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Voyez ma secrétaire !

Jean-Charles Huchet, IA-DSDEN d'Ille-et-Vilaine

Sacerdoce. L'illusion de l'expérience ne dispense pas des expériences fâcheuses. J'en fis une, sur le tard : célébrer le départ à la retraite de ma secrétaire. Jusqu'alors, je m'étais séparé d'autres secrétaires ou, mobilité oblige, les avais quittées ; celle-ci me quittait, j'étais dans la position de l'homme abandonné.

Le désagrément inconscient éprouvé me fit commettre une maladresse qui, à la manière d'un acte manqué, me révéla après coup la véritable fonction d'une secrétaire. L'intéressée fixa la date de son " pot de départ " au cours ­duquel je devais prononcer le discours de " congé ". L'agenda me contraignit à la lui faire changer et, par malheur, à la veille de la date finalement arrêtée, les invitations déjà lancées, le préfet fixa une importante réunion sur la réforme des politiques publiques à laquelle il demandait expressément aux chefs de service d'être personnellement présents. J'en informai ma ­secrétaire et préconisai que la ­péroraison fût prononcée par le ­secrétaire général. En larmes, elle me rétorqua que, si je ne faisais pas le discours, il n'y en aurait pas et s'enferma. Pour éviter que le service de l'État ne devînt une affaire d'État au sein de mes services, je dus négocier mon absence avec le préfet qui, en homme d'expérience, feignit de me comprendre en me déclarant qu'il était lui-même " le fils de la secrétaire d'un proviseur ". J'entendis ultérieurement dans cette formule l'expression d'une grande humilité managériale et une belle leçon de philosophie. Que me révéla cette scène ? Que la secrétaire du recteur, de l'inspecteur d'académie ou du chef d'établissement est une institution, qui doit être célébrée comme telle, non une secrétaire, mais " La Secrétaire " (au sens où Lacan parlait de " La Femme "), un principe, une manière d'essence sacrée excédant les mérites de celle qui l'incarne. Le " pot " me le confirma : on fêta une idole, avec agapes, libations et cantilènes. Sans doute sa participation quotidienne à l'exercice du pouvoir lui confère-t-elle une aura particulière mais elle ne peut assumer cette fonction qu'à la condition d'abolir le temps pour incarner la mémoire de l'organisation. Des secrétaires passent, " La Secrétaire " non seulement reste mais semble ne jamais être arrivée, avoir été là de toute éternité ; elle ne sait plus elle-même depuis combien de temps elle est là, le temps de la ­retraite arrive par surprise ; c'est dire qu'elle n'a pas d'âge. Les ­" patrons " défilent, elle est la permanence incarnée, ce qui lui confère une manière de sainteté : comment ne pas mériter de la République après avoir travaillé avec tant de personnalités différentes, supporté tant de caprices divers et partagé des secrets douteux, contemplé tant de petitesse au sein de la " grandeur " ? Et puis tant d'intercessions réussies, de parapheurs mis à la ­signature en dehors des circuits pour faciliter la tâche d'un agent, de rendez-vous arrangés en dépit d'un agenda chargé, de " mots " glissés en faveur de tel ou tel... ne méritent-ils pas une fête votive ?

Question de dénomination

En prononçant le discours d'adieu, je me rendis compte que non seulement un pan de la mémoire de la " maison " disparaissait mais qu'un mythe s'effondrait, plus exactement que se dissipait la fiction masquant une disparition qui avait déjà eu lieu, qu'on célébrait une survivance. Il n'y a plus guère que dans l'Éducation nationale qu'on trouve des secrétaires et qu'on continue à en recruter (cf. les sasu) ; ailleurs, elles ont fait place aux " assistantes ". Sans doute le nouveau vocable renvoie-t-il souvent à un certain nom-bre de tâches identiques, à cette pudeur ­linguistique ou sociale qui conduit à masquer la dévalorisation (ou à l'inverse à les revaloriser symboliquement) d'un métier ou d'une fonction en changeant son appellation, faisant de cette dernière une compensation narcissique qui dispense d'autres rétributions. Le mot " assistante " marque une perte d'essence, un changement d'époque, ­­également l'affaiblissement d'un imaginaire.

