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Penser l'espace public... les enjeux actuels

Bernard Miège, Professeur émérite de sciences de l'information et de la communication, GRESEC, université Stendhal Grenoble 3

Au début des années 90, des chercheurs tentent d'analyser les changements sociétaux liés aux mutations de la communication, et spécialement des médias et des TIC. À la suite de Jürgen Habermas, l'auteur examine la formation de l'opinion publique qui a beaucoup évolué avec l'avènement de la télévision comme média dominant puis, récemment, des TIC. Les mutations informationnelles qui ont cours, en relation avec des innovations technologiques, remettent-elles pour autant en cause l'analyse des pratiques communicationnelles?

La question de l'espace public ou, plus précisément, de la publicisation des opinions remonte à la philosophie allemande des Lumières, et particulièrement à Emmanuel Kant et à son Conflit des facultés. Dans la seconde moitié du XXe siècle, deux auteurs surtout, et dans des sens différents, se sont efforcés d'en repréciser les modalités : Hannah Ahrendt dans sa Condition de l'homme moderne1 et, plus fondamentalement, Jürgen Habermas dans L'espace public - Archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise2, traduction française assez libre du Strukturwandel der Öffentlichkeit, publication en 1962 de la thèse du philosophe politique allemand. Ces ouvrages fondamentaux de philosophie politique ont eu un large écho, même si leurs auteurs ne se sont pas contentés d'en approfondir l'argumentation. Habermas, pour sa part, s'est attaché avec sa Théorie de l'agir communicationnel d'élargir son propos en s'intéressant à la dimension communicative-pragmatique de l'action sociale via le médium du langage. Mais les deux ouvrages précités nous intéressent ici car ils ont servi de socle (ou de point de départ) théorique aux chercheurs en communication qui, au début des années 1990, ont tenté d'analyser les changements sociétaux liés aux mutations observées de la communication, et spécialement des médias et des tic (techniques de l'information et de la communication). On trouvera une illustration de leurs débats et interrogations dans l'ouvrage collectif L'espace public et l'emprise de la communication paru en 1995, sous la direction d'Isabelle Paillart3. Il faut se demander aujourd'hui si les mutations informationnelles en cours, en relation avec des innovations technologiques effectives (l'ouverture au public du Net date de 1995 et la téléphonie mobile n'a connu son essor que dans les années postérieures), ne conduisent pas à une remise en cause assez radicale des analyses alors proposées. La réponse, on le verra, ne va pas de soi, contrairement aux propositions des technologues et des essayistes pour qui le technologique est à l'origine des changements sociaux. Mais, au préalable, il me faut revenir sur la question de l'espace public, telle qu'elle a été actualisée dans les années 1990.

Les apports d'Habermas

Pour Jürgen Habermas, le principe de publicité (die Publizität) a été opposé historiquement par les bourgeois cultivés, capables de raisonner, à la pratique du secret qui était celle de l'État monarchique. Ainsi ont-ils créé un véritable espace de médiation entre la société civile et l'État, lieu du pouvoir public. Dans cet espace qu'il a abordé selon une perspective plus généalogique qu'historiographique à l'aide des exemples de l'Angleterre des XVIIe et XVIIIe siècles, de la France et des principautés allemandes du XVIIIe siècle, l'auteur montre que l'usage des médias naissants (alors la presse d'opinion) et de lieux comme les salons et les cafés littéraires est à l'origine de la formation d'une "opinion publique" qui circule alors dans des classes restreintes. La critique rationnelle et l'argumentation sont à l'origine de cette "opinion publique" qui opère une sorte d'arbitrage entre opinions et intérêts particuliers, y compris dans des sociétés où règne l'absolutisme et où la censure est une pratique généralisée. Pour Habermas, le principe de publicité s'est renforcé dans les sociétés démocratiques, en tenant compte des éclipses historiques telles que les guerres ou les régimes autoritaires. Il s'est élargi plus ou moins à toutes les classes sociales, sous l'action de la presse de masse et surtout de la presse d'opinion mais il a été complètement subverti par l'avènement de l'État-providence intervenant via la télévision dans la formation des opinions, par le développement de la culture de masse et le recours aux sondages tant dans la vie politique que dans la vie économique. Il a été transformé en principe d'intégration sociale mais l'auteur est revenu vers 1990 sur cette vision par trop systémique, et de fait euphémisante quant au rôle de la presse.

