui, d'un point de vue sociologique, du travail ? L'article1 entend offrir une synthèse des principales lignes de force actuellement observées dans le champ de la discipline sociologique. Trois interrogations sont posées par l'auteur : la sociologie du travail est-elle une sociologie générale ? Comment définir et circonscrire le travail ? Peut-on isoler la sociologie du travail des autres disciplines qui s'attachent et se préoccupent de la question du travail ?

C'est un vaste champ que celui de l'analyse sociologique du travail. À dire vrai, ce serait une gageure que d'espérer épuiser, en quelques pages, les tenants et aboutissants de recherches aussi riches que diverses menées depuis un siècle et demi. À s'en tenir à la littérature francophone, trois volumineux traités de sociologie du travail ont été publiés respectivement en 1961-1962, 1994 et 20033. En dépit de leur effort de synthèse, aucun de ces volumes ne prétend à l'exhaustivité. Il serait donc bien téméraire d'ambitionner ici répondre, pleinement et de manière totalement satisfaisante, à un projet de synthèse des recherches sociologiques dédiées au travail. Plus modestement, je vais m'efforcer de restituer un certain nombre des débats structurants en sociologie du travail et d'éclairer les principales lignes de fracture, les points saillants, qui dessinent la configuration contemporaine de la discipline. Mon propos donnera peut-être trop dans le "présentisme". Je prie par avance le lecteur de m'en excuser. J'ai décidé de braquer les projecteurs sur les interrogations présentes en sociologie du travail bien que, nous le sachions, "le présent n'est pas seulement le contemporain. Il est aussi un effet d'héritage, et la mémoire de cet héritage nous est nécessaire pour comprendre et agir aujourd'hui4".

Je vais donc ici poser les jalons, controversés, de l'analyse sociologique du travail. Et puisqu'ils sont discutés, je les formulerai sous une forme interrogative. Premièrement, la sociologie du travail est-elle une sociologie générale ? Autrement dit, qui se pique de traiter du travail s'attaque-t-il au "coeur de la dynamique sociale5"? Deuxièmement, comment définir et comment circonscrire le travail ? Présenté sous un autre angle, le travail est-il d'abord et avant tout un "acte technique" ou un ferment du "lien social"? Troisièmement, peut-on isoler la sociologie du travail, et singulièrement l'analyse sociologique du travail, des autres disciplines, soeurs, cousines ou voisines qui s'attachent et se préoccupent de la question du travail ? Si la réponse est pour partie déjà comprise dans la question, il reste à observer quelles sont les disciplines mobilisées par les uns et par les autres, à l'appui de leur argumentation, lorsqu'ils entreprennent de procéder à l'analyse sociologique du travail.

Ma conclusion, quant à elle, fera retour sur une considération d'ordre épistémologique somme toute banale mais très souvent passée par pertes et profits : les catégories de pensée sociologiques, comme toutes les autres d'ailleurs, ne prennent sens qu'à travers l'histoire de leur élaboration. Les taxinomies sociologiques employées pour saisir ce que l'on désigne sous le terme "travail" ont une histoire qu'il convient de maîtriser sous peine d'être dupe de ces catégories avec lesquelles on entreprend de le penser.

Analyser sociologiquement le travail...

... Est-ce procéder à une sociologie générale ?

Si l'annonce de la "fin du travail6" a connu un beau succès médiatique et de librairie - nous pensons notamment à l'ouvrage du même nom de Jeremy Rifkin7 - la thèse en paraît assez controuvée. Au motif que tendanciellement l'activité laborieuse occuperait une place moindre dans le temps de vie de nos contemporains, la fin du travail est déclarée. Certes, la part relative du temps consacré au travail a singulièrement décliné en un siècle. Ceci est vrai que l'on raisonne à l'échelle de la journée, de la semaine, de l'année ou de la vie. On en connaît les principaux facteurs structurels : allongement des scolarités en amont ; avancée de l'âge à la retraite en aval ; réduction, sous l'effet de l'évolution de la législation sociale, des heures travaillées en cours de vie active. Peut-on pour autant conclure à la fin du travail ?

