L'Economie politique - Articles écrits par Denis CLERC

Articles écrits par Denis CLERC

Nombre d'articles : 28

Nationaliser le sol, histoire d'un débat

[Article]L'Economie politique n° 78, p.8, 4/2018, 5168 mots
par : Denis CLERC

La propriété privée de la terre n'est pas toujours allée de soi. Au XIXe siècle, plusieurs économistes se sont interrogés sur ses effets pervers et ont préconisé de la nationaliser ou de capter la rente foncière par l'impôt. Retour sur les propositions de John Stuart Mill, Léon Walras, Henry George et Charles Gide.

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Quelques réflexions sur le revenu de base

[Article]L'Economie politique n° 71, p.76, 7/2016, 3870 mots
par : Denis CLERC

La mise en place d'un revenu de base apparaît périlleuse quand on examine son financement ou son impact sur le marché du travail et l'intégration à la société.

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Pourquoi les entreprises françaises créent-elles si peu d'emplois ?

[Article]L'Economie politique n° 70, p.56, 4/2016, 3523 mots
par : Denis CLERC

Depuis 2008, l'économie française crée nettement moins d'emplois que l'Allemagne et le Royaume-Uni. Une panne que le différentiel de croissance ne suffit à expliquer. En cause : la mauvaise santé financière de la majorité des entreprises.

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Financer le revenu de base : les dangers du Liber

[Article]L'Economie politique n° 67, p.19, 7/2015, 6230 mots
par : Denis CLERC

L'idée n'est pas nouvelle, loin s'en faut. En 1797, déjà, Thomas Paine - Anglais, militant pour l'indépendance des colonies britanniques d'Amérique du Nord et député de la Convention en France - publiait une adresse "A la Législature et au Directoire exécutif de la République française" à laquelle il joignait un "Plan pour améliorer la situation générale de tous les hommes". Plan qu'il avait précédemment rédigé à l'attention du gouvernement britannique et dont il espérait que la Convention pourrait s'inspirer1. Il y développait une idée - qu'il avait déjà avancée [Paine, 1792] - en faveur d'un (…)
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L'Etat de connivence. En finir avec les rentes

[Note de lecture]L'Economie politique n° 66, p.93, 4/2015, 5190 mots
par : Denis CLERC
ouvrage de : Jean-Marc DANIEL

Les grands débats économiques de 1914 : protection sociale et impôt progressif

[Article]L'Economie politique n° 63, p.97, 7/2014, 4206 mots
par : Denis CLERC

A la veille de la Grande Guerre, la France se croit encore une grande puissance. Elle est fière de ses colonies, sa langue est celle des diplomates, mais, sur le plan économique, elle reste une nation plus agricole qu'industrielle. La vigne et le vin occupent plus de monde sans doute que la mécanique. Les ouvriers sont moins nombreux que les commerçants et les artisans, et l'épargne de la petite et grande bourgeoisie sert à acheter des bons russes plus qu'à investir dans l'outil de production. En 1913, Ford inaugure le travail à la chaîne et les centaines de milliers de Ford T qui vont avec, t (…)
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Les belles leçons de M. Keynes

[Article]L'Economie politique n° 58, p.53, 4/2013, 6145 mots
par : Denis CLERC

Même si la crise a redonné à l'analyse économique de Keynes un regain d'intérêt dans les milieux économiques1, celle-ci demeure, aux yeux des libéraux, l'archétype de la ringardise et des propositions à fuir. Le titre du dernier livre de Jean-Marc Daniel, chroniqueur au Monde, mais aussi directeur de la revue d'orientation plutôt libérale Sociétal, est un bel exemple de cette détestation : Ricardo, reviens ! Ils sont restés keynésiens2. On pourrait citer aussi l'ineffable Pascal Salin, toujours à l'aise dans la provocation éhontée, qui, dans son dernier livre3, prétend que : "On ne trouvera ri (…)
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Néo-libéralisme(s), une archéologie intellectuelle

