Lectures
, Repenser la pauvreté (traduction de Julie Maistre),
Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo.
Paris, Seuil, "Nouveau Monde", 2012.

Pourquoi faut-il "repenser" la pauvreté ? Les auteurs nous expliquent qu'ils ont été confrontés à la dichotomie existant entre les théories actuelles et la réalité du terrain : il leur semble impossible d'"appliquer les modèles théoriques à la vie pratique des pauvres, d'où la nécessité de repenser la pauvreté".

Leur ambition est alors grande : définir rien de moins qu'un système mondial de lutte contre la pauvreté. Il convient de préciser qu'Esther Duflo, lauréate en avril 2010 de la médaille John Bates Clark, qui récompense tous les deux ans la meilleure économiste de moins de 40 ans exerçant aux Etats-Unis, est une des spécialistes reconnues du micro-empirisme, qui s'inspire des méthodes expérimentales développées par les sciences de la nature et de la vie. C'est en se fondant sur cette approche que les auteurs entendent mettre en évidence les moyens d'une politique universelle. Pour cela, ils doivent bien entendu commencer par proposer leur explication des phénomènes de pauvreté.

Les principaux faits stylisés identifiés par les auteurs

Dans le chapitre 1, intitulé "Y réfléchir à trois fois...", les auteurs expliquent qu'il existe certains facteurs favorisant la pauvreté, tels le climat, la géographie, la démographie, la société, la famille ou la religion. Face à ces contraintes, l'aide internationale semble nécessaire mais elle comporte plusieurs problèmes majeurs : elle est imposée aux pauvres, et elle ne parvient pas forcément à destination, du fait de la corruption, de la mauvaise gestion des fonds ou de leur mauvaise affectation. Et comment aider de manière efficace les pauvres lorsque l'on bute sur l'obstacle du manque d'instruction, des incertitudes sur la pérennité de l'aide, etc. ? A ce stade, peu de solutions sont proposées par les auteurs pour lutter contre ces pièges de la pauvreté.

Il faut poursuivre la lecture pour obtenir leur éclairage sur la définition de politiques sectorielles précises. La question alimentaire, par exemple, est abordée dans le deuxième chapitre.

Une approche simpliste des questions alimentaires...

"Se nourrir est un des besoins primaires de l'être humain, or les pauvres en sont souvent privés", relèvent les auteurs. Ainsi réduire la famine reviendrait a priori à réduire la pauvreté. Mais, disent-ils, les pauvres ne sont pas forcément des affamés. D'abord, ils ont bien souvent la possibilité de s'acheter à manger s'ils laissent de côté les dépenses futiles. Ensuite, s'ils en ont les moyens, les pauvres préfèrent se procurer des aliments ayant un meilleur goût et coûtant plus cher plutôt que des aliments nutritifs. Il ne s'agit pas d'un caprice mais d'un choix stratégique, car le fait de manger plus n'augmentera pas leur capacité de gains. Ensuite, les pauvres ne sont pas suffisamment instruits ou informés pour distinguer les calories nutritives des autres et orienter leurs choix alimentaires.

Les auteurs constatent également que les pauvres ne mangent pas suffisamment, et ce... par un choix délibéré ! Pourquoi ? Ils expliquent d'abord que les bienfaits d'une alimentation équilibrée ne sont pas immédiatement visibles : or, les pauvres, vivant dans l'urgence, ont besoin de toucher du doigt immédiatement les résultats de leurs investissements. Ils choisissent également de sacrifier la nourriture à d'autres choses qu'ils estiment plus importantes, tels les grands événements de la vie comme le mariage ou les funérailles. Il s'agit donc de choix hautement stratégiques. Enfin, si la famine est une réalité, il ne faut pas oublier qu'elle résulte de la façon dont la nourriture est partagée entre nous car il y a assez de nourriture sur terre pour chacun. Le problème de l'alimentation n'est donc pas à l'origine d'un piège de la pauvreté. Il revient plutôt aux gouvernements et aux institutions internationales de repenser leur politique alimentaire pour empêcher les famines.