À raisonner à l'échelle individuelle, on peut le croire. Individuellement en effet, chacun de nos arrière-grands-parents a comptabilisé, à l'heure de la retraite, bien plus d'heures travaillées que nous en aurons effectuées nous-mêmes lorsque nous nous retirerons du marché du travail. Cette analyse reste toutefois partielle. À l'échelle de la société et à l'exclusion des variations brutales dues notamment aux périodes de guerres, le nombre d'heures travaillées a connu, sur un siècle, non une réduction drastique mais une relative constance, même si l'on observe un infléchissement ces dernières années.

La baisse de la durée moyenne du travail, de 2 500 heures par an en 1900 à 1 630 heures aujourd'hui8, ne saurait en effet éclipser un mouvement d'ampleur observé à partir du milieu des années 1960 : l'accroissement de la population active. Des phénomènes démographiques et migratoires en offrent une première série de variables explicatives. Mais le phénomène majeur est d'ordre proprement sociologique : la hausse des taux d'activité, à tous les âges, des femmes. De fait, en quarante ans, on enregistre près de 5 millions d'actives supplémentaires (11,5 millions aujourd'hui contre 6,7 millions en 1962). Le biais androcentrique, si courant, nous conduit fréquemment à oublier, lorsque nous parlons du monde du travail, qu'aujourd'hui 45 % des travailleurs (25,5 millions au total) sont des travailleuses9. Si à l'échelle d'une vie, nous travaillons tous, individuellement, moins que nos ascendants à leur époque, la somme totale des heures travaillées par l'ensemble des travailleurs des deux sexes est, de fait, relativement stable sur un siècle. Et si nous ajoutons à ces heures travaillées, ne serait-ce que les temps croissants de transport pour se rendre sur le lieu de travail, jamais autant qu'aujourd'hui nos contemporains n'ont été concernés, statistiquement parlant, par le travail. Il paraît donc assez prématuré de publier la notice nécrologique du travail, au sens traditionnel qu'on lui prête d'activité laborieuse.

Le travail, présumé mort par certains, est présenté comme moribond, sous un autre aspect, par d'autres. Dominique Méda10 se penche ainsi au chevet d'un grand malade, le travail pris cette fois-ci au sens d'un référent identitaire totalisant. Selon elle, "le travail [serait] une valeur en voie de disparition". Le fondement de l'argumentation repose en somme sur un lien de causalité qui reste à établir : dans la mesure où le travail occupe, pour chacun d'entre nous, une part décroissante de notre temps de vie, son pouvoir de détermination de nos actions, sa capacité à guider nos jugements, et, au final, la valeur que nous lui accordons, serait également déclinante. Le chômage, massif en volume et conséquent en durée, amènerait également à un déclin de la valeur attachée au travail.

Certes des auteurs11 montrent combien, en l'absence d'activité professionnelle, des jeunes et des moins jeunes organisent ou réorganisent leur vie en se repliant sur la sphère domestique ou en s'adonnant à des pratiques socioculturelles marquées par le bénévolat voire le militantisme. L'éloignement du travail peut, dans ces cas-là, s'accompagner d'une mise à distance de la valeur travail. Il demeure que l'essentiel des enquêtes sociologiques réalisées auprès des demandeurs d'emploi témoigne plutôt du désarroi qui les frappe, de l'apathie qui les gagne, de la honte de soi qu'ils éprouvent. Il convient donc assurément de s'affranchir des polémiques assez stériles qui opposent d'un côté pro- et anti-travail, les "intégristes du travail" aux "doux rêveurs" comme les tenants de chaque camp aiment à définir leurs contradicteurs.

Si le travail constitue bien, aujourd'hui encore, un "fait de civilisation" incontournable, son analyse se voit donc comprise dans le champ de la sociologie générale. Circonscrire sociologiquement le travail, c'est bien s'interroger sur le "coeur de la dynamique sociale12" de notre société.

... Consiste-t-il à saisir un acte technique ou une forme de lien social ?

