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L'autorité en questions

Jean-Paul Willaime, Directeur d'études à l'École pratique des hautes études, Directeur du Groupe de sociologie des religions et de la laïcité (EPHE/CNRS)

Il n'y a pas de société possible sans l'exercice de diverses formes d'autorité, c'est-à-dire sans formes de pouvoir reconnues, peu ou prou, comme légitimes. Parler ainsi, c'est rappeler la distinction fondamentale entre le pouvoir comme force brute de contrainte et l'autorité en tant que pouvoir reconnu comme légitime par ceux auprès de qui il s'exerce. Mais n'oublions pas que la désacralisation et la démocratisation de l'exercice de l'autorité ont un coût économique, social, culturel...

Comme l'a très bien vu Max Weber, tout pouvoir est en quête de reconnaissance sociale ; même le pouvoir le plus brutal (la capacité pour un individu a d'obtenir qu'un individu b fasse telle ou telle chose, même contre sa volonté), qui emploie systématiquement la contrainte physique et psychique, cherche à construire sa légitimité, c'est-à-dire la croyance en son bien-fondé. En établissant une distinction centrale entre le pouvoir comme force brute de contrainte (die Macht) et l'autorité en tant que pouvoir reconnu comme légitime par ceux auprès de qui il s'exerce (die Herrschaft), Weber pose d'emblée la question centrale pour tout pouvoir : celle de sa légitimité ou plus exactement, celle de la construction sociale de la croyance en cette légitimité, tous les pouvoirs cherchant "à éveiller et à entretenir la croyance en leur légitimité1". Si l'exercice d'un quelconque pouvoir est sans cesse en quête de légitimité, si le pouvoir cherche constamment à susciter et entretenir la croyance en son bien-fondé, c'est que, socialement, il est quelque chose d'éminemment fragile : toute autorité, même celle qui apparaît comme la plus solide, peut très vite être remise en cause, perdre une grande part de sa légitimité et donc apparaître comme l'exercice brutal d'une contrainte. Derrière l'autorité, le pouvoir comme force brute de contrainte, comme domination réelle, n'est pas loin : dès que l'autorité n'a plus de sens, dès qu'elle n'est plus compréhensible, la croyance en sa légitimité s'écroule et l'exercice de l'autorité devient difficile, voire impossible. Soit en effet, l'autorité devient totalement inefficiente, elle n'opère plus, soit voulant malgré tout opérer bien qu'ayant perdu sa légitimité, elle apparaît dès lors comme une contrainte à l'état brut. Souligner que l'autorité est un pouvoir légitimé, c'est en fin de compte souligner en même temps sa fragilité et sa force. Sa fragilité dans la mesure où rien ne semble définitivement acquis et que tout apparaît comme pouvant être remis en cause. Sa force dans la mesure où le fait que l'autorité soit un pouvoir accepté, parce qu'il fait sens, autorise tous les espoirs : il suffit en effet que se reconstruisent des légitimités pour que l'exercice de l'autorité redevienne possible. Actuellement, le sentiment domine d'une crise de l'autorité et l'hebdomadaire protestant Réforme invitait, en octobre 2002, divers spécialistes et témoins des évolutions de l'autorité dans la famille, dans les mondes éducatif, politique et religieux, à un forum significativement intitulé "L'autorité en questions, École, Famille, Église, État"2. Mais si l'on a aujourd'hui fortement le sentiment que l'autorité est bien souvent mise en question dans différents domaines, il faut aussi questionner le constat même de la mise en question de l'autorité et se demander si, plutôt qu'une mise en question généralisée de l'autorité, il ne s'agit pas davantage de mutations et de recompositions dans les façons dont l'autorité s'exerce.