Prenant appui sur la thèse d'Habermas, je me suis efforcé de l'adapter aux conditions nouvelles, et particulièrement à la diversification de l'offre télévisuelle, à l'émergence des TIC, et à la mise en oeuvre constatable à partir de la fin des années 1970 de stratégies de communication des entreprises privées et des collectivités publiques4. Et j'ai été ainsi conduit à proposer d'organiser la réflexion autour de quatre modèles d'action communicationnelle à partir desquels se développent les actions communicationnelles les plus marquantes. On considérera donc que l'impulsion est donnée successivement par : la presse d'opinion ; la presse commerciale de masse (émergeant dans la dernière partie du XIXe siècle) ; les médias audiovisuels de masse, et particulièrement la télévision généraliste dont l'influence a été grandissante à partir de la moitié du XXe siècle ; et enfin les relations publiques généralisées, qualificatif qui permet d'identifier l'activité des stratégies de communication des grandes et moins grandes organisations et, plus largement, celles des syndicats, des églises, des associations, etc.

Il me faut ajouter que si ces différents modèles sont apparus successivement dans les sociétés européennes et nord-américaines, cela ne signifie pas que cette succession soit une nécessité, l'important est de considérer les stratégies d'acteurs sociaux auxquelles elles donnent lieu.

La place du média dominant

De plus, les modèles d'action communicationnelle ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres, ils sont sous l'influence d'un média dominant qui ne supprime pas les précédents (actuellement c'est encore la télévision généraliste de masse, et si la presse d'opinion est bien affaiblie, et si la presse de masse a connu son apogée sous les régimes de représentation parlementaire, l'une comme l'autre n'ont pas achevé leur cycle de vie). Le média dominant est toujours en interaction avec les autres ; l'important est à chaque fois la relation qui se noue entre producteurs et récepteurs, et ce qui en résulte. Enfin, et cet aspect est décisif, on ne lira pas cette proposition d'un point de vue média-centré ou techno-centré. Les changements techniques entraînent de nouvelles possibilités (par exemple, aujourd'hui, le Net permet une circulation mondialisée des différents types d'information) mais l'avènement d'un nouveau modèle de communication répond à des logiques sociales et aux stratégies auxquelles elles donnent lieu, celle-ci n'est pas directement sous l'emprise de la technique.

Les mutations de l'espace public

Dès lors, deux mutations essentielles de l'espace public paraissaient en cours : d'une part, sa fragmentation ainsi que son élargissement dans des espaces publics partiels, d'autre part, la formation d'un espace public désormais plus sociétal que politique (ainsi la publicisation des opinions ne se limite plus à la sphère politique et intègre aujourd'hui des opinions relevant des modes de vie et des modes d'être ensemble, ce qui a amené les médias, y compris les médias de masse à s'intéresser au traitement des problèmes d'ordre personnel, relevant de la privacy). La perpétuation de l'espace public, et même son élargissement, doivent donc être envisagés en prenant en compte ces deux mutations, et à condition d'observer la profonde différenciation et même l'asymétrie de participation entre catégories et classes sociales (le journal télévisé des chaînes généralistes pour les classes populaires et les lettres confidentielles pour les "décideurs"). Mais, comme on le verra, ces conditions sont décelables seulement dans le temps long ; ce qui se donne à voir dans le temps court n'est en effet compréhensible qu'en référence à des mouvements de longue durée que la recherche en information-communication commence à reconnaître comme des logiques sociales (par exemple, la logique d'exploitation des produits culturels et informationnels marchands autour des deux pôles que sont l'édition et le flot, etc.).5

