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Diversité

II. Première chance, deuxième chance, égalité des chances

Les scolarités des enfants d'immigrés dans le secondaire : des aspirations aux orientations

Yaël BRINBAUM, maître de conférences à l'Université de Bourgogne, chercheuse à l'IREDU (CNRS), associée au Centre Maurice-Halbwachs, Dijon. Yaël.Brinbaum@ens.fr,
Annick KIEFFER, ingénieure de recherche CNRS, Centre Maurice-Halbwachs (EHESS/ENS/CNRS), Paris. Annick.Kieffer@ens.fr.

Les enfants d'immigrés parviennent moins souvent en terminale générale et fréquentent davantage les filières professionnelles que leurs pairs français d'origine. Les différences reflètent surtout des inégalités dans les parcours liées aux origines sociales. Mais comment se comparent en leur sein les élèves d'origines portugaise et maghrébine ? Quelles sont les aspirations scolaires des familles dans la mesure où, si l'on observe des réussites scolaires en accord avec ces aspirations, il existe un nombre important d'orientations vers l'enseignement professionnel, mal vécues par certains jeunes, tant elles sont éloignées de leurs souhaits ?

La scolarité des jeunes d'origine ouvrière, et, en leur sein, de ceux issus de l'immigration, apparait au coeur des débats politiques et sociaux. Les inégalités sociales d'éducation ont largement été mises en avant par les sociologues de l'éducation depuis les années 60 (Bourdieu et Passeron, 1970), mais les enfants d'immigrés - enfants dont les parents étrangers sont nés à l'étranger - et leurs parcours scolaires sont restés longtemps invisibles dans les statistiques scolaires, bien que stigmatisés dans le discours commun.

Ce manque de travaux s'explique notamment par l'absence d'informations sur le lieu de naissance et la nationalité des parents permettant de distinguer ces enfants dans les enquêtes du ministère de l'Éducation nationale. Seule la nationalité de l'enfant, était prise en compte, ce qui ne permettait pas d'identifier les enfants d'immigrés nés en France et donc français. Cette réticence reflète la volonté de maintenir une école républicaine, intégratrice qui accueille également tous les enfants quelle que soit leur origine. L'égalité de traitement est un des piliers de l'école républicaine, il importe de voir cependant si l'école joue aussi son rôle d'intégration.

L'évolution de l'approche sociologique au fil des années est frappante. Après un discours sur le double handicap des enfants issus de l'immigration, du fait de leurs origines d'une partsociale et d'autre part étrangère, à la source des échecs scolaires, l'attention s'est portée sur les réussites jugées exceptionnelles. Puis une étude a mis en évidence les meilleurs parcours scolaires de ces enfants comparés à ceux des Français d'origine de même milieu social et familial (Vallet, Caille, 1996). Ainsi, à une vision misérabiliste a succédé une vision parfois trop positive et optimiste. Par ailleurs, les zones d'éducation prioritaire (ZEP), où se concentrent un nombre important d'enfants issus de l'immigration, sont souvent perçues comme des lieux de violence et d'échec scolaire, alors que les travaux sociologiques dépeignent une réalité autrement plus complexe. Plus récemment, une recherche portant sur l'académie de Bordeaux met l'accent sur la ségrégation scolaire (ethnique et sociale), à l'oeuvre dans certains établissements, et son impact sur les parcours scolaires (Felouzis et al., 2005).

La question se pose alors de savoir si les enfants d'immigrés rencontrent des difficultés spécifiques, connaissent les mêmes parcours que leurs pairs de même milieu social, ou encore réussissent mieux que ces derniers. Dans ce dernier cas, à quoi faut-il attribuer ces réussites ? L'hypothèