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Diversité

III. L'insertion professionnelle

CAP des métiers de la mode

L'insertion difficile des sortantes

Nicolas DIVERT, chercheur au laboratoire Genre, travail et mobilités (CNRS, Paris)

D'une manière générale, les enquêtes montrent que la correspondance des formations initiales aux premiers emplois est mal assurée. Les difficultés d'insertion professionnelle des jeunes issues de CAP des métiers de la mode viennent massivement confirmer cette donnée. Or la structure du marché de l'emploi n'est pas seule en cause : les processus d'orientation scolaire semblent jouer un rôle déterminant.

Qualifiée d'"introuvable" par Lucie Tanguy (1986), la relation entre l'école et l'emploi suscite cependant un grand intérêt. Globalement, les enquêtes Emploi de l'Insee permettent de souligner que la correspondance des formations initiales aux premiers emplois est plutôt mal assurée (Couppié, Giret et Lopez, 2005). Nous assistons, en effet, à une élévation régulière du niveau de formation des nouveaux entrants favorisant la surqualification d'une partie de plus en plus importante de la population active.

Dans cet article, nous nous proposons d'analyser l'insertion professionnelle des jeunes issues de CAP des métiers de la mode préparés dans le cadre scolaire1. La donnée première qui ressort lorsque l'on étudie l'insertion des sortantes de formation est le taux de chômage. Celui-ci serait le signe de l'adaptation de la formation au marché de l'emploi, ignorant, de fait, de nombreux paramètres plus complexes à appréhender. Comme le suggèrent Marie Duru-Bellat et Agnès Van Zanten (2002), il nous paraît indispensable de distinguer dans ces résultats ce qui relève de la formation en elle-même ou des caractéristiques du public qui la suit. Nous pouvons ajouter à cela la nécessaire prise en considération de la structure du marché de l'emploi, qui influence énormément les possibilités d'insertion.

Nous le verrons, la correspondance entre l'emploi et la formation est très faible pour les sortantes de ces CAP. L'industrie de l'habillement connaît des restructurations très importantes depuis près de cinquante ans et le nombre de ses ouvriers chute régulièrement, dans un contexte de forte mondialisation. Les recrutements se font désormais sur des fonctions à forte valeur ajoutée qui demandent des niveaux de qualification toujours plus élevés. Ces changements structurels permettent d'éclaircir la faible relation entre formation et emploi observée sans toutefois l'expliquer entièrement. En effet, les entretiens réalisés2 soulignent le rôle déterminant joué par les processus d'orientation scolaire dans cette "non-correspondance". Nous pouvons, en effet, penser qu'une orientation subie dans une formation non choisie ne favorise pas le maintien dans le domaine d'activité pour lequel les élèves ont été formées.

Par conséquent, une relation lâche entre l'emploi et l'école peut correspondre à une démarche volontaire des jeunes sortantes de formation de rejoindre des activités jugées plus attractives. Néanmoins, les handicaps sociaux sont importants pour ces jeunes scolarisées en CAP et leur employabilité sur le marché du travail est souvent faible.

Diplômées ou non du CAP, celles qui s'insèrent sur le marché du travail quittent massivement le secteur ouvrier de l'habillement, pour rejoindre des fonctions d'employées en plein développement, à l'instar des aides à domicile ou des assistantes maternelles. Issues d'une formation très féminisée, elles sont recrutées dans ces emplois "féminins" qui les attirent en grand nombre. Elles y mettent en oeuvre des qualités naturalisées comme féminines qui ne sont pas reconnues et donc non rémunérées.

UNE INSERTION PROFESSIONNELLE DIFFICILE

Avec un taux de chômage de 50 % sept mois après leur sortie du système éducatif, au 1er février 20013, soit près du double de celui des sortants diplômés d'un CAP industriel toutes spécialités confondues, les sortantes de CAP des métiers de la mode connaissent une insertion très difficile sur le marché du travail. Un quart d'entre elles seulement sont salariées sans que l'on sache précisément l'activité menée. Entre ces deux situations, certaines se sont retirées du marché du travail (plus de 11 % sont inactives) et d'autres sont en stage ou en contrats aidés.