Les mouvements en cours

Contrairement à des croyances bien ancrées et à des discours sociaux insistants occupant le devant de la scène médiatique, l'ère de l'information (parfois présentée comme société de l'information ou révolution informationnelle) n'a pas bouleversé brutalement les pratiques sociales dans les relations de travail, la vie quotidienne ou les espaces sociaux. Les annonces spectaculaires (songeons par exemple aux promesses non tenues des start up au tournant du siècle) sont régulièrement démenties ou, en tout cas, reportées. Mais il se vérifie que des mutations sont engagées. Commençons par repérer des éléments d'ordre contextuel qui marquent en profondeur les pratiques communicationnelles, et qui donc interviennent de façon décisive dans le fonctionnement des espaces publics. Nous en privilégierons trois :

  • La marchandisation et même l'industrialisation de tous (ou presque) les produits communicationnels offerts depuis une vingtaine d'années. Ces deux procès doivent être distingués car la marchandisation concerne également des services non industrialisés, proposés par exemple dans le cadre de services publics ou d'associations. On les associe généralement à la mondialisation néo-libérale, et s'il est vrai que cette dernière contribue à les renforcer et à les accélérer, ils avaient débuté bien avant qu'on ne s'inquiète de la libéralisation des échanges. Il est maintenant assuré que le développement du vaste secteur de la communication s'effectue presque exclusivement au sein de la sphère marchande même si cette caractéristique se retrouve surtout dans les réseaux et outils de communication, et si l'industrialisation des contenus (culturels et informationnels) est moins avancée mais on sait maintenant qu'elle est/sera une condition de l'expansion des marchés des réseaux et des outils.
  • La médiatisation technique de la communication : louée par les uns qui voient en elle un vecteur d'une culture nouvelle, la cyberculture, - moyen pour des communautés virtuelles de se former -, dénoncée par d'autres qui la tiennent pour néfaste à la communication ordinaire interpersonnelle, elle ne mérite sans doute ni autant d'apologie, ni autant d'opprobre. Les travaux de recherche déjà réalisés montrent qu'elle est moins déconnectée des pratiques sociales existantes, et donc désocialisante ou productrice d'une rupture des liens sociaux qu'on ne l'affirme sans précaution (entre autres éléments de preuve : les difficultés rencontrées pour revitaliser les procédures de participation démocratique grâce aux TIC ; à l'inverse l'appropriation des outils techniques par des enfants en situation d'échec, etc.). On ne saurait cependant dissimuler que les changements techniques sont également l'occasion pour certains acteurs sociaux de s'affirmer ou de se repositionner, en développant leurs stratégies propres en prenant appui sur les TIC (l'industrialisation de l'éducation est ainsi recherchée via le recours aux technologies éducatives, à distance ou non).
  • L'individualisation des pratiques sociales est une tendance que les enquêtes mettent en évidence, notamment celles menées pour les pratiques culturelles et partiellement pour les pratiques communicationnelles et informationnelles sous l'égide du département des études et de la prospective du ministère de la Culture. Cette tendance a commencé avant que les TIC ne se développent, par le biais de l'équipement des ménages en outils et appareils de production et/ou de visionnement d'images et de sons. Cependant, là aussi, l'interprétation doit être conduite en respectant les règles de prudence méthodologique. Les significations de ces déplacements de pratiques en dehors de lieux collectifs ne sauraient être tirées de façon univoque. Ainsi, si la cinéphilie se déplace vers le home cinéma ou le visionnement de DVD à domicile, elle donne lieu également à toute une série d'échanges sociaux via le Net et les forums spécialisés.

