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Diversité

I. A quoi servent les études ?

Génération 2001

S'insérer lorsque la conjoncture se dégrade

Nathalie MARCHAL, Mickaële MOLINARI-PERRIER et Jean-Claude SIGOT (Céreq).

762 000 jeunes ont quitté le système éducatif en 2001. Cette génération a fait son entrée sur le marché du travail alors que la situation économique était favorable. Mais elle a ensuite été confrontée à une nette dégradation de la conjoncture qui a pesé sur le parcours d'insertion des jeunes à partir de l'été 2003. Les titulaires d'un CAP ou d'un BEP et les diplômés de deuxième cycle universitaire ont toutefois mieux résisté que les autres jeunes. La détérioration de la conjoncture a eu de multiples effets. Face au chômage, la situation des femmes s'est dans l'ensemble moins dégradée que celle des hommes. Les carrières salariales des jeunes les plus diplômés ont été particulièrement freinées et les moins qualifiés ont connu une nette augmentation de leur taux de chômage.1

La génération des jeunes qui ont quitté les bancs de l'école ou de l'université en 1992 avait dû s'insérer dans un contexte économique plutôt difficile. À l'inverse, ceux sortis du système éducatif en 1998 avaient bénéficié, au cours de leurs trois premières années de vie active, d'une conjoncture particulièrement favorable. Plus récemment, la Génération 2001 (cf. encadré page suivante) s'est retrouvée confrontée à un retournement conjoncturel significatif durant sa période d'insertion.

L'économie française a en effet connu un net ralentissement depuis 2001, qui s'est poursuivi ensuite. Le PIB (produit intérieur brut) n'a augmenté que de 1,2 % en 2002. En 2003, son taux de croissance était de seulement 0,5 %, soit le plus faible depuis dix ans ( cf. graphique 1 p. 61). Seuls 90 000 emplois ont été créés au cours de l'année 2002, contre 240 000 l'année précédente. Cette tendance s'est aggravée en 2003 : le nombre des emplois, en équivalent temps plein, a diminué de 30 000 dans le secteur marchand non agricole ; le repli de l'emploi a été plus massif encore dans l'industrie et le nombre d'emplois aidés a également baissé.

Le ralentissement de l'économie s'est traduit par un accroissement du taux de chômage à partir du milieu de l'année 2001, taux qui atteignait 9,9 % en 2003. Cette hausse a en premier lieu touché les jeunes de moins de 25 ans : 21,3 % recherchaient un emploi en 2003. Elle a affecté en particulier les jeunes hommes, même si leur taux de chômage reste inférieur à celui des femmes.

Graphique : Évolution de la conjoncture (graphique 1)

D' UNE GENERATION A L'AUTRE, DES EVOLUTIONS DU TAUX DE CHOMAGE CONTRASTEES

Nombre de travaux ont montré que les jeunes subissent, plus que les autres catégories de main-d'oeuvre, l'ajustement de l'emploi à la production. La dégradation de la conjoncture semble avoir en effet nettement pesé sur l'insertion professionnelle de la Génération 2001.

Texte associé : Les jeunes de la Génération 2001, qui sont-ils ?

Les générations entrées dans la vie active en 1992 et 1998 avaient connu des évolutions de leur taux de chômage relativement similaires. Certes, ce taux était plus important pour la première, confrontée à un contexte difficile, que pour la seconde qui a bénéficié d'une embellie économique. Mais pour les deux générations, il a connu une diminution continue, jalonnée de paliers au cours des périodes estivales. Au final, le taux de chômage de ces deux générations avait diminué de plus de moitié au cours de leurs trois premières années passées sur le marché du travail (cf. graphique 2).

Graphique : D'une génération à l'autre : évolution du taux de chômage des jeunes au cours des premières années de vie active (graphique 2)

La Génération 2001 s'écarte sensiblement de ce schéma. Entrée sur le marché du travail alors que la conjoncture était encore porteuse, son taux de chômage est plus faible que celui des deux générations précédentes en tout début de vie active : il est inférieur de cinq points à celui de la Génération 98 et de dix points par rapport à la Génération 92. Mais, pour la Génération 2001, la période de forte décroissance du nombre de jeunes en recherche d'emploi, observée lors de la première année de vie active, ne s'est pas poursuivie. Elle a été suivie d'une période de stagnation, puis d'une augmentation du taux de chômage. Au final, au bout de trois années passées sur le marché du travail, la Génération 2001 accuse un taux de chômage équivalent à celui des premiers mois qui ont suivi sa sortie du système éducatif.

