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Diversité

II. Les enjeux d'un enseignement

Interview : L'enseignement des histoires de l'immigration et de la colonisation

Benoît FALAIZE, chargé d'étude et de recherche à l'Institut national de recherche pédagogique

Entretien avec Françoise Lantheaume (sociologue) .

BENOIT FALAIZE Françoise Lantheaume, vous êtes spécialiste de l'enseignement de l'histoire de l'Algérie coloniale et de la guerre d'Algérie ; à ce titre, vous êtes l'une des mieux placées pour évoquer l'enseignement de la décolonisation. Qu'en est-il selon vous de la question de l'immigration post-coloniale ? Comment, dans vos réflexions, agencez-vous colonisation et immigration post-coloniale ?

FRANÇOISE LANTHEAUME Il est possible de développer plusieurs idées à ce propos.

La première serait de ne pas oublier de prendre en compte la diversité des immigrations. On ne peut pas associer toute l'immigration à la question coloniale. Il y a eu en France, par exemple, l'immigration italienne et l'immigration portugaise, qui n'ont pas de lien avec la colonisation française.

L'autre idée est que, dans tous les cas et quelle que soit l'immigration, il y a des points communs. Un de ces points communs est le fait que ce sont des populations pauvres, dominées, qui arrivent en France pour la plupart d'entre elles dans une situation économiquement et socialement défavorable.

Un autre aspect enfin me semble important, particulièrement pour l'immigration algérienne, le fait que les Algériens arrivant sur le territoire métropolitain pendant la période coloniale ont un statut étrange : ils viennent d'un département français où ils sont nés, mais ne sont pas considérés comme français comme les autres Français, puisqu'ils n'ont pas de droits politiques. Il y a donc une impossibilité dès le départ à faire en sorte que les immigrés venant des colonies et particulièrement de l'Algérie puissent devenir membres de la communauté des citoyens qui, en France, fonde la République. D'autant plus que le lien entre citoyenneté et République est associé en France, jusqu'à une date récente, à la nationalité. Or les Algériens, venant d'un département français en Algérie, se trouvent confrontés à une situation où il y a rupture entre citoyenneté et nationalité. Face à cette espèce de béance, il y a invention de nombreuses dénominations, catégories, pour désigner, compter, classer cette population, ce qui montre la difficulté à identifier sa place dans la société française.

Une histoire de la fabrication de ces catégories serait sans doute intéressante à faire avec des élèves. En 1985, Abdelmalek Sayad, a publié un article intitulé "Exister, c'est exister politiquement1". C'est particulièrement vrai en France, puisque le modèle civique républicain français, qualifié ainsi en référence à la philosophie et à la sociologie politique, établit un lien étroit entre la nationalité et l'appartenance à la communauté des citoyens.

Penser l'histoire des immigrations

Un autre point à propos duquel on peut réfléchir est l'évolution de l'immigration, particulièrement celle de l'immigration algérienne, mais pas seulement (les immigrations italienne et portugaise également), quand elle est devenue ce qu'Abdelmalek Sayad appelle une "immigration de peuplement". Cela correspond à un retournement de situation pour la France et l'Algérie qui avait connu une colonisation de peuplement ; il y a eu alors, en France, une immigration de peuplement, avec le transport d'Algérie en France de problématiques qui existaient dans l'Algérie coloniale, particulièrement celles concernant l'inégalité politique.

L'image des populations colonisées

Pour faire le lien entre colonisation et immigration dans l'enseignement, il faut aussi étudier comment la population algérienne est présentée, en tant que population d'un pays colonisé par la France.

Dans l'enseignement de l'histoire de la colonisation, les populations colonisées ont plusieurs caractéristiques. Ces populations sont assez peu décrites et, quand elles le sont, c'est de façon passablement homogène. Dans les manuels scolaires, par exemple, la population des pays colonisés est constituée d'une petite minorité d'assimilés participant un peu au pouvoir colonial et d'une forte majorité de paysans illettrés, quelle que soit la période. Cette vision n'est rompue, une fois dépassé le paragraphe ou le document évoquant Abd El-Khader, qu'au moment de la décolonisation : soudain, cette population conçue de façon homogène -pauvre, peu civilisée, passive -, selon des critères installés au début de la colonisation, mais qui perdurent au-delà, cette population opprimée devient aussi une population rebelle, dangereuse. Même si la présentation par les manuels de la population colonisée est faite d'un point de vue relativement compassionnel, cette vision ne renvoie pas réellement à l'idée de commune humanité. C'est peut-être là où s'inscrit la difficulté d'aborder la question de l'immigration de façon correcte, puisque, quand on traite de la question de la colonisation, c'est rarement une perspective de commune humanité - et donc d'histoire commune - qui préside à l'approche de la population colonisée (avec le risque de trouver des traces de ce point de vue dans l'histoire de l'immigration...).

BF Quand on travaille sur la question de l'immigration post-coloniale, on retrouve donc la question de la désignation de la catégorisation, qui renvoie fondamentalement plus à l'altérité qu'à l'universel ?

FL Oui, d'une part cela renvoie à des altérités qui seraient tellement spécifiques qu'elles seraient irréductibles, tout cela au nom des bons sentiments et du respect de la différence - c'est d'ailleurs ce qui est compliqué dans cette question, les bons sentiments ne font pas de la bonne histoire et cachent même parfois des impensés dommageables - ; d'autre part, une seconde tendance ou tentation correspond plutôt à une approche victimaire de l'immigration.

BF À l'heure où, dans les programmes scolaires de collège, on est en train de réfléchir à l'introduction, aux XIXe et XXe siècles particulièrement, dans les classes de quatrième et de troisième, de mentions spécifiques pour orienter les enseignants vers une prise en compte globale de la question de l'immigration, quelles seraient précisément, pour vous, les conditions d'un enseignement de l'histoire de l'immigration post-coloniale ? Quelles seraient les conditions nécessaires et suffisantes, ou non suffisantes mais fondamentales ?

FL Il me semble que faire une histoire de l'immigration dans l'enseignement de l'histoire doit être rapporté à un enseignement de l'histoire sociale, dont la place a diminué dans l'enseignement de l'histoire. Rattacher l'histoire de l'immigration à l'histoire sociale permettrait de l'inscrire dans l'histoire sociale générale du pays d'origine et du pays d'accueil, qui est aussi liée à l'histoire politique des pays concernés. L'intérêt d'une telle approche serait de sortir d'une vision étroitement démographique de l'histoire de l'immigration et d'une histoire simplement culturelle. Il me semble que ces deux approches, bien que nécessaires, sont encore trop exclusives ; dans ces conditions, qu'est-ce qui donne sens à ces histoires croisées, étudiées de façon segmentée ?

BF Cette précaution est importante, et c'est précisément ce que l'on constate dans l'enquête publiée par l'INRP2. Il y a deux grandes tendances dans les manuels scolaires et dans les pratiques effectives, de l'école primaire à la terminale : d'une part, la question de l'immigration en termes de flux géographiques, démographiques ; d'autre part la question culturaliste, c'est-à-dire le fait de renvoyer l'immigré à l'altérité. Cette dimension culturelle, on l'a trouvée jusque dans les manuels de sciences économiques et sociales.

FL Il y a eu aussi la vague de l'histoire culturelle qui, dans les années 1980, a imprégné l'enseignement de l'histoire et qui pèse encore d'une certaine façon, tout en ayant correspondu à une ouverture réelle.

