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Écoflash
La notion de district industriel, les externalités de localisation (encadré 2)

L'économiste néoclassique Alfred Marshall avait observé que le marché n'expliquait pas tout, notamment en matière d'implantation industrielle. Dans son livre Industry and Trade, il analyse les facteurs ayant permis le succès de certaines industries britanniques au XIXe siècle. Il observe notamment que certaines spécialités se sont particulièrement développées dans des zones précises. Des externalités interviennent dans la spécialisation et la réussite de ce qu'il appelle un " district industriel ". Ici, se trouvent rassemblés, une culture de la branche d'activité, des connaissances, des travailleurs qualifiés et expérimentés, une émulation des producteurs. Tout ceci produit selon lui une " atmosphère industrielle " beaucoup plus propice à une réactivité au changement et à la nouveauté.

Ce modèle de développement a trouvé des applications concrètes célèbres aux États-Unis : la route 128, près de Boston, la Silicon Valley au sud de San Francisco.

En Europe, ce modèle de développement a particulièrement bien fonctionné dans le nord de l'Italie donnant lieu à une littérature sur les conditions de fonctionnement de telles combinaisons productives. Giaccomo Becattini (1979) parle de troisième Italie pour qualifier ces zones d'activité spécialisées autour d'activités artisanales : chaussures, bijouterie, montures de lunettes de luxe, mobilier design, céramiques...

Ecoflash, n°228 (05/2008)

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