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Diversité

I. La réussite "versus" échec : un renversement significatif

Les inégalités sociales de carrières scolaires

Entre aspirations et réalisations

Henda BEN SALAH, docteur en sciences économiques, ATER à l'université de Nantes (IEMN-IAE). henda_bensalah@yahoo.fr

En essayant d'accompagner avec ambition leurs enfants jusqu'au bout de la scolarité secondaire, les familles - et surtout celles souffrant d'un déficit économique et culturel - voient leurs efforts récompensés et se réduire l'écart qui les sépare des familles les plus favorisées. Cependant, le décalage entre leurs voeux, leur persévérance et les réalisations scolaires effectives montre qu'il y a encore du chemin avant d'atteindre la démocratisation tant souhaitée.

La morphologie du système éducatif a considérablement été modifiée ces dernières années. Certes, les taux de scolarisation à chaque âge n'ont cessé de croître, ce qui a permis de prétendre que le processus de "démocratisation de l'enseignement" se poursuivait. Mais l'optimisme de ce constat quantitatif global a été fortement contesté. L'accès d'un nombre croissant de jeunes à un certain niveau scolaire ne serait donc pas automatiquement le gage d'une réduction des inégalités dues aux origines sociales (Duru-Bellat et Mingat, 1997 ; 1988 ; Pelnard-Considère, 19851 ; Grisay, 1990, 1993). Certains sociologues donnent un avis sans appel : la démocratisation de l'enseignement est une illusion (Merle, 2002 ; Terrail, 2002). Profitant à tous, il n'est pas évident que l'évolution qu'a connue l'éducation ait modifié la hiérarchie scolaire entre les enfants suivant leurs origines sociales.

La démarche classique en sociologie étant d'expliquer les inégalités de réussite à l'école par l'origine sociale des élèves, les enfants issus de l'immigration, dont les parents alimentent une part importante des emplois ouvriers, apparaissent, de ce point de vue, particulièrement défavorisés. Ils cumulent un double handicap lié à leurs origines, sociale et étrangère. Ce constat négatif, établi dans la littérature sociologique à partir des années 1960, a été nuancé dans les années récentes. À cet égard, différentes études sociologiques, notamment celle de Duru-Bellat (2002), attribuent les réussites aux attentes plus ou moins fortes des familles à l'égard du système éducatif. De ce fait, les aspirations éducatives, diffusées et manifestées dans tous les milieux sociaux avec la démocratisation de l'enseignement et l'allongement des études, méritent une attention particulière.

L'analyse des aspirations des parents et de leurs enfants se réalise, à notre sens, en plusieurs étapes. Dans un premier temps, nous pouvons les étudier en fonction de leurs parcours multiples et de leur perception : comment varient-elles selon le milieu social et les caractéristiques des enfants ? Comment s'ajustent-elles au fil de la scolarité de l'enfant ? Sont-elles plus élevées chez les immigrés du fait même de la migration ? Dans un second temps, nous pouvons les relier aux projets éducatifs des enfants. Enfin, les parcours scolaires sont comparés aux aspirations déclarées en amont afin de cerner comment elles se traduisent au niveau de la scolarité des enfants.

Cette première présentation synthétise, ainsi, la logique adoptée dans cet article qui s'articule autour de quatre sections. Dans la première, nous explicitons théoriquement les facteurs familiaux et sociaux qui conditionnent, pour partie, les parcours scolaires des élèves et formulons les hypothèses. Dans la seconde section, nous abordons les aspects méthodologiques de la recherche (l'échantillon, les variables utilisées). La troisième section présente les résultats et les interprétations. Enfin, la quatrième section résume les conclusions de la recherche.

FONDEMENTS THEORIQUES ET FORMULATION DES HYPOTHESES

Les différentes stratégies familiales

Le milieu familial n'est pas un reflet mécanique du milieu d'appartenance. Certes, le groupe familial se présente comme un système d'action auto-organisé, marqué par des conditionnements sociaux externes, mais il est aussi porteur de projets autonomes résultant d'une dynamique interne (Kellerhals et Montandon, 1991).