Ce chapitre utilise un argumentaire particulièrement simpliste, fondé sur des indicateurs tendancieux comme le ratio entre "la taille des athlètes issus des pays pauvres et le nombre de médailles olympiques remportées", ou le ratio "taille des individus et intelligence". Par ailleurs, les auteurs négligent l'importance de l'accès à l'information et des moyens d'incitation à une bonne alimentation dans la lutte contre la famine et la pauvreté. Plus fondamentalement, la question des déterminants de l'insécurité alimentaire est très complexe et renvoie à la gestion du risque et de l'incertitude par les acteurs, notamment l'incertitude provenant des aléas de la production, celle liée à la commercialisation, et enfin celle relative aux institutions1.

... des questions de santé...

Dans le chapitre 3, les auteurs estiment que les pauvres se soucient de leur santé et y consacrent une bonne partie de leurs ressources. Mais ces ressources ne sont pas bien orientées, du fait du manque d'instruction ou du manque d'informations. Le constat a été fait que l'amélioration de la santé publique est à la portée de tous et pourtant la santé publique se dégrade de jour en jour. Mais une aide bien orientée, l'accès à l'eau potable, des politiques de prévention des maladies, un bon fonctionnement du service public, etc., peuvent être très efficaces dans la lutte contre l'enchaînement d'une mauvaise santé renforçant la pauvreté.

Il manque à ces observations un peu d'analyses concrètes. Un exemple : si l'efficacité de la lutte contre le paludisme relève bien du financement des politiques d'éradication, les auteurs auraient pu indiquer que le paludisme en Afrique est au coeur d'intérêts croisés importants. Est-ce pour sauvegarder la masse de fonds destinés à l'éradiquer que ni les politiques ni les institutions internationales ne s'empressent de le faire complètement ? Ici, une analyse en termes d'économie politique, fondée sur la déconstruction des logiques d'acteurs, aurait été bienvenue. Et les solutions proposées par les auteurs, comme celle qui consiste à limiter l'accès des pauvres aux médicaments dont ils n'ont pas besoin, sont non seulement paternalistes mais aussi idéalistes et abstraites.

... des questions éducatives...

Le chapitre 4, intitulé "Premiers de la classe", peut être sujet aux mêmes critiques. En effet, les auteurs partent du constat selon lequel les pays en voie de développement (PVD) ont échoué dans leur politique visant à attirer les enfants à l'école. Ce n'est pas faute de recourir à plusieurs types d'interventions. Par exemple, répondre à la demande des parents d'inscrire leurs enfants à l'école dans un premier temps, et s'arranger pour qu'il soit financièrement intéressant pour les parents d'envoyer leurs enfants à l'école dans un second temps. D'où l'idée d'un nouvel outil efficace de politique éducative : les transferts monétaires conditionnels. L'Etat rend aussi, parfois, l'école obligatoire jusqu'à un certain niveau d'études.

Et pourtant, malgré toutes cette panoplie de mesures, l'école publique échoue toujours à attirer les enfants, en particulier les enfants de parents pauvres. Cet échec se justifie par un mauvais fonctionnement du service public, les attentes erronées des parents concernant l'éducation de leurs enfants, l'obligation pour le pauvre, par manque de moyens, de ne scolariser que celui qu'il estime le plus intelligent de ses enfants. Cet échec se justifie aussi par un système scolaire élitiste : l'utilisation de la langue de l'ancienne métropole dans le système éducatif, langue souvent incomprise des parents d'élèves pauvres ; le bannissement des élèves les plus faibles du système scolaire ; la négligence des cours de soutien ; et l'acharnement des enseignants à finir un programme scolaire préétabli au détriment de la qualité de l'enseignement.