D'un rôle à un autre

Qu'est-ce qui rend obsolète la secrétaire ? La perte de sa fonction de prêtresse de l'écrit. Elle n'a plus guère à ­donner forme à l'écrit administratif, ­l'informatisation et la formation aux tic des cadres ayant rendu nombre d'entre eux autonomes ; à peine conserve-t-elle la responsabilité de la mise en forme, de l'impression et de la conservation des courriers. Finie l'époque où elle ­recueillait la parole du " patron " à sa source, lui donnait un caractère ésotérique en la codant en " sténo ", avant de la " taper ", en somme de l'écrire (ou de la ­réécrire), d'assumer la fonction immémoriale du scribe qui fait de l'écrit le serviteur de la parole. On ne saluera jamais assez la persévérance de toutes celles qui, sans ­formation de chartistes, s'usèrent les yeux sur des brouillons illisibles ou bâclés, le talent de correctrices d'une orthographe ou d'une syntaxe incertaines de tant d'autres. Certes plus autonome, le cadre est désormais nu face à la langue ; le secours du correcteur orthographique de son ordinateur s'avère relatif (les destinataires de ses courriers peuvent en témoigner) et il ne pourra plus exciper de l'incompréhension ou des fautes de frappe de la secrétaire pour justifier ce qu'il nommera pudiquement ses " coquilles ". C'est pourquoi, en partie dépossédées de la fonction sacerdotale de l'écrit, les secrétaires font dans l'Éducation nationale beaucoup d'autres choses. Voyez celle d'un éple, elle est avant tout ­hôtesse d'accueil (des usagers, des professeurs), confidente, conseillère conjugale, " psy ", éducatrice, infirmière, spécialiste des applications informatiques de gestion (la seule à savoir utiliser Sconet), le pôle de sociabilité de l'établissement. On comprend l'empressement des chefs d'établissement à voir le poste toujours (et bien) ­occupé. Une " assistante " fait tout autre chose et n'est encore dans ­l'Éducation nationale (où il n'y a statutairement que des secrétaires d'administration) qu'un fantasme, l'expres­­sion d'un désir d'affranchissement de la ­logi-que de corps au profit d'une logique plus fonctionnelle ou d'imitation du secteur privé, voire du modèle parlementaire. L'Éducation nationale ne recrute pas d'assistante, un recteur ou un inspecteur d'académie se la " donne ", en débaptisant une secrétaire. Au vrai, le terme " assistante " désignerait plutôt les nouvelles fonctions de la secrétaire dépossédée de la fonction sacerdotale de l'écrit administratif. L'assistante est gardienne du temps du cadre " débordé " (par ­essence) et médiatrice au sein de l'environnement professionnel, en un mot, elle gère l'agenda et prend les rendez-vous ; elle est plus femme de parole que d'écrit, dans une position vis-à-vis du " patron " moins hiérarchique (étymologiquement, elle se tient à ses côtés et non en dessous), ­expression involontaire d'une ­démocratisation du travail ou d'une progression du management de la ressource humaine. Son existence traduit à la fois un affaiblissement du rôle de l'écrit dans la fonction du cadre et un élargissement de la dimension " relationnelle " de ses fonctions, d'interaction avec l'environnement profes- sionnel. Dès lors, elle ne peut engendrer le même imaginaire ; le sien est d'ailleurs encore à venir, celui de la secrétaire a fait depuis longtemps les beaux jours de la ­littérature et du cinéma, entre la vieille fille au chignon serré, ­revêche mais compétente, indispensable, et la blonde voluptueuse, dont la plastique tient lieu de ­curriculum vitae, dont l'intense présence corporelle constitue une promesse d'approfondissement des relations professionnelles, sans même parler de toutes celles dont le dévouement cache un secret attachement pour leur patron. Voyez les différentes incarnations cinématographiques de Miss Moneypenny de James Bond.

