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Diversité

I. Une histoire, des métiers

La Confédération française des professions sociales : 1922-2007

Claudine Maurey-Forquy, Présidente de la CFPS (1998-2007), présidente de l'Association professionnelle des services sociaux hospitaliers (A.Pro.S.S.H.e.S.) et responsable du service social pédiatrique de l'hôpital Necker-Enfants Malades,
Astrid Fontaine, Ethnologue, Laboratoire de recherche en sciences humaines (LRSH), coréalisatrice avec Christophe Gendre de la série documentaire Un regard sur le travail social.

Si de nombreuses organisations se sont constituées, essentiellement pendant la première moitié du XXe siècle, autour de différentes catégories professionnelles du travail social, on peut dire que la Confédération française des professions sociales (CFPS) est l'une des rares associations, sinon la seule, à avoir tenté de défendre l'identité commune d'un travail social global (inspiré du social worker américain), composé, certes, d'une multitude de métiers mais pouvant se fédérer autour de valeurs communes. Cette plate-forme interprofessionnelle proposée pendant presque un siècle n'a cependant pas toujours rencontré l'écho qu'elle aurait espéré.

L'ASSOCIATION DES TRAVAILLEUSES SOCIALES (1922-1950)

L'Association des Travailleuses Sociales est fondée en 1922 par Juliette Delagrange sous l'inspiration de Mme Gervais-Courtellemont. Elle a pour but de "grouper les femmes qui consacrent leur vie à l'Hygiène, l'Éducation et l'Assistance sociale, de leur fournir un organisme d'entraide, d'établir entre elles des relations suivies qui leur permettront d'étudier les questions professionnelles et le développement des institutions auxquelles elles sont attachées ; enfin, de maintenir entre toutes les Travailleuses Sociales une même ardeur de dévouement au bien général. (L'Association s'interdit d'une manière absolue toute propagande politique ou confessionnelle.)"1

À l'aube du travail social, l'ATS remplit ce rôle, elle rassemble les premières catégories professionnelles constituées ou en cours de constitution dans l'entre-deux-guerres. Ces professions sont alors quasiment exclusivement féminines, à l'exception du corps médical, très proche, majoritairement représenté par des hommes.

L'aube du travail social : les professions adhérentes de l'ATS en 1922

Certaines catégories professionnelles sont plus particulièrement présentes. Elles trouvent leurs racines à la fin du XIXe siècle ou au tout début du XXe.

  • Les infirmières ou visiteuses d'hygiène sociale,
  • Les assistantes sociales,
  • Les monitrices d'enseignement ménager (aujourd'hui conseillères en économie sociale et familiale),
  • Les jardinières d'enfants (aujourd'hui éducatrices de jeunes enfants),
  • Les surintendantes d'usine,
  • Les travailleuses familiales (aujourd'hui techniciennes d'intervention sociale et familiale),
  • Les résidences sociales (ancêtres des centres sociaux),
  • Les assistantes maternelles,
  • Les délégués à la tutelle,
  • Les aides médico-psychologiques appelées autrefois aides maternelles.

Le comité central de l'ATS était également composé d'autres professions ou institutions dont l'historique et les fonctions ne sont pas détaillés : l'Union des femmes de France, les conseillères d'orientation professionnelle, la Fédération des centres sociaux, le service social de la SNCF, l'École de puériculture de la Faculté de médecine, la Fédération des foyers féminins, l'École d'assistance aux malades, un représentant du ministère de l'Hygiène, un médecin inspecteur de l'Office public d'hygiène, la société de Secours aux blessés militaires.

Le contexte sociétal

La fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle sont marquées par des transformations et événements mondiaux qui forment la toile de fond de la naissance des professions sociales : l'organisation de la classe ouvrière, l'angoisse démographique, la tuberculose et les grands fléaux et enfin, l'évolution du statut de la femme. Deux événements importants marquent le travail social pendant et peu après la guerre. En 1944, l'Association nationale des assistants et assistantes de service social (ANAS) se constitue et regroupe immédiatement plusieurs milliers d'adhérents. En 1942, apparaît un nouveau corps de métier, hérité du scoutisme, tourné davantage vers les jeunes dits "inadaptés" : l'éducateur, première figure masculine du champ social. L'Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés (ANEJI) est constituée dès 1947.