[Note de lecture]L'Economie politique n° 56, p.98, 10/2012, 2321 mots
par : Denis CLERC
ouvrage de : Serge AUDIER

Les 35 heures : le bilan

[Article]L'Economie politique n° 54, p.55, 4/2012, 3222 mots
par : Denis CLERC

Le débat sur les 35 heures n'a jamais cessé. Mais il rebondit, sous l'impulsion des plus hautes autorités de l'Etat. Ainsi, le président de l'Assemblée nationale, dans l'introduction au rapport de la mission d'information publié le 9 novembre dernier sur " la compétitivité de l'économie française et le financement de la protection sociale "1, écrit que " le choc des trente-cinq heures, concomitant du décrochage français, [a été] facteur de désorganisation du tissu industriel comme de pénibilité au travail ". Le chef de l'Etat en parlait sur TF1 et France 2 le 27 octobre, et à nouveau lors du s (…)
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Comment réduire les inégalités et la pauvreté ?

[Article]L'Economie politique n° 54, p.36, 4/2012, 7519 mots
par : Denis CLERC

Une société où les revenus sont distribués de façon moins inégalitaire est une société où les gens vivent mieux. L'affirmation n'est pas gratuite. Elle est étayée par de solides constats. On se bornera ici à en mentionner deux1. Le premier concerne la satisfaction des gens telle qu'elle est mesurée par des enquêtes : on pose aux personnes interrogées des questions du genre " votre vie vous satisfait-elle actuellement ? ", et chacun peut choisir de se positionner sur une échelle déterminée, allant de 1 (elle ne me satisfait pas du tout) à 10 (je suis totalement satisfait). Même si cette façon d (…)
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Fiscalité et équité : propositions pour un débat

[Article]L'Economie politique n° 47, p.7, 7/2010, 6049 mots
par : Denis CLERC

Les Français râlent. Normal, dira-t-on : c'est dans leur nature, ou plutôt dans leur culture. Peut-être. Mais ils râlent beaucoup plus qu'avant. La majorité d'entre eux ont le sentiment de faire partie des dindons de la farce : " ils " s'en mettent plein les poches, pendant que " nous ", on trime et on n'a rien, ou seulement des miettes. Selon les cas, le " ils " peut désigner les patrons, les actionnaires, les banques, les politiques, les pétroliers, les bailleurs... Quant au " nous ", ce sont tous les autres, qu'ils soient cadres, employés, artisans, automobilistes, locataires, chômeurs, fam (…)
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RSA : le Diable ou le Bon Dieu ? Un état des lieux

[Article]L'Economie politique n° 43, p.46, 7/2009, 6306 mots
par : Denis CLERC

Les critiques tombent dru sur le revenu de solidarité active (RSA) comme la mitraille à Gravelotte1. Parfois méritées, parfois moins, tantôt convaincantes, tantôt excessives. On va les regrouper sous quatre chefs : le montant du RSA, ses effets sur le marché du travail, ses modalités d'accompagnement, sa philosophie implicite ou explicite.
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Réponse à Michel Husson

[Article]L'Economie politique n° 42, p.105, 4/2009, 3493 mots
par : Denis CLERC

Pour Michel Husson, l'affaire est claire : la part des salaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières a bien diminué "de 4 à 5 points" entre la période récente et les années 1960, et de près de 10 points par rapport au pic de 1982. Un pic qui n'en est pas un, soutient-il, car il serait tout à fait possible de retrouver un partage supérieur de 9 points à la situation actuelle au bénéfice des salariés sans attenter pour autant à la dynamique et à la compétitivité du système productif. Ce sont là deux questions bien distinctes. La première relève du constat, la seconde de l'hypothès (…)
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Des salaires aux dividendes : les changements de la répartition de richesse en France depuis 1970

[Article]L'Economie politique n° 41, p.8, 1/2009, 8904 mots
par : Denis CLERC

Oui ou non, la part des salaires dans la valeur ajoutée - c'est-à-dire dans la richesse produite par l'ensemble des travailleurs au sein de l'économie nationale - est-elle orientée à la baisse ? Répondre sans ambiguïté à cette question est doublement important. D'abord, en termes de justice sociale : si le travail salarié, qui représente aujourd'hui les neuf dixièmes des personnes en emploi dans la société française, voit sa part diminuer, cela signifie qu'une partie importante de la population ne perçoit pas la totalité de ce à quoi elle aspire légitimement, et qu'il faut donc trouver le moye (…)
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De la croissance à la décroissance ?

