Sommaires des numéros 52 à 50

L'Economie politique n° 52automne 2011 Doit-on regretter Jean-Claude Trichet ?

 

Editorial

Doit-on regretter Jean-Claude Trichet ?

  • La gestion des crises par la Banque centrale européenne (BCE) a été efficace : elle a très bien géré la crise des subprimes (baisse forte des taux d'intérêt, injection des liquidités nécessaires, achat d'actifs). De même, son intervention lors de la crise des dettes souveraines (achat de dette sur le marché secondaire, maintien des prêts à long terme aux banques) a été décisive.
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  • Jean-Claude Trichet rentrera-t-il au panthéon des ban- quiers centraux auréolé de ses hauts faits d'armes face à l'inflation puis à la crise financière ? Ce n'est pas sûr car, s'il est adulé par les milieux financiers - le Financial Times le désigna " homme de l'année " en 2007 -, c'est aussi l'homme de la rigueur qui aura défendu les intérêts des banquiers contre ceux des salariés, contribuant à précipiter la zone euro dans une grave crise politique et sociale. Les étapes successives de la brillante carrière de Jean-Claude Trichet (voir encadré page suivante) illustrent les contradictions et (…)
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Autres articles

Les paradis fiscaux : est-ce vraiment fini ?

  • Northern Rock, Bear Stearns, Lehman Brothers ou Fortis, ce n'est pas un hasard si les récits des récentes faillites bancaires nous ont tous fait voyager par les paradis fiscaux, révélant des failles profondes dans les dispositifs existants de régulation internationale. Ces trous noirs de la finance avaient en effet permis auxdites institutions financières de localiser via des montages complexes leurs activités spéculatives et autres créances risquées, hors de portée des autorités de contrôle et de supervision.
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  • De réels changements (Christian CHAVAGNEUX)
    De réels changements (Christian CHAVAGNEUX)
    Entretien avec Pascal Saint-Amans (secrétaire du Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales1)
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  • A travers une approche géographique, cet article1 propose de lever le voile sur la place des paradis fiscaux dans les réseaux de la mondialisation boursière. Pour cela, l'analyse s'appuie sur l'observation des stratégies de cotations transfrontières élaborées par les entreprises. Dans un premier temps, il convient de définir, justifier et contextualiser cet indicateur. Par la suite, un ensemble de cartes permet de révéler à qui profitent les flux complexes de la levée des capitaux. Quels paradis fiscaux constituent les charnières de la mondialisation boursière ? Plus fondamentalement, qui cont (…)
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L'Economie politique n° 51été 2011 Léon Walras : un hétérodoxe rejeté

 

Editorial

Léon Walras : un hétérodoxe rejeté

  • A la fin du XIXe siècle, le débat économique est dominé dans notre pays par ce que l'on appelle l'" école française ". On la présentera en détail ci-après, mais contentons-nous pour l'instant de rappeler que les économistes qui en font partie constituent la référence de l'analyse économique de l'époque, tant par leurs théories que par leurs positions institutionnelles. Considéré, avec le Britannique Stanley Jevons et l'Autrichien Carl Menger, comme l'un des pères fondateurs de la théorie économique dominante d'aujourd'hui, Léon Walras est alors considéré comme un hétérodoxe par rapport aux can (…)
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  • Le socialisme de Léon Walras (Jean-pierre POTIER)
    Le socialisme de Léon Walras (Jean-pierre POTIER)
    Si Léon Walras se distingue des économistes français de son époque par la méthode, en utilisant l'outil des mathématiques, il s'oppose également à eux sur le fond1. Loin du libéralisme prôné par ses collègues, il souhaite proposer une synthèse entre le socialisme et le libéralisme, et entre l'individualisme et le communisme. Il prétend désigner sa théorie sous le nom de " socialisme synthétique ou de synthétisme " [Walras, 1896a, p. 206]. En 1909, le jour de la cérémonie de son " Jubilé cinquantenaire d'économiste " à l'université de Lausanne, Walras déclare être finalement parvenu à construir (…)
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  • Autobiographie (Marie esprit léon WALRAS)
    Autobiographie (Marie esprit léon WALRAS)
    Je suis né le 16 décembre 1834, d'Antoine-Auguste Walras (de Montpellier) et de Louise Aline de Sainte-Beuve (d'Evreux), à Evreux, département de l'Eure, France1. Mes premières années se sont passées à Paris (1836-1839), à Lille (1839-1840) et à Caen (1840-1850).
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Autres articles

L'Economie politique n° 50printemps 2011 Malaise chez les économistes français

 

