Sommaire du numéro 30

L'Economie politique n° 30printemps 2006 La Banque mondiale a-t-elle vraiment changé ?

 

  • C'est le problème central de l'économie du développement. Soit une économie enfermée dans une trappe à pauvreté: des performances insuffisantes motivent des investissements trop faibles qui plongent l'économie dans la stag nation. La solution? Des investissements massifs pour extraire l'économie du piège où elle se trouve. C'est le bon vieux "big push" (la "grande poussée") que les Objectifs du millénaire ont remis au goût du jour. Seulement voilà, le développement est autant affaire d'institutions que de moyens, et un demi-siècle d'expériences concrètes ont enseigné cette leçon simple: faute d'institutions suffisamment robustes, les investissements publics seront acheminés vers de mauvaises destinations et, dans ce contexte, "big push" rime avec prévarication et corruption.

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  • OMC: la guerre du coton (Francis ernest KERN, Eric HAZARD)
    OMC: la guerre du coton (Francis ernest KERN, Eric HAZARD)

    En 2001, quatre pays sahéliens parmi les plus pauvres de la planète - le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad - déposaient une plainte à l'OMC contre les subventions massives dont bénéficient les producteurs de coton du Nord. Fruit de trois ans de travail entre producteurs, industriels, ONG et Etats africains, cette initiative concertée allait participer à l'échec de la conférence ministérielle de l'OMC à Cancùn en septembre 2003. Depuis, les producteurs africains, soutenus par les ONG Oxfam1 et Enda Tiers Monde2, n'ont cessé de mener la bataille. Au lendemain de la conférence ministérielle de Hongkong de décembre 2005, il paraît intéressant de revenir sur l'analyse et l'argumentaire des promoteurs de cette initiative, mais aussi sur les enjeux de la négociation et sur les résultats obtenus.

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  • Même si le mot n'est apparu qu'à la charnière des XIXe et XXe siècles, au sein de l'école historique allemande, on sait, au moins depuis Ricardo et Marx, que le "capitalisme" est indissolublement lié à la perspec tive de l'accumulation. Au-delà des aspects spécifiques mis en avant par chaque auteur, et des multiples apports qui ont complété et enrichi les bases posées au XIXesiècle, on peut considérer que la plupart des économistes s'accordent sur l'idée très vague et très générale selon laquelle le capitalisme est l'ensemble des éléments (comportements, activités, relations et/ou rapports sociaux, règles, institutions, conventions...) qui s'inscrivent dans la perspective de l'accumulation.

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Dossier - Trois scénarios pour la Banque mondiale