[Article]L'Economie politique n° 39, p.92, 7/2008, 6078 mots
par : Denis CLERC

Pour la plupart des décideurs, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des demandeurs d'emploi et des salariés, la croissance économique apparaît comme un objectif désirable. Pour les uns, elle est synonyme de "grain à moudre", pour les autres, d'emplois supplémentaires, pour d'autres encore, elle est promesse d'améliorations diverses, qu'il s'agisse de logements sociaux, de réduction de la dette publique, de vacances bien méritées... Pour un pays, avoir une croissance moindre que celle de ses voisins, partenaires ou concurrents, c'est un peu comme, dans une classe, avoir un livret de notes (…)
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Les principes théoriques du marché

[Article]L'Economie politique n° 37, p.7, 1/2008, 7215 mots
par : Denis CLERC

Depuis plus de deux siècles, le marché est sujet de discorde entre économistes. Les uns y voient un merveilleux mécanisme d'horlogerie qui, par le miracle du mouvement des prix, transforme le chaos en ordre, la multitude des intérêts particuliers en intérêt général. Les autres y voient une source d'inégalités sociales sans cesse renouvelées, où le fort tire profit du faible, où l'avidité - " enrichissez-vous ! " - tient lieu de morale et de ressort. D'un côté, l'apologie de la " main invisible " conduisant chacun à " remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ", de l'autre, des " stimulants grossiers " conduisant à élever des " chasseurs de dollars " (John Stuart Mill).

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Réponse à Christophe Ramaux

[Article]L'Economie politique n° 34, p.105, 4/2007, 3049 mots
par : Denis CLERC

La reponse de Christophe Ramaux appelle de ma part quelques réactions sur les points de désaccord qui m'apparaissent les plus importants.

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Quelle protection sociale en économie mondialisée ?

[Article]L'Economie politique n° 34, p.37, 4/2007, 5434 mots
par : Denis CLERC

Dans un monde ou l'emploi de qualité continue d'être une " ressource " rare, chaque pays s'efforce d'attirer ou de retenir les firmes, les innovateurs ou les travailleurs très qualifiés. Cette réalité ne doit cependant pas en occulter une autre : dans le domaine social, la mondialisation ne prive pas les pays de marges de manoeuvre qui, pour s'être sans doute réduites depuis deux ou trois décennies, n'en restent pas moins conséquentes. C'est ce que le texte qui suit voudrait illustrer à partir de l'exemple de la protection sociale. Celle-ci, pensons-nous, sans être " à bout de souffle ", est c (…)
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Les généralisations abusives de Louis Chauvel

[Article]L'Economie politique n° 33, p.76, 1/2007, 5057 mots
par : Denis CLERC

Comme toujours, lire une publication de Louis Chauvel ne laisse pas indifférent. Sa capacité à mobiliser des sources statistiques autant que des analyses sociologiques ou des réflexions économiques, le scalpel aiguisé avec lequel il dissèque la réalité sociale de façon approfondie, la rigueur de ses analyses, tout concourt habituellement à convaincre le lecteur. Pourtant, son dernier livre, Les Classes moyennes à la dérive 1, fait exception. Je ne vise pas ici ce qu'il dit des " classes moyennes " en général, encore que, à mon idée, sa définition, qui englobe la grande majorité de la populatio (…)
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Emploi: éloge de la stabilité. L'Etat social contre la flexicurité

[Note de lecture]L'Economie politique n° 31, p.99, 7/2006, 3276 mots
par : Denis CLERC
ouvrage de : Christophe RAMAUX