Les familles ne sont pas sans percevoir les inégalités dans les "chances d'apprendre" ou la qualité de la vie scolaire que les établissements ayant une bonne réputation offrent à leurs enfants. Des stratégies de choix actif s'installent ainsi de part et d'autre et l'on assiste même à des comportements d'"évitement" dans certains quartiers populaires ou de choix stratégiques de certaines options (Léger et Tripier, 1986 ; Felouzis et al., 2002 ; Maresca, 2003). Les stratégies dépassent même ce cadre et revêtent d'autres formes liées encore plus à la scolarité de l'élève, dans ses demandes d'orientation plus ou moins ambitieuses. De fait, les familles populaires peuvent avoir recours à l'auto-sélection si les résultats scolaires passés s'avèrent médiocres (Bouchard, 2004), alors que celles issues des milieux favorisés font preuve de persévérance (Manscill et Rollins, 1990 ; Duru-Bellat et Jarousse, 1996). Cela nous permet de formuler la première hypothèse, à savoir : "Les familles les plus favorisées persévèrent plus que les familles populaires pour faire réussir leurs enfants. "

Les attentes familiales

Les ambitions des familles constituent un élément non négligeable dans l'analyse de la scolarité des élèves. Certes, les différences des parcours scolaires des enfants appartenant aux divers milieux, à réussite scolaire équivalente, sont fonction des désirs des parents, de leur niveau d'aspiration, ou de l'idée qu'ils se font de l'avenir de leurs enfants. Les désirs différenciés des familles traduisent, avec une particulière clarté, les variations d'attitudes des divers groupes sociaux devant l'enseignement (Girard et Clerc, 1964). Les familles immigrées, quant à elles, entretiennent une relation particulière avec le système scolaire. En effet, d'après une étude réalisée par O'Prey et Caille en 2003, il ressort que, à situation sociale comparable, les familles immigrées se distinguent fortement des autres familles dans leur rapport à l'école : elles expriment presque toujours des aspirations scolaires plus élevées. Il s'agit, pour elles, d'une promotion sociale objective. Cette situation nous permet d'énoncer les deux hypothèses suivantes : "Les fortes attentes familiales permettent à l'élève de réussir ses études et d'éviter l'échec" et "les familles défavorisées ont de fortes aspirations par rapport à la scolarité de leurs enfants malgré leur déficit culturel et économique ".

METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

Constitution de l'échantillon

Pour réaliser ce travail, nous nous sommes basé principalement sur le panel d'élèves du second degré recrutés en 1989 par la Direction de la programmation et du développement (DPD) du ministère de l'Éducation nationale, ainsi que sur l'enquête réalisée auprès des familles dont l'un des enfants fait partie du panel réalisée par la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) du ministère de l'Éducation nationale.

L'appariement des deux fichiers ainsi que l'élimination des observations ayant des données aberrantes ou manquantes nous ont permis d'obtenir un échantillon de 7 499 individus.

Choix des variables

Dans le but de réaliser ce travail, nous avons retenu des variables liées aux caractéristiques familiales et sociales de l'élève, à ses performances scolaires, ainsi qu'aux attentes de sa famille.

Variables liées aux caractéristiques familiales et sociales de l'élève

  • La catégorie socioprofessionnelle du responsable.
  • Le temps de présence du père en France.
  • Le temps de présence de la mère en France.

Variables liées aux performances scolaires de l'élève

  • Le niveau en lecture à l'entrée en 6e.
  • Le niveau en mathématiques à l'entrée en 6e.
  • Le redoublement en primaire.

Variables liées aux aspirations familiales

  • Les fortes aspirations : avoir un diplôme du supérieur et finir ses études après l'âge de 20 ans.

RESULTATS ET INTERPRETATIONS

Choix différenciés des itinéraires scolaires secondaires : analyse à travers un modèle probit ordonné

S'agissant d'identifier les facteurs qui déterminent le déroulement du parcours scolaire secondaire de l'élève, nous avons utilisé un modèle probit ordonné. Ce choix découle du fait que les différentes filières sont sujettes à des appréciations différentes.

