Editorial

Editorial du n° 22

Michel Tozzi

Les dernières corrections des copies de philosophie du baccalauréat 2004 n'ont fait que confirmer les difficultés de nombre d'élèves d'enseignement général et technique à affronter les épreuves qui leur sont proposées. Une des raisons de fond, c'est de n'aborder qu'en classe terminale cette discipline : peut-être faudrait-il commencer plus tôt l'entraînement à la pensée réflexive...

C'est en tout cas l'orientation de nouvelles pratiques à visée philosophique qui se développent depuis quelques années à l'école primaire et au collège. Le quatrième colloque sur ces nouvelles pratiques, qui s'est déroulé au CRDP de Caen les 26 et 27 mai 2004, et dont on trouvera dans notre revue un compte rendu, témoigne de leur vitalité. Le symposium qui a suivi, organisé à l'IUFM de Montpellier les 4 et 5 juin, a fait pour sa part l'inventaire des outils d'analyse philosophiques, didactiques, langagiers, produits à ce jour par la recherche universitaire et la formation, qui peuvent permettre de mieux comprendre ce qui s'y joue. Nous y reviendrons dans le prochain numéro.

Un colloque, regroupant l'ensemble des formateurs d'IUFM (tout particulièrement des professeurs de philosophie), et de diverses associations, organisé par I. Olivo à l'IUFM de Caen les 24 et 25 novembre 2004, avec la participation des Inspections générales du premier degré et de philosophie, des universitaires de philosophie et de sciences de l'éducation, tentera d'élaborer la formation souhaitable pour de telles pratiques, surtout dans l'hypothèse où serait envisagée leur institutionnalisation. On le voit, la crédibilité de cette innovation progresse en France dans le système éducatif.

Diotime, n°22 (07/2004)

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