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Diversité

II. Quelle relation à l'école ?

Des médiateurs intégrés aux équipes éducatives

Patrick Talbot, Chargé de missions France Médiation

Parmi les différentes activités des membres de "France médiation" en rapport avec le milieu scolaire, nous avons choisi de présenter celle des médiateurs correspondants Réseau éducatif de Citéo, à Lille.

Citéo est une association lilloise de médiation sociale dont la taille, atypique pour ce secteur d'activité (370 salariés), s'explique par l'histoire de sa création. Conçu à l'origine par les signataires du Contrat local de sécurité dans les transports en commun de la métropole lilloise, initié dans le cadre du programme Nouveaux Services Emploi Jeune, le partenariat entre le transporteur lillois, Transpole et ADEMN - renommée Citéo en 2008 et devenu prestataire de services professionnels - visait à répondre à la mission "d'humanisation et de sécurisation des transports en commun". Répartie sur tout le territoire de Lille Métropole Communauté urbaine et sur tous les modes de transports (métro, bus, tramway), cette mission représente encore près de 80 % de l'activité de Citéo. Les 20 % restant concernent principalement une expérience originale de mise en oeuvre d'une logique de partenariat et de transversalité, unique en son genre et représentative de ce que la médiation sociale peut apporter sur un territoire en termes de lien social.

La création du dispositif de médiation Correspondant réseau éducatif (CRE) a été initiée à la rentrée scolaire 1996 pour répondre à des besoins nouveaux émergeant de différents acteurs, face aux incivilités commises par des jeunes scolaires au sein et aux abords d'une dizaine de collèges et lycées, ainsi que sur les lignes de transport en commun qui permettent de s'y rendre. Le projet, original au sens où il prévoyait dès le départ d'intégrer les médiateurs à l'établissement scolaire, a été expérimenté par une association roubaisienne dans le cadre de Contrats emploi ville, puis du programme Nouveaux Services Emploi Jeune à partir de septembre 1998. Le dispositif a été transféré en septembre 1999 à l'ADEMN pour être consolidé et développé à l'échelle de la communauté urbaine de Lille, en sus des quatre villes et des onze établissements scolaires déjà engagés.

De nombreux passages à l'acte - dégradations volontaires, vols, attitudes agressives, etc. - dénoncent un profond malaise, aussi bien dans la cohabitation jeunes/adultes, à l'intérieur des établissements, comme dans leur environnement, que dans le respect le plus élémentaire des institutions et des règles de vie communautaire. La similitude des problèmes, repérés par Transpole et par les établissements scolaires, atteste bien qu'il s'agit d'attitudes quotidiennes et non de problèmes spécifiques inhérents à l'Éducation nationale ou aux autres acteurs. Ces comportements assombrissent l'harmonie sociale et fragilisent la vision communautaire des adolescents et des adultes. Cette détérioration des liens sociaux est, sur un plan général, corroborée par les acteurs sociaux de quartier. La pression de l'extérieur est permanente et la liaison avec les quartiers est quasiment absente. La dégradation du climat, alimentée par des déviances de plus en plus fréquentes, conduit à de multiples incidents aux abords des établissements ainsi que sur certaines lignes régulières du transporteur.

Manifestement, puisque la frontière école/quartier est perméable, il faudra donc que l'action éducative la traverse également et investisse le terrain de l'environnement.

DE LA MEDIATION EN MILIEU SCOLAIRE

C'est dans cet esprit que les médiateurs CRE, définis comme "acteurs de l'éducation populaire, au carrefour de plusieurs champs professionnels (travail social, animation socioculturelle, prévention et service public)", furent investis de la mission de "répondre aux problématiques de lien entre les établissements scolaires et l'environnement socioculturel des jeunes."

Aujourd'hui, le dispositif fonctionne sur 22 établissements scolaires classés en Zone urbaine sensible et/ou dispositif Ambition réussite : 18 collèges et 4 lycées, implantés dans six villes de la métropole lilloise (Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d'Ascq, Mons-en-Baroeul, Halluin), avec 25 salariés, soit 22 médiateurs CRE, deux Responsables de projets et un Responsable d'Unité d'Activités.