Tableau : Taux de chômage, trois ans après la sortie du système éducatif

Autre spécificité de la Génération 2001 : le taux de chômage des hommes est, au bout de trois ans de vie active, équivalent à celui des femmes, alors qu'il était nettement plus important pour ces dernières dans les générations précédentes. De façon générale, c'est la situation des hommes qui, d'une génération à l'autre, s'est le plus dégradée. Tous niveaux de formation confondus, leur taux de chômage a doublé, passant de 8 % pour la Génération 98 à 16 % pour la Génération 2001, alors que celui des femmes s'est accru d'un tiers, pour passer de 12 à 16 %.

FACE A LA DEGRADATION DE LA CONJONCTURE, LA HIERARCHIE DES DIPLOMES RESTE DANS L'ENSEMBLE INCHANGEE

La dégradation de la conjoncture a affecté tous les jeunes de la Génération 2001. À chaque niveau de formation, ils ont, au bout de trois années de vie active, un taux de chômage supérieur à celui de leurs pairs de la Génération 98. L'ampleur de l'augmentation du nombre de jeunes en recherche d'emploi varie néanmoins en fonction du niveau de diplôme : elle est particulièrement importante pour les non-diplômés (cf. tableau p. 60). Globalement, la hiérarchie des diplômes face au chômage n'a guère évolué d'une génération à l'autre.

À une exception près toutefois, qui concerne le niveau "bac + 1 ou bac + 2, non diplômé" dont la situation s'est plus fortement détériorée. Ce niveau regroupe les jeunes qui ont poursuivi leurs études dans l'enseignement supérieur mais n'y ont pas obtenu de diplôme. Près de neuf sur dix ont un baccalauréat général ou technologique et plus de six sur dix ont tenté, sans succès, d'obtenir un DEUG ou un DEUST avant d'entrer dans la vie active. Au bout de trois années passées sur le marché du travail, ils connaissent un taux de chômage important, de 18 %. De la Génération 98 à la Génération 2001, leur taux de chômage a fortement augmenté pour venir dépasser celui des titulaires d'un CAP ou d'un BEP.

Ces derniers ont nettement mieux résisté aux tensions sur le marché du travail. D'une génération à l'autre, leur taux de chômage a augmenté plus faiblement que celui des autres jeunes. Les titulaires d'un CAP ou d'un BEP tertiaire en particulier, dont la plupart subissent la concurrence de jeunes plus diplômés qu'eux lors des recrutements, ont un taux de chômage qui certes reste élevé, mais n'a pas augmenté.

De même, les diplômés de deuxième cycle universitaire ont connu une dégradation modérée de leur situation. Globalement, le taux de chômage des jeunes ayant un diplôme de l'enseignement supérieur s'est nivelé autour de 8 à 9 %. Ce faisant, les diplômés de deuxième cycle universitaire, qui avaient le taux de chômage le plus élevé des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 1998, se retrouvent dans la Génération 2001 à parité avec les titulaires d'un BTS ou d'un DUT et avec les diplômés de troisième cycle universitaire ou d'une grande école. Cette "bonne tenue" des diplômés de deuxième cycle universitaire est à mettre au crédit des sortants de lettres et sciences humaines qui représentent 86 % des jeunes ayant suivi ce cycle de formation. Leur taux de chômage au bout de trois ans de vie active est en effet plus faible que celui de leurs homologues issus de filières scientifiques, ce qui n'était pas le cas au sein de la Génération 98.

Graphique : Évolution de l'emploi au cours du parcours d'insertion (graphique 3)

Il est également à noter que les titulaires d'un diplôme de niveau bac + 2 de la santé et du social (permettant d'accéder aux professions d'infirmier, de masseur-kinésithérapeute, d'assistant de service social ou d'éducateur spécialisé) restent toujours très protégés du chômage : 1 % seulement recherche un emploi au bout de trois années de vie active.