Comme on peut le remarquer, ces différents mouvements n'impliquent pas prioritairement les outils et dispositifs techniques de l'information-communication. Ceux-ci sont en quelque sorte englobés dans des évolutions sociétales qui les dépassent mais qui en facilitent également l'insertion dans la société. Autrement dit, là où les innovations technologiques sont en phase avec les mouvements de la société, elles ont d'autant plus de chances de s'imposer. C'est pourquoi on peut considérer que, le plus souvent, les TIC accompagnent les changements sociaux plus qu'ils ne les provoquent ou ne les déterminent (le cas est exceptionnel).

Nouvelles pratiques communicationnelles

Pour ce qui est des pratiques communicationnelles elles-mêmes, on peut ne pas rester à cette proposition d'ordre épistémologique qui, a priori, caractérise l'innovation technologique dans l'ensemble des champs sociaux, et soutenir l'idée (qui est déjà plus qu'une hypothèse) qu'émergent de nouvelles normes de l'action communicationnelle.

Divers observations et travaux de recherche basés sur un recueil de données empiriques vont dans ce sens. Ainsi de l'interpénétration de la sphère privée et de la sphère du travail, pour certaines catégories socio-professionnelles du moins (classes moyennes et supérieures réalisant un travail d'ordre intellectuel) : déjà noté lors de l'émergence du micro-ordinateur au milieu des années 1980, il est observable pour l'informatique en réseau ainsi que pour la téléphonie mobile avancée. À l'aide de ces références, on voit bien qu'on ne peut imputer aux seules techniques les changements observées ; les changements de l'organisation et du rythme du travail, les exigences de la productivité, ainsi que l'évolution des rôles sociaux dans les unités familiales sont en interaction avec les ressources techniques pour rendre possibles les évolutions des pratiques. Et là où l'on prévoyait imprudemment un boom du télétravail, on comprend mieux pourquoi les changements s'inscrivent dans la durée. Ainsi de la gestion par les individus de leur vie quotidienne pour laquelle, avec moins de soutiens et de conseils, ils ont à entreprendre de multiples démarches et transactions dans les domaines les plus divers : administratif, immobilier, vie scolaire, tourisme et loisirs, vie culturelle, etc. Ils ont à prendre des décisions, souvent sans avoir le temps de la réflexion, à partir des informations auxquelles ils ont accès. D'où le succès des sites web d'information publique, et la tendance nette à la médiatisation d'une partie de ces actes de la vie quotidienne, au fur et à mesure que la maîtrise des outils progresse, du moins chez certaines catégories sociales. En matière de santé, des mutations sont engagées qui sont en train de réorganiser la gestion du système de soins. Qualifiée de "virage ambulatoire", cette réorganisation doit entraîner une diminution de la durée de l'hospitalisation, une rationalisation des soins prescrits par les médecins, le maintien à domicile, l'utilisation intensive des équipements lourds et le contrôle des dépenses. Elle implique le recours à toute une série de dispositifs techniques : réseau santé social, dossier médical, imagerie médicale, prise en charge "réseautique" du patient, autonomisation du patient mieux informé et en relation avec des téléservices.

Dans le champ de l'éducation où les TIC sont de plus en plus disponibles, on se trompe grandement quand on cherche à comparer les résultats obtenus dans l'acquisition et la maîtrise des connaissances tels qu'ils étaient et sont encore obtenus avec une relation pédagogique directe avec des enseignants d'une part, et ceux produits par une relation pédagogique médiatisée par des technologies éducatives, y compris à distance. Il s'agit moins de savoir si l'on apprend mieux ou moins bien, ou si les autorités de tutelle peuvent faire des économies sur les dépenses de personnels enseignants. L'essentiel n'est vraisemblablement pas là, il est dans l'acquisition de compétences nouvelles via les TIC, des compétences que ceux qui suivent les formations, enfants et plus âgés, doivent acquérir pour leur future vie professionnelle et sociale. Au rang de ces compétences, les compétences communicationnelles sont devenues principales : travail collaboratif, recherche et gestion de l'information, autonomisation et prise de responsabilité, gestion de projets, travail à distance, maîtrise des images/sons et du multimédia, etc. Et d'autres travaux conduits dans d'autres domaines (par exemple, autour des systèmes d'information ou des systèmes collaboratifs dans le travail) conduisent à des conclusions voisines. Ce qu'il faut en retenir d'abord, c'est que par-delà les changements intervenant dans les pratiques sociales, ce sont de nouvelles normes d'action communicationnelle qui s'expérimentent et que celles-ci sont de plus en plus à l'oeuvre dans les espaces publics. Il n'est pas jusqu'aux médias audiovisuels généralistes, pourtant marqués par une longue tradition de communication directive et unilatérale, qui multiplient les "interactions", médiatisées ou non, avec leurs publics.