Nombreuses sont les jeunes qui n'obtiennent pas leur diplôme à l'issue de leur scolarité. Dans l'académie de Paris, ces cinq dernières années, le taux de réussite au CAP Couture flou oscillait entre 9 % et 50 % tandis qu'il variait entre 42 % et 70 % en CAP Prêt-à-porter. Plus axé sur la maîtrise d'un savoir-faire artisanal, le CAP Couture flou est plus exigeant. C'est d'ailleurs pour cela que les élèves considérées comme les meilleures sont orientées vers cette spécialisation. Or elles échouent massivement car elles ne peuvent s'investir durablement dans une formation qu'elles n'ont pas choisie et qui demande minutie et patience.

Les élèves diplômées veulent cependant poursuivre leur formation, mais les possibilités qui s'offrent à elles sont réduites. En effet, dans les métiers de la mode coexistent deux diplômes de niveau V ayant chacun une finalité différente. Le BEP est une propédeutique à la poursuite d'études en baccalauréat professionnel4 alors que le CAP est un diplôme de fin d'études. Ainsi, comme l'a montré Lucie Tanguy (1991), lorsque ces deux diplômes coexistent, c'est toujours en défaveur du CAP.

Peu performants en termes d'insertion sur le marché du travail, les CAP des métiers de la mode de niveau V sont également de moins en moins attractifs, contrairement à d'autres spécialités qui connaissent un succès croissant.

Entre 2000 et 2005, les CAP des métiers de la mode ont vu leurs effectifs chuter de 50 %. Pendant cette période, l'ensemble des élèves scolarisés en seconde année de CAP augmentait d'un tiers. De fortes disparités s'observent donc dans l'enseignement professionnel, laissant de nombreuses places vacantes dans les formations les moins demandées. Face à l'attractivité croissante de certaines filières, les élèves sont sélectionnées suivant leurs résultats et les plus faibles subissent une orientation qu'elles n'avaient pas choisie. L'enseignement professionnel reproduit dans ses effectifs la division sexuée du travail et, parmi les filières professionnelles qui accueillent majoritairement des filles, les formations sanitaires et sociales sont très demandées. Or toutes les demandes ne trouvent pas satisfaction et seules les meilleures parviennent à y accéder. Les autres élèves se dirigent vers leur second choix ou sont orientées vers d'autres spécialités où l'offre de places est supérieure à la demande. C'est la situation que connaît la filière des métiers de la mode où se retrouve un public qui vit son orientation comme une sanction.

Les élèves vont alors manifester un faible investissement dans leurs études, même si elles ont acquis l'idée que le diplôme protège du chômage. À l'issue de leur formation, elles vont chercher à se réorienter ou à s'insérer sur le marché du travail malgré des possibilités limitées d'insertion. Elles sont en effet fragilisées socialement et confrontées au déclin des emplois ouvriers de l'industrie de l'habillement.

DES ELEVES FRAGILISEES SOCIALEMENT

L'orientation des élèves vers l'un des CAP des métiers de la mode fait souvent suite à un parcours scolaire chaotique. Contrairement aux BEP qui recrutent des jeunes issues de troisième, ces CAP accueillent un public en grande difficulté scolaire, venant de l'enseignement adapté. Elles y ont reçu un premier apprentissage de la couture qu'elles poursuivent et approfondissent en CAP.

Issues pour la plupart d'entre elles de familles immigrées primo-arrivantes du Maghreb, d'Afrique subsaharienne ou du sous-continent indien5, elles ont intégré le système éducatif français tardivement et maîtrisent mal le français tant à l'écrit qu'à l'oral. Peu ou pas diplômés et connaissant les mêmes difficultés d'expression, leurs parents sont cantonnés dans des emplois non qualifiés de l'industrie, du BTP ou du nettoyage.

Les pères de ces filles sont souvent actifs, mais les mères ne le sont que pour la moitié d'entre elles. Elles sont nombreuses à être au foyer et à solliciter leurs enfants (principalement les filles) dans les tâches domestiques quotidiennes (ménage, garde des frères et soeurs). Dotées d'un capital culturel et économique faible, ces jeunes ne peuvent pas non plus mobiliser le capital social familial. Celui-ci est soit inexistant, soit inopérant pour des filles qui rejoignent le désir exprimé à leur égard par leurs parents d'échapper à la condition ouvrière (Beaud et Pialoux, 1999). Peu présentes dans la scolarité de leurs enfants, ces familles les encouragent à s'insérer dans un bon travail, c'est-à-dire un emploi dans lequel elles trouveront une satisfaction. Pour ces jeunes, un tel emploi se situe en dehors du domaine de l'industrie de l'habillement.

