Sommaire du numéro 17

L'Economie politique n° 17hiver 2003 La nouvelle stratégie d'Attac.

 

  • Le libéralisme existe-t-il ? (Christian CHAVAGNEUX)
  • Le processus de globalisation est ancien et remonte aux origines du capitalisme. Mais le dernier tiers du XXe siècle a apporté une transformation qualitative majeure, qui touche aux structures de pouvoir. Alors que les Etats nationaux avaient gardé jusqu'ici la maîtrise de leurs politiques, le déclin des frontières et la fusion graduelle des marchés nationaux en un marché global unique remettent en cause leurs prérogatives monétaires et fiscales. Des travaux éloquents ont déjà étudié les implications de la globalisation dans le domaine monétaire (Aglietta, Orléan et alii, 1998 ; Cohen, 1998). (…)
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  • Il y a au fond trois grands arguments en faveur des taxes globales : elles permettent de compenser la perte de substance fiscale engendrée par la mondialisation ; elles sont par ailleurs un instrument de régulation de l'économie mondiale ; elles constituent enfin la source de financement naturelle de l'offre de biens publics globaux. C'est l'articulation de ces trois éléments que l'on voudrait brièvement discuter, en référence à la contribution de Dominique Plihon publiée dans ce même numéro de L'Economie politique.
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  • Une possibilité, pas une panacée (Pierre-Noël GIRAUD)
    Une possibilité, pas une panacée (Pierre-Noël GIRAUD)
    On ne peut qu'être d'accord avec le constat initial de Dominique Plihon. En matière fiscale, la globalisation engendre une compétition vers le bas entre les Etats nationaux, une inégalité croissante devant l'impôt entre les " nomades " et les " sédentaires ", et une sous-production de " biens publics mondiaux ".
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  • Des taxes mal adaptées (Anton BRENDER)
    Des taxes mal adaptées (Anton BRENDER)
    La disparition des obstacles qui ont longtemps freiné, voire interdit les mouvements de marchandises, de personnes, de savoir-faire, de capitaux, d'informations, etc., entre les différents pays de la planète a, pour les nations, un double effet. D'une part, l'intensité de la concurrence qui les oppose pour le partage du revenu mondial s'en trouve accrue, de l'autre, les solidarités de fait qui les lient s'en trouvent renforcées. Ainsi, pour ne prendre qu'un exemple, la circulation toujours plus fluide des capitaux à l'échelle mondiale permet aux épargnants de déplacer leurs avoirs vers les rég (…)
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  • Réponse à mes contradicteurs (Dominique PLIHON)
    Réponse à mes contradicteurs (Dominique PLIHON)
    Je constate que les trois commentaires sur mon article sont, en fin de compte, en accord avec l'argument principal de l'analyse : il est nécessaire de mettre en oeuvre des politiques publiques globales, prenant en particulier la forme de taxes globales, face au processus de mondialisation. Mais, bien sûr, il y a des points de désaccord, qui sont parfois plus que des nuances.
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  • Au cours des dernières décennies, la mondialisation libérale avait érodé ou, plus souvent, reconverti les politiques publiques. Aujourd'hui, on observe des signes multiples, quoique disparates (et même contradictoires) d'une relégitimation de ces politiques. Mais la mondialisation libérale se poursuivant, il n'est pas question d'un retour à l'iden tique des interventions de naguère.
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  • Les pays développés et l'establishment international de la pensée sur le développement, qu'ils contrôlent, exercent une forte pression sur les pays du Sud afin que ces derniers adoptent de " bonnes politiques économiques " et de " bonnes institutions ", censées favoriser leur développement.
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  • Le terme de démocratie est de plus en plus employé par les économistes. Ainsi sont évoqués (invoqués ?), entre autres, la " démocratie actionnariale "2 ou la démocratie des consommateurs, puisque ces derniers " votent " dans les hypermarchés. Le recours à ce terme procède d'une volonté d'affir mer la liberté des agents économiques. Mais il concourt aussi à en obscurcir la signification.
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  • De tous les philosophes contemporains qui consacrent ou ont consacré leurs réflexions aux questions morales et politiques, John Rawls est incontestablement le plus connu. Né en 1921 dans une riche famille de Baltimore, il entre à l'université de Princeton en 1939. Il interrompt ses études pour rejoindre l'armée et participe à la guerre du Pacifique. De retour à la vie civile, il termine son doctorat de philosophie en 1949. Dès cette époque, il pose les bases d'une recherche qui l'occupera plus de vingt ans et qui aboutira, en 1971, à la publication de Théorie de la justice1, ouvrage qui peut (…)
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