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Auteur : Philippe MINARD
Publication : n° 37
Date : 01/01/2008
Type : Article
Longueur : 6901 mots

Aperçu :

Les ideés reçues ont la vie dure. a lire bien des analyses, l'économie française aurait souffert (et souffrirait encore) du poids trop lourd de l'Etat, d'un excès de règlements et de contraintes multiples, autant de freins à la croissance nationale. Victime d'un interventionnisme quasiment atavique en France, l'économie de marché y aurait ainsi toujours été bridée, empêchée de se déployer, pour notre plus grand malheur. Dans un pamphlet promis à un grand succès, en 1976, Alain Peyrefitte, ministre giscardien, avait imputé la responsabilité initiale de ce Mal français à Colbert : en proie à un " délire technocratique ", le ministre de Louis XIV aurait jeté les bases d'un " appareil d'Etat tentaculaire " évidemment étouffant : " Colbert décide de tout. Il multiplie les édits pour codifier l'équarrissage du bois, la largeur des pièces de tissu ou le poids des chandelles (...). L'initiative privée est a priori suspecte ; on ne la tolère que soumise, encadrée, contrôlée. Dessinée au cordeau, taillée et retaillée, l'économie est "à la française", comme les jardins "1.