En 1942, l'ATS s'installe dans un immeuble dont elle est propriétaire au 3, rue de Stockholm, à Paris. Rapidement elle loue une partie des locaux à ces deux organisations professionnelles à la fois nouvelles et puissantes que sont l'ANAS et l'ANEJI.

L'après-guerre : le renforcement des identités professionnelles

Face à cette nouvelle répartition, l'ATS parvient difficilement à maintenir son rôle de plate-forme d'échanges entre les différentes catégories professionnelles qui prennent de l'ampleur et travaillent chacune à l'affirmation de leur identité. De plus, le champ social est à présent occupé également par des hommes, ou plutôt voit-on apparaître un tandem dominant incarné par les figures de l'assistante sociale et de l'éducateur. Ces deux professions s'affirment très nettement dans le champ du travail social en France : la première est dotée d'une solide formation, renforcée non seulement par un diplôme d'État reconnu en 1932 mais aussi par le secret professionnel ; la seconde, plus récente, n'obtiendra son diplôme d'État qu'en 1967 mais se bat activement pour la défense de la profession.

LA FEDERATION FRANÇAISE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX (1950-1976)

L'ATS prend donc en compte cette nouvelle configuration et réaffirme son objectif premier qui consiste à fédérer les différentes professions du social en changeant de dénomination : elle devient en 1950 la Fédération française des travailleurs sociaux.

Son but est de "grouper les associations de travailleurs sociaux, d'effectuer en commun des études, de représenter les groupements adhérents toutes les fois qu'une action commune aura été décidée, de créer des services communs de bibliographie, de documentation, d'information et de formation professionnelle, qui devront éviter les doubles emplois et décupler les moyens. Elle doit permettre une représentation indiscutable de nos professions sociales et d'établir une liaison avec les organismes étrangers et internationaux poursuivant des buts analogues."

Elle fédère effectivement de nombreux acteurs mais ne parvient pas à intégrer l'ANAS et l'ANEJI2 qui bien que partageant les mêmes locaux n'adhèrent pas ou ne participent que de très loin aux activités de la FFTS.

L'exemple américain

Au lendemain de la guerre, des social workers américains viennent prêter main-forte aux organismes de "reconstruction" et dispensent des formations en France. C'est ainsi que Georges-Michel Salomon, qui devient secrétaire général de la FFTS au début des années 60, s'est formé à l'école américaine Paul-Baerwald (Versailles) au service social individualisé ( case work) et à la supervision, de 1953 à 1958. Beaucoup des pionnières du travail social sont également allées aux États-Unis et ont été formées à ces méthodes. C'est notamment le cas de Simone Crapuchet, une autre grande figure de la FFTS. Le "travail social", traduction du"social worker" américain, est aux États-Unis une discipline universitaire composée d'un tronc commun suivi d'une spécialisation : case work (travail social individualisé, empreint de psychologie), group work (travail social destiné à des groupes) et community development (travail communautaire).

Cette conception du travail social comme une entité professionnelle globale, reconnue et enseignée à l'université, est partagée par la plupart des pays dotés d'un service social. La France fait figure d'exception et rejette pendant un temps l'exemple américain, défendu et promu par la FFTS et les personnalités qui l'animent : Hélène Bergeron, Georges-Michel Salomon et Simone Crapuchet.

La défense d'une identité commune

Malgré ces résistances, la FFTS continue de travailler à son projet de défense d'une identité commune et tente de donner corps à l'expression "travailleur social" qui, en France dans les années 50, n'est que peu, voire pas employée. Certaines de ses productions attestent de sa démarche.

L'annuaire des travailleurs sociaux

La FFTS entreprend la réalisation d'un annuaire voué à assembler l'ensemble des travailleurs sociaux. La première édition, en 1957, sera préfacée par Pierre Laroque, nommé directeur général de la Sécurité sociale en 1944 et qui prit une part importante à la rédaction des ordonnances fondant et organisant la Sécurité sociale. Le texte de présentation de l'annuaire rappelle les objectifs de cette démarche - rassembler, ordonner en vue d'optimiser et de coordonner l'action - mais révèle aussi les résistances à l'oeuvre au sein du champ social : "donner à tous les techniciens sociaux, la faculté de se reconnaître, de se retrouver, de se joindre, afin d'établir entre eux une collaboration plus étroite et, par suite, plus efficace".