Pour ce, nous avons ordonné notre variable dépendante qui est : l'obtention du bac, par degré d'importance, en considérant que le choix d'obtenir un bac général représente la "norme". Le bac technologique se trouve à la deuxième position, suivi par le bac professionnel, alors que l'échec scolaire occupe la dernière place.

Présentation du modèle

Y*i=Xib+mi

Présentation des résultats

L'estimation du modèle nous a permis d'obtenir les résultats présentés dans le tableau de la page suivante.

Document (format PDF) : Tableaux

Globalement, ce modèle présente un bon pouvoir explicatif. Au total, il prédit correctement pour 4 860 des élèves sur 7 499, soit 64,80 %. Comparé à une prédiction naïve consistant à répondre systématiquement Y = 0 et qui serait vraie pour 3 197 observations, soit dans 45,92 % des cas, le modèle s'avère correct.

Stratégies familiales différenciées ou persévérance "versus" auto-sélection

Il ressort des résultats que les jeunes arrivés au collège après un ou plusieurs redoublements à l'école primaire ou avec des lacunes en lecture et en mathématiques rencontrent des difficultés dans leur scolarité secondaire qui marquent de manière incontestable leur destinée scolaire puisqu'ils s'éloignent de la "norme" et s'orientent plutôt vers les autres filières ou même l'échec scolaire.

Pour mieux approfondir l'analyse, nous avons construit une variable combinée de la catégorie socioprofessionnelle et du redoublement. Les résultats1 montrent clairement que, pour les agriculteurs, les professions libérales, les cadres, les enseignants et les employés, le fait de subir un échec n'a aucun effet sur la scolarité secondaire de l'enfant. Mais cette situation change pour les professions intermédiaires et les ouvriers, qui voient la scolarité de leur enfant s'altérer par le vécu du redoublement.

Ce mode de fonctionnement traduit un modèle plus général d'auto-sélection socialement différenciée. Ainsi, un faible niveau de performances en primaire est particulièrement pénalisant pour les enfants de milieux défavorisés, alors que les enfants de milieux moyennement ou hautement favorisés conservent des chances de réussite appréciables. De ce fait, l'hypothèse n° 1 qui présume que les familles défavorisées sont moins persévérantes en cas d'échec antérieur se trouve confirmée.

Choix des itinéraires scolaires fortement conditionnés par les attentes familiales

Le fort accroissement de la poursuite d'études en second cycle de l'enseignement secondaire ne reflète pas seulement la politique volontariste mise en oeuvre pour permettre à une majorité d'élèves d'accéder à un niveau de formation équivalent à celui du baccalauréat : il correspond aussi à une forte demande sociale. Par ailleurs, ces aspirations ambitieuses ont un effet positif sur l'obtention du bac général. Cela peut s'expliquer par les efforts déployés par les familles afin de concrétiser leurs attentes et leurs projets et par une certaine persévérance de la part de tous, même de parents issus d'un milieu modeste (Duru-Bellat et Mingat, 1988 ; Terrail, 2002). Ce dernier résultat confirme donc notre hypothèse n° 2 qui postule que la scolarité de l'élève est affectée positivement par l'augmentation des aspirations familiales.

Les déterminants des aspirations familiales : analyse à travers un modèle probit univarié

La réussite scolaire étant inégalement répartie dans les milieux sociaux, les désirs exprimés par les familles renforcent cette inégalité. Les sociologues considèrent que la motivation en faveur des études croît si fortement à mesure que l'on s'élève dans l'échelle sociale qu'elle tend à dépasser les aptitudes des enfants. Dans ce paragraphe, nous allons vérifier l'exactitude de ce constat et déterminer les facteurs qui peuvent interférer dans la construction des aspirations familiales des parents vis-à-vis de la scolarité de l'enfant.

Présentation du modèle

Pour identifier les facteurs qui façonnent les aspirations familiales, nous avons construit un modèle probit simple. Le modèle postule une relation du type :

Résultats et discussions

L'estimation du modèle nous a permis d'avoir les résultats qui suivent..

Concernant la qualité de l'ajustement de ce modèle, le tableau 4 nous indique un bon pouvoir prédictif global de l'ordre de 79,77 %. Ainsi, par rapport aux prédictions naïves qui consistent à répondre systématiquement Y = 0 ou Y = 1, il s'avère être un bon prédicteur.