L'autorité en crise

Il faut se garder de se lamenter sur les formes disparues et surannées de l'autorité sur le ton de "tout fiche le camp". Il ne s'agit pas non plus de nier les problèmes réels de l'exercice de l'autorité aujourd'hui : il y a d'incontestables difficultés dans différents domaines et tous les porteurs d'autorité en mesurent l'ampleur. Mais faut-il pour autant parler de restaurer l'autorité de l'État, de la famille, de l'École, de la justice, des Églises ? Comme si la crise de l'autorité se réduisait à la perte de quelque chose qu'il suffirait de rétablir. Ce n'est pas aussi simple et il faut se méfier des restaurations ; il est par contre nécessaire de réfléchir collectivement sur l'état de l'autorité aujourd'hui dans les secteurs importants que sont la famille, l'École, l'Église et l'État. En réalité, derrière tout sentiment de crise, il y a des mutations complexes qu'il faut analyser avec lucidité. Ce sont bien des mutations profondes dans les modes de régulation collective et donc dans les modes d'exercice de l'autorité auxquelles nous assistons aujourd'hui, des mutations profondes marquées par l'autonomisation des sujets et l'individualisation du sens. Si ces mutations nourrissent des inquiétudes, elles témoignent aussi d'autres façons de vivre ensemble.

Le repli sur soi

Dans Big Mother, psychopathologie de la vie politique, (Odile Jacob, 2002), Michel Schneider, conseiller maître à la Cour des comptes et psychanalyste, compare la République à une "Big Mother" n'arrivant plus à satisfaire toutes les catégories socio-professionnelles d'une société qui serait sans cesse en demande face à un État qui s'épuiserait à tenter de répondre aux multiples réclamations. Autrement dit, dominerait moins aujourd'hui l'imaginaire de la figure toute-puissante d'un pouvoir coercitif distant de la société que celui d'un pouvoir maternant dévolu à la satisfaction des aspirations et proche des gens. Cette analyse rejoint à sa manière le constat de Tocqueville voyant les hommes des sociétés démocratiques comme des individus se repliant sur eux-mêmes et s'affairant à leurs petites affaires face un "pouvoir immense et tutélaire, qui se chargerait seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort", un pouvoir qui "ne tyrannise point", mais qui "éteint", "hébète", qui "réduit chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger3". De là un face-à-face entre un individu consommateur démobilisé politiquement et intellectuellement et un État omnipotent gérant bureaucratiquement les aspirations de ses ressortissants. De fait, l'autorité de l'État se trouve aujourd'hui ébranlée aussi bien par le bas au nom d'une démocratie de proximité cherchant à rapprocher le pouvoir des personnes auprès de qui il s'exerce, que par le haut à travers les effets de la mondialisation économique et communicationnelle. Mais ce serait une erreur de considérer pour autant que c'est la fin de l'État. On peut même y voir une salutaire désacralisation de l'État qui ramène cette instance fondamentale à sa juste mesure : ni une autorité à laquelle il faudrait tout sacrifier, ni une puissance maternante à laquelle il faudrait s'aliéner, mais une instance nécessaire à la vie collective d'individus organisés en société.

Des régulations horizontales

De façon générale, observons avec les sociologues François Dubet et Danilo Martuccelli que, dans la société actuelle, "les valeurs et les normes ne peuvent plus être perçues comme des entités "transcendantes", déjà là et au-dessus des individus. Elles apparaissent comme des coproductions sociales, des agencements organisés entre des finalités multiples et souvent contradictoires, des coproductions dans lesquelles les "moeurs", les intérêts divers, instrumentaux et émotionnels, les politiques juridiques et sociales aboutissent à des équilibres et à des formes plus ou moins stables au sein desquelles les individus construisent leurs expériences et se construisent comme des acteurs et des sujets"4. Autrement dit, l'intégration de la société n'est plus réalisée par une programmation assurant une coordination générale des conduites. Des institutions comme l'École, la famille et les Églises ont beaucoup perdu de leur pouvoir de régulation sur les champs qu'elles prétendent normer : l'éducatif, les rapports entre les sexes et entre les générations, le religieux. Parce que ces institutions sont devenues des cadres où une action collective s'élabore à partir de diverses demandes et pressions, Dubet et Martuccelli vont même jusqu'à noter qu'"il vaudrait mieux parler d'organisation que d'institution pour caractériser l'École, la famille et les Églises"(ibid.). La question se pose en effet de savoir si, à certains égards, les institutions, y compris les institutions religieuses, ne sont pas aujourd'hui plus normées que normantes, ce qui, particulièrement pour les institutions religieuses qui sont normatives par essence, constitue une situation assez singulière. Les régulations des conduites tendent de plus en plus à s'effectuer de façon horizontale plutôt que verticale. Dans une société de réseaux5, les individus appartiennent moins à des institutions qui leur imposeraient des normes et leur prescriraient des rôles qu'à des réseaux auxquels ils se connectent de façon plus ou moins intense et selon des modalités extrêmement variables. Une telle sociabilité en réseaux est fonctionnelle par rapport à l'individualisation du sens : elle permet de tisser des liens entre individus partageant la même expérience sans pour autant se placer dans la dépendance d'une institution, elle permet de socialiser le sens sans l'institutionnaliser.