Le tableau synoptique

Dans la même optique, la FFTS publie en 1960, avec le cartel des Écoles paramédicales et sociales, un tableau synoptique du travail social. Ce tableau devrait permettre à l'usager de s'adresser au bon professionnel et au bon organisme en fonction du problème rencontré. Il tente de récapituler et donner à voir, d'un seul coup d'oeil, l'ensemble des acteurs et institutions du secteur.

Le statut du travailleur social

En 1955-1962, la FFTS travaille aussi à la rédaction d'un statut du travailleur social : elle rédige une proposition de loi définissant ce statut, ainsi qu'un contrat de travail unique et adaptable aux différentes professions du travail social. Cependant, toutes les professions n'ont pas à cette heure les mêmes acquis, les mêmes niveaux de formation, et certaines sont peu enclines à participer à une homogénéisation perçue comme une régression possible ou une mise en danger.

Ces entreprises qui restent d'abord dans l'ombre, ne rencontreront un écho qu'une quinzaine d'années plus tard, dans le cadre du VIe Plan d'équipement sanitaire et social (1970-1975).

L'AGE D'OR DU TRAVAIL SOCIAL (1970-1975)

En 1970, les idées portées par la FFTS rencontrent un environnement politique et social plus favorable. Le VIe Plan d'équipement sanitaire et social, issu des plans de reconstruction de l'après-guerre, ouvre la voie à une nouvelle conception de l'action sociale globale et coordonnée3. Dans le même temps, les intellectuels de l'époque s'interrogent sur ces nouvelles orientations, sur la multiplication des travailleurs sociaux et sur les missions qui leur sont assignées. Ils sont interpellés ouvertement dans un numéro de la revue Esprit qui fait date dans l'histoire du travail social et souligne la position d'équilibriste inhérente à ces professions, qui se situent à la frontière entre défense des libertés individuelles et contrôle social, entre défense des droits des personnes les plus démunies et pacification sociale :

"Pourquoi le travail social ? Souhaitez-vous être animés socio-culturellement, assistés socialement, éduqués spécialement, conseillés conjugalement ? Vos enfants sont-ils vaccinés ? Votre budget est-il rationnel ? Êtes-vous autonomes ? Les travailleurs sociaux ont ainsi pour mission de vous prendre en charge - pas vous peut-être, pas encore, mais des centaines de milliers de gens en marge, plus ou moins brouillés avec le travail et l'ordre. En six ans, leur effectif a doublé ; voilà qu'ils sont 75 000. D'où viennent-ils ? Que font-ils : un métier paramédical ou supra policier ? La division de la France en secteurs d'action sociale en fera-t-elle les nouveaux hussards de la République, ou les prêtres de l'idéologie sanitaire ? La politique les interpelle ; sont-ils en train d'inventer de nouvelles solidarités, un nouveau militantisme ? Et vous, travailleurs sociaux, qui dites-vous que vous êtes ?"4

La formation, un enjeu pour les professions sociales

Dès 1972 sont créés les instituts régionaux de formation de travailleurs sociaux, conçus avec l'idée d'une propédeutique commune, d'un tronc commun menant à des spécialisations ultérieures. Les représentants des différentes professions et les directeurs d'école sont à la fois méfiants et tentés par cette idée, portés par l'esprit du temps. L'ANAS et l'ANEJI occupent l'avant-scène du travail social, revendiquent être les partenaires principaux des pouvoirs publics et s'appuient sur une tradition ancienne de dialogue avec les ministères pour défendre notamment leurs diplômes professionnels. La FFTS reste, quant à elle, un porte-parole peu entendu de cette conception dont elle était précurseur. Elle apparaît peu présente dans les rencontres entre assistantes sociales et éducateurs qui conduisent à l'échec de ce projet. Ce n'est finalement qu'en 1986 que sont créés les IRTS qui sont, en fait, davantage un regroupement des différentes formations.

Les résistances

Les enjeux liés à la formation sont sensibles et les différentes écoles forment dans les années 70 des comités d'entente qui représentent non pas l'ensemble des professions mais les centres de formation d'éducateurs, les écoles de service social, les centres de formationde conseillers en économie sociale et familiale... Mais la création d'un "comité d'entente des comités d'entente" reste une tentative inaboutie. L'histoire de ces comités est à l'image des buts poursuivis par la FFTS qui rencontre tout au long de son existence de nombreuses résistances : il apparaît inévitable, avant de faire un comité d'entente interprofessionnel, de passer d'abord par un comité d'entente intraprofessionnel, par une représentation fortement constituée par profession.