Le travail, même si la tradition sociologique l'oublie parfois, est d'abord un acte technique. "Comme acte technique, le travail engage l'homme dans sa dimension corporelle. Ce qui paraît évident quand il s'agit de "travail manuel", où l'homme est engagé directement par sa force physique et son habileté gestuelle, est encore vrai pour le "travail intellectuel"13." En effet, qui dit technique ne dit pas nécessairement instrument, outil. Marcel Mauss a ainsi brillamment montré, dans un texte de 193414, que les premières techniques sont bien les techniques du corps. Les usages différenciés que nous faisons, société par société, de notre corps invitent ainsi à parler des techniques de la marche, de la course, de la nage, etc. Il n'est qu'à reprendre les catégories sportives pour s'en convaincre. On parle ainsi de l'école brésilienne de football, de l'école kenyane d'athlétisme, de l'école roumaine de gymnastique, comme on parlait naguère de l'école est-allemande de natation.

Très rapidement, dans le processus d'hominisation, on observe le recours à des artefacts culturels, produits de l'intelligence humaine, qui constituent les techniques au sens où nous l'entendons généralement aujourd'hui. Encyclopédies techniques et livres des inventions nous en offrent une histoire détaillée et généralement bien documentée, quand ces ouvrages ne tournent pas, au mépris de l'analyse, à l'autocélébration de l'ingéniosité du genre humain.

Il demeure toutefois assez surprenant d'observer combien la dimension technique des oeuvres humaines apparaît faiblement interrogée de nos jours. Marquée par l'avènement du machinisme industriel, le XIXe siècle a livré de multiples descriptions et analyses de la révolution en cours. Le premier XXe siècle est, quant à lui, riche en analyses sociologiques des réorganisations productives consécutives à l'introduction de la machine-transfert puis de la machine à commande numérique dès le début des années 1950. Aujourd'hui, curieusement, nous tendons à confondre tertiarisation des emplois, dématérialisation du travail, salariat de cols blancs, société de l'information et perte, par le travail, de sa dimension d'acte technique. D'où le faible intérêt des sociologues pour la technique dans des activités, au demeurant il est vrai, largement immatérielles.

L'activité productive, et l'acte technique lui-même, apparaissent peut-être plus aisés à circonscrire lorsqu'ils visent à transformer une matière première ou quand ils donnent lieu à une production de biens. Cependant, les activités de service aux particuliers ou aux entreprises impliquent la mise en oeuvre de techniques commerciales, au premier chef, des techniques de vente. Les activités de conseil, à ces mêmes particuliers et à ces mêmes entreprises, prennent de plus en plus appui sur des interfaces télématiques, sur des systèmes experts qui impliquent, pour leur utilisation, un travail que l'on peut appréhender comme acte technique.

Mieux documenté aujourd'hui, le travail producteur de "lien social" fait l'objet de multiples investigations sociologiques. Abordé comme un noeud de relations structurant l'espace social, le travail apparaît sans contestation possible comme l'un des principaux, sinon le principal, moyens d'ordonnancement social. J'en suggérerai ici quelques illustrations classiques.

La division sociale du travail contribue ainsi fortement à donner sa forme à la morphologie sociale des sociétés, traditionnelles comme modernes. La division des sociétés, en castes, en classes ou en strates introduit des principes de classement, de hiérarchisation des individus et des groupes qu'entérine (dans le cas des castes) ou génère (dans le cas des classes et des strates) la division sociale du travail observée en leur sein.

On sait également que l'activité de travail est, classiquement, fondatrice de grands partages, selon l'âge et selon le sexe. S'il existe au sein de l'atelier une division technique du travail, au sein de la société une division sociale du travail et à l'échelle mondiale une division internationale du travail, une division sexuelle et générationnelle du travail vient redoubler ces premières partitions. Cette division selon l'âge et le sexe imprime de sa marque la nature des relations hommes-femmes, jeunes-vieux, dans les sphères professionnelles et domestiques. Le travail participe bien de la socialisation secondaire de chacun. Toute une littérature s'en est fait largement l'écho.

L'organisation du travail, et je m'en arrêterai là de mes illustrations, est également un terreau du lien social. Que l'on pense aux formes de socialisation connues sous l'Ancien Régime, à l'époque des guildes, confréries et autres corps de métiers, ensemble d'associations de métiers subsumées au XIXe siècle sous le terme "corporations". Le modèle évanescent de l'ouvrier professionnel d'industrie a également constitué un référent identitaire et un modèle de socialisation ouvrière pendant une bonne partie du XXe siècle. C'est peu dire que notre époque est orpheline de cette figure emblématique et que le monde du travail est en quête d'un modèle de substitution à même de constituer un nouvel exemple auquel s'identifier.