De nouvelles dépendances

Ces bouleversements socio-culturels ont un coût et peuvent engendrer une certaine "fatigue des acteurs" (Dubet et Martuccelli). "Plus la société se désinstitutionnalise, plus le sujet est défini de façon "héroïque", plus il doit produire à la fois son action et le sens de sa vie. Plus il gagne en liberté, plus il perd en solidité et en certitudes, moins la socialisation garantit la subjectivation" écrivent François Dubet et Danilo Martuccelli (op. cit.). Dans le domaine religieux, l'on constate une relative dérégulation : le sentiment religieux est beaucoup moins encadré par les institutions et les traditions religieuses n'ont plus l'évidence culturelle qu'elles avaient auparavant ; dès lors, l'individu doit s'orienter dans un univers pluraliste et complexe et trouver lui-même sa cohérence symbolique : l'identité religieuse individuelle est aujourd'hui beaucoup moins donnée qu'elle n'est à construire. Ce qui demande beaucoup de ressources psychologiques, intellectuelles et sociales et expose les individus à toutes les menées manipulatrices. "En situation d'anomie, les individus ne sont plus protégés par les régulations sociales traditionnelles et sont directement confrontés à la domination sociale"(op. cit.). L'individu moderne, précisent Dubet et Martuccelli, "se livre sans défense aux médias, aux modes, aux gourous qui lui promettent une plénitude et un bonheur immédiats. Croyant être autonome, il est plus dépendant que jamais de la société et de la manipulation commerciale des identités et des besoins"(op. cit.).

Une telle conjoncture bouleverse profondément la situation de l'institution scolaire. Alors que, dans le modèle de l'État émancipateur et instituteur, l'École était fortement investie comme anticipatrice de la société à venir, qu'elle était un élément essentiel de la marche vers le progrès, dans le modèle d'un État surplombant moins la société du haut d'un magistère éducatif, elle devient une institution plus banale cherchant à répondre aux demandes des familles en matière d'instruction et de formation. Ses rapports avec la société environnante s'en trouvent en même temps changés : à la limite, c'est aujourd'hui l'École qui s'éprouve comme étant en retard par rapport à la société, une société qu'elle était fière de conduire vers le progrès quelques décennies auparavant. Cette désacralisation de l'École tend à rendre plus difficile l'exercice de l'autorité éducative, elle exacerbe la contradiction structurelle inhérente à une contrainte scolaire visant la liberté des individus et l'émancipation des esprits. En effet, l'École en tant qu'"institution holiste dans son principe, mais retournant l'exercice de la contrainte collective au service de son contraire : la promotion de l'individu", vise l'individualisation en employant "la socialisation coercitive comme moyen"6. Or, pour exercer une quelconque contrainte, il faut être légitimé à le faire, il faut que les élèves et les parents y croient : c'est la seule façon de transformer la contrainte scolaire en autorité éducative. La construction de cette légitimation sociale est d'autant plus délicate qu'elle repose sur la reconnaissance d'une altérité, celle de l'enfant, qui n'est plus forcément évidente aujourd'hui.

