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Diversité

III. Mémoires de villes

Mémoires orales de banlieues migratoires

Une focale dans un "Panorama"

Agnès CALLU, conservatrice du patrimoine, chercheure associée à l'Institut d'histoire du temps présent (IHTP) et à l'institut Mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), chargée de cours à l'université de Paris IV et à l'École nationale des Chartes

Ethnologues, anthropologues, sociologues, historiens, politologues... mais aussi vidéastes soucieux du réel recueillent aujourd'hui les récits individuels à l'aide de moyens audiovisuels. En matière d'histoire de l'immigration, les images et les sons "patrimonialisés" notamment par des institutions culturelles peuvent améliorer la transmission des savoirs sur cette histoire. L'exemple d'un dispositif d'accompagnement d'un projet de rénovation urbaine à Garges-lès-Gonesse illustre ici le propos de l'auteure.

Le binôme "banlieue - immigration", tandem schématisé autant que stigmatisé dans l'esprit public, comme une métadonnée acquise, fait-il l'objet d'interrogations historiennes concluantes parce que confrontées à des sources scientifiquement valides ? La prégnance de la thématique, environnementale car quotidiennement exposée dans les flux médiatiques, mérite une interprétation en épaisseur à laquelle soit bénéfique l'exploitation raisonnée de la documentation historique. Cette dernière, dense et cartographiée (cf. infra), attend l'oeil du chercheur à condition que celui-là admette au préalable l'évolution culturelle et épistémologique de la masse critique qui, sur un sujet comme celui de l'immigration, s'impose désormais sous une forme révisée, celle de l'audiovisuel.

OUVRIR LES CHAMPS D'INVESTIGATION DES SCIENCES SOCIALES

En 2005, la publication d'un Guide du patrimoine sonore et audiovisuel français1, proposant pour la première fois un bilan des ressources audiovisuelles exploitables, dégage des orientations, ouvre des chantiers, espère combler les angles morts. Les enjeux de l'ouvrage sont multiples. Cette somme s'espère référentielle pour proposer à la recherche l'expression concrète d'un patrimoine à la caractéristique spécifique tel qu'il s'est constitué de 1890 à nos jours, de sorte qu'il se conjugue obligatoirement aux sources traditionnelles pour alimenter les champs d'investigation des sciences sociales.

L'interrogation première de l'opus porte sur la caractérologie même de ce patrimoine2 qui, générique dans sa dénomination, recouvre des réalités éclatées3. D'un côté, il s'empare des ressources nées avec le "temps des médias4", ce siècle qui découvre, puis modélise les outils de diffusion massive que sont le cinéma, la radiodiffusion et la télévision. De l'autre, à la frange, il enveloppe les matériaux enregistrés ou filmés sur le terrain que les enquêteurs5, ethnologues, anthropologues, sociologues, historiens, politologues, etc., recueillent, soucieux de "dilater leur champ6", et de fait leur questionnement, en plaçant au coeur du dispositif le récit individuel7 qu'ils acceptent d'écouter et de voir. L'alliance n'est, en soi, pas évidente, tant les écoles de pensée et les disciplines sont sécantes. Ici, les historiens des médias8; là, la multitude de ceux qui pratiquent "l'histoire orale9", la faisant ployer au gré des problématiques qu'ils défendent. Cependant, l'examen comparé de deux temporalités - ce qui s'est passé et qui, par l'outil audiovisuel, a été capté en live10et ce qui est arrivé, tel qu'il est raconté dans l'a-posteriori, par le biais d'un médium neuf11 - confirme un processus intellectuel vérifié : l'analyse historique sur le temps long est exigeante mais ses fondements sont solides. Aussi, un moment, une césure, un groupe, etc. s'interprètent-ils, avec la puissance de lecture requise, à la fois dans l'enregistrement ou l'image "un instant immobile" - manipulée, "mise en propagande12", bref subjective car investie13 -, et à la fois derrière les mots de ceux qui acceptent de se souvenir, livrant un récit d'expérience par définition unique, donc irremplaçable. Cette double production, contemporaine des faits ou fabriquée rétrospectivement pour servir l'écriture historique, dérange, tant ses bornes sont poreuses.