Le secrétaire et le général

Qu'on le veuille ou non, un " Voyez mon ­assistante ! " et un " Voyez ma ­secrétaire ! " ne résonneront jamais de la même manière. C'est moins une affaire de statut ou de tâches que de langue. Les vicissitudes historiques de la phonétique et de la sémantique " asexuent " l'assistante en l'accompagnant d'un déterminant masculin, confirmant la ­possibilité d'une virilisation sans perte de la fonction. Confortée par les représentations dominantes, la langue française contemporaine a identifié le secrétariat à la féminité. D'ailleurs, qu'évoquera immédiatement " un " secrétaire ? Un ­personnage de haut rang chargé de rédiger et conserver les lettres et dépêches officielles, selon le sens ancien, ou un meuble dans lequel on met au " secret ", on " retire " le courrier ? Qu'il sache se " retirer " avec discrétion et faire partie des meubles confortera l'équivoque. " Le " secrétaire m'évoquera plus aristocratiquement un Jean Cau ­travaillant pour Sartre, un Alberto Manguel pour Borgès, participant à la même essence de l'homme de lettres. Dans l'Éducation nationale, " un " secrétaire ne peut être que " général " il désigne la face administrativo-financière de l'exécutif ; second mais en réalité souvent premier, il exerce des fonctions bien différentes de celles confiées ­ordinairement à " une " secrétaire. Le ministère de l'Éducation nationale qui, à la différence d'autres ministères, n'en possédait pas s'en est doté d'un il y a peu ; certains chefs d'établissement en rêvent.

De la possession et de la classe

À ma grande honte, je fis l'expérience de la prégnance des représentations ­sociales des tâches auxquelles contribue la langue. Téléphonant un jour à un ien, un homme décrocha le téléphone, je crus obtenir directement mon interlocuteur, lorsque le nommant je m'entendis répondre " non c'est le secrétaire " ; cette incongruité au regard des habitudes me laissa sans voix, avant qu'il ne me passât mon correspondant. Je n'eus pas le loisir de m'habituer, " ma " secrétaire établissant généralement la communication avec les circonscriptions. Dans le " Voyez ma secrétaire ! " qui sert souvent à se décharger sur elle d'un importun ou de tâches jugées subalternes, ce qui importe c'est le caractère " possessif " du déterminant. Il ne caractérise pas nécessairement les liens du " patron " et de sa secrétaire, lesquels hésiteraient entre le pouvoir patriarcal et la relation féodale, même si des cas d'espèce se rencontrent. Le " ma secrétaire classe ", entendez non pas qu'elle se livre au classement (ce qui lui arrive néanmoins fréquemment), mais qu'elle confère une certaine " classe ", ­participe à la " distinction " du cadre, le différencie des autres, assoit sa place, caractérise son essence. Elle est en quelque sorte le signifiant de sa visibilité sociale et hiérarchique, l'équivalent professionnel du " ma femme " qui, dans les ­présentations (du moins telles que les séries télévisées les imaginent), distingue l'homme important (ou à l'inverse déclasse irrémédiablement). Point donc de cadre sans secrétaire ; " en avoir une " peut être considéré comme le signe d'appartenance à l'encadrement. De cette fonction de signifiant, j'eus indirectement la ­révélation à travers une remarque peu amène de ma secrétaire qui me dit un jour avec humeur : " Vous ne me voyez pas ! ". Elle soulignait sans doute à la fois chez moi une distraction personnelle et un déficit managérial, un manquement à cette règle d'or qui veut qu'on rétribue au moins en attention l'engagement et les services rendus. Je ne la voyais pas en tant qu'individu, je ne voyais que " ma secrétaire ", que la fonction et les tâches qu'elle exerçait auprès de moi et qui faisaient de moi un cadre. Son inexistence ­individuelle confortait son existence fonctionnelle et, d'un même trait, la mienne ; son " invisibilité " gageait ma propre visibilité. Elle ignorait sans doute que par ce mot elle me remettait sur le chemin de Hegel et du célèbre passage de la Phénoménologie de l'esprit où, par le renversement dialectique du rapport du maître et de l'esclave (Hegel parle plutôt de " serviteur " ou d'" asservi "), il a offert à ses pairs une revanche philosophique anticipée. Qu'on ne s'y trompe toutefois pas, il ne s'agit nullement ici de dévaloriser quiconque ou de souligner l'archaïsme des relations de travail dans l'Éducation nationale, mais de rappeler que ce qu'on lirait à tort comme un mot de dépit est en fait un retour à la lettre même du texte hégélien, qui ne ­décrit pas des rapports sociaux mais le mouvement même de la " conscience de soi " engagée dans une lutte pour la reconnaissance auprès d'une autre conscience. Non seulement, par son travail et les techniques qu'il y déploie, l'esclave se transforme et accède à la liberté, mais il inverse le sens de la sujétion : non seulement la survie du maître dépend de son travail, mais il ne peut avoir accès à la chose et au monde que par la médiation de l'esclave. Le " Vous ne me voyez pas ! " claqua certes comme un ­reproche ; il soulignait que j'avais encore un long chemin à faire avant d'atteindre le règne de l'Esprit (qui est chez Hegel celui de la Raison), puisque j'avais oublié (jusqu'à ce que " ma " secrétaire me rappelle à l'ordre) que ma " conscience de soi " en tant que cadre appelait ­nécessairement la ­reconnaissance de la sienne, inséparable de la ­reconnaissance que ma survie professionnelle dépendait de son travail.