En effet, au cours de leur formation, durant les stages, elles ont découvert les conditions de travail difficiles de cette industrie, les emplois jugés peu intéressants, répétitifs et soumis aux impératifs de la production exigés par les patrons. En étant considérées comme de la main-d'oeuvre d'appoint pendant les stages, elles ont acquis la certitude de vouloir échapper à ces emplois. Elles vont s'insérer dans d'autres activités.?La très faible correspondance entre la formation reçue et les emplois occupés (environ 5 % des sortants de niveau V travaillent dans l'industrie textile et l'habillement6) résulte d'un double processus. D'une part, il s'agit d'une démarche volontaire de ces jeunes de quitter une formation et une spécialité qu'elles n'ont pas choisies et, d'autre part, ce sont les conséquences des nombreuses restructurations industrielles que connaît cette industrie depuis près d'un demi-siècle.

Toutefois, certaines élèves rêvent leur avenir à la tête d'un atelier - en France ou dans leur pays d'origine - sans pour autant élaborer plus précisément leur projet, ni imaginer les démarches à accomplir. Leur motivation réside alors uniquement dans le désir de devenir à leur tour patronnes et ne plus subir les conditions de travail qu'elles ont connues.

LE DECLIN DES EMPLOIS OUVRIERS DANS L'INDUSTRIE DE L'HABILLEMENT

Ces dix dernières années, dans la France entière, l'ensemble des effectifs salariés augmentaient de plus de 18 % ; mais, pendant cette période, la filière habillement a perdu plus de 55 % de ses salariés sous l'effet de la concurrence internationale et de la mécanisation croissante des procès de production.

Cette industrie de main-d'oeuvre féminine (70 % d'ouvriers) perd de nombreux emplois d'ouvriers qualifiés et non qualifiés. Sur ces postes, les recrutements sont rares, favorisant une proportion de jeunes de plus en plus fa ible7. Bien que la population active sur ces emplois possède historiquement un niveau de formation très faible (Green, 1998), nous assistons à une légère hausse générale du niveau de diplôme caractérisant des recrutements importants de bacheliers. Ainsi, en 1990, parmi l'ensemble de la population ouvrière non qualifiée de l'habillement textile, 1,7 % avait au moins le bac, contre près de 10 % en 20028. Si les jeunes se font rares (15 % de la population ouvrière non qualifiée de cette filière a moins de 30 ans en 2002) et sont peu recrutés (ils étaient 32 % en 1990), ils le sont avec des diplômes plus importants.

La baisse du nombre de ces emplois est encore plus importante en Île-de-France et singulièrement à Paris. Cette évolution s'inscrit dans l'évolution du tissu de l'emploi caractérisé par une chute de 36 % des emplois industriels parisiens. En perdant de nombreux effectifs, l'industrie parisienne de l'habillement n'offre que peu de possibilités d'insertion. Toutefois, cette industrie est encore bien vivante, mais elle s'oriente massivement vers les activités à forte valeur ajoutée, réalisées par une main-d'oeuvre qualifiée dans le commerce, le marketing, le modélisme ou le stylisme9. Le slogan "Paris, capitale de la mode" montre la priorité donnée aux fonctions créatives et la concurrence internationale à laquelle se livrent Paris, Milan ou Londres pour ce titre. En passant de l'habillement à la mode, des emplois ouvriers aux emplois à forte valeur ajoutée, les portes de ce secteur se ferment de plus en plus aux titulaires d'un faible niveau de qualification. Ainsi, dans l'habillement, "la gamme d'emplois à laquelle peuvent postuler les élèves étudiées est étroite" (Cart et Toutin, 2005).

Le manque d'attractivité de la filière (salaires faibles, conditions de travail difficiles), la faiblesse des offres d'emplois de production et le rejet des emplois ouvriers favorisent l'insertion professionnelle de ces jeunes femmes en dehors de leur domaine de formation, dans des fonctions d'employées où seront sollicitées leurs "qualités" féminines.

UNE INSERTION VERS DES EMPLOIS FEMININS

Peu ou pas qualifiées à l'issue de leur passage par le lycée professionnel, l'employabilité de ces jeunes est faible dans le contexte d'élévation permanente du niveau de formation de la population active. Historiquement, le niveau V de formation permettait, chez les ouvriers, un accès à la qualification. Or la concurrence croissante sur le marché du travail avec les titulaires de baccalauréats professionnels réduit la possibilité pour les titulaires d'un CAP ou d'un BEP d'accéder aux emplois qualifiés.

