Le réseau Canopé Le portail educ-revues
 
Diversité

I. Une histoire, des métiers

Le travail social à l'ère de la précarité

Régis Pierret, Sociologue, rattaché au CADIS, formateur à l'Institut du travail social de la région Auvergne (ITSRA)

Force est de constater que le travail social s'est métamorphosé. Pour comprendre ces métamorphoses, il est nécessaire de repartir des mutations de la société, puisque le travail social accompagne ces mutations qui, elles-mêmes en retour, transforment le travail social. La question sociale est aujourd'hui liée à la précarité qui doit être appréhendée en tant que paradigme dans un monde du retour à l'insécurité sociale.

La précarité englobe des catégories de personnes dissemblables, allant des individus qui n'ont pas de travail à ceux qui possèdent un travail qu'ils peuvent perdre, en passant par ceux dont le travail ne leur permet pas de vivre. La précarité désigne des personnes exclues ou en passe de le devenir. Le paradigme de la précarité replace le travail à une place centrale. Les précaires ne sont pas une catégorie sociale, ils forment une nébuleuse composée de personnes qui n'ont en commun qu'une seule chose l'incertitude du lendemain. Cette incertitude n'est pas l'apanage des pauvres mais d'une très grosse minorité de personnes. La précarité n'a pas une définition aussi limitée que la pauvreté - la pauvreté renvoyant, selon Simmel à l'assistance (Simmel, 1998 [1907]).

La précarité renvoie, quant à elle, à des situations hétérogènes : on peut être pauvre sans être précaire, être précaire sans être pauvre et être tout à la fois pauvre et précaire. La période précédente, celle de l'après-guerre jusqu'aux années 70 a constitué une période de sécurité sociale, avec la généralisation du salariat, l'établissement de la propriété sociale et de la sécurité sociale. Depuis la fin des "Trente Glorieuses" nous assistons à l'effondrement des protections sociales et à l'instauration progressive de l'insécurité sociale, insécurité sociale qui se manifeste par le démantèlement de la propriété sociale liée au salariat qui n'est plus le gage de la sécurité sociale (Castel, 2008, p. 171-190). La raréfaction du travail lui donne une place centrale, il fait de plus en plus état de l'épanouissement au travail, mais aussi de son pendant, la souffrance sociale (Desjours1998). Plus significativement encore, la rareté du travail remet grandement en cause le modèle français d'intégration fondée sur le travail.

Ajoutons que le travail a changé de nature. Comme a pu le dire Zygmunt Bauman, nous sommes rentrés dans l'ère du jetable, de l'éphémère (Bauman, 2004). Beaucoup sont menacés par la chute sociale (Ehrenberg, 1995). Nous sommes entrés dans l'ère des incertitudes, pour nous situer du point de vue de Robert Castel (2009). C'est ainsi que progressivement au concept controversé de l'exclusion s'est substitué celui de la précarité.

LA FIN DES CLASSES SOCIALES

En France, la société a été longtemps structurée sur le conflit entre les dominants et les dominés et les individus avaient le sentiment d'appartenir à une classe sociale. Cette vision d'un monde organisé, lisible a disparu. Parler de classe sociale n'a plus de sens, n'a plus de réalité sociologique et François Dubet a raison lorsqu'il parle de catégories sociales (Dubet, 2004, p. 23-36). La profession ne donne plus à l'individu un statut social. On constate des écarts de salaires importants pour des personnes réalisant le même travail, de même, le travail ne garantit plus à l'individu une autonomie. La précarité est devenue, ou plutôt redevenue, la condition du plus grand nombre. La pauvreté qui était durant l'âge d'or du travail social une pauvreté marginale qu'il s'agissait de faire disparaître s'est transformée en pauvreté disqualifiante (Paugam, 2005). Des glissements se sont opérés. Tandis que durant "l'âge d'or" il s'agissait de permettre à tout le monde d'accéder à la consommation, dans la société de la précarité, la consommation est à deux vitesses et les stocks des Restos du coeur prévus pour l'ensemble de la période hivernale 2008-2009 étaient épuisés en décembre.

TRAVAIL SOCIAL, BRICOLAGE SOCIAL ?

Dans une société de "plein emploi", les politiques demandaient peu au travail social qui était dans une certaine mesure la bonne conscience de la société industrielle. Avec le déclin de la société industrielle, la décentralisation, le désengagement progressif de l'État, les politiques demandent plus au travail social. La place importante allouée aux Départements et aux Régions a renforcé le poids du politique. Face à des budgets en diminution, il s'agit de faire plus et de rentabiliser le travail social. Paradoxalement, le travail social n'a jamais été aussi peu efficace, non pas parce que les travailleurs sociaux seraient devenus au fil du temps incompétents, mais tout simplement parce que la société n'offre pas de solution pour une vaste partie de la population.

Comment insérer des personnes touchant le RSA quand précisément il n'y a plus de travail ? Le travail social accompagne les mutations de la société. Avec l'effondrement du mur de Berlin, le travail social majoritairement "à gauche" a perdu l'idéologie qui l'accompagnait, il n'est plus l'"avant-garde éclairé du mouvement ouvrier" (Dubet, 2001). Ce qui caractérise au mieux le travail social aujourd'hui est la construction d'un sujet tourainien (Touraine, 2005, p. 218) dans une société individualiste. "L'expérience d'être un sujet se manifeste avant tout par la conscience d'une obligation à l'égard non d'une institution ou d'une valeur, mais du droit de chacun de vivre et d'être reconnu dans sa dignité, dans ce qui ne peut être abandonné sans enlever tout sens à la vie." Les travailleurs sociaux ne permettent plus aux naufragés du social, aux accidentés de la vie de se retrouver sur la terre ferme. Les moyens dont ils disposent ne leur permettent que de maintenir la tête hors de l'eau des personnes dont ils s'occupent. Ils ne leur offrent le plus souvent que des gilets de sauvetage.

Au travail social a succédé le bricolage social. Face à cette nouvelle réalité, le travail social n'est plus un lien social artificiel permettant à l'individu de s'intégrer à la société, mais un lien social artificiel qui tente de maintenir l'individu dans le social, qui l'empêche de tomber plus bas. Le travail social aujourd'hui ne permet plus, dans la plupart des situations, à des personnes de sortir de la précarité mais de vivre au mieux des situations de précarité, autrement dit, d'être le moins précaire possible sans sortir de la précarité.

DU TRAVAIL SOCIAL A L'INTERVENTION SOCIALE

Le travail social a longtemps été un travail politique, porteur d'un projet de société. Les professions canoniques que sont les métiers d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs, de moniteurs éducateurs, d'éducateurs de jeunes enfants ont une histoire, qu'il s'agisse, comme le met en évidence l'ouvrage de Jeannine Verdès-Leroux pour les assistantes sociales, d'éduquer les femmes des ouvriers, de moraliser la classe ouvrière ou de faire du blouson noir un futur ouvrier (Verdès-Leroux, 1978). Désormais ces professions ont été englouties par la cohorte des nouveaux métiers du social, à l'image des médiateurs ou des agents d'insertion. Elles n'ont plus aujourd'hui le monopole du travail social ; d'ailleurs, on ne parle plus du travail social, terme obsolète, mais d'intervention sociale, nébuleuse qui regroupe des professions aussi diverses que les assistants familiaux, les auxiliaires de vie sociale, les médiateurs éducatifs, les assistants sociaux, les éducateurs spécialisés. De plus, l'intervention sociale - en incluant les bénévoles - sort du registre des professions.

Autrement dit, le point commun de ces métiers et activités (pour les bénévoles) est la relation d'aide. Par ailleurs, le choix des mots n'est pas sans incidence (Terrolle, 2003). Quand il était question du travail social, il était question de prendre le temps ; lorsqu'il est question d'intervenants sociaux, il s'agit beaucoup plus de parer au plus pressé. L'incidence des termes sur le travail se perçoit nettement, puisqu'au terme d'intervention est venu rapidement s'adjoindre son corollaire l'urgence. Aujourd'hui, les intervenants sociaux, dont les travailleurs sociaux, travaillent de plus en plus dans l'urgence. Le travail social avait une histoire, l'intervention sociale, qui est une juxtaposition de métiers et une déqualification des professions canoniques, n'a pas d'histoire. Par ailleurs, ces nouvelles professions doivent se faire une place à côté des anciennes, dans le champ jadis réservé au travail social.

La multiplication des professions dans le champ du travail social met en évidence les difficultés auxquelles se trouve confrontée notre société. La présence massive du secteur caritatif - d'aucuns parlent du "marché de la pauvreté" - en témoigne.

Alors que l'histoire du travail social est, dans une certaine mesure, la professionnalisation des bénévoles, comme en atteste l'histoire de l'éducation spécialisée ou de l'animation, nous assistons aujourd'hui au retour des bénévoles dans le secteur social. Pour résumer, le bénévolat de départ s'est professionnalisé, les professions canoniques se sont pour un temps partagé le marché et, face à la massification de la pauvreté, elles se sont vu suppléer par d'autres professions et par les bénévoles. Ajoutons que ce nouveau bénévolat prend parfois des tournures entrepreneuriales. En effet certaines villes recrutent des bénévoles qu'elles orientent, en "tenant compte du profil" vers certaines associations.

Dès 1997, Jacques Ion parle de l'"embauche" des bénévoles, soulignant notamment qu'il leur est demandé d'avoir des compétences particulières, les sortant dans une certaine mesure de la logique du bénévolat. "On peut constater (...) que de plus en plus, le bénévole se trouve lui-même astreint au même type d'action requérant la même qualification que le professionnel" (Ion, 1997, p. 78-79). Les travailleurs sociaux naviguent donc avec des partenaires qui n'ont pas forcément leur culture mais dont ils ne peuvent se passer. Difficile de travailler avec des personnes à la rue sans devoir faire appel au Secours populaire, au Secours catholique ou aux Restos du coeur. Qui plus est, professionnels et bénévoles interviennent ensemble dans certaines structures comme par exemple les accueils de jour.

Face à la massification des publics, les politiques ont répondu par la multiplication des professions du secteur social et le recours systématique aux associations caritatives. Pour les intervenants sociaux, hormis les bénévoles, le travail social demeure la référence, ce à quoi tous veulent accéder. Il apparaît tout à la fois décrié par les intervenants sociaux, qui ont le sentiment d'effectuer le même travail sans la reconnaissance salariale, et envié pour la sécurité de l'emploi et le statut social associés à ces professions.

Ce qui était anciennement le travail social est devenu un marché au sein duquel les nouvelles professions se font une place, en effectuant le travail réalisé naguère, mais à moindre coût. Ainsi, il est de plus en plus souvent demandé aux éducateurs spécialisés de faire fonction de "chef de service", d'encadrer des professionnels moins qualifiés qui occupent les fonctions qui étaient naguère celles des éducateurs spécialisés. À cela, il faut ajouter aussi les jeux institutionnels, les regroupements qui n'ont cessé de s'opérer entre les institutions depuis plus de dix ans. Nous assistons à des logiques de fusion et d'absorption, certaines associations telles que les ADAPEI, les ADSEA deviennent comparables à des trusts. Les petites associations disparaissent et avec elles, on est en droit de le penser, les singularités. De surcroît, le vocabulaire a changé, les publics, les usagers ont été remplacés par les clients. Progressivement le travail social a été gagné par les logiques de marché, les directeurs d'établissement arrivent, pour certains, du secteur marchand, tandis que les directeurs issus du sérail du travail social se forment au management. La remise en cause dernièrement de la fameuse Convention collective nationale 66, qui sous-tend un salaire au mérite, en dit long sur le démantèlement des professions historiques. Le travail social est en train de sortir de son histoire.

LES MUTATIONS DES PUBLICS DU TRAVAIL SOCIAL

Confronté au déclin de l'hégémonie économique européenne et non au déclin de la société industrielle - la société n'ayant jamais cessé depuis la révolution industrielle d'être industrielle -, le travail social a vu ses champs d'intervention s'accroître considérablement. Naguère tourné vers l'enfance et l'adolescence, il touche aujourd'hui, une population de plus en plus vaste.

Les catégories de naguère n'ont pas disparu, elles sont devenues des strates, d'autres populations sont venues se surajouter aux publics visés précédemment. La question de la précarité n'épargne ni les enfants, ni les adolescents, ni les adultes, ni les seniors. Les travailleurs sociaux se retrouvent sans cesse confrontés à de nouveaux publics. L'entrée dans "la crise" n'a fait qu'amplifier le phénomène. L'exemple des CHRS est à ce sujet éloquent : alors qu'ils accueillaient naguère les sortants de prison et les anciennes prostituées, aujourd'hui, l'accueil s'est largement diversifié et s'étend aux jeunes de l'errance, aux zonards, aux personnes qui ont été reléguées en dehors de la sphère productive, aux femmes victimes de violences, aux personnes âgées de plus de soixante ans, aux travailleurs pauvres, aux travailleurs précaires, aux demandeurs d'asile, aux femmes seules avec enfants, etc. La liste n'est pas exhaustive !

Alors que les publics en difficulté se multiplient, les travailleurs sociaux n'ont pas augmenté en conséquence, mais ils doivent gérer l'accroissement et la multiplication des publics en difficulté à moyens constants. Le travail social a, nous l'avons dit, changé de nom, il s'est transformé en intervention sociale, signifiant les glissements auxquels il est aujourd'hui confronté.

Dans ce contexte, comme en témoigne le 1151, bien souvent submergé en période hivernale, se met en place ce que Jacques Donzelot a appelé, à juste titre, le social de compétition (Donzelot, 2008, p. 51-78). Il s'agit de sélectionner les pauvres, d'évaluer la pauvreté. Entre un travailleur précaire qui a besoin d'un hébergement et un jeune de l'errance, pour qui le travailleur social doit attribuer la dernière place qui lui reste pour un centre d'hébergement, le jeune de l'errance pourra peut-être trouver une solution dans un squat, le travailleur précaire quant à lui, s'il passe la nuit dehors, risque de perdre son travail parce qu'il ne pourra pas dormir. Le choix est cornélien, mais il doit néanmoins s'opérer.

DEUX GRANDS TOURNANTS : RMI ET RSA

La mise en place du RMI a constitué un tournant au sein du travail social. En effet, avec sa mise en place et le nombre de personnes répondant aux critères, il a signifié, socialement, que tout le monde ne pourrait pas forcément travailler. (Rappelons qu'au départ le RMI était destiné aux chômeurs de longue durée.) Du même coup, il a amené le travail social à ne plus se situer dans la perspective d'une société où chacun aurait sa place. En somme, le RMI dès sa mise en place actait l'impuissance du modèle français d'intégration à pouvoir considérer la société en terme d'interdépendance et donc en terme de plein emploi.

Simultanément, il condamnait le travail social à ne plus se percevoir en terme d'agent intégrateur mais en terme de contingentement, de maintien de population à la marge, - population qu'il était de moins en moins question d'intégrer. Dans une société qui s'enrichit d'une part et s'appauvrit d'autre part, nous assistons au retour des classes dangereuses composées, comme au siècle dernier, des vagabonds, des personnes sans travail stable, des personnes aux revenus insuffisants (Chevalier, 1984). L'impossibilité de rentrer sur le marché du travail pour les uns, l'éjection du marché du travail pour les autres, l'impossibilité de survivre avec une maigre retraite pour une troisième catégorie, de surcroît l'impossibilité pour un nombre croissant de personnes qui travaillent de subvenir à leurs besoins, renvoient indubitablement à la question des surnuméraires, des indigents valides.

La mise en place du RSA est un autre tournant qui induit l'existence de deux catégories de pauvreté : la pauvreté méritée et la pauvreté méritante. "La distinction entre les allocataires du RSA "actifs" est une sorte d'euphémisme de la séparation des bons et des mauvais pauvres, dont on pensait pourtant au moment du vote de la loi sur le RMI qu'elle n'était plus acceptable au regard des valeurs républicaines." (Paugam, Duvoux, 2008, p. 106).

LA LOI DU PLUS FOU

Longtemps, le travail social a eu pour visée l'intégration des individus. Aujourd'hui, il n'est plus dans cette perspective, non pas parce qu'il ne le veut pas, mais parce qu'il ne le peut plus. Les publics dont s'occupent les travailleurs sociaux sont dans la société, si nous considérons que les personnes vivent à l'intérieur de l'État nation, et c'est également parce que les personnes sont présentes à ce titre qu'interviennent les travailleurs sociaux, mais elles ne sont pas de la société, pour reprendre une expression de Robert King Merton (Merton, 1998 [1949]).

