Sommaires des numéros 64 à 62

L'Economie politique n° 64automne 2014 Qu'est-ce qu'un bon impôt ?

 

Editorial

Qu'est-ce qu'un bon impôt ?

Les économistes et les colonies

Autres articles

L'Economie politique n° 63été 2014 Pour une politique économique de gauche

 

Editorial

Pour une politique économique de gauche

  • Le sujet de ce numéro spécial, "Qu'est-ce qu'une politique de gauche ?", n'est pas anodin. Depuis plusieurs mois et, pour certains, depuis plus d'un an, un grand nombre d'électeurs de François Hollande sont désemparés et se demandent où les mène la politique économique conduite par le président de la République et son gouvernement. Les 60 propositions étaient-elles inadaptées à la situation économique, comme ce fut le cas en 1983 quand la gauche dut prendre le tournant de la rigueur ? Pour avoir analysé à trente ans de distance les politiques économiques des deux périodes, je ne le pense pas1. (…)
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  • "Il n'y a jamais, je dis bien jamais, une seule politique possible, quelle que soit la gravité de la situation."
    François Hollande, Le Bourget, 22 janvier 2012

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  • Il y avait une alternative (Liêm HOANG-NGOC)
    Il y avait une alternative (Liêm HOANG-NGOC)
    Margaret Thatcher et Tony Blair ont enfanté une fille, TINA ("There Is No Alternative"), dont la plupart des chefs d'Etat et de gouvernement européens sont désormais épris. Les amoureux de TINA ont deux obsessions : la dette et le coût du travail. Le refrain qui séduit à coup sûr TINA est désormais connu : "Aucun gouvernement n'a voté un budget en équilibre depuis trente ans ; la dette publique pèsera sur les générations futures ; les charges d'intérêt deviennent d'ores et déjà insupportables ; elles conduisent à augmenter les prélèvements obligatoires. Ceci alourdit le coût du travail, réduit (…)
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  • Il est toujours très étonnant de constater le gouffre entre la très forte préoccupation de nos concitoyens sur les questions de santé et le relatif silence des responsables politiques sur ce thème. Et pour cause, une sorte de consensus de gestion de notre système de santé s'est progressivement instaurée entre les grands partis de droite et de gauche, alors même que le contexte sanitaire se dégrade dangereusement et que son avenir n'est plus assuré. Il est plus que temps de repenser notre modèle de santé, qui date de plus de soixante ans.
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  • Quel contenu donner à une politique économique de gauche en France ? Pendant trois décennies au moins, la relance manquée de 1981 a hanté l'esprit de tous ceux qui se sont posé cette question. 1981 ou la caricature de l'incompétence économique : une gauche archaïque, enchaînée par son surmoi marxiste, refusant d'admettre que le monde des Trente Glorieuses était mort, abîme le pays dans une vague de nationalisations à contre-courant de l'histoire, des embauches absurdes de fonctionnaires et une relance keynésienne par la consommation qui profitera aux concurrents étrangers. Le "tournant de la r (…)
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  • Lors de sa conférence de presse du 14 janvier, François Hollande a admis se tourner vers une politique d'offre et vouloir "rassembler les forces, mobiliser autour de l'investissement dans tous les domaines : investissement productif, investissement éducatif, investissement écologique, investissement scientifique..." Comment a-t-il pu oublier l'investissement social ? C'est pourtant un élément fondamental pour la réussite d'une telle stratégie économique, et cela lui aurait permis de gagner ses galons de social-démocrate...
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  • Depuis 2008, l'Europe et la France sont prises dans une sévère récession qui semble sans fin. Le taux de chômage, qui a atteint 12 % de la population active en fin d'année 2013, est supérieur de 4,8 points à ce qu'il était en février 2007. Qui plus est, dans beaucoup de pays de la zone euro, dont la France, le taux de croissance de l'activité est trop faible pour espérer une inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année 2014, voire 2015. Les inégalités sont en train de se creuser au moment même où les patrimoines financiers et immobiliers sont en train de retrouver leur niveau de v (…)
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  • Définir ce que pourrait être une politique économique de gauche est, dans le contexte actuel, un exercice aussi périlleux que nécessaire. Plutôt que de dérouler un programme, cette contribution se borne à proposer des remarques de méthode, après avoir succinctement rappelé les raisons de l'échec de l'orientation de François Hollande. Deux tâches semblent aujourd'hui indispensables si l'on veut esquisser un programme alternatif : abandonner le fétichisme des outils et des normes pour redéfinir les objectifs d'une politique de gauche et prendre la mesure exacte du degré de rupture nécessaire.
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  • Le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) est sans équivoque : les premiers signes d'un réchauffement rapide de la planète se confirment et, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre (GES), la température du globe pourrait augmenter de plus de deux degrés avant 2050, voire de plus de quatre degrés en 2100, et rendre la planète quasiment inhabitable... Pour échapper au pire, il faudrait réduire les émissions mondiales d'un bon facteur 21 avant 2050, mais celles des pays occidentaux d'un facteur 4 à 5.
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Autres articles

L'Economie politique n° 62printemps 2014 Entreprises-Etat : quel donnant-donnant ?