La démarche sous-tendue par le dispositif répond à des objectifs de prévention de la délinquance, d'éducation à la citoyenneté et de lutte contre l'échec scolaire et s'inscrit, dès l'origine, dans le plan d'actions prioritaires du Contrat local de sécurité des transports de Lille métropole.

Formés et diplômés (BP, JEPS), les médiateurs CRE sont des éléments actifs de la vie scolaire.

Concrètement, chaque médiateur, en début d'année scolaire, réalise un diagnostic territorial issu d'observations et de recherches sur :

  • L'établissement scolaire ;
  • Les moyens de transports le desservant ;
  • L'environnement de l'établissement scolaire ;
  • Les secteurs d'habitation des élèves.

Il propose un certain nombre de projets d'activités qui seront réalisés soit en classe (notamment en SEGPA), soit sur des temps de pause méridienne ou périscolaire dans le cadre de l'accompagnement éducatif.

Ce diagnostic est affiné tout au long de l'année par une veille permanente (accompagnements des trajets scolaires, soutien à l'équipe pédagogique, participation à différents groupes de travail, rencontres de partenaires, etc.). De plus, chacun des projets se doit de répondre à l'un ou l'autre des trois axes spécifiques d'intervention définis par Citéo, tout en veillant au respect des projets éducatifs des établissements scolaires d'affectation, des politiques éducatives des villes et des partenaires institutionnels et des attentes du transporteur en matière de prévention et de valorisation des transports en commun.

Citéo s'est fixé trois axes prioritaires d'intervention - le travail autour du rappel à la règle, l'acceptation des différences et l'intégration des publics sans discrimination se retrouvant tout naturellement de façon transversale dans ces trois axes.

==> AXE 1 : la prévention des risques et l'autonomie des jeunes dans leurs déplacements (transports en commun, sécurité routière, sensibilisation aux gestes de premiers secours)

La variété des thématiques abordées par la sensibilisation, l'information et l'accompagnement des élèves, favorise la cohérence des discours préventifs sur le rapport à la règle, la vie en collectif et la logique citoyenne.

==>AXE 2 : la réussite scolaire et l'ouverture sur le monde professionnel (accompagnement à la scolarité, clubs presse, forums d'orientation, actions en lien avec les entreprises et l'emploi)

Dans la volonté d'agir ni à la place du jeune ni à celle des professionnels concernés, mais réellement en complémentarité, les médiateurs CRE organisent le lien entre les différents acteurs à mobiliser, en proposant des outils et des actions ou chacun peut trouver sa place.

==>AXE 3 : l'expression culturelle, sportive et citoyenne (semaines citoyennes, actions santé, actions solidarité et intergénérationnelles, ateliers thématiques, rencontres sportives)

Les capacités et les implications extrascolaires des élèves, dans des domaines tels que le sport, la culture, l'engagement associatif et/ou solidaire, sont utilisées comme éléments moteurs afin de les mobiliser, les remotiver par rapport à leur scolarité et leur permettre d'être valorisés.

Le dispositif développe ainsi des projets phares, reconduits d'année en année et devenus des "incontournables" de l'année scolaire :