Editorial

Malaise chez les économistes français

  • Une des caractéristiques de notre société est d'avoir laissé l'économique envahir l'espace public et politique. Et, de fait, les questions économiques dominent très largement l'actualité politique et sociale. Or, la manière dont ces questions se formulent, les réponses qu'on y apporte, les thèmes qui traversent le débat public sont directement liés à des questions de recherche, des débats théoriques entre économistes. Leurs représentations et leurs préconisations ont, par le passé, transformé très profondément le réel et le transforment aujourd'hui encore. La façon dont on " fabrique " les éco (…)
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  • On considèrera comme acquis, ici, que les errements de la pensée économique depuis une trentaine d'années sont pour partie responsables de la crise économique actuelle, pour passer directement à la question posée par Paul Krugman [2009] : " Pourquoi les économistes [pas tous, certes] se sont-ils trompés à ce point ? " Il existe, en gros, trois sortes de raisons invoquées en guise de réponse. On les passera en revue, pour défendre l'idée que ces raisons recouvrent largement une autre explication, plus structurelle, de cet " itinéraire de l'égarement "1. Pour une large part, la transformation de (…)
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  • Fédérer les sciences sociales (Pascal COMBEMALE)
    Fédérer les sciences sociales (Pascal COMBEMALE)
    J'appartiens à une génération pour laquelle la question de l'unité des sciences sociales ne se posait pas. Dominaient alors le marxisme, le structuralisme, l'école des Annales. Cela ne signifie pas que nous étions tous marxistes ou structuralistes ; au contraire, parce que baignés dans un marxisme ou un structuralisme trop souvent dogmatiques et figés, nous tentions de les dépasser, par exemple pour penser l'articulation entre structure et histoire, entre le système et l'acteur, entre logiques de reproduction et mouvements sociaux, etc. Tentatives de dépassement que l'on voit bien à l'oeuvre c (…)
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  • Les interrogations, critiques et appels effectués depuis une dizaine d'années par des étudiants en économie de tous horizons sont étonnamment similaires. Ils traduisent l'expression d'un ennui profond, d'une absence de réflexivité, d'enseignements conçus comme un recueil de modèles et de techniques, issus d'un corpus théorique dont la domination académique sert à justifier la standardisation des formations.
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  • L'économie en tant que discipline académique a ceci de particulier qu'elle est composée de courants d'analyse irréductibles les uns aux autres. Les a priori, les représentations de l'économie et de son fonctionnement divergent entre économistes. Comme l'écrit Claude Mouchot [2004, p. 87], " l'économie ne sera jamais une science normale, au sens de Thomas Kuhn ". Certes, certains économistes préfèrent ignorer ce fait pour donner l'image d'une science bâtie sur une " boîte à outils " présentée comme universelle, commune à l'ensemble des chercheurs. Mais il est possible de réfuter cette présentat (…)
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  • Il en est des discours sur l'égalité comme des roses : le printemps de leur épanouissement est la période électorale, avec, parfois, des phases de remontée. Hélas, il en est souvent de même aussi de leur durée de vie : et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin.
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La recherche sur le développement en débat

  • La question posée, " la recherche en économie sert-elle le développement ? ", n'est évidemment pas neutre. Elle repose sur une certaine vision utilitariste de la recherche qui, en soi, mérite examen. Elle suggère aussi que la réponse pourrait être au mieux mitigée, faisant écho à l'intervention de Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, à Georgetown University en septembre 2010, lors de laquelle il pose une question similaire et y répond de façon plutôt critique : " Il est utile de se demander : où est-ce que l'économie du développement nous a conduits ? Nous sert-elle correctement ? (…)
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  • Pour les chercheurs qui s'y consacrent, se demander si la recherche sur le développement peut contribuer au développement pourrait ressembler à un blasphème. Pourquoi donc feraient-ils de la recherche si ce n'est pour contribuer au développement économique ? Mais le scepticisme sur l'influence de la recherche sur l'action politique, en général, et le regard critique porté sur la recherche sur le développement, en particulier, nous obligent néanmoins à ne pas éluder cette question plutôt inconfortable. Il faut d'autant moins tarder à nous y attaquer que le plus gros de ces recherches (jusqu'à c (…)
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  • Mettre les économistes au service du développement (Henri-bernard SOLIGNAC-LECOMTE)
    Mettre les économistes au service du développement (Henri-bernard SOLIGNAC-LECOMTE)
    Pour que la recherche en économie serve le développement, elle doit accompagner la transformation en profondeur - politique, sociale, économique - des sociétés, en aidant les citoyens, les décideurs politiques, les investisseurs, les consommateurs, etc., à la comprendre, afin d'éclairer leur action. Comprendre et expliquer le développement, c'est donc aborder des phénomènes historiques complexes et par nature conflictuels.
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