 

Editorial

Entreprises-Etat : quel donnant-donnant ?

  • A travers sa stratégie de placement et l'exercice de ses droits de vote associés à la détention d'actions, une institution de retraite exprime une vision de l'économie et de la société. Selon les choix qu'elle effectue, elle penchera en faveur d'une économie qui privilégie la rente ou, à l'inverse, la production et le développement de l'activité économique réelle. "Ne rien faire", c'est tout de même faire un choix : celui de se fondre dans le "consensus" mimétique des acteurs des marchés qui privilégient la rente.
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  • Depuis la publication du rapport Gallois commandé par le gouvernement Ayrault1, le coût du travail est présenté par le gouvernement socialiste comme la cause principale des difficultés de l'économie française, que ce soit le niveau élevé du chômage, les pertes de parts de marché de la France dans le commerce extérieur ou la désindustrialisation. C'est cette analyse qui fonde le pacte de responsabilité annoncé par le président de la République lors de ses voeux du 31 décembre dernier et que le nouveau Premier ministre Manuel Valls vient de confirmer dans sa récente déclaration de politique géné (…)
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  • Jusqu'à maintenant, notre traitement de la financiarisation de l'économie est resté trop exclusivement axé sur les comportements spéculatifs de l'industrie de la finance, en particulier sur les impacts négatifs de cette financiarisation sur le système de retraite [voir en particulier Hanin et al., 2009]. Mais quels sont ses impacts sur l'activité économique plus générale, par exemple sur le fonctionnement des entreprises non financières ? Est-ce que la libéralisation des marchés financiers a vraiment amélioré le financement des entreprises, comme le suggèrent les partisans de ce modèle ? Les o (…)
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  • Démocratie et entreprise (Jörg HOFMANN)
    Démocratie et entreprise (Jörg HOFMANN)
    Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, camarades1. C'est un très grand honneur pour moi d'être aujourd'hui parmi vous dans les locaux de l'Assemblée nationale, ce haut lieu de la démocratie dans le monde. Cette invitation m'a fait d'autant plus plaisir que je suis un Européen convaincu et que pour moi l'Europe n'aura d'avenir que si elle est avant tout une Europe réellement démocratique. Une Europe avec à sa tête des structures de décision démocratiques mais, avant tout, une Europe avec à sa base des moyens de participation démocr (…)
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  • Au début de l'année 1972, François Ceyrac, vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF), rend visite à Antoine Riboud. Il souhaite que le PDG de BSN prononce un discours sur le thème de la croissance et de la qualité de la vie aux Assises du patronat français qui doivent se tenir en octobre à Marseille. Dans son esprit, il s'agit de traiter la question des nuisances industrielles. Antoine Riboud, tout en étant sensible à la préservation de l'environnement, a une conception plus large de la qualité de la vie et compte bien profiter de la tribune qui lui est offerte pour faire (…)
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  • La croissance économique, l'économie de marché ont transformé, bouleversé le niveau de vie du monde occidental. C'est indiscutable. Mais le résultat est loin d'être parfait. D'abord, cette croissance n'était pas porteuse de "justice" ; trop nombreux sont encore ceux qui se trouvent en dessous d'un seuil acceptable de bien-être, que ce soit dans la cité ou dans l'entreprise. Il n'est pas possible d'admettre que la croissance abandonne derrière elle autant de "laissés pour compte" : les vieillards, les inadaptés, les malades et surtout les travailleurs, qui sont nombreux à bénéficier insuffisamm (…)
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Autres articles

  • Les divergences de compétitivité industrielle des pays européens, notamment entre la France et l'Allemagne, détruisent la cohérence économique de la zone euro et affaiblissent les pays membres dans la concurrence mondiale. La pénétration de la finance dans la gouvernance des entreprises et l'idéologie hostile à la politique industrielle de la direction de la Concurrence de la Commission européenne entretiennent ces handicaps.
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  • A l'heure du changement climatique, quand on parle d'énergie et d'économie, les apparences sont souvent trompeuses. La plupart d'entre nous croient (ou veulent croire) que l'âge des énergies renouvelables détrônera bientôt la deuxième ère carbonique, l'âge du pétrole, de la même manière que le pétrole avait, il y a longtemps, supplanté le charbon. C'est exactement la vision offerte par le Président Obama dans son allocution de juin 2013, qui a suscité tant d'éloges. Il est vrai que nous aurons besoin des énergies fossiles un peu plus longtemps, a-t-il concédé, mais les énergies renouvelables n (…)
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  • L'année 2014 doit être celle de la grande réforme du rail voulue par le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier. Le nouveau schéma institutionnel1 élaboré par le projet de loi prévoit une "réintégration", sous la forme d'une holding, de deux entités séparées depuis 1997 : le rail, qui appartient aujourd'hui à l'entreprise Réseau ferré de France (RFF), et l'exploitation ferroviaire (les trains), qui relève des compétences de la SNCF ainsi que d'autres entreprises ferroviaires en concurrence avec la SNCF sur certaines activités2. Le projet de loi s'écarte du modèle d'organisation prô (…)
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