Les jeunes que nous avons étudiées subissent elles aussi cette concurrence et, à l'image de l'ensemble des titulaires d'un diplôme de niveau V, "l'essentiel de leur recrutement s'effectue aujourd'hui dans des activités n'exigeant pas de qualification initiale et où domine la précarisation des statuts" (Couppié et Lopez, 2005). Au sortir de cette formation, la précarisation est accrue par la proportion importante de non-diplômées.

Des secteurs en fort développement, comme les métiers de service aux particuliers - assistantes maternelles, aides à domicile (Amar et Topiol, 2001) - les accueillent, d'autant plus qu'elles étaient attirées, rappelons-le, par les formations sanitaires et sociales. Or ces emplois non qualifiés du tertiaire se caractérisent par un important enfermement. Ces jeunes pourront difficilement connaître une mobilité sociale par ces emplois, ni accéder à la qualification. De plus, si les perspectives en matière de création d'emplois font apparaître de nombreuses opportunités dans ces métiers, les conditions de travail et les types de contrats favorisent la vulnérabilité des personnes embauchées (Dussuet, 2006). Dans ces métiers où les femmes n'entrent pas en concurrence avec les hommes (99 % des aides à domicile sont des femmes), les compétences relationnelles et les savoirs techniques liés aux activités de ménage et de soins ont souvent été acquis dans la sphère familiale et se trouvent difficilement valorisables sur le marché de l'emploi et donc non reconnus du point de vue du salaire (Milewski, 2005). Nous assistons donc à une insertion de ces jeunes femmes dans des postes où leurs qualités "naturelles" sont exigées mais en même temps non rémunérées. Ce phénomène n'est pas récent puisque, dans les années 1970 et 1980, l'industrie électronique avait déjà recours à cette main-d'oeuvre patiente, minutieuse et rapide sans toutefois la rémunérer en conséquence.

Au-delà de leur faible voire de leur absence de qualification, ces femmes issues des CAP étudiés doivent franchir l'obstacle que représente leur origine étrangère. Les filles immigrées sont, en effet, victimes d'un sur-chômage important par rapport à la population française (Richard, 2004). Résultat de cette discrimination, cinq professions concentrent la moitié des salariées immigrées : agents d'entretien, employées de maison, assistantes maternelles, agents de gardiennage et de sécurité (Milewski, 2005). Ces emplois correspondent au profil des jeunes rencontrées car ils ne nécessitent ni qualification ni maîtrise parfaite de la langue française. Ainsi, la mobilisation par ces femmes de leurs "qualités" féminines est le gage de leur insertion et de leur reconversion sur le marché de l'emploi.

Enfin, au vu des expériences professionnelles de ces jeunes filles, nous pouvons penser que certaines d'entre elles qui se déclarent au chômage occupent des "petits boulots" non déclarés : ménages, gardes d'enfants ou travaux de couture... Tout en leur permettant de mobiliser leurs connaissances acquises, le travail au noir les maintient dans un statut précaire et de grande vulnérabilité.

POUR CONCLURE...

L'insertion professionnelle des jeunes sortant d'un CAP des métiers de la mode est assez chaotique. Ces filles sont fortement touchées par le chômage et ne s'insèrent que très rarement dans le secteur pour lequel elles ont été formées. Le secteur de l'habillement ne les attire guère et les stages effectués ont fait office de repoussoir. De plus, ces jeunes filles subissent la concurrence des plus diplômés et la restructuration de cette industrie.

Au cours de leur scolarité, elles ont été orientées vers cette spécialité qui reproduit la division sexuelle du travail. Leur souhait de se former aux carrières sanitaires et sociales n'a pu se réaliser du fait de la sélectivité de cette formation. Elles se retrouvent dans une formation non désirée, s'y investissent peu et connaissent un taux d'échec élevé. La non-correspondance observée entre l'emploi et la formation n'est dès lors pas surprenante. Les élèves, diplômées ou non, vont se diriger vers des emplois en expansion dans un secteur qui les attire a priori. Ne pouvant mobiliser une qualification reconnue et monnayable sur le marché de l'emploi, ce sont leurs "qualités" féminines qui vont leur permettre de s'insérer dans les services aux particuliers.

Lorsqu'elles réussissent à s'insérer professionnellement, elles quittent le domaine industriel de leur formation pour celui du tertiaire. Là, de nouvelles contraintes pèsent sur elles (contrats de travail précaires, temps partiel imposé, promotion inexistante), les maintenant dans des positions souvent précaires. Leur faible niveau de formation voire l'absence de qualification risque de les fragiliser dans des emplois qui se professionnalisent progressivement. Ainsi, des associations employeuses d'aides à domicile veulent montrer le savoir-faire de leurs salariées et tentent de valoriser le certificat d'auxiliaire de vie sociale. Si ce diplôme n'a rien d'obligatoire pour le moment, il place un obstacle supplémentaire dans l'accès à l'emploi des femmes les plus démunies (Dussuet, 2006).