En conclusion de cette partie, je rappellerai qu'en dépit de ses outrances, toute une tradition, que l'on peut faire remonter à René Descartes et dont la figure de proue reste Karl Marx, tient que, par le travail, l'homme contribue à la transformation de son existence sociale, matérielle et symbolique. Le travail comme acte technique doit donc être saisi dans ses relations dialectiques avec le travail au sens de ferment du lien social.

... Est-ce possible dans le vase clos de la sociologie ?

Ma thèse est simple et n'a rien d'original : la sociologie du travail ne saurait se suffire à elle-même. L'analyse du travail impose des échanges disciplinaires. Cela étant dit, reste l'épineuse question des partenariats à nouer.

Classiquement, la discipline historique nous est un point d'appui majeur pour l'étude des faits inhérents au travail. La perspective historique permet de mesurer la singularité des organisations contemporaines et de restituer les configurations actuelles dans une démarche de longue durée. En termes d'analyse sociologique du travail, cette approche est précieuse. Ainsi, elle permet notamment de relativiser bien des discours qui, tous les cinq ou dix ans, énoncent à grand bruit l'avènement de nouveaux modèles managériaux de gestion des hommes, l'émergence de nouveaux modèles d'organisation productive. Si l'on prenait la peine de se replonger dans l'histoire des "organisateurs" - on peut notamment mentionner celle des ingénieurs sociaux du XIXe -, on observerait combien nos "innovateurs patentés" ne font souvent que redécouvrir l'eau chaude ou réinventer le fil à couper le beurre. Tout au plus réactivent-ils, sans le savoir il est vrai, des propositions déjà en germe depuis un bon siècle et demi.

L'économie fournit également une aide au sociologue du travail dans son approche du travail. En développant une démarche principalement fondée sur l'observation, la sociologie du travail tend certes à rompre avec l'esprit modélisateur qui parcourt toujours l'économie du travail. Il n'en reste pas moins que les travaux menés par les économistes peuvent servir de "garde-fou" au sociologue, trop souvent porté à se perdre dans l'inépuisable diversité du réel, en lui proposant des modèles de référence, à l'instar des idéaux-types construits par Max Weber. Pensons ici, pour n'en citer qu'un exemple connu, à la figure de l'entrepreneur schumpeterien.

Partenariat plus sulfureux, au regard de la concurrence séculaire des deux disciplines, que celui actuellement contracté par les sociologues du travail avec la psychologie du travail, et en particulier avec la psychodynamique du travail promue par Christophe Dejours15. Comme le sociologue du travail, le psychodynamicien s'appuie sur des observations in situ et des témoignages de travailleurs et entend dépasser le discours de l'organisation. De même, il s'attache à décrire l'écart entre travail prescrit et travail réel et, singulièrement, l'écart entre la norme technique formelle et la réalité matérielle qui ne lui est jamais réductible. Travailler, on le sait, c'est pour l'essentiel se réapproprier des contraintes techniques et les transformer pour soi. Cette opération de réappropriation exige un investissement subjectif qui engendre de la souffrance souvent, mais également de la joie et du plaisir16. Sur ces questions, le sociologue du travail a beaucoup à apprendre de la psychodynamique du travail.

Je ne multiplierai pas ici les exemples mais ethnologues17, géographes, psychosociologues, linguistes, juristes, technologues, ergonomes et démographes constituent également, depuis longtemps, des interlocuteurs pour le sociologue du travail.

Une éthique du travail à géométrie variable

On peut résumer, sous forme de propositions, les trois thèses défendues ici. Premièrement, au regard de la centralité de son objet d'étude, la sociologie du travail est une sociologie générale. Deuxièmement, le travail a sociologiquement une double dimension qu'il convient d'appréhender dans le même mouvement : comme acte technique et comme producteur de lien social. Troisièmement, on ne peut dissocier la sociologie du travail des autres disciplines qui traitent de cet objet. On pourrait même ajouter que sa pertinence s'exprime d'autant mieux qu'elle fait montre de sa capacité à constituer un carrefour disciplinaire.