La seconde orientation, de contenu, déclinée dans les sept volumes, est fondatrice dans la mesure où elle prouve, sur pièces, l'apport de l'audiovisuel à la connaissance du très contemporain. Depuis longtemps déjà, par segments, sur des thèmes ou des questions définis, la plus-value a été démontrée. En effet, le recours au témoignage oral, pour n'évoquer qu'une telle catégorie, afin de comprendre l'évolution de minorités sinon "silencieuses14" (sociales, ethniques, raciales, sexuelles, etc.) ou, par exemple, le parcours de groupes, s'identifiant à une culture du NON et de fait rejetés dans une clandestinité s'interdisant l'empreinte durable, est un fait acquis.

Le Guide voit plus loin, car il ose la compilation raisonnée d'informations qui, se croisant, se recoupant et/ou s'infirmant, autorisent l'exercice comparatif, donc l'étude historique fondée sur l'exploitation de sources. Il est dorénavant envisageable, sur une thématique donnée, de confronter les discours et les représentations : énoncés et montrés simultanément aux faits ; dits, rehiérarchisés, reconstruits, reconvoqués dans l'après, à l'échelle d'une portion géographique, voire du territoire tout entier.

DES SOURCES MULTIPLES DE COMPREHENSION DES MARGINALITES ETHNIQUES, ECONOMIQUES OU SOCIALES

L'ouvrage, pensé comme un panorama culturel, géographique et thématique des ressources existantes, piste évidemment les novations qui bouleversent les villes, soulignant, par effet miroir, les phénomènes sociaux qui leur sont liés. La majeure urbaine15 des banlieues16 - extensions périphériques des villes ou cités champignons sorties de terre s'étirant par cercles concentriques et s'étageant en "couronne" notamment autour de Paris - se lit dans l'interprétation de sources à l'allure autonome et constitue un objet d'étude à lui seul. C'est pourquoi, par exemple, l'écomusée de Fresnes17, se présentant comme "un lieu de réflexion sur la vie d'un territoire de banlieue ouvert sur le monde", inscrit le phénomène "banlieue" sous ses variables sociales et urbaines au coeur même de son dispositif de recherche18. Une quinzaine de villes des nouveaux départements de l'Île-de-France enregistrent les débats de leur conseil municipal. Mais ce sont certainement les productions institutionnelles cumulées aux reportages et aux films documentaires qui montrent, avec des images de terrain, l'éclosion, parfois anarchique, d'un urbanisme aux exigences nouvelles : Asnières19, Alfortville20 ou Pierrefitte21 laissent voir les réhabilitations de quartiers, quand Alfort propose son plan de zone d'aménagement concerté (ZAC22) ; parfois, un grand nom du cinéma signe un film qui marque les esprits, tel Naissance d'une cité en 1964, que l'on doit à Louis Daquin23 et qui présente les contrastes d'un Gennevilliers hérissé d'HLM24. Quant à Suresnes25 et à la spécificité urbanistique de sa cité-jardin, elle s'explique et se comprend sous les mots de ceux qui la fréquentèrent. Pour amener les habitants à exprimer derrière des parcours individuels le quotidien d'une donne urbaine, les étudiants de l'école d'architecture de Paris-Belleville menèrent en 1998 - dans le contexte d'une exposition portée par le musée Sordes - une enquête auprès d'anciens et d'actuels habitants de la cité-jardin : de cette façon exclusive, ils opérèrent une navigation positive entre souvenirs d'hier et vécus d'aujourd'hui26.