Après cette première condition consistant à insérer l'étude de l'immigration dans l'histoire sociale, une seconde condition serait de rendre compte de la complexité de l'immigration - j'ai dit qu'il y avait des immigrations -, y compris de la complexité de chacune d'entre elles. Permettre de comprendre les tensions, les dynamiques, les processus, les diversités d'itinéraires me paraît important. Je voudrais ajouter la nécessité, et l'histoire sociale pourrait en faire état, de montrer comment l'immigration s'est inscrite aussi dans les luttes sociales. Les immigrés ne sont pas seulement des gens accablés qui n'ont fait que subir l'histoire. À différentes échelles, micro- ou macro-sociales, ils ont conduit ou participé à des actions pour la défense de leurs conditions de travail, de logement, pour la dignité, actions plus ou moins reliées aux luttes sociales plus générales de la classe ouvrière, par exemple. Donc, rendre compte de la capacité des immigrés à participer à ces luttes collectives me semble les placer dans une approche plus globale de la société et leur rendre la part de commune humanité, plutôt que d'en faire une sous-catégorie, étudiée avec bienveillance certes, mais qui reste tout de même une sous-catégorie par rapport aux citoyens français. Cela impose de considérer l'immigré comme un acteur.

BF Je souhaiterais revenir à la complexité de l'immigration post-coloniale ; quand on dit diversités de parcours, de temporalités, de géographies, au sein même de l'immigration post-coloniale, on pense à ce que Sayad a montré concernant les différents âges de l'immigration algérienne : l'émigration de Constantine n'est évidemment pas la même que celle du village de Kabylie, celle des années 1930 n'est pas la même que celle des années 1960, l'émigration marocaine n'est pas la même que l'émigration tunisienne, que l'émigration vietnamienne... Il y a des caractéristiques propres, y compris des processus différents, qu'il faudrait mettre en lumière. Il y a donc plusieurs conditions imbriquées : l'histoire sociale ; l'immigration dans l'histoire sociale et politique, avec la complexité de l'histoire coloniale, dans ses temporalités, ses géographies, ses logiques spécifiques ; l'immigré comme acteur...

FL Dans le souci de rendre compte de cette dernière dimension, je pense qu'il faut sortir de ce que Frantz Fanon a très bien expliqué : le fait que le colonisé existe par et pour l'autre3. Cette conception était certainement justifiée à l'époque où Fanon a construit cette approche ; cela dit, je pense que l'immigré en situation post-coloniale n'existe pas seulement par et pour l'autre. Rendre compte de sa faculté à inventer, à se construire de nouvelles identités, à garder des liens avec son pays, son histoire, sa culture d'origine - dont il faudrait aussi parler, tout en l'ajustant à celle du pays dans lequel l'immigré vit, etc. -, est nécessaire. Les immigrés, pas plus que les Français, ne construisent des parcours sociaux et identitaires identiques. Ce n'est pas l'immigré comme "type", au sens wébérien, qui devrait être objet d'enseignement ; il faudrait que l'enseignement de l'histoire rende compte de la diversité des parcours dans le pays d'accueil, la France en l'occurrence. Cependant, une perspective plus large, comparatiste, serait également instructive : comment se passe l'immigration au Canada, par exemple ? On voit bien que la façon dont les immigrés construisent leur identité n'est pas la même selon la logique d'accueil et le modèle politique dominant.

BF C'est ce dont parlait Sayad, il disait souvent que, dans la rupture de l'exil, il y avait le passage de l'émigré algérien à l'immigré algérien ; mais que, dans la société d'accueil, on considérait toujours l'immigré comme celui qui a posé un premier pied sur le sol, qu'il était perçu comme cela y compris dix à quinze ans plus tard, ses enfants avec, alors même que, dès qu'il avait fait le deuxième pas, il n'était plus le même, il échappait à la logique de l'émigré, il était dans une logique d'immigration et dans un rapport au monde social de la terre d'accueil.

Michèle Tribalat a très bien montré, dans ses enquêtes à l'INSEE, qu'un travailleur immigré arrivé par exemple en 1961 n'est déjà plus le même, quand on suit son parcours professionnel, en 1965 : il y a eu ascension sociale au sein du chantier, intégration au monde syndical, etc.

FL Partir d'une approche constructiviste de l'identité et non pas d'une approche essentialiste me semble en effet à travailler dans l'enseignement de l'immigration.

BF Cela renvoie à la notion de culture d'origine et à la question de la construction identitaire, j'imagine que cela concerne aussi les élèves issus de l'immigration et la question des identités aujourd'hui ?