Altérité et autorité

Comme l'a bien montré Alain Renaut, l'identification de l'enfant comme sujet de droit est peu à peu entrée "sinon en contradiction du moins en relation de forte tension avec la reconnaissance de la différence de l'enfant" (ibid.). Au nom de l'égalité, il devient difficile de penser l'altérité, d'autant plus lorsqu'il y a là "une dimension de l'altérité qu'il est difficile d'inscrire dans le registre pur et simple de l'égalité, en raison des paramètres d'immaturité et de dépendance qui caractérisent l'enfant"7. Même si l'on veut renoncer à l'autorité, l'enfant y oblige en raison de son altérité même : la question de l'autorité nous renvoie inévitablement à celle de la transmission et de l'éducation. Si, comme l'a très bien vu Hannah Arendt dans ses fameuses réflexions sur La Crise de la culture (Gallimard, 1972), l'affaiblissement de l'autorité commence par le fait de ne plus assumer le monde tel qu'il est devant les générations montantes et de ne pas leur permettre d'entreprendre quelque chose de neuf, c'est bien le lien entre les générations qui est en cause dans les contestations et les réaménagements de l'autorité, le lien entre les générations et le sens de la filiation. Si, en effet, il n'y a plus rien à apprendre du passé et des institutions qui nous rappellent que l'on ne part pas de rien, l'exercice d'une quelconque autorité se trouve dévalorisé parce qu'enfermé dans le présent. La légitimation sociale des pouvoirs, c'est aussi l'inscription de ceux-ci dans une certaine temporalité. Il n'y a pas d'autorité sans l'inscription de chacun dans une histoire individuelle et collective.

L'autorité en religion

Dans le domaine religieux, on constate que la perte de pouvoir social du clerc dans la société n'est pas sans conséquences sur les modes d'exercice de l'autorité religieuse. Il est évident que cette perte de pouvoir du clerc engendre "un exercice de l'autorité faisant davantage place à la participation"8 et impliquant beaucoup plus les laïcs, au premier rang desquels des femmes. Même si cette affirmation demanderait à être nuancée et relativisée dans bien des cas, il est vrai que s'opère dans l'Église catholique de France quelque chose comme "l'apprentissage d'un esprit de "collégialité" qui, débordant le cadre du clergé, associe à la préparation et à l'élaboration de la prise des décisions tous ceux qui contribuent activement à la mission, quels que soient les statuts ecclésiaux" (ibid.). Cette montée en puissance des laïcs et le nombre croissant de diacres mettent en tension les rapports hiérarchiques traditionnels entre clercs et laïcs, même s'ils ne les suppriment pas. Le prêtre catholique se sécularise, tend à devenir un homme parmi les autres, un homme qui, dans les communautés ecclésiales, anime, écoute, modère plus qu'il ne dirige. Il y a, en ce sens, une certaine décléricalisation du prêtre. Quant à l'évêque, comme le souligne Jacques Palard, son caractère monarchique s'estompe "tandis que se développent ses fonctions de négociation, d'arbitrage et d'élaboration de compromis ainsi que celle de symbolisation de l'unité"9. L'autorité religieuse en christianisme est aujourd'hui confrontée au crédit social accordé, tant dans le catholicisme que dans le protestantisme, à l'autorité charismatique de prêtres et de pasteurs qui, réagissant à l'affaiblissement de l'autorité institutionnelle et à la perte d'évidence culturelle du christianisme, retrouvent un certain impact à travers l'aura personnelle qu'ils peuvent mobiliser. Avec tous les problèmes classiques que pose l'exercice de ce type d'autorité qui peut aussi bien fragiliser l'autorité institutionnelle que la renforcer, contribuer à une désinstitutionnalisation accentuée du christianisme ou, au contraire, recrédibiliser des régulations traditionnelles de l'autorité. L'autorité charismatique pouvant aussi dériver vers un pouvoir abusif face à des individus qui n'auraient congédié les régulations institutionnelles que pour se retrouver dépendants d'une fascination personnelle.