La ville dans son compartimentage souvent anarchique reflète aussi les fractures. Quand le centre n'envisage plus d'accueillir que ceux qui ont les moyens d'y vivre, certains quartiers ou la périphérie accueillent les plus pauvres qui se confondent alors avec les "politiquement incorrects". La seconde génération "beur", les "gens du voyage" dont l'accueil suscite toujours, de façon épidermique, le tabou relationnel, ceux que l'on regroupa très tôt derrière le vocable "quart-monde" ou les populations interlopes des milieux de la prostitution sont autant d'exemples patents. Les marginalités ethnique, économique et sociale qu'ils constituent interrogent depuis longtemps les écoles historiques anglaise et américaine, symbolisées par l'étendue de la réflexion de Paul Thompson27. En France, le regard posé sur elles demeure l'exception portée par un engagement souvent politique. Écartées du réseau de l'écrit, elles échappent donc encore à l'analyse scientifique rigoureuse et systémique d'un pays empreint de latinité dans son appréhension des facteurs sociaux28. De fait, elles trouvent dans le médium audiovisuel une tribune capable de soutenir la critique qui sait écouter en même temps qu'elle montre parfois la détresse.

L'identité du phénomène "immigration29", compris schématiquement par certains comme autant de foyers de tensions enfermés dans les cités qui encadrent les métropoles, s'exprime dans des programmes institutionnels30, des initiatives personnelles et des démarches à l'ambition patrimoniale autant qu'historique. La vidéothèque du ministère de l'Emploi et de la Solidarité31, créée en 1984, propose une documentation audiovisuelle d'environ cent cinquante titres qui accueille, en particulier, des productions portant sur le thème "Populations et migrations", donne fondamentale de la physionomie évolutive de la société française. Des radios libres pullulent dans la décennie 1980 pour transmettre des messages qui, sur les ondes, atteignent un public sinon isolé et sans voix. À preuve : Radio Sud Besançon32, qui poursuit une politique éditoriale relayant les manifestations culturelles, économiques et sociales liées aux conséquenses de l'immigration, ou Agora F.M.33, qui, depuis 1985, s'interroge sur l'intégration des populations immigrées.

Les archives tout comme les écomusées, insérés au coeur de la cité, s'assignent comme devoir de montrer les reliefs culturels de leur territoire. C'est pourquoi, en 1986, une mission de la ville de Thionville34 dénommée "Ensemble et autrement" a conduit des entretiens sur l'immigration. Un désir analogue motive les archives communales de Saint-Martin-d'Hères35: elles intègrent, dans un questionnement global à l'échelle locale, une réflexion - obligatoirement ancrée sur la croyance positive des dires du témoin - sur les débuts de l'immigration et l'assimilation des communautés étrangères. Quant à l'écomusée de Fresnes36, il expose sa multiethnicité, en la revendiquant comme le marquage social de sa construction identitaire : il mène successivement en 1993 et en 1997 des corpus dédiés aux immigrés arméniens, turcs, portugais ou marocains et aux femmes tunisiennes, les zarzis.

Le Guide du patrimoine sonore et audiovisuel français est appelé à s'enrichir, jour après jour, car les initiatives croissent et se croisent37. Réfléchir sur l'immigration et la création de matériaux susceptibles d'enrichir l'appréhension critique de ses mécanismes et enjeux est l'occasion de présenter un travail en cours.

LA "MUETTE SONORE"

Le projet porté par l'association Double Face, animée par Virginie Loisel, vidéaste, et intitulé "Muette sonore", est pensé comme une collaboration entre une réalisatrice et les habitants du quartier de la Muette, à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Il s'insère dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier. Cette initiative, dans un premier mouvement proposée par l'association à la municipalité, s'est retrouvée entre les mains du bailleur 3 F qui a souhaité la financer dans le cadre de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Le quartier de la Muette est le premier de la ville touché par un plan de rénovation qui se concrétise par la destruction de certains bâtiments. Plusieurs centaines d'habitants doivent être relogés, mais la plupart désirent demeurer sur place. Les habitants sont dans l'attente de propositions de relogement et s'inquiètent de l'avenir qu'il leur est réservé. L'atelier de Virginie Loisel leur propose de "faire un travail sur la mémoire" : mémoire du quartier, mémoire familiale, mémoire collective, trinôme reposant sur l'acceptation à faire du tandem deuil/reconstruction. La réalisatrice, installée par longues séquences dans le quartier et assistée de Patrick Dubois, recueille des témoignages, scrute les sentiments, capte histoires, rumeurs, polémiques, construisant des matériaux patrimoniaux autant que des "pièces sonores" à entendre.