FL Cela renvoie surtout à ce que l'on entend par le mot "intégration". En France, on est passé d'une théorie de l'assimilation à une théorie de l'intégration.

Cette approche par l'intégration court jusqu'à nos jours, puisqu'il existe une injonction étrange faite aux jeunes Français dont les parents ou les grands-parents sont ou ont été immigrés, une injonction à être français, à "s'intégrer", ce qui est paradoxal : comment s'intégrer à ce que l'on est déjà ?

Sauf à penser que l'identité nationale, fossilisée, ne peut être conçue que comme un moule éternel dans lequel l'individu doit se couler ; qu'il y a une conception de l'identité nationale plus nationale que d'autres, en quelque sorte.

BF En quoi ce que vous dites maintenant est-il une condition à l'enseignement de l'immigration post-coloniale ?

FL La condition serait peut-être d'approcher la notion d'intégration avec un point de vue critique. Point de vue critique qui, à mon sens, n'est pas toujours suffisant, y compris dans les sciences sociales, qui reprennent la catégorie "intégration" sans toujours s'interroger sur ses origines, sa construction, et ce sur quoi elle rend compte, ou pas. La catégorie "intégration" nous permet-elle actuellement de rendre compte des constructions identitaires à l'oeuvre chez les jeunes français dont les parents ou les grands-parents ont une histoire liée à l'immigration ? Je fais l'hypothèse qu'elle est très insuffisante et même qu'elle empêche de voir des processus à l'oeuvre. À savoir que ces jeunes sont de plain-pied avec la société française, avec ce qu'elle a de pire et de meilleur. La question n'est pas tant celle d'une hypothétique "intégration", avec tous les implicites que le terme comprend, mais de trouver leur place ; comme de jeunes ouvriers ou employés, par exemple, qui ne sont pas "issus de l'immigration" mais connaissent des situations de précarité identiques : renouer avec une lecture sociale sans faire l'impasse sur les histoires singulières (collectives ou individuelles) qui peuvent induire des difficultés particulières - comme la discrimination - me semble une piste à suivre afin de retisser le lien, dans l'analyse, entre des catégories sociales qui ont été séparées : une catégorie "immigré" d'un côté, une catégorie "travailleur français" de l'autre.

Cela nous ramène à l'idée qu'il faut d'abord faire de l'histoire sociale, l'histoire de l'immigration prenant place dans cette histoire sociale.

BF Il s'agirait de réintégrer l'histoire de l'immigration dans l'histoire universelle, plutôt que de la particulariser...

FL Un des dangers de l'histoire de l'immigration est d'en faire un outil de reconnaissance d'une partie de la population des élèves...

BF... et a fortiori dans le contexte actuel des débats sur l'immigration post-coloniale.

FL Oui, tout à fait ; cela, on le trouve déjà dans les classes concernant l'enseignement de l'histoire de la colonisation, dont bon nombre d'enseignants disent que c'est important de l'enseigner pour les enfants immigrés ou "issus de l'immigration"... Ce qui est étrange, parce que c'est une histoire commune. Je ne vois pas pourquoi c'est plus important ou plus intéressant pour ces enfants-là que pour les autres, si l'on se place du point de vue de l'enseignant. Donc, faire de l'enseignement de l'immigration une dimension de l'histoire sociale de la France permettrait de faire une histoire commune et romprait avec un tendance récente de l'enseignement de l'histoire à être moins positionné sur une conception universaliste des savoirs, et plus sur une conception selon laquelle l'école serait là pour apporter de la reconnaissance à des groupes ayant des mémoires, des expériences collectives différentes, des cultures radicalement différentes. L'histoire représenterait alors un peu de baume sur les plaies ou apporterait une gratification que ces groupes ne trouveraient pas par ailleurs dans la société. Cette instrumentalisation de l'histoire à travers son enseignement me semble dangereuse à plusieurs titres, mais surtout parce que cela va à l'encontre du projet universaliste de l'enseignement de l'histoire et parce que cela risque de mettre les enseignants d'histoire dans des situations très difficiles, face à des concurrences de mémoires exacerbées, à un durcissement des groupes identifiés comme "immigrés", un enfermement des enfants héritant d'une histoire reliée à l'immigration, assignés à une identité, ce qui ne faciliterait pas les évolutions libres d'identités en construction.

