Sommaire du numéro 58

L'Economie politique n° 58printemps 2013 Mais qui sont les économistes ?

 

Editorial

Mais qui sont les économistes ?

  • S'il est un domaine qui a été épargné par la crise... c'est celui de l'enseignement de l'économie ! Alors qu'il fait depuis maintenant plus de dix ans l'objet de critiques récurrentes - après le mouvement des étudiants contre l'"autisme en économie" du début des années 2000 -, les trois premières années d'études d'économie à l'université continuent de proposer des enseignements majoritairement orientés vers l'acquisition de techniques laissant peu de place à la compréhension du monde économique contemporain. La crise, qui a pourtant largement bousculé les résultats de l'approche économique dom (…)
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  • Lorsque j'ai soutenu ma thèse de doctorat en décembre 1996 sur l'univers professionnel des économistes français [Lebaron, 1996], il existait très peu de travaux en langue française relevant en totalité ou en partie de ce domaine. L'ouvrage de Jean-Yves Caro [1983], qui faisait figure d'exception, relevait d'une sociologie encore assez programmatique du champ scientifique de l'économie, centrée sur la domination de la théorie de l'équilibre général et les effets de ce que l'auteur appela un peu plus tard l'"attraction formaliste". Les analyses de Bruno Théret et Bruno Jobert [1994] avaient pris (…)
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  • La crise écologique, peut-être de manière encore plus aiguë que la crise financière, a révélé les failles de la science économique : son incapacité à décrire la réalité, à intégrer le caractère limité des ressources naturelles et à protéger ce qui n'est ni monnayable ni commercialisable1. Ce constat n'est pas nouveau : la discipline économique a toujours entretenu des rapports ambigus avec la nature. Ainsi, les physiocrates, un des premiers courants de l'économie politique, souvent considérés comme très attachés à la nature, l'instrumentalisèrent en partie pour justifier un ordre social favora (…)
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  • Même si la crise a redonné à l'analyse économique de Keynes un regain d'intérêt dans les milieux économiques1, celle-ci demeure, aux yeux des libéraux, l'archétype de la ringardise et des propositions à fuir. Le titre du dernier livre de Jean-Marc Daniel, chroniqueur au Monde, mais aussi directeur de la revue d'orientation plutôt libérale Sociétal, est un bel exemple de cette détestation : Ricardo, reviens ! Ils sont restés keynésiens2. On pourrait citer aussi l'ineffable Pascal Salin, toujours à l'aise dans la provocation éhontée, qui, dans son dernier livre3, prétend que : "On ne trouvera ri (…)
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