Sommaire du numéro 29

L'Economie politique n° 29hiver 2006 Greenspan, magicien ou illusionniste ?

 

  • Les deux faces de Greenspan (Christian CHAVAGNEUX)
  • Faut-il lire Schumpeter? (Christian CHAVAGNEUX)
    Faut-il lire Schumpeter? (Christian CHAVAGNEUX)
    On peut effectivement se demander quel intérêt il y aurait à lire aujourd'hui un économiste qui a suggéré dans les années 1940 que le capitalisme allait s'écrouler! Comme le rappelle ici Fabrice Dannequin, Schumpeter ne se prenait pas pour un prophète. Quand il annonçait que "l'avenir peut fort bien révéler que la période 1930-1940 aura assisté aux derniers râles du capitalisme", il se dépêchait d'ajouter que "néanmoins, il est possible que les choses ne se passent pas de la sorte. En tout cas, il n'existe pas de raisons purement économiques interdisant au Capitalisme de franchir avec succès u (…)
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  • Introduction à Schumpeter (Odile LAKOMSKI-LAGUERRE)
    Introduction à Schumpeter (Odile LAKOMSKI-LAGUERRE)
    La pensée économique de Schumpeter a été abondamment discutée, commentée et critiquée, bien qu'elle apparaisse souvent éclipsée par la suprématie des idées de Keynes. Et pourtant, au risque de déplaire aux fervents admirateurs de ce dernier, Jean-Claude Casanova, qui dirigea par le passé la traduction française de l'Histoire de l'analyse économique, n'a pas hésité à désigner Schumpeter comme le "plus grand économiste du XXe siècle"1. Assisterait-on aujourd'hui à une victoire de la théorie schumpétérienne? En tout cas, ses idées redeviennent à la mode, comme en témoignent la profusion d'article (…)
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  • Joseph Schumpeter et Fernand Braudel partagent l'idée d'une importance de la "longue période" dans leur étude du capitalisme. Ce dernier se nourrit chez ces deux auteurs d'institutions, d'inventions souvent issues du passé ou d'autres lieux que ceux où ils se sont développés. Le capitalisme représente chez Braudel l'addition d'un étage à la vie des hommes, quand chez Schumpeter il normalise le mouvement au sein de l'économie. La question d'un début précis de l'ère capitaliste s'avère insoluble, face à ces deux théories caractérisées par la contingence. La révolution industrielle, bien qu'impor (…)
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Dossier - Greenspan, magicien ou illusionniste ?

  • Le règne d'Alan Greenspan à la tête de la Réserve Fédérale(Fed) a été très long. Prenant la succession de Paul Volcker le 11 août 1987, Alan Greenspan va quitter son fauteuil de président de la Fed le 31 janvier 2006. Cette longue période aux commandes de la plus puissante banque centrale du monde a été très mouvementée. Ce fut une période de grande agitation financière et de changements structurels majeurs. Après que Paul Volcker a réussi à casser l'inflation à deux chiffres au prix d'une terrible récession au début des années 1980, Alan Greenspan n'a pas seulement eu à consolider l'oeuvre de (…)
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  • Une évaluation de l'ère Greenspan (Christian DE BOISSIEU)
    Une évaluation de l'ère Greenspan (Christian DE BOISSIEU)
    Alan Greenspan est arrivé à la tête de la Réserve fédérale américaine(Federal Reserve, ou Fed) à la mi-1987, pour succéder au "géant" (au sens propre et au figuré) Paul Volcker. A l'époque, il paraissait très difficile, quasiment impossible, de succéder à Volcker, tant celui-ci avait dominé la scène économique et monétaire, américaine mais aussi mondiale. Greenspan a pourtant réussi à affirmer sa crédibilité personnelle très rapidement, à l'occasion du krach d'octobre 1987, et cette crédibilité n'a fait depuis que croître et embellir, au point que les superlatifs employés à son égard ont fait (…)
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  • Alan Greenspan est indéniablement le banquier central de la confiance. A lire l'imposante littérature traitant de ses dix-huit ans de règne à la tête de la banque centrale des Etats-Unis, la célèbre Fed, nous en sommes convaincus. Il serait même, selon Alan Blinder (l'un de ses collaborateurs), le meilleur président qu'ait connu cette institution, s'attirant la confiance tout à la fois de quatre présidents des Etats-Unis (trois républicains, Reagan, Bush père et fils, et un démocrate, Clinton), du Congrès, des marchés financiers et plus généralement de la population. Sous son règne, les Etats- (…)
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  • L'ère Greenspan aura duré dix-huit ans, soit quasiment cinq mandats présidentiels américains et pas moins de quatre présidents différents. Cette période (de la mi-1987 à janvier 2006) aura été marquée par de nombreux troubles économiques et financiers: le krach boursier de 1987, le krach obligataire de 1994, la crise asiatique du milieu des années 1990, la crise russe de 1998, la crise LTCM, les crises brésilienne et argentine, l'éclatement de la bulle Internet, des récessions économiques... Bref, rien ou presque n'aura été épargné à Greenspan. C'est sans doute cela qui a permis à ce grand ban (…)
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Dossier - L'Europe n'est pas si mal en point