BF J'imagine que cela est l'une des dernières conditions : faire en sorte que cet enseignement ne soit pas tenté par la victimisation.

FL Il me semble qu'une des pires choses consiste à présenter les colonisés seulement comme de pauvres diables incultes et dociles, quand ils ne sont pas dangereux, puis de reproduire ce schéma à propos de l'immigration et de voir l'immigré uniquement comme quelqu'un qui subit et qui continue de subir toujours - même s'il subit beaucoup et qu'il y a de la souffrance, évidemment. N'en donner que l'image d'une victime empêche de comprendre beaucoup de choses.

BF Est-ce qu'au fond le modèle que l'historiographie américaine, principalement avec la "gender history", a initié - une réflexion sur l'interaction permanente dans les rapports hommes-femmes dans les sociétés contemporaines - ne pourrait pas être appliqué utilement à l'histoire de l'immigration ?

FL J'ai envie de dire oui pour les interactions, parce que la construction identitaire se fait par les interactions ; en revanche, ce modèle ouvre le risque de partir d'une conception où l'on a des groupes constitués dont la consistance "durcie" empêche de saisir la fluidité. Il me semble que l'une des caractéristiques de la situation française est au contraire une grande fluidité, beaucoup plus grande qu'on ne le dit, entre les différents groupes.

BF Dans l'histoire du genre, il y a cependant aussi la question de l'interaction entre les groupes, avec une solidification des deux groupes certes, mais, en même temps, des processus de construction identitaire de chacun des groupes et surtout les processus de représentation du groupe de l'autre, y compris avec des éléments de fluidité...

FL À mon avis, on peut avec utilité se référer aux travaux de Frederik Barth4 sur la notion de frontière (ethnique). Frederik Barth montre à quel point la frontière est une construction sociale et historique, en permanence mouvante, et que, dans le même temps, cette construction toujours inachevée de l'idée de frontière entre groupes permet à chaque groupe d'exister, de se trouver une légitimité.

FRANÇOISE LANTHEAUME est maître de conférences à l'université Louis-Lumière Lyon II, membre de l'UMR Éducation et Politiques (Lyon II - INRP).

Elle a notamment publié :

  • "Manuels d'histoire et colonisation. Les forces et faiblesses de la polyphonie de l'auteur-réseau, ses effets sur la formation de l'esprit critique", LIDIL, n° 35, université Stendhal - Grenoble III, (à paraître, 2007).
  • "Enseigner l'histoire : douter et comprendre. L'enseignement de l'histoire de la colonisation", Cahiers pédagogiques, n° 440, février 2006.
  • "Enseigner l'histoire de la guerre d'Algérie : entre critique et relativisme, une mission impossible ?", in C. Liauzu (coord.), Tensions méditerranéennes, Paris, Cahiers Confluences Méditerranée/L'Harmattan, 2003.
  • "Solidité et instabilité du curriculum d'histoire en France : accumulation de ressources et allongement des réseaux", Éducation et Sociétés. Revue internationale de sociologie de l'éducation, vol.12, n° 2, 2003.Propos retranscrits par Olivier Absalon.

(1) In Presse et Immigrés en France, n° 135, Paris, CIEMI, novembre 1985, 11 p. (lre partie, "Pour une défense des droits civiques des immigrés") ; et n° 136, décembre 1985, 14 p. (2e partie, "Les droits civiques pour une plus grande justice").

(2) Voir article de Benoît Falaize dans ce même numéro de Diversité, page 79.

(3) Lire notamment : Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs, Paris, Le Seuil, 1952 (1re édition).

(4) Voir notamment Frederik Barth, "Les groupes ethniques et leurs frontières", in Philippe Poutignat et Jocelyne Streiff-Fénart (dir.), Théories de l'ethnicité, Paris, PUF, coll. "Les sociologues", 1995.

Diversité, n°149, page 85 (12/2008)

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