De l'addiction à la dépendance

Pour réinscrire le mécanisme de l'aliénation subjective dans l'univers professionnel, il faudrait compléter la philosophie par le cinéma, Hegel par Joseph Losey, dont l'admirable The Servant pousse jusqu'à son terme le renversement dialectique de la dépendance. Le cadre a beau caresser l'illusion de son autonomie grâce à l'informatique " portative " (forme moderne de son aliénation), en substituant par exemple le " mail " à la lettre ­administrative, il reste néanmoins ­dépendant pour l'organisation de son travail (préparation des dossiers, des salles), l'effectivité des ­décisions qu'il prend (qui envoie aux familles les bulletins de notes ou la notification des décisions d'orientation prises par le chef d'établissement ?) et la gestion de son temps (qui prend les rendez-vous, fixe les dates et heures des ­réunions, rappelle discrètement à l'ordre quand le temps ­" déborde " ?), voire de ses humeurs, lesquelles peuvent également ­déborder lorsque la libido dominandi et l'ego se heurtent à une ­limite ou un refus. En ces moments emblématiques, la secrétaire accède authentiquement à la " conscience de soi " par l'aliénation, au sens où elle devient autre, véritablement une " assistante ", qui, à force d'" assister ", d'" aider ", de " seconder ", voire de " soigner " (suivant le sens ancien) le cadre, transforme ce dernier en " assisté ", comme disaient autrefois les dames de charité en répandant la manne de leur générosité sur " leurs " pauvres. La ­dépendance s'accroît lorsque le cadre, tout à son travail, recourt à sa secrétaire pour régler quelques affaires privées (coiffeur, médecin, dentiste), ne fût-ce que parce qu'il faut, dans un agenda surchargé,­ dégager des plages pour faire droit à la vie, avec ses plaisirs et ses servitudes, lorsqu'elle se ­résume au travail (si l'on en croit les doléances de l'encadrement). Là encore le cinéma a mis en scène ­jusqu'à la caricature les menus et grands services rendus par les ­secrétaires, de l'appel de l'épouse à la prise en charge des enfants, sans même parler de l'organisation d'escapades dont elle n'est pas ­nécessairement la partenaire. La secré­taire règle, régit, régente la vie du cadre tout en la lui simplifiant ; elle s'attache davantage à ses petitesses qu'à ses grandeurs et elle pourrait reprendre à son compte le mot de Hegel à Napoléon : " Personne n'est un héros pour son valet. " Pour peu que l'on accède tôt à des fonctions d'encadrement, force est de constater que l'on passe davantage de temps avec sa secrétaire qu'avec son conjoint. Est-ce dire que l'on fait couple avec sa ­secrétaire ? Ce couple-là ne relève pas du modèle conjugal, plutôt du couple primordial formé par la mère et l'enfant. À cause de la ­relation médiate qu'il entretient par sa secrétaire à la " chose administrative ", le cadre ne vit-il pas dans une dépendance structuralement homologue à celle qui assujettit l'enfant à sa