Degré de persévérance face aux difficultés scolaires

Les attentes des familles par rapport à l'école ne sont pas indépendantes de la carrière scolaire de l'enfant. C'est le résultat que nous avons réussi à avoir en étudiant l'impact du niveau des élèves en lecture et en mathématiques à leur entrée en 6e ainsi que leur redoublement en primaire "toutes choses égales par ailleurs". Ainsi, nous pouvons conclure que la réussite ou l'échec de l'élève sont susceptibles d'affecter le projet scolaire caressé par leurs parents, confirmant ainsi les conclusions de Davaillon (1993). Mais ce découragement est beaucoup plus important chez les parents les moins diplômés (Duru-Bellat et Jarousse, 1996). Certes, en combinant la catégorie socioprofessionnelle et le redoublement de l'élève en primaire, il s'est avéré que cet échec affecte d'autant moins les aspirations familiales que l'on a affaire à des parents ayant des professions qualifiées indicatrices d'un bon niveau d'études. Les cadres et les enseignants gardent le même niveau d'aspirations même si l'enfant éprouve des difficultés, alors que les familles plus éloignées de l'école, en l'occurrence les artisans et commerçants, les professions intermédiaires, plus sensibles à ses verdicts, rabattent considérablement le niveau de leurs ambitions dès que l'enfant fait preuve de faiblesses scolaires.

Dans le but d'explorer le facteur ethnique, nous avons observé l'effet de la durée de séjour des parents en France. Il ressort une différence notable entre le rôle du père et celui de la mère. Quelle que soit la durée de présence du père en France, l'impact est soit négatif (quand il a séjourné moins de cinq ans, ou est en France depuis toujours), soit non significatif (quand la durée de séjour est comprise entre cinq et vingt ans), alors que, pour la mère, le résultat est différent. Certes, les attentes par rapport aux études de leurs enfants pâtissent quand la mère est présente depuis toujours, alors que, dans les autres cas de figure (durée de séjour inférieure à cinq ans ou entre cinq et vingt ans), ces attentes sont affectées positivement. Ce résultat atteste de l'importance du rôle de la mère qui essaie de se distinguer des autres parents de milieux défavorisés, si l'on suppose que ces familles immigrées sont composées essentiellement de personnes n'ayant pas de qualifications et occupant, de ce fait, des emplois non qualifiés qui les concentrent dans les groupes sociaux défavorisés dont ils partagent les difficultés. Mais, au fur et à mesure que les familles immigrées s'enracinent en France, les mères adaptent leur comportement à celui de la catégorie sociale dans laquelle elles se trouvent et les familles immigrées reproduisent alors le rapport à l'école du groupe social dans lequel elles se sont insérées.

De ce fait, l'ensemble des résultats trouvés ne permettent pas de confirmer l'hypothèse n° 3 stipulant que les familles défavorisées ont de fortes aspirations malgré leur déficit culturel et économique.

EN CONCLUSION

Un résultat majeur apparaît : le fossé qui sépare les familles appartenant aux différents milieux sociaux va en grandissant. Certes, même si les différentes catégories socio-économiques affichent de fortes aspirations vis-à-vis de la scolarité de l'enfant, il demeure que, face aux difficultés scolaires de celui-ci, la donne change.

En effet, les familles favorisées ne sont pas affectées en cas de mauvaises performances de leurs enfants à l'école ou en cas de redoublement. En revanche, les familles populaires ou modestes n'arrivent pas à ignorer ce verdict vécu comme un échec. D'ailleurs, ce résultat est conforté par leur manque de connaissance du fonctionnement du système éducatif. D'un autre côté, même le redoublement d'un enfant issu d'un milieu favorisé peut faire partie d'une stratégie afin de rattraper son retard par rapport aux autres élèves. Ainsi, l'on voit que l'héritage en termes de déficit culturel et économique dont disposent les familles défavorisées auxquelles appartiennent les familles immigrées est lourd à porter et handicape sérieusement leurs projets.

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(1) Ils ne sont pas présentés dans cet article.

Diversité, n°152, page 37 (12/2008)

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