Références bibliographiques

  • AMAR M. ET TOPIOL A., 2001, "L'emploi par métiers en 2010", DARES, Premières Informations et Premières Synthèses, n° 43-4, octobre.
  • AVRIL C., 2006, "Aide à domicile pour personnes âgées : un emploi-refuge" in E. Flahault (dir.), L'Insertion professionnelle des femmes, Rennes, Presses universitaires de Rennes.
  • BEAUD S. ET PIALOUX M., 1999, Retour sur la condition ouvrière. Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard, Paris, Fayard.
  • CART B. ET TOUTIN M.-H., 2005, "Les sortants de filières professionnelles de niveau bac : un exemple de non-correspondance entre formations et emplois" in J.-F. Giret, A. Lopez et J. Rose (dir.), Des formations pour quels emplois?, Paris, La Découverte/Céreq.
  • COUPPIÉ T. ET LOPEZ A., 2005, "Les diplômes professionnels de niveau CAP-BEP dans l'archipel des employés : une reconnaissance en baisse ?" in J.-F. Giret, A. Lopez et J. Rose (dir.), Des formations pour quels emplois?, Paris, La Découverte/Céreq.
  • COUPPIÉ T., GIRET J.-F. ET LOPEZ A., 2005, "Des formations aux premiers emplois : une correspondance plutôt mal assurée" in J.-F. Giret, A. Lopez et J. Rose (dir.), Des Formations pour quels emplois ?, Paris, La Découverte/Céreq.
  • DURU-BELLAT M. ET VAN ZANTEN A., 2002, Sociologie de l'école, Paris, Armand Colin.
  • DUSSUET A., 2006, "Femmes dans les services à domicile : insertion professionnelle ou retour de la domesticité ?", in E. Flahault (dir.), L'Insertion professionnelle des femmes, Rennes, Presses universitaires de Rennes.
  • GREEN N. L., (1998), Du Sentier à la 7e Avenue. La confection et les immigrés. Paris-New York, 1880-1980, Paris, Le Seuil.
  • MILEWSKI F. (dir.), 2005, Les Inégalités entre les femmes et les hommes : les facteurs de précarité, Paris, La Documentation française.
  • RICHARD J.-L., 2004, Partir ou Rester ? Destinées des jeunes issus de l'immigration, Paris, Puf.
  • TANGUY L. (dir.), 1986, L'Introuvable Relation formationemploi, Paris, La Documentation française.
  • TANGUY L., 1991, Quelle formation pour les ouvriers et les employés en France?, Paris, La Documentation française.

(1) Dans l'académie de Paris, plus de 95 % des effectifs sont des filles. Par commodité, nous utiliserons uniquement le féminin pour parler de ce public.

(2) Nous avons réalisé une quinzaine d'entretiens avec les élèves de CAP Couture flou et Prêt-à-porter.

(3) Ministère de l'Éducation nationale, enquête IVA 2001.

(4) Ainsi, en moyenne, depuis une dizaine d'années, les élèves inscrits en baccalauréat professionnel sont issus pour plus de 90 % d'entre eux d'un BEP et pour 2 % d'un CAP ; in ministère de l'Éducation nationale, Repères et Références statistiques, 2005.

(5) Plus de 80 % des jeunes rencontrées en 2001 et 2002 ne possédaient pas la nationalité française.

(6) Enquête Emploi Insee 2001 pour les CAP et BEP. Compte tenu des différences de ces deux populations et entre les régions françaises, nous pouvons penser que ce taux est encore plus faible pour les sortantes de CAP parisiens.

(7) DARES, Les Familles professionnelles, données de cadrage 1982-2002.

(8) DARES, ibid.

(9) Les auteurs d'un rapport remis à la Commission européenne en février 1995 prévoyaient "une augmentation de plus de 20 % des postes de stylistes contre une diminution de plus de 40 % des postes de production dans l'Union européenne", in Institut français de la mode, Étude sur l'évolution de l'emploi et les besoins en qualification dans l'industrie européenne de l'habillement, rapport à la Commission européenne, février 1995.

Diversité, n°146, page 177 (09/2006)

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