mère ? Sans elle, il ne peut rien faire, ou presque. Ses demandes et ses caprices, fussent-ils énoncés avec l'autorité ou la morgue conférée par la distance hiérarchique, n'en obéissent pas moins à une ­logique archaïque qui devrait permettre l'économie de l'illusion de la maîtrise et de l'exaltation de soi dans l'exercice des fonctions, sauf à faire du cadre un " enfant roi ". Qu'elle y incline ou pas, toute secrétaire assume des fonctions d'" assistante maternelle " qui, quelque revêche qu'elle soit, rendent supportable, voire désirable la dépendance, puisqu'elle renvoie à des attachements primordiaux, fondements de toutes les aliénations ­ultérieures. Force sera donc de constater que, dans ce " couple " ou ce binôme, le pouvoir ne réside pas nécessairement là où l'on croit. Quel chef d'établissement ne s'en montre pas quotidiennement convaincu et n'en témoigne pas lorsqu'il présente sa secrétaire ? Le reconnaître sera moins signe de ­faiblesse ou trait d'enfance que ­sagesse structurale, condition d'un management qui, à travers l'association de la secrétaire à la construction de la décision ou à la gestion des affaires, reconnaît la dépendance et l'aliénation comme le socle de toute subjectivité et de toute prétention à conduire les hommes. Qu'on se souvienne du " Vous ne me voyez pas ! " de ma secrétaire. Il sonnait comme un rappel à l'ordre : " Voyez-moi, pour qu'existant à vos yeux, vous existiez pour ce que vous êtes aux miens. " Le mot avait la ­valeur d'une scansion analytique : il me secouait de ma torpeur managériale et m'appelait à une place : la mienne, celle du " patron " ­reconnu parce que reconnaissant (dans la double acception du mot) ; à travers cet appel, il accomplissait une opération symbolique qu'on qualifiera, pour faire vite et en ­empruntant le langage psychanalytique, de " paternelle ", si l'on veut bien admettre avec l'anthropologie que le père est moins le géniteur que celui qui, reconnaissant le sujet, lui définit une place, moins un être qu'une fonction subjectivement structurante susceptible d'être investie par différents sujets et ­réinvestie à différentes étapes de la vie. Alors père ou mère ? " La Secrétaire ", la secrétaire idéale et en majesté, incarne les deux fonctions. Ou pour dire les choses ­autrement : son " côté " assistante " recouvre le versant maternel, son " côté secrétaire " la fonction ­paternelle, comme il y a chez Proust un côté de chez Swann et un côté de Guermantes.

On entendra dès lors, le mot du préfet au-delà de toute question de filiation biologique : on est tous le " fils " de sa secrétaire, de celle qui nous met à notre place (et nous y remet à l'occasion). On comprendra que " La Secrétaire " soit comme " La Femme " l'objet d'une quête idéale et qu'elle mérite bien - comme les saintes du calendrier - qu'on la fête une fois par an.

Education & management, n°37, page 5 (11/2009)

Education & Management - Voyez ma secrétaire !