Au regard de tous ces maux, les auteurs proposent comme solution de croire aux capacités de tous les enfants, de former des personnes dans un court délai et ayant pour rôle d'enseigner dans les classes de rattrapage, de réorganiser le programme et les classes en fonction du niveau de chaque élève, d'avoir des attentes réalistes vis-à-vis des élèves, de viser des résultats plus immédiats, et de recourir aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) pour un meilleur enseignement.

Ils omettent cependant de mentionner l'instauration d'une politique d'orientation scolaire des élèves eu égard à leurs inclinations. Ils auraient également pu faire une critique exhaustive de l'impact de l'ajustement structurel et de ses avatars sur la situation de l'éducation dans les PVD, soumis à la fois à une démographie forte et à des ressources financières en raréfaction. L'absence d'une vision macroéconomique des problèmes éducatifs, dans un contexte de prédominance d'une idéologie prônant le retrait de l'Etat, ne permet pas aux auteurs de dépasser le stade anecdotique dans l'analyse des déterminants de la faible performance des systèmes éducatifs dans les PVD.

Et pourtant, le constat du problème démographique est dressé dans le chapitre 5. Les auteurs y font l'analyse de la démographie comme facteur important dans le développement d'un pays. Un constat général dans les familles pauvres est qu'elles ont une nombreuse progéniture. Il s'agit d'un choix, mais d'un choix contraint, lié à plusieurs raisons telles que l'absence d'accès aux méthodes de contraception modernes, la représentation de l'enfant comme un placement pour l'avenir, ou la volonté d'avoir des garçons.

Comme solution, les auteurs proposent des programmes d'aide publique où l'argent est confié aux femmes, leur donnant ainsi un pouvoir de décision au même titre que les hommes, y compris pour les questions relatives aux naissances. Pour eux, "il ne suffit donc pas de distribuer des moyens contraceptifs, il faut s'attacher à comprendre ce qui peut décider quelqu'un à les utiliser ou non".

A l'attention des auteurs, précisons que l'anthropologie africaniste s'est penchée sur cette question depuis un siècle, comme en témoigne le travail de Claude Meillassoux2, et a produit des études très riches sur cette question, à rebours des lieux communs et des discours lénifiants des économistes orthodoxes de la pauvreté qui réinventent la roue avec un enthousiasme déconcertant.

Une normativité déconcertante : l'analyse du rôle des institutions

Le chapitre 6 de l'ouvrage, intitulé "Des traders aux pieds nus", inaugure une nouvelle dimension de l'analyse, celle que nous qualifions de "normativité déconcertante" dans la mesure où des questions systémiques ou holistiques, comme celle des institutions, vont être convoquées, sans précaution, à l'appui d'une lecture anecdotique de la rationalité individuelle.

Ainsi, pour les auteurs, "le risque fait partie du quotidien des pauvres et un incident bénin peut avoir de terribles conséquences sur leur vie. Pour cette raison, les pauvres sont obligés d'être des gestionnaires de fonds spéculatifs ou encore des sortes de traders aux pieds nus". Les pauvres sont dans une position très vulnérable, à la merci du chômage, des aléas climatiques, de la conjoncture économique, des violences politiques, de la criminalité et de la corruption. Parmi les solutions trouvées par les pauvres eux-mêmes pour limiter les risques, figurent la diversification des activités, la nombreuse progéniture ou l'entraide entre pauvres.

Esther Duflo et son directeur de thèse, Abhijit Banerjee, réalisent un exploit : ils découvrent la sociologie, mais paraissent ignorer l'oeuvre de Pierre Bourdieu, notamment son analyse de la ruralité en Algérie3. La question de la projection dans l'avenir - et, de façon plus générale, celle du rapport au temps des pauvres - est une des questions traditionnelles de la sociologie rurale, comme en témoigne l'abondante bibliographie du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) relative aux enquêtes de terrain en Afrique, en Amérique latine et en Asie sur le triptyque "incertitude, rationalité et institutions". On ne peut développer ici toute la force de cette littérature, jamais mobilisée, et face à laquelle la naïveté des analyses contenues dans ce chapitre laisse songeur...