TROIS ANNEES PASSEES LE PLUS SOUVENT EN EMPLOI

Bien que confrontés à un retournement de la conjoncture au cours de leur période d'insertion professionnelle, les jeunes de la Génération 2001 ne sont que 5 % à n'avoir jamais travaillé durant leurs trois premières années de vie active, contre 6 % pour la Génération 98. Cette proportion varie de 14 % pour ceux qui n'ont aucun diplôme à moins de 2 % pour les titulaires au minimum d'un bac + 2. De même, le temps passé au chômage au cours de ces trois années est très variable selon le niveau de formation. Ainsi, en moyenne, les jeunes sans diplôme passent plus de dix mois au total à la recherche d'un emploi durant les trois premières années de vie active. Parallèlement, le temps passé en emploi est d'autant plus important que les jeunes ont un niveau de qualification élevé. Globalement, les jeunes de la Génération 2001 ont passé 83 % de leurs trois premières années de vie active en emploi, contre 77 % pour la génération précédente (cf. graphique 4 page précédente). La moitié des jeunes de la Génération 2001 ont accédé à leur premier emploi dans le mois qui a suivi la fin de leurs études. Pour bon nombre, le passage du système éducatif au monde du travail se fait donc de façon relativement continue. Si l'on exclut l'apprentissage, 14 % des jeunes ont d'ailleurs occupé un emploi régulier pendant leurs études et 6 % ont continué à travailler chez le même employeur après avoir quitté les bancs de l'école.

Graphique : Le temps passé en emploi (graphique 4)

UN PREMIER EMPLOI APPAREMMENT PROMETTEUR... MAIS UN AVENIR INCERTAIN

Dans 36 % des cas, le premier emploi occupé par les jeunes de la Génération 2001 est à durée indéterminée, contre 32 % pour la Génération 98. Cette proportion varie là encore fortement selon le niveau de formation, puisqu'elle dépasse 50 % pour les jeunes diplômés de deuxième ou troisième cycle universitaire et atteint même 76 % pour les jeunes issus d'une école d'ingénieurs (cf. tableau p. 65). Elle a également nettement évolué de la Génération 98 à la Génération 2001 : la part de premier emploi à durée indéterminée a diminué de sept points pour les diplômés de troisième cycle universitaire issus d'une filière scientifique ; mais elle a augmenté de sept points pour les jeunes qui ont poursuivi leurs études dans l'enseignement supérieur mais n'y ont pas obtenu de diplôme, et de huit points pour les diplômés de second cycle universitaire.

Tableau : Le premier emploi

64 % des premiers emplois occupés par les jeunes de la Génération 2001 ont débuté par un contrat de travail temporaire. Près d'un tiers de ces contrats temporaires sont des missions d'intérim. Comme pour la génération précédente, ce sont essentiellement les jeunes issus de filières professionnelles industrielles qui alimentent les emplois intérimaires (cf. graphique 5). Les jeunes qui ont été intérimaires, ont travaillé sous ce statut en moyenne la moitié du temps qu'ils ont passé en emploi. Mais pour 45 % d'entre eux, la dernière mission d'intérim a été suivie, plus ou moins rapidement, d'un emploi à durée indéterminée ; un emploi plus stable donc, que neuf sur dix occupent toujours au terme de leur troisième année de vie active.

Graphique : Evolution de l'intérim, en quelques exemples (graphique 5)

La moitié des jeunes de la Génération 2001 ont débuté leur premier emploi avec un salaire net mensuel supérieur à 1 040 euros. La moitié de la Génération 98 avait pour sa part débuté dans la vie active avec une rémunération d'au moins 910 euros. Le salaire médian au premier emploi a donc sensiblement augmenté d'une génération à l'autre, puisqu'il s'est accru de 14 % soit nettement plus que l'inflation qui, sur la période, a été de l'ordre de 4 à 5 %. Cette augmentation est liée à l'évolution du SMIC qui, de 1998 à 2001, s'est accru de 8,8 %. Elle est également pour partie liée à une diminution du temps partiel. La proportion de jeunes qui ont entamé leur vie professionnelle en travaillant à temps partiel n'est en effet que de 15 % au sein de la Génération 2001 alors qu'elle était de 20 % pour la Génération 98.

