L'Economie politique - Article de la rubrique Ce qu'en pensent les économistes

Rubrique : Ce qu'en pensent les économistes

Résultat de la requête :

Nombre de résultats : 6

La théorie de la gravitation

[Encadré]L'Economie politique n° 37, p.24, 1/2008, 215 mots

Le prix " naturel ", ou normal, d'un bien correspond pour Smith à l'addition des rémunérations normales des facteurs de production concourant à la production du bien : travail, terre, capital. Il n'est en effet pas possible que la production d'un bien donne durablement lieu à un salaire, une rente ou un taux de profit spécifique différent des rémunérations moyennes constatées dans l'économie. En effet, dès lors qu'un acteur - capitaliste, travailleur ou propriétaire terrien - identifie l'existence d'une rémunération supérieure à celle qu'il touche dans un autre secteur de l'économie, il fera t (…)
Acheter le document

L'économie de marché : liberté et concurrence

[Article]L'Economie politique n° 37, p.38, 1/2008, 4092 mots
par : Jean-Marc DANIEL

Parler de l'économie de marché suppose en tout premier lieu qu'on la définisse. Cela pourrait sembler facile, tant la notion de marché paraît liée à celle d'économie, tant il est clair que l'échange libre entre un producteur et un consommateur, mécanisme que l'expression de marché illustre, est au centre de la réflexion des économistes, que ce soit pour le magnifier ou au contraire pour en souligner les limites.

Acheter le document

Les principes théoriques du marché

[Article]L'Economie politique n° 37, p.7, 1/2008, 7215 mots
par : Denis CLERC

Depuis plus de deux siècles, le marché est sujet de discorde entre économistes. Les uns y voient un merveilleux mécanisme d'horlogerie qui, par le miracle du mouvement des prix, transforme le chaos en ordre, la multitude des intérêts particuliers en intérêt général. Les autres y voient une source d'inégalités sociales sans cesse renouvelées, où le fort tire profit du faible, où l'avidité - " enrichissez-vous ! " - tient lieu de morale et de ressort. D'un côté, l'apologie de la " main invisible " conduisant chacun à " remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ", de l'autre, des " stimulants grossiers " conduisant à élever des " chasseurs de dollars " (John Stuart Mill).

Acheter le document

Des économies " avec marchés ". Un point de vue marxiste

[Article]L'Economie politique n° 37, p.51, 1/2008, 4961 mots
par : Dominique LEVY / Gérard DUMENIL

Dans les premières décennies de l'après-guerre, l'expression " économie de marché " servait à désigner les économies distinctes de celles des pays du " socialisme réel ", dites " économies planifiées ".Même si le capitalisme de cette époque de compromis social n'avait pas la violence propre au capitalisme néolibéral, cette terminologie s'imposait déjà pour désigner les économies capitalistes. De fait, " économie de marché " constitue une manière détournée de dire " capitalisme ". Il est facile de comprendre le succès de cette formule euphémique désormais consacrée, car parler de " capitalisme " suggère directement l'existence de " capitalistes ", c'est-à-dire d'une classe sociale dominant un système hiérarchisé, alors qu'" économie de marché " renvoie à une société d'égaux.

Acheter le document

Le processus de tâtonnement

[Encadré]L'Economie politique n° 37, p.30, 1/2008, 95 mots

Walras propose de se représenter la formation des prix à partir d'une procédure simple mais centralisée qui évite toute distorsion de prix et qui assure que chacun des biens fasse l'objet d'un prix unique. La procédure repose sur l'existence d'un " centre " du marché, que Walras qualifie de " commissaire-priseur " et qui a pour tâche d'annoncer les prix des biens, de recueillir les plans d'offre et demande des individus, et de s'assurer qu'aucun échange ne se tient avant que les prix d'équilibre aient été tous déterminés. Cette procédure comprend quatre temps :
Acheter le document

Marché et autonomie des acteurs : histoire d'une illusion

[Article]L'Economie politique n° 37, p.23, 1/2008, 5716 mots
par : Nicolas POSTEL

L'autonomisation de l'économie relativement aux autres sciences sociales, au début du XIXe siècle, naît de la conviction profonde que la sphère économique, qui rassemble les activités ayant trait à la production et la distribution des richesses, est le lieu d'un phénomène unique au sein des affaires humaines : l'existence d'un ordre autonome, spontané, ne reposant sur aucun accord explicite ni aucune volonté collective. Le lieu ou se manifeste cet ordre spontané, c'est le marché, dès lors qu'il induit une concurrence suffisante entre les différents acteurs. Le mouvement de l'économie politique repose ainsi sur cette conviction que le marché peut, en économie, débarrasser la collectivité humaine de la question de l'accord collectif, que celui ci prenne la forme du contrat social (et du Léviathan), comme chez Hobbes, ou bien encore de la convention, comme chez Hume. En économie, chacun serait ainsi " libre de tous les autres ", débarrassé de l'épineuse question de la coordination ou de la coopération avec les autres, affranchi de tout cadre d'action commun, et ce tout en contribuant par cette liberté même à l'intérêt collectif.

Acheter le document