Crédit et épargne mal traités

Les auteurs se livrent à l'exégèse des motifs de la microfinance : "Les pauvres sont obligés de faire des prêts à des taux exorbitants en dehors des banques parce que soit celles-ci exigent un taux d'intérêt très élevé, soit elles refusent de leur accorder des prêts. La raison en est que les banques ne prêtent qu'aux personnes solvables c'est-à-dire capables de rembourser la somme empruntée sur leurs biens, or les pauvres ne sont justement pas des personnes solvables. Et pourtant, il fallait bien que les pauvres puissent emprunter quelque part. Ce sont des bonnes volontés comme Padmaja Reddy et Muhammad Yunus qui ont les premiers pris cette initiative. Fort heureusement, car le microcrédit occupe une place très importante dans la vie des pauvres en leur faisant entrevoir un avenir plus prometteur qu'ils touchent du bout des doigts."

Il faudrait plus qu'un ouvrage pour analyser les succès et défis de la microfinance dans les PVD. De fait, ce chapitre paraît le plus superficiel de l'ouvrage, tant il aborde une question documentée depuis un demi-siècle par des auteurs sérieux et des enquêtes précises de terrain4. Et la valeur ajoutée des auteurs y paraît particulièrement infime.

Le pendant du crédit, à savoir l'épargne, est le thème du chapitre suivant. De l'avis des auteurs, "un des modes d'épargne les plus usités des pauvres est de construire une maison au fur et à mesure qu'ils en ont les moyens. Les pauvres sont en effet réticents à économiser en banque. Les raisons en sont que l'épargne en banque est truffée d'un protocole administratif épuisant, que les pauvres ont une autre compréhension de l'épargne, et qu'ils préfèrent emprunter à des taux plus élevés afin de se sentir obligés de rembourser leur prêt."

Là encore, le lieu commun l'emporte sur une véritable étude fouillée des déterminants de la faible performance des systèmes financiers dans un environnement incertain et de forte asymétrie d'information. La nouvelle économie institutionnelle (NEI), celle de North, Stiglitz, Williamson, pour ne citer que les récipiendaires du prix de la Banque de Suède en économie, a produit une littérature impressionnante sur cette thématique. Le caractère "grand public" de l'ouvrage explique sans doute la faiblesse de la mobilisation de cette littérature théorique et empirique, assez orthodoxe par ailleurs, pour discuter la rationalité des "découvertes" des auteurs.

Ce constat est aussi valable pour l'avant-dernier chapitre de l'ouvrage, intitulé "Entrepreneurs malgré eux". Pour les auteurs, "les pauvres sont obligés de créer à partir de rien pour survivre, d'où l'idée des pauvres comme étant des entrepreneurs nés et brillants. Mais la réalité est tout autre. Les entreprises des pauvres sont souvent petites et très peu rentables." Ils l'expliquent par plusieurs facteurs, tels le manque de diversité des produits proposés, le manque de professionnalisme des pauvres du fait de la disparité des métiers qu'ils exercent, la dureté de l'entreprenariat, la contrainte de la création d'une entreprise pour pallier le chômage. Les solutions proposées par les auteurs, qui consistent à inciter les pauvres à opter pour de bons emplois avec un salaire stable, bien payés et psychologiquement satisfaisants (!), font penser à la méthode Coué, tant elles sont idéalistes et simplistes à souhait, sans aucune modalité précise de réalisation.