Plus souvent à durée indéterminée, mais aussi plus souvent à temps plein et mieux rémunéré, le premier emploi apparaît pour bon nombre de jeunes de la Génération 2001 plutôt prometteur. Plus du tiers des jeunes qui travaillent trois ans après être sortis du système éducatif, occupent d'ailleurs toujours le premier emploi auquel ils ont accédé.

Bien qu'ayant fait leurs premiers pas sur le marché du travail dans des conditions globalement meilleures que leurs aînés de la Génération 98, les jeunes de la Génération 2001 ont été confrontés à une baisse du recrutement au cours de leur troisième année de vie active.

Les jeunes qui ont perdu leur emploi durant cette période, et ne travaillaient pas au bout de trois ans de vie active, sont plutôt des femmes. La plupart d'entre eux occupaient auparavant un emploi à durée déterminée ou effectuait une mission d'intérim, et ils étaient plutôt dans des entreprises du secteur industriel. Ces jeunes ont également connu plus fréquemment que les autres des périodes de chômage et d'emplois temporaires au cours de leurs premières années de vie active.

DES EMPLOIS PLUS STABLES MAIS DES SALAIRES QUI EVOLUENT PEU POUR LES JEUNES AYANT ECHAPPE A LA REMONTEE DU CHOMAGE

Trois ans après être sortis du système éducatif, les jeunes de la Génération 2001 sont moins nombreux à avoir un emploi que ceux de la Génération 98. Néanmoins, ceux qui travaillent ont une situation professionnelle globalement comparable à celle de leurs aînés : ils ont un peu plus souvent un emploi à durée indéterminée, ils travaillent un peu moins à temps partiel et sont aussi nombreux à être cadres (13 %). La proportion de diplômés de troisième cycle universitaire ou d'une école devenus cadres a toutefois diminué de cinq points, passant de 80 à 75 % (cf. tableau p. 67). Les diplômés de second cycle universitaire semblent en revanche moins souvent déclassés par rapport à leur niveau de formation : d'une génération à l'autre, la proportion de ceux qui sont cadres ou exercent une profession intermédiaire a augmenté de neuf points. Un tiers des titulaires d'un bac + 2 sont employés ou ouvriers, soit autant que parmi la Génération 98. Contrairement à la rémunération perçue au premier emploi, le salaire au bout de trois ans de vie active n'a que peu évolué entre les deux générations : il a augmenté de seulement 2 %, si l'on tient compte de l'inflation. Les diplômés de troisième cycle universitaire ou d'une école auraient même subi une diminution de leur pouvoir d'achat, alors que les diplômés de second cycle universitaire semblent tirer leur épingle du jeu. Le niveau de rémunération au bout de trois ans de vie active résulte toutefois d'évolutions contrastées tout au long de la période d'insertion. En effet, seuls 66 % des jeunes de la Génération 2001 ont vu leur salaire croître ou rester identique, contre 85 % des jeunes de la Génération 98. Les jeunes sans diplômes ont été particulièrement exposés à une diminution de leur rémunération, puisque seulement 48 % ont a minima conservé le même salaire, alors qu'ils étaient 81 % dans ce cas pour la génération précédente.

Tableau : Conditions d'emploi au bout de trois ans de vie active

Globalement, les évolutions de salaire entre le premier emploi et l'emploi occupé au terme de la troisième année de vie active sont moins importantes pour la Génération 2001 : le salaire net mensuel augmente de 22 % en moyenne, contre 26 % pour la Génération 98 (cf. tableau ci-dessous). Il est à noter qu'il ne s'accroît que de 11 % pour les jeunes restés chez le même employeur au cours de leur période d'insertion. D'une génération à l'autre, l'augmentation de salaire au cours des premières années passées sur le marché du travail a été nettement moins importante pour les jeunes non qualifiés (+10 %). Cette situation est due en partie à une légère augmentation du temps partiel, qui passe de 20 % au premier emploi à 22 % pour l'emploi occupé au terme de la troisième année de vie active, alors qu'il avait diminué de cinq points pour les non-qualifiés de la Génération 98.