LA CONFEDERATION FRANÇAISE DES PROFESSIONS SOCIALES (1976-2007)

En 1976, la FFTS devient la Confédération française des professions sociales (CFPS). Elle poursuit son objectif qui vise pendant la première moitié du XXe siècle à rassembler les différentes associations professionnelles, puis les différentes fédérations d'associations. Elle complète et met à jour ses travaux autour de la professionnalisation et pour la reconnaissance du travail social comme discipline universitaire, ainsi qu'autour des identités professionnelles, de la déontologie et du secret professionnel, et des référentiels de compétences.

Les rôles joués par la CFPS

Un espace d'information et d'orientation

Si elle n'a pas réussi à fédérer l'ensemble des professions sociales, la CFPS affirme, depuis 1992, une forte présence d'information et d'amélioration de la visibilité de l'ensemble de ces acteurs. Elle participe à des salons où elle présente l'ensemble des revues du secteur, elle collecte et archive des publications sur l'histoire des différents métiers, et devient au fil du temps un espace de documentation important. Elle est clairement identifiée comme un lieu d'orientation pour des étudiants ou de jeunes professionnels désireux de s'investir dans le champ social.

Un espace de légitimation des professions sociales les moins visibles

Un autre rôle joué par la CFPS a été de rappeler aux pouvoirs publics et aussi à l'ensemble des intervenants du secteur qu'au-delà des deux professions dominantes que représentent les assistantes sociales et les éducateurs, de nombreuses autres professions existent et continuent d'apparaître suivant les évolutions du contexte social. Ces professions moins visibles, parfois plus jeunes et dotées d'acquis plus fragiles en termes de qualifications, de diplômes et de reconnaissance, ont pu trouver au sein de la CFPS un lieu de représentation et de légitimation.

Un espace d'échange et de réflexion interprofessionnel

Un point fort de la CFPS résidait précisément dans le fait qu'elle proposait un espace d'échange interprofessionnel. La richesse issue de cette diversité d'horizons, de secteurs d'activité et d'employeurs est soulignée par toutes les structures qui en ont été adhérentes. Ce lieu de rencontre et de réflexion permettait à chacun d'exposer son point de vue, ses modalités d'action, ses champs d'investigation et de mieux comprendre ceux des autres professions.

LES DERNIERS CHANTIERS DE LA CFPS

Les identités professionnelles

La réflexion sur les identités professionnelles a débuté en 1999 et s'est poursuivie pendant quatre ans à raison de quatre séances par an. Il s'agissait de déterminer les fonctions et rôles de chacun à partir de la présentation de chaque profession. Par exemple, que met-on sous les termes : Intervenir, Accompagner, Soutenir, Écouter, Éduquer, Aider ?

En utilisant la méthodologie d'intervention en travail social, les champs d'intervention, les techniques professionnelles et les règles éthiques ont été précisés. L'exploitation de cette réflexion devait permettre de repérer ce qui est commun et différent aux professions sociales étudiées. Les entrées communes d'analyse ont été les suivantes : les missions, le public, les modes d'intervention, les lieux d'intervention et les formations. Un repérage des termes utilisés ainsi que leur fréquence a complété cette analyse. La diversité des catégories de travailleurs sociaux est surtout liée à la diversité des employeurs, mais les fondements et, en particulier, les fondements éthiques sont les mêmes quels que soient le type et le niveau des institutions. Ce travail a été riche pour l'ensemble des professions sociales.

Les référentiels de compétences

La réflexion sur les démarches "compétences" occupe une place privilégiée dans le débat social au niveau des entreprises et au niveau national. Cette démarche met en lumière des aspects de fond comme la parité des enjeux économiques et sociaux, une conception participative, un dialogue social de qualité... et des aspects d'ordre plus méthodologique : analyse du travail et élaboration des référentiels de compétences, modalités d'évaluation des compétences. Les différentes associations nationales représentées au sein de la CFPS ont été très souvent à l'initiative de ces référentiels de compétences pour les professions sociales. De même dans le cadre de la réforme de plusieurs diplômes engagée par la direction générale de l'action sociale (DGAS), des référentiels de formation et d'activité ont été réalisés au sein des ministères respectifs et les représentants associatifs ont été auditionnés ou font partie des groupes de travail.