Vers un cinquième modèle

Les considérations précédentes nous ramènent à la question de l'espace public. Les normes nouvelles d'action communicationnelle dont l'émergence est favorisée ou soutenue par la diffusion effective depuis une dizaine d'années d'une gamme de techniques qui se complètent et fonctionnent désormais de plus en plus en synergie, justifient qu'on se demande si l'on n'est pas en présence d'un nouveau modèle d'action communicationnelle s'ajoutant aux quatre déjà répertoriés. Ce modèle toujours en gestation permet de relier entre elles les TIC et de leur donner sens, alors qu'on avait eu peine jusqu'à maintenant à trouver en quoi elles pouvaient être amenées à se connecter et à "faire système". Ce qui frappe, c'est la transversalité de ce futur modèle d'action communicationnelle (on a déjà signalé combien la télévision généraliste de masse usait des TIC pour maintenir les contacts avec ses publics, mais des observations identiques peuvent être présentées pour la presse de masse, la radio et même les relations publiques généralisées qui pourtant sont fondées sur le contrôle strict des messages diffusés). En outre, avec lui, se renforce le caractère sociétal de l'action communicationnelle et avec lui, la distance est grande avec le modèle initial de l'espace public politique. Même le Net contribue fortement aux communications à l'occasion des mouvements sociaux, tout en permettant de diffuser les thèses d'organisations en rupture avec la démocratie.

On ne saurait anticiper sur les évolutions futures ni prévoir les formes que ce modèle pourrait prendre. Le modèle des médias audiovisuels de masse reste dominant tout en se transformant. Quant à cet éventuel cinquième modèle, il y a tout lieu de penser qu'il accentuera le procès de fragmentation de l'espace public et qu'il sera, au moins pour une longue période, assez fortement sélectif : l'accès à la communication médiatisée n'est pas (encore) envisageable pour des "publics" de masse.

L'accentuation de la fragmentation et le caractère plus sociétal de l'espace public, désormais sous l'emprise grandissante des TIC, entraînent deux autres interrogations "majeures" auxquelles il est difficile de donner d'ores et déjà des réponses argumentées : qu'en est-il de l' "activation" par eux des valeurs et des pratiques démocratiques ? Et quelles peuvent-être les effets de l'extension du hors-médias par rapport aux médias stricto sensu ? Les TIC, en effet, si elles renforcent les relations interpersonnelles ainsi que les "communautés virtuelles", tendent à réduire - relativement - le rôle des médias en tant qu'organisations productrices d'informations (selon des modalités spécifiées) et légitimées pour cela : les pronostics souvent émis (dans des sens assez différents) ne sauraient tenir lieu de réponses.


(1) Hannah Ahrendt, Condition de l'homme moderne, Calmann-Lévy, 1983.

(2) Jürgen Habermas, L'espace public - Archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Payot, 1978.

(3) Isabelle Paillart (sous la direction de), L'espace et l'emprise de la communication, Éditions Ellug, Grenoble, 1995.

(4) Bernard Miège, La société conquise par la communication - La communication entre l'industrie et l'espace public, tome 2, Grenoble, PUG, collection "Communication, Médias & Sociétés", 1997.

(5) Bernard Miège, L'information-communication, objet de connaissance, De Boeck / INA, collection "Médias Recherches", 2004.

Education & management, n°30, page 60 (12/2005)

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