Tableau : Evolutions de salaires au cours de la période d'insertion

L'augmentation du salaire en début de vie active s'est aussi nettement amoindrie pour les jeunes les plus diplômés, alors que les titulaires d'un CAP, d'un BEP ou d'un baccalauréat enregistrent les mêmes évolutions salariales que dans la génération précédente. Au final, la dégradation de la conjoncture a eu pour effet de freiner globalement les évolutions salariales des jeunes en début de vie active. Les jeunes non qualifiés en ont été les premières victimes. Mais elle n'a pas épargné les plus diplômés qui traditionnellement ont les évolutions salariales les plus importantes et qui, de façon générale, profitent au mieux des situations économiques favorables. Face aux difficultés économiques, ce sont les jeunes ayant des contrats précaires et travaillant dans le secteur industriel qui ont le plus souffert de la baisse des recrutements. En revanche, ceux qui, à leur sortie du système éducatif, ont accédé à un emploi à durée indéterminée n'ont pas enregistré, en dehors des rémunérations, de détérioration particulière de leurs conditions d'emploi par rapport à la génération précédente.

L'enquête Génération 2001

Dans le cadre de l'enquête "Génération" 2001, le Céreq a interrogé au printemps 2004 un échantillon de 25 000 jeunes parmi les 762 000 sortis pour la première fois de formation initiale en 2001. Cet échantillon se compose de 10 000 individus de tous niveaux de formation, tirés à un niveau national. Les résultats présentés dans ce Bref sont issus de l'exploitation des résultats de l'interrogation effectuée auprès de cet échantillon. 15 000 individus supplémentaires ont également été interrogés pour cette enquête dans le cadre d'extensions réalisées à la demande de régions et de ministères.

L'enquête en quelques chiffres

Pour réaliser cette enquête, le Céreq a constitué une base de plus de 1,2 million d'individus présumés sortis du système éducatif en 2001, à partir de contacts avec l'ensemble des rectorats et des universités ainsi que des milliers d'établissements (centres de formation d'apprentis, lycées agricoles, écoles de l'enseignement supérieur...). Une pré-enquête a été réalisée par courrier afin de repérer les individus ayant réellement quitté les bancs de l'école ou de l'université en 2001. 60 télé-enquêteurs ont été mobilisés durant les trois mois qu'a duré l'interrogation. Cette interrogation a été réalisée par téléphone, avec saisie simultanée des réponses sur ordinateur (système CATI), lors d'entretiens de 20 minutes en moyenne.

D'une génération à l'autre

L'enquête "Génération 2001" fait suite aux enquêtes "Génération 92", menée auprès de 27 000 jeunes sortis de formation initiale en 1992, et "Génération 98", réalisée auprès de 55 000 jeunes ayant terminé leurs études en 1998. Elle poursuit le même objectif : analyser les premières années de vie active des jeunes. Mais à la différence de l'enquête "Génération 98", qui permettra de suivre le parcours d'insertion pendant au moins sept ans, l'enquête "Génération 2001" ne donne lieu qu'à une seule interrogation, au terme de la troisième année de vie active.

Les résultats présentés dans ce Bref s'appuient sur des traitements réalisés sur des populations comparables, à partir des enquêtes "Génération 98" et "Génération 2001". Ainsi, par exemple, les universitaires de nationalité étrangère, qui ont été interrogés dans le cadre de l'enquête "Génération 2001" et pas dans l'enquête "Génération 98", ne sont pas pris en compte dans les analyses.

Pour en savoir plus...

    ...sur la Génération 98

  • Quand l'école est finie... Premiers pas dans la vie active de la Génération 98, Céreq, 2002.
  • "Génération 98. À qui a profité l'embellie économique ?", Dominique Épiphane, J.-F. Giret, P. Hallier, A. Lopez et J.-C. Sigot, Bref, n° 181, Céreq, décembre 2001.
  • L'ensemble des résultats des enquêtes "Génération 98" et "Génération 92" sont disponibles sur le site du Céreq, www.cereq.fr, rubrique "Bases de données".
  • ...sur la Génération 2001

  • Quand l'école est finie... Premiers pas dans la vie active de la Génération 2001, Céreq, 2005.

(1) Cet article est la reprise intégrale de l'article paru dans le n° 214 de la revue du Céreq, Bref, en décembre 2004. Nous remercions vivement la revue et les auteurs de leur autorisation de le reprendre ici.

Diversité, n°146, page 59 (09/2006)

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