Comprendre, en profondeur, les attendus comme les perspectives d'un tel travail nécessitait une discussion formalisée38. La transcription de l'entretien reproduit ici - avec tous les amoindrissements inhérents à l'exercice transcriptif -, conduit dans le cadre du travail de l'association Double Face, rend compte du projet et des contenus qu'il est susceptible de mobiliser.

Entretien : Rénovation urbaine dans le quartier de la Muette, à Garges-lès-Gonesse (Zoom 1)

Entretien : Rénovation urbaine dans le quartier de la Muette, à Garges-lès-Gonesse

Je présente ci-contre des extraits d'un échange, en février 2007, au moment du tournage par Virginie Loisel de son film Tour 21. La discussion, guidée par la réalisatrice, est menée avec le jeune Moussa, 15 ans, dont les parents maliens sont arrivés à Garges-lès-Gonesse dans les années 1980 et qui habite dans la tour 21. Cette tour fait partie de celles qui seront détruites prochainement dans le cadre de la rénovation urbaine. Désemparé par cette perspective et se posant des questions sur les raisons réelles qui motivent la démolition de son bâtiment, Moussa décide d'aller frapper aux portes de ses voisins, de les questionner sur leur histoire dans la tour et de leur demander ce qu'ils ressentent devant cette situation. Il rencontre Djamila.

À l'évidence, un corpus comme celui-ci, adossé à d'autres, confronté aux autres, "patrimonialisé" dans les emprises d'institutions culturelles, ne peut qu'améliorer et éclairer la transmission des savoirs sur l'immigration. Ces derniers, prétendus connus car ressentis comme des faits bruts, livrés à l'opinion sous la forme d'une somme désarticulée de phénomènes socio-générationnels, prennent alors de l'épaisseur quand ils croisent des "tranches de vie". Celles-ci, suite de narrations uniques, restituent, par l'outil audiovisuel, des trajectoires individuelles qui, humaines, incarnent une histoire des immigrés qui, commençant à se comprendre, peut dès lors s'enseigner.


(1) Cf. A. Callu et H. Lemoine, Le Patrimoine sonore et audiovisuel français : entre archives et témoignage ; guide de recherches en sciences sociales [préfaces d'Emmanuel Le Roy Ladurie et de Jean Cluzel, postface de Jacques Rigaud], Paris, Belin, 2005, 7 volumes, 2 500 p., prix Osiris 2005 de l'Institut de France, prix de la recherche 2005 du Comité d'histoire de la radiodiffusion, prix spécial du jury de l'Inathèque de France 2005.

(2) Cf. O. Koechlin, P. Pocin et J.-M. Rodes (dir.), "Mémoire audiovisuelle : patrimoine et prospective", Dossiers de l'audiovisuel, n° 45, septembre-octobre 1992.

(3) Sur la notion de "patrimoine immatériel", cf. notamment International Council of Museums (ICOM), Musées et patrimoine culturel immatériel, Séoul, 2004.

(4) Cf. Le Temps des médias, revue d'histoire (direction C. Delporte).

(5) Cf. S. Béaud et F. Weber, Guide de l'enquête de terrain, Paris, La Découverte, 1997.

(6) Cf. R. Rémond, "Commentaire", in "Mai 1968 et les sciences sociales", Cahiers de l'IHTP, n° 11, avril 1989, p. 148.

(7) Cf. D. Bertaux, Les Récits de vie, Paris, Nathan, 1997.

(8) Cf. www.sphm.net/

(9) D. Voldman (dir.), "La bouche de la vérité ? La recherche historique et les sources orales", Cahiers de l'IHTP, n° 21, novembre 1992.

