Sommaire du numéro 42

L'Economie politique n° 42printemps 2009 Quelle finance après le G20 ?

 

  • Quelle finance après le G20 ? (Christian CHAVAGNEUX)
  • Entretien avec Michel Aglietta (professeur émérite à l'université de Paris X-Nanterre, conseiller scientifique au Cepii et à Groupama Asset Management. Dernier ouvrage paru, avec Sandra Rigot, Crise et rénovation de la finance, Odile Jacob, 2009.)
    Acheter le document
  • Lord John Eatwell.
    Acheter le document
  • Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives Economiques, rédacteur en chef de L'Economie politique, Richard Murphy, directeur général de Tax Research et conseiller de l'ONG Tax Justice Network, et Ronen Palan, professeur d'économie politique internationale à l'université de Birmingham (Royaume-Uni).

    Acheter le document
  • La finance mondiale est en pleine mutation. Les conséquences de la crise bancaire, financière et économique vont conduire à l'élaboration d'un nouvel ordre financier planétaire. Il faut tout au moins l'espérer. A cet égard, la réunion du G20 à Washington en novembre 2008 et celle de Londres en avril 2009 marquent une étape importante dans ce processus. Certains engagements des participants, à l'issue du Sommet de Washington, ont été trop vite passés sous silence, les plus optimistes n'y voyant que des déclarations de principe sans réalisations concrètes. La réussite du Sommet de Londres donne (…)
    Acheter le document
  • Une explication conventionnelle de la crise actuelle consiste à se lamenter quant au fait que, une fois de plus, l'Amérique a vécu au-dessus de ses moyens. Une telle explication cible l'opulence alimentée par le boom du crédit depuis le début des années 1990, encore renforcée après la résorption de l'éclatement de la bulle Internet au début des années 2000. Une illustration patente du phénomène est la tangente que semble avoir prise l'évolution du crédit aux Etats-Unis par rapport à la création de richesse mesurée en produit intérieur brut (PIB).
    Acheter le document
  • Une architecture financière n'a de sens qu'en fonction de l'environnement général où elle se situe. Pour l'approche économique traditionnelle, les fraudes financières sérieuses ne peuvent pas exister, quel que soit cet environnement. Dans le célèbre article de George Akerlof "The market for "lemons""1, tous les exemples sont des exemples de fraude, mais le mot n'est jamais utilisé. Akerlof est revenu sur la question avec son article sur le pillage, pour lequel il a obtenu le prix de la Banque de Suède en économie2, et cet article n'est pratiquement jamais cité par les gens qui abordent la cris (…)
    Acheter le document
  • De nombreux économistes expliquent aujourd'hui les déséquilibres internationaux par la conjonction d'une épargne insuffisante aux Etats-Unis, d'une épargne excessive en Asie, en premier lieu en Chine, enfin d'une préférence des investisseurs pour les actifs financiers américains. Les insuffisances de la régulation des marchés financiers et les conditions souvent douteuses d'octroi des crédits ne seraient que de simples dérivés de ces déséquilibres structurels. Ils en déduisent qu'il est urgent de mettre un terme à une politique budgétaire qu'ils jugent trop laxiste et de procéder à l'ajustemen (…)
    Acheter le document
  • Les deux dernières lignes du manuscrit original de mon dernier ouvrage sur John Maynard Keynes [Davidson, 2007] furent écrites en juillet 2006. Dans ces lignes, je remarquais que "quand, et non si, la prochaine grande crise touchera l'économie globale, alors les économistes redécouvriront peut-être le système analytique de Keynes qui contribua à l'âge d'or de l'après-Seconde Guerre mondiale. Pour Keynes, néanmoins, il s'agira d'une victoire à la Pyrrhus".
    Acheter le document
  • La gauche n'a plus d'idées parce qu'elle ne sait plus à qui elle s'adresse. Sa base politique, qui était à l'origine constituée des ouvriers et des fonctionnaires, a déserté. Dans un contingent assez significatif, les ouvriers sont passés à droite et, aujourd'hui, la gauche n'est plus du tout majoritaire auprès des ouvriers. Ce phénomène a été engendré par la dissolution de la classe ouvrière au cours des années 1970 et au début des années 1980, une conséquence de la fermeture de la sidérurgie, des usines industrielles. Le syndicalisme à l'oeuvre au sein de la classe ouvrière a alors été brisé (…)
    Acheter le document
  • Quel partage des richesses ? (Christian CHAVAGNEUX)
    Quel partage des richesses ? (Christian CHAVAGNEUX)
    La parution dans notre précédent numéro d'un article de Denis Clerc1 qui montrait que, en France, la part des salaires dans la richesse produite n'est guère différente de ce qu'elle était à la fin des années 1960 a suscité un débat animé. Repris notamment par le journaliste de Libération Grégoire Biseau pour dénoncer les propos salariaux revendicatifs de Benoît Hamon, du Parti communiste et d'Olivier Besancenot2, le constat a suscité de nombreuses réactions dans le quotidien. Et une demande de la part de Michel Husson, membre du conseil scientifique d'Attac, d'intervenir dans L'Economie politi (…)
    Acheter le document
  • La part des salaires dans la valeur ajoutée a-t-elle, oui ou non, baissé en France ? Le débat public se développe aujourd'hui autour de cette question1. Cet article voudrait en démêler les aspects méthodologiques pour insister à nouveau sur cette réalité incontournable : en France, comme dans la plupart des pays européens, la part des salaires correctement mesurée a été ramenée à un niveau historiquement bas. Cette évolution est l'une des principales sources de la crise actuelle et elle fonde la possibilité d'une autre répartition des revenus.
    Acheter le document
  • Pour Michel Husson, l'affaire est claire : la part des salaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières a bien diminué "de 4 à 5 points" entre la période récente et les années 1960, et de près de 10 points par rapport au pic de 1982. Un pic qui n'en est pas un, soutient-il, car il serait tout à fait possible de retrouver un partage supérieur de 9 points à la situation actuelle au bénéfice des salariés sans attenter pour autant à la dynamique et à la compétitivité du système productif. Ce sont là deux questions bien distinctes. La première relève du constat, la seconde de l'hypothès (…)
    Acheter le document