L'histoire sociale du travail est une histoire des faits, mais également une histoire des idées (des discours profanes et savants). Histoire des faits observés, mais également histoire des catégories à l'aide desquelles on le pense aujourd'hui encore. Sans cette inscription dans l'histoire, on ne saurait interroger et saisir pleinement la portée du vocabulaire actuellement déployé pour parler du travail. Le contexte de création de catégories connexes à celle de travail est aujourd'hui solidement documenté. On pense aux catégories "population active18" et "chômage19" qui ont émergé à l'aube du XXe siècle, notamment à l'occasion du recensement de la population de 1896.

La catégorie de "travail" est, quant à elle, beaucoup plus ancienne. Au travail sont historiquement associés les idées de contrainte, de souffrance et de malédiction divine. Peu à peu, à partir du XVIe siècle, les idées d'effort, de labeur, de résultat utile et de gagne-pain seront mises en avant20. On parlera plus tard encore de morale du travail et, pour les plus épris, de jouissance et de réalisation de soi au travail. On retrouve aujourd'hui ces différentes catégories dans les débats sur le présent et l'avenir du travail. Au fond, c'est à une éthique du travail à géométrie variable que renvoient ces discussions. Je me suis contenté, quant à moi, de restituer les principaux termes de cet inépuisable sujet.


(1) Une première version de ce texte a été présentée sous forme de communication au colloque "Travail, emploi, formation et mobilité", Abymes, 17-19 février 2004. Je remercie Brahim Labari pour sa lecture attentive d'une version intermédiaire de cet article.

(2) Auteur de Sociologie de l'exclusion (1999), Sociologie de classe (2001), Les Vendeurs de la presse SDF (2003), Une formation à l'emploi ? (2004), tous parus aux éditions L'Harmattan, Paris.

(3) Friedmann Georges, Naville Pierre, Traité de sociologie du travail, Paris, Armand Colin (2 vol.), 1961-1962. Coster Michel de, Pichault François, Traité de sociologie du travail, Bruxelles, De Boeck, 1994. Pillon Thierry, Vatin François, Traité de sociologie du travail, Toulouse, Octarès, 2003.

(4) Castel Robert, Les Métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Paris, Fayard, 1995, p. 12.

(5) Pillon Thierry, Vatin François, , p. 2.

(6) Dernier avatar en date après la fin des religions, des idéologies...

(7) Rifkin Jeremy, La Fin du travail, préfacé par Michel Rocard, Paris, La Découverte, 1996.

(8) Marchand Olivier, Thélot Claude, Le Travail en France (1800-2000), Paris, Nathan, 1997, p. 49.

(9) Maruani Margaret, Reynaud Emmanuèle, Sociologie de l'emploi, Paris, La Découverte, 1999.

(10) Méda Dominique, Le Travail, une valeur en voie de disparition, Paris, Aubier, 1995.

(11) Cingolani Patrick, L'Exil du précaire, Paris, Méridiens Klincksieck, 1986. Schehr Sébastien, La Vie quotidienne des jeunes chômeurs, Paris, Puf, 1999.

(12) Pillon Thierry, Vatin François, Traité de sociologie du travail, op. cit., p. 2.

(13) Ibid., p. 29.

(14) Mauss Marcel, "Les techniques du corps" (1934), in Sociologie et Anthropologie, Paris, Puf, 1950.

(15) Dejours Christophe, Travail, usure mentale, Paris, Bayard, 1993.

(16) Clot Yves, Le Travail sans l'homme. Pour une psychologie des milieux de travail et de vie, Paris, La Découverte, 1995.

(17) L'étude du travail transfrontalier en développement croissant pourrait donner un nouveau souffle à la coopération entre sociologues du travail et ethnologues.

(18) Topalov Christian, "Une révolution dans la représentation du travail. L'émergence de la catégorie statistique de "population active" au XIXe siècle en France, en Grande-Bretagne, aux États-Unis", Revue française de sociologie, 1999, no 3.

(19) Salais Robert, Baverez Nicolas, Reynaud Bénédicte, L'invention du chômage, Paris, Puf, 1986. Topalov Christian, Naissance du chômeur (1880-1910), Paris, Albin Michel, 1994.

(20) Jacob Annie, Le Travail, reflet des cultures. Du sauvage indolent au travailleur productif, Paris, Puf, 1994.

Idées, n°139, page 50 (03/2005)

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