(10) Cf. J.-N. Jeanneney, L'Écho du siècle. Dictionnaire historique de la radio et de la télévision en France, Paris, Hachette, Arte éditions, 1999. Voir aussi Groupe d'études historiques sur la radiodiffusion, "Les sources de l'histoire de la radio et de la télévision en France", Paris, 1984.

(11) Cf. deux mises au point critiques : D. Voldman, "Le témoignage oral dans l'histoire du temps présent", Bulletin de l'Institut d'histoire du temps présent, n° 75, 1er juin 2000, p. 41-53 ; et V. Duclert, "Archives orales et recherche contemporaine", Sociétés et Représentations, n° 13, avril 2002, p. 69-86. Voir aussi, au format d'un manuel, F. Descamps, L'Historien, l'Archiviste et le Magnétophone, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, 2001, 2006.

(12) Cf. par exemple S. Lindeperg, Les Écrans de l'ombre. La Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français, Paris, CNRS-Éditions, 1997.

(13) Cf. par exemple É. Desbois, "Problème du traitement des images de guerre dans les conflits contemporains", in Les Manipulations de l'image et du son, Paris, Hachette-Pluriel, 1995.

(14) Cf. A. Callu, "Par le verbe et l'image : plaidoyer pour des images sinon mises au secret", in Archives secrètes, secrets d'archives (S. Laurent dir.), Paris, CNRS-Éditions, 2003, p. 171-176.

(15) Cf. F. Dufour et A. Fourcaut, Le Monde des grands ensembles, Paris, Créaphis, 2004.

(16) A. Villechaise-Dupont, Amère Banlieue. Les gens des grands ensembles, Paris, Grasset, 1999.

(17) Cf. A. Callu et H. Lemoine, op. cit. note 1, tome III, p. 456-458, notice n° 284.

(18) Cf. intervention de J. Spire sur "L'écomusée de Fresnes ou la parole des exclus", in A. Callu et H. Lemoine, "Le patrimoine sonore et audiovisuel français : une source critique pour l'histoire du temps présent", séminaire de l'IEP de Paris, avril 2001.

(19) Cf. A. Callu et H. Lemoine, op. cit. note 1, tome III, p. 341-342, notice n° 226.

(20) Ibid., tome III, p. 448, notice n° 276.

(21) Ibid., tome III, p. 419, notice n° 262.

(22) Ibid, tome III, p. 450, notice n° 278.

(23) Né en 1908 et mort en 1980.

(24) Cf., A. Callu et H. Lemoine, op. cit. note 1, tome III, p. 346-347, notice n° 229.

(25) Ibid, tome III, p. 369-370, notice n° 241.

(26) Les exemples sont multiples, cf. "Les espaces communs des habitats collectifs", Cahiers d'ethnologie de la France : la société des voisins. Partager un habitat collectif, n° 21, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2005. Voir aussi www.culture.gouv.fr/mpe [i. e. Mission du patrimoine ethnologique].

(27) Cf. P. Thompson, The Voice of the Past: Oral History, Oxford, Oxford University Press (3rd edition), 2000.

(28) Cf. A. Callu, "Par le verbe et l'image", op. cit. note 14.

(29) Cf. V. Viet, La France immigrée. Construction d'une politique, 1914-1997, Paris, Fayard, 1998.

(30) Ceux, lourds car englobant, bientôt proposés par la Cité de l'immigration.

(31) Cf. A. Callu et H. Lemoine, op. cit. note 1, tome III, p. 122-123, notice n° 84.

(32) Ibid., tome IV, p. 258, notice n° 486.

(33) Ibid., tome V, p. 213, notice n° 716.

(34) Ibid., tome IV, p. 293-294, notice n° 511.

(35) Ibid., tome V, p. 296, notice n° 781.

(36) Cf. supra note 18. Voir aussi J. Spire et F. Wassermann, Rassemblance : un siècle d'immigration en Île-de-France, Fresnes, Écomusée de Fresnes, 1993.

(37) Une nouvelle édition, enrichie et augmentée, sera proposée à la recherche en 2008.

(38) Interview réalisée le 30 mars 2007.

Diversité, n°149, page 133 (12/2008)

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