Déontologie et secret professionnel

Les premiers travaux effectués par la FFTS dans ce domaine remontent à 1961. Ces questions sont au coeur des métiers du social et derrière le code de déontologie apparaît l'enjeu du secret professionnel. La FFTS met d'abord en place un comité de doctrine, puis un code de déontologie du travailleur social, et propose de généraliser une pratique que seules les assistantes sociales possèdent. Dès 1982, la CFPS élabore un code de déontologie prévoyant une instance disciplinaire. En 1996, un "texte de références déontologiques" est élaboré sous l'égide de l'Association nationale des communautés éducatives (ANCE), texte auquel la CFPS participe. En 1990, la CFPS représentée par sa vice-présidente, Claudine Maurey-Forquy, s'associe à la commission de l'Île-de-France de la "Mission Déontologie" présidée par J.-P. Rosenczveig, dans la mesure où une déontologie commune à toutes les professions sociales a toujours été une des préoccupations majeures de la confédération.

En 1998, G.-M. Salomon, président de la CFPS, a été appelé à siéger en tant que "personne qualifiée" au groupe de travail du Conseil supérieur en travail social "Éthique des pratiques sociales et déontologie des travailleurs sociaux" du fait de l'antériorité de ses efforts dans ce domaine. Le code de déontologie de la CFPS réactualisé a été présenté à cette instance, mais il semblerait que les professionnels du social ne soient pas encore prêts à l'adopter.

Valorisation du fonds d'archives

En 2005, les administrateurs de la CFPS font appel à Agnès Seguin, alors archiviste au CNAHES, et à Mathias Gardet, historien à l'université Paris VIII, pour organiser leur fonds d'archives. Elles sont aujourd'hui consultables au Centre d'archives de la protection de l'enfance et de l'adolescence (CAPEA)5.

Avant de fermer ses portes, en 2007, la CFPS laisse une trace de son histoire avec un DVD, réalisé par l'association Laboratoire de recherche en sciences humaines (LRSH)6.

À la disparition de la CFPS, en mars 2007, ses administrateurs ont souhaité valoriser leur fonds d'archives composé de pièces historiques uniques concernant toutes les professions sociales. Ils confient le traitement de leurs archives au CNAHES, où elles sont consultables. Le traitement et l'analyse des archives ont été réalisés par l'archiviste Agnès Seguin et l'historien Mathias Gardet (université Paris VIII).

L'article, inspiré des travaux de Mathias Gardet, retrace à travers l'histoire de la CFPS une histoire du travail social.

Les administrateurs de la CFPS ont également souhaité transmettre cette mémoire sous une forme originale, de façon à mettre en lumière ce parcours et à le faire connaître aux travailleurs sociaux d'aujourd'hui. Un documentaire, disponibleen DVD, est réalisé décrivant l'évolution des organisations professionnelles du secteur social pendant les 82 années d'existence de la confédération.


(1) Extrait de la plaquette de présentation de l'Association des travailleuses sociales (sans date).

(2) L'ANEJI adhérera plus tard, contrairement à l'ANAS.

(3) Création, au sein de la direction de l'Action sociale, d'une sous-direction des professions sociales et du travail social.

(4) Revue Esprit, n° spécial 4-5, Pourquoi le travail social ?, Avril-mai 1972.

(5) Centre d'archives de la protection de l'enfance et de l'adolescence : htpp//www.cnahes.org.
Cet organisme, créé en 1995 par le CNAHES en collaboration avec l'université d'Angers, regroupe les archives d'associations d'action sociale, éducative et médicosociale, ainsi que celles de personnages ayant agi dans ce secteur. Le CAPEA est accueilli depuis 2002 à Roubaix, par le service des Archives nationales du monde du travail.

(6) Astrid Fontaine, ethnologue et Christophe Gendre, vidéaste, sont coréalisateurs de la série documentaire Un regard sur le travail social. Informations disponibles sur le site http://asso.lrsh.free.fr
Voir également le DVD "La CFPS : 1922-2007. Une histoire du travail social ", série documentaire Un regard sur le travail social, association LRSH. Renseignements sur le site http://asso.lrsh.free.fr

Diversité, n°158, page 20 (09/2009)

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