L'autorité dans l'État

Un État moins ambitieux qui peut d'autant plus être ressenti comme maternant que les individus ont du mal à assumer leur autonomie, une société de communication qui ébranle les régulations verticales cherchant à imposer quelque chose par le haut, une éducation qui cherche à redéfinir son autorité sur des enfants dont on relativise l'altérité par rapport à l'adulte, des clercs accompagnant des quêtes individuelles et collectives de sens plutôt que cherchant à imposer des normes, voilà bien quelques-uns des aspects importants des mutations contemporaines de l'autorité. Il est vrai que ces mutations ne sont pas sans risques. Force est de constater, d'une part, que l'affaiblissement des autorités instituées, que ce soit dans le domaine éducatif ou dans d'autres domaines (politique, religieux, économique) s'accompagne souvent de la montée d'autorités charismatiques : il est frappant de voir des gens révoltés contre les autorités en place se placer sous la dépendance de leaders prétendument inspirés. S'agit-il d'une remise en cause de l'autorité ou de la nostalgie d'une autorité plus ferme ? Si les remises en cause des formes instituées de l'autorité peuvent aboutir à des régressions ou à des envies de restaurer des formes anciennes d'autorité, cela nous rappelle que la désacralisation et la démocratisation de l'exercice de l'autorité ont un coût : il faut avoir les moyens économiques, sociaux, culturels, psychologiques pour assumer de partager collectivement l'autorité et de débattre de la pertinence de l'autorité. Si certains renient toute autorité au prétexte qu'elle est désacralisée, peut-être est-ce parce qu'ils n'ont pas suffisamment désacralisé l'autorité comme s'il ne pouvait y avoir d'autorité que sacrée. Par ailleurs, on peut se demander si le fait que règne aujourd'hui l'autorité diffuse et anonyme de l'opinion, de la pensée à la mode dans une société d'individus jaloux de leur autonomie, ne contribue pas à transformer la société en un vaste groupe mimétique où, tel un groupe d'adolescents rivés à l'autorité de ses pairs, l'autorité ne serait plus identifiable. L'autorité des pères auraient été supplantée par celle des pairs. On se conformerait à beaucoup de choses mais sans savoir pourquoi. On accepterait bien des autorités mais sans savoir lesquelles. Il n'y a rien de pire que l'autorité anonyme, bureaucratique, diffuse, sans visage. Entre l'autorité personnelle des leaders charismatiques et l'autorité anonyme de l'opinion, ce sont en réalité de nouvelles formes et régulations de l'autorité qui se cherchent et s'expérimentent dans la société actuelle. Et c'est là que l'on retrouve la question du sens : ni l'individualisation extrême du sens dans l'abandon à une autorité charismatique, ni sa dissolution dans l'audimat ne créent des légitimités socialement durables. C'est pourquoi les recompositions contemporaines de l'autorité dans la famille, dans l'entreprise, à l'École, dans les collectivités territoriales ne peuvent se faire qu'à travers des univers de sens collectivement acceptés.


(1) Max Weber, Economie et Société, tome 1, Plon, 1971.

(2) Les contributions de ce forum, complétées par des témoignages et des analyses sur l'évolution de l'autorité dans l'entreprise, paraîtront en janvier 2003 dans le cadre d'un Hors-Série Témoignage Chrétien/Réforme.

(3) Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique (vol. 2 : 1840), GF-Flammarion, 1981.

(4) François Dubet et Danilo Martuccelli, Dans quelle société vivons-nous ?, Seuil, 1998.

(5) Manuel Castells, La société de réseaux. L'ère de l'information, Fayard, 1998.

(6) Marcel Gauchet, La Démocratie contre elle-même, Gallimard, coll. "Tel", 2002.

(7) Alain Renaut, "Alter ego : remarques sur les figures contemporaines de l'identité", Christianisme. Héritages et destins, Le Livre de Poche, 2002. La libération des enfants. Contribution à une histoire de l'enfance, Bayard/Calmann-Lévy, 2002.

(8) Mgr Joseph Doré, M. Maurive Vidal p.s.s., Des ministres pour l'Église, Centurion/Cerf/Fleurus-Mame, 2001.

(9) Jacques Palard, Pouvoir religieux et espace social. Le diocèse de Bordeaux comme organisation, Cerf, 1985.

Education & management, n°24, page 76 (01/2003)

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