  • La mise en place et l'animation de Clubs Presse et d'un événementiel de valorisation du travail réalisé tout au long de l'année, Initiative Presse, en partenariat privilégié avec le CLEMI régional et national et l'École supérieure de journalisme de Lille, avec le soutien de La Voix du Nord et de la fondation La Mondiale,
  • Des actions durables autour de la sécurité routière et des interventions spécifiques sur des projets municipaux (En Sécurité près de mon École, semaine de la sécurité routière de Tourcoing, avec le CLSPD de la ville de Lille),
  • Depuis 1999, la participation, en relation avec la SNCF et avec le soutien de Transpole, à Cité-Mobile : bande dessinée autour des transports par des élèves du lycée Turgot de Roubaix, exposition de textes et de réalisations graphiques du lycée Loucheur de Roubaix, réalisation de vidéos sur les transports en commun par et avec les élèves (Mes transports vont craquer, au lycée Loucheur de Roubaix, Tu t'es vu quand t'abuses, au Lycée Saint-Exupéry d'Halluin, Une journée à la plage, du collège Madame de Staël de Lille),
  • Eh ! Oh ! J'existe !, court-métrage de sensibilisation aux relations garçons/filles et aux risques liés aux MST, réalisé par et avec des élèves du lycée Turgot de Roubaix, et servant de support d'intervention pour des débats animés par les médiateurs CRE, les lycéens et les infirmières scolaires,
  • L'organisation d'événementiels annuels : Melting Potes, TRANS'ARTS et Bus en folie sur la valorisation des ateliers culturels ; A-VENIR, grande journée de la découverte professionnelle et des techniques de recherche d'emploi, Rallye sur la métropole, avec des IME sur la découverte des réseaux de transports en commun (TER, Transpole), des institutions et des métiers possibles pour des jeunes de 14 à 18 ans en situation de handicap,
  • La confrontation à la règle et la maîtrise de soi par la pratique de sports, la création et la réalisation de jeux de sociétés et de jeux coopératifs (1, 2, 3, à vous de jouer, Tournoi d'échecs, Battle Hip-Hop du Lycée Turgot).

Pourtant, cette énumération ne peut donner à elle seule une image assez vivante du partenariat quotidien dans les établissements scolaires. Écoutons le témoignage de Jonathan, médiateur CRE, à propos d'une initiative prise en réponse à un des problèmes de la vie d'un collège :

"Je suis médiateur correspondant réseau éducatif au collège Édouard-Branly de Tourcoing, et, avec la direction du collège, nous avons remarqué, en début d'année scolaire lors de l'élaboration du diagnostic, qu'un nombre important d'élèves du collège mettaient de côté ou stigmatisaient les élèves des sections SEGPA (Section d'enseignement général et professionnel adapté) et UPI (Unités pédagogiques d'intégration) en utilisant l'acronyme "COTOREP" (Comission technique d'orientation et de reclassement professionnel) comme une injure, et en ne les intégrant pas aux jeux de la cour de récréation.

Ceci avait pour effet de déclencher régulièrement des bagarres et de générer de l'incompréhension chez les élèves de SEGPA et d'UPI : "C'est pas parce que je ne suis pas dans leur classe que je sais pas jouer au foot".

Nous avons rapidement fait le constat que l'expression "COTOREP" était employée pour tout type de relation dans la vie courante des élèves.

Les points suivants étaient importants : communiquer sur le thème du handicap et pouvoir entamer des discussions avec les élèves. La Semaine européenne contre le racisme et la discrimination a été un moment opportun pour désamorcer les tensions naissantes au sein du collège.

J'ai donc organisé au CDI la venue d'une exposition de l'association Handicap International : Liberté, égalité, handicapés.

Cette exposition, par le biais des interpellations du personnage de BD Titeuf, nous invite à découvrir la réalité du handicap aujourd'hui et à prendre conscience que tous les hommes ont les mêmes droits.

En amont des visites de l'exposition par les classes, nous avons organisé le planning des visites en partenariat avec les professeurs principaux, nous leur avons également demandé de préparer cette action avec leur classe.

La visite de l'exposition s'est effectuée de la manière suivante :

  • Consignes de comportement,
  • Présentation de l'exposition aux élèves,
  • Visite libre avec questionnaire + ou - 20 minutes,
  • Discussions entre professeurs et élèves autour du thème "Handicap et vie au collège".

Les illustrations de Titeuf ont permis d'avoir une approche ludique d'un thème qui ne l'est pas par essence, les élèves se sont intéressés facilement et ont participé activement à la visite de l'exposition.

Les temps de discussions étaient très riches car une relation différente entre élèves et professeurs a pu s'instaurer en dehors des cours.

Aucun élève n'a pu nous dire ce que signifie l'acronyme COTOREP et c'est pourquoi nous y sommes revenus, en échangeant également sur ce que cela provoque chez quelqu'un qui reçoit cette "insulte".

Pour compléter cette action et l'inscrire dans le long terme, en partenariat avec les professeurs de SEGPA et des professeurs de CM2 du secteur de recrutement, j'ai organisé la venue des CM2 le samedi matin au collège. Cette visite fut animée par un petit groupe d'élèves de la section SEGPA, cela dans le but de donner une image valorisante de la section avant même l'intégration des CM2 au collège.

En faisant le bilan de cette action, nous avons pu remarquer que l'ambiance entre élèves de SEGPA/UPI et les élèves du collège dit classique est redevenue normale et que le mot COTOREP a pratiquement disparu du langage des collégiens. Nous n'avons pas la prétention de dire que c'est seulement la venue de l'exposition au collège qui a résolu ces problèmes, néanmoins ceci y a sûrement contribué.

L'exposition a favorisé une prise de conscience du problème de discrimination par l'ensemble des élèves et par l'ensemble des adultes du collège et a été un point de départ à la discussion, à un travail de fond avec l'équipe enseignante.

Si les mots ont un sens, ils ont aussi un poids. N'importe quelle expression banale peut devenir une injure si elle est sortie de son contexte. Un travail de sémantique qui devient une leçon de vie pour "faire société"."

"Faire société", donc. Bel objectif. Mais comment être sûr de l'atteindre, voire de mesurer le chemin qui reste à parcourir ?

OU L'ON REPARLE D'EVALUATION

En 2007, Citéo prend part, avec quatre partenaires1 à un travail "d'évaluation de l'utilité sociale de la médiation sociale", qui aboutira, après plus d'un an de travaux, à la remise d'un rapport2 à Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, en mars 2008, puis à la création du réseau d'acteurs de la médiation sociale France Médiation. Initialement proposée par l'État pour justifier des exonérations et des subventions, la notion d'utilité sociale s'est développée dans le secteur de l'économie sociale et solidaire. Les associations, notamment, revendiquent, à travers ce terme, des apports spécifiques dont ne rendent pas compte les outils d'évaluation classiques.

Depuis 2000, différents travaux sont venus éclairer cette notion. Des acteurs de terrain comme Culture et Promotion ont élaboré des démarches d'évaluation de l'utilité sociale. Des universitaires ont également effectué des recherches sur le sujet. Le rapport de Jean Gadrey en 2004 en donne un exemple. L'utilité sociale, concept novateur qui vient occuper l'espace vacant entre la notion de service des pouvoirs publics, celle d'organismes à caractère non lucratif et celle de profit du secteur marchand peut-elle se mesurer ? Et si oui, comment ?

Quelle serait la "plus-value sociétale" de la médiation sociale ?

L'étude de 2008 en a montré les apports de la mesure sur cinq registres, comme cinq grilles de lecture, chacune se référant à l'ensemble, dans une "évaluation à 360°" : la cohésion sociale, l'innovation, la tranquillité publique, la contribution économique et la reconnaissance (référentiel "CITER"). Au-delà du recueil de chiffres (baisse des incivilités et des coûts de dégradation), la méthode d'évaluation, partagée, a également consisté à procéder par enquêtes et interviews, celles-ci nous renseignant de façon plus "analytique" sur la nature des apports d'un tel dispositif.

Ainsi, dans le registre de la cohésion sociale, la fonction de lien, de relais, est bien identifiée par les équipes éducatives. Citons :

  • "Les CRE font un effet de liant entre la direction, la vie scolaire, l'équipe pédagogique et les élèves. Par exemple, des connexions qui ne se faisaient pas entre les professeurs et la direction se font désormais."
  • "Le CRE est un facilitateur, par exemple pour l'intégration des primo-arrivants non francophones. Il change les représentations, vis-à-vis des autres élèves ainsi que le regard des professeurs qui découvrent ces élèves au-delà de la barrière de la langue."

Quand on sait que l'éclairage donné par les équipes éducatives sur le comportement d'un élève dans les ateliers qu'elles animent peut même être sollicité en conseil de classe, on peut mesurer l'importance du rôle de ces équipes dans la vie des établissements où elles sont présentes. Un temps important est consacré à ce que les CRE appellent la veille préventive. Très différents des temps de surveillance (de récréation, par exemple, pour les personnels de l'Éducation nationale), ce sont des moments d'échanges informels pendant lesquels ils "prennent la température" de l'établissement.

Les partenaires des établissements ont exprimé leur satisfaction au sujet de cette présence active: "Tout le monde dans l'établissement connaît le CRE, il a un rôle relationnel très important. Il contribue à calmer certaines tensions entre les élèves."

En ce qui concerne le chapitre de la reconnaissance, reconnaissance mutuelle des médiateurs et des partenaires, reconnaissance du "bénéficiaire ultime", en l'occurrence les élèves, l'expression des différentes parties prenantes est également édifiante : "L'école publique accueille tout le monde, ceux qui ont des difficultés, les primo-arrivants non francophones, et souvent, les difficultés ne sont pas d'ordre scolaire. Les demandes des familles ont changé, les missions de l'école ont augmenté et le CRE se situe comme un facilitateur, un médiateur interinstitutionnel, capable de s'investir par sa relation de proximité dans un dialogue citoyen", résume un proviseur.

Selon un chargé de mission politique de la ville, "cela nous a permis d'agir, par exemple, sur certains problèmes causés par les déplacements des élèves autour des établissements. Sans le CRE, nous n'aurions pas certaines informations. Il permet aux jeunes, en utilisant par exemple les espaces culturels, de faire le lien entre le collège et la ville, ce qui était une demande de notre part. L'Éducation nationale et nous-mêmes bénéficions d'un outil de médiation interculturelle avec les CRE."

Quant aux médiateurs eux-mêmes, décidément convaincus de l'utilité de leur rôle et de la médiation sociale, dont ils sont d'ailleurs les meilleurs avocats - la plupart très lucides quant aux multiples mesures pour l'emploi dont ils ont bénéficié -, ils ne doutent finalement que du seul aspect qu'ils ne contrôlent pas : la pérennisation de leurs emplois.

En effet, la baisse, puis la disparition de certains financements (de l'État, avec les contrats emploi-jeune, de l'Europe, sur le FSE...) ont "forcé la main" aux partenaires locaux : le Syndicat mixte des transports en commun intègre la médiation sociale dans le coût du service public des transports en commun, Citéo se trouvant désormais sur un "marché solvable", sous contrat de prestations de services avec Transpole pour une partie de son activité.

Une partie seulement, car le dispositif Correspondant réseau éducatif échappe à cette logique.

Aujourd'hui, sa survie annuelle est assurée sous forme de subventions par les villes concernées (Lille, Mons-en-Baroeul, Halluin, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d'Ascq), par l'État dans le cadre des CUCS et par Transpole à hauteur d'un tiers du budget.

Autant dire qu'à l'échéance du contrat de prestations du transporteur, le dispositif risque encore d'être fortement remis en cause sur le plan financier.

Malgré la taille et la solidité de Citéo, le dispositif Correspondant réseau éducatif se trouve donc devant le paradoxe bien connu du monde associatif et de celui de la médiation sociale en particulier : la satisfaction des partenaires, des financeurs impliqués, des bénéficiaires ultimes, des médiateurs suffira-t-elle à convaincre de la pertinence de la poursuite de l'activité dans un contexte financier tendu ?


(1) OMEGA (Angoulême), Ville de Niort, AMS (Marseille), GIP Chalon-sur-Sâone.

(2) Duclos H., Grésy J.E. (2008) Rapport d'évaluation de l'utilité sociale de cinq structures de médiation sociale, Editions de la DIV.

Diversité, n°158, page 142 (09/2009)

Diversité - Des médiateurs intégrés aux équipes éducatives