L'ouvrage finit sur un chapitre 10 où le lecteur est censé découvrir que, tel M. Jourdain faisant de la prose sans le savoir, Mme Duflo et M. Banerjee ont fait dans les neuf chapitres qui précèdent de l'économie politique sans nous prévenir. En effet, de leur point de vue, "il est nécessaire que les politiques les mieux intentionnées soient mises en oeuvre pour produire leur effet. Cependant cette mise en oeuvre souffre de certaines défaillances telles que la corruption. La corruption mine l'économie politique, raison pour laquelle son éradication est une affaire de conscience publique. Il est nécessaire que les diverses institutions économiques et politiques soient de fortes et bonnes institutions." A grand renfort de citations de James Robinson et Daron Acemoglu, deux des chefs de file de la NEI, les deux auteurs de l'ouvrage estiment que la principale raison du sous-développement des pays du tiers monde est qu'ils ont hérité d'institutions coloniales bâties pour assurer le développement de la métropole, et non celui des colonies. Après la décolonisation, les réformes institutionnelles nécessaires n'ont pas été entreprises pour s'adapter aux nouvelles réalités politiques. Aussi les nouveaux dirigeants ont-ils réutilisé ces institutions à leur profit, provoquant un cercle vicieux du sous-développement.

Pour échapper à ce cercle vicieux, les auteurs pensent que le redressement des PVD passera par des réformes politiques et institutionnelles, une politique de décentralisation permettant au peuple de mieux contrôler les élus locaux et de faire pression sur eux par des votes sanctions, un règlement des problèmes de divergences politiques, et enfin la promotion de bons politiques pour la mise en application d'une bonne politique car, en fin de compte, ce sont des hommes qui dirigent les institutions et non le contraire.

A ce stade de la "normativité déconcertante" que nous avons mentionnée plus haut, on ne peut que recommander à Mme Duflo, qui lit parfaitement le français, de se plonger dans les publications du Ceri/Sciences Po Paris et du CEAN/Sciences Po Bordeaux sur l'économie politique dans les PVD, en particulier en Afrique. Elle pourrait en tirer des schémas explicatifs plus robustes, en matière d'économie politique du développement, plutôt que de chercher les "bons politiques"...

En guise de conclusion, les auteurs nous rappellent que le "risque zéro" n'existe pas en matière de développement. En effet, beaucoup de facteurs sont en jeu, comme la qualité des hommes dirigeant les institutions, la prise en compte des risques et des incertitudes, le comportement humain, les aléas climatiques, les conflits d'intérêt, la prise en compte de certaines variables telles que la famille, la société, la géographie, la démographie, etc.

Si, comme le soulignent les auteurs, il n'existe pas de formule magique pour éradiquer la pauvreté, il est possible d'améliorer la vie des pauvres. Comment ? Cinq solutions sont proposées : 1. l'information des pauvres ; 2. le soulagement des pauvres de leur trop-plein de responsabilités ; 3. l'accessibilité du marché aux pauvres ; 4. le respect et la croyance dans la capacité des pauvres à se sortir de leur condition ; 5. l'éradication des préjugés négatifs à l'encontre des pauvres.

Quand on pense à toute la littérature sur le développement qui existe depuis des décennies et qu'on la met au regard de ces conseils d'une platitude sans borne, parfait écho du simplisme des réflexions proposées tout au long du livre sans s'affronter ni aux idées, ni aux réalités des plus pauvres, on en reste déçu, voire consterné.

Kako Nubukpo, professeur agrégé d'économie à l'université de Lomé (Togo)

(1) Cf. Kako Nubukpo, L'Insécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Le rôle des incertitudes, Paris, L'Harmattan, 2000.

(2) Résumé dans Claude Meillassoux, Terrains et théories, Lausanne, Page deux, t. 1 et 2, 1999.

(3) Cf. Pierre Bourdieu, Sociologie de l'Algérie, Paris, PUF, "Que sais-je ?", 1958.

(4) Voir en particulier, pour le lectorat francophone, les travaux de Jean-Michel Servet.

L'Economie politique, n°56, page 104 (10/2012)
L'Economie politique - , Repenser la pauvreté (traduction de Julie Maistre),