Paradoxalement, alors que tout doit être fait dans l'urgence, il est de plus en plus demandé aux "clients" de faire des projets, tandis que précisément les clients ne sont plus, ou de moins en moins, en mesure d'en faire. Le travail social est ainsi confronté à une demande paradoxale : d'un côté l'accroissement des publics ne permet plus un véritable travail, mais juste une intervention, de l'autre on demande aux travailleurs sociaux de demander aux publics dont ils sont référents d'avoir des projets dans une société où les "clients", qui ne sont plus des "usagers", ont bien des difficultés non pas à avoir des projets, mais à réaliser leurs projets. Les "travailleurs sociaux" tout comme les "clients" ressemblent à s'y méprendre à Sisyphe !

Il faut également appréhender ce défaut d'intégration républicaine comme la cause de la désocialisation de publics nombreux basculant dans la folie, avec comme conséquence l'isolement, le repli et une psychiatrisation de ces publics. La disqualification sociale est assimilée à une chute sociale, chute sociale pouvant conduire à la désocialisation. La folie est alors à voir comme ce qui guette l'individu négatif. La désocialisation transparaît dans moult situations rencontrées par les travailleurs sociaux. Le thème de l'isolement de familles précaires revient souvent, de même que le thème de la loi du plus fou, dès lors qu'il est question des personnes à la rue. Autrement dit, la folie apparaît comme l'expression du non-social, comme une sortie du social. En cela, la folie est au-delà de l'exclusion. L'exclusion n'est plus, comme avait pu l'écrire il y a dix ans Serge Paugam un concept horizon (Paugam, 1998, p. 565-578). La rue n'est pas la société, elle est l'envers de la société. Tandis que la société est à percevoir comme le lieu des violences maîtrisées (Elias, 1973 [1933]) permettant le vivre-ensemble, la rue est au contraire le lieu où règne la loi du plus fort, la loi du plus fou.

Repères bibliographiques

  • BAUMAN Z. (2004) L'amour liquide, Paris, Rouergue-Chambon.
  • BECK U. (2001) La société du risque, Paris, Aubier.
  • CASTEL R. (1995) Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Fayard.
  • CASTEL R. (2008) "La propriété sociale, émergence, transformations et remise en cause, Esprit, Août-Septembre, p. 171-190.
  • CASTEL R. (2009) La montée des incertitudes, Paris, Le Seuil.
  • CHEVALIER L. (1984) Classes laborieuses, classes dangereuses, Paris, Hachette.
  • DESJOURS C. (1998) Souffrance en France, Paris, Le Seuil.
  • DONZELOT J. (2008) " Le social de compétition", Esprit, novembre, p. 51-78.
  • DUBET F. (2004) "Que faire des classes sociales ?" in J N CHOPART, C MARTIN (dir.), Que reste-t-il des classes sociales ? Rennes, Éditions ENSP/Coll. Lien social et politiques, p. 23-36.
  • DUBET F. (2001) Le déclin de l'institution, Paris, Seuil.
  • EHRENBERG A. (1995) L'individu incertain, Paris, Calmann-Lévy.
  • ÉLIS N. (1973 [1933]) La civilisation des moeurs, Paris, Poche.
  • GOFFMAN E. (1974) Les rites d'interaction, Paris, Les éditions de minuit.
  • ION J. (1997) " Interventions sociales, engagement bénévoles et mobilisation des expériences personnelles", in J. ION et M. PERONI (dir.) Engagement public et exposition de la personne, Paris, L'aube, p. 78-79.
  • MERTON R K. (1998 [1949]) Éléments de théorie et de méthode sociologiques, Paris, Armand Colin,
  • PAUGAM S. (1998) " Les sciences sociales face à l'exclusion" in S. PAUGAM (dir.) L'exclusion, l'état des savoirs, Le Seuil, p. 565-578.
  • PAUGAM S. (2005) Les formes élémentaires de la pauvreté, PUF.
  • PAUGAM S, DUVOUX N. (2008) La régulation des pauvres, PUF, p. 106.
  • SIMMEL G. (1998 [1907]) Les pauvres, Paris, PUF.
  • TERROLLE D. (2003) " Le monde merveilleux des sans-abri", Archives ouvertes.
  • TOURAINE A. (2005) Un nouveau paradigme, Paris, Fayard, p. 218.
  • VERDES-LEROUX J. (1978) Le travail social, Paris, Éditions de minuit.
  • WIEVIORKA M. (1999) Violence en France, Paris, Le Seuil.

(1) Permanence téléphonique mise en place dans tous les départements pour les personnes à la rue.

Diversité, n°158, page 67 (09/2009)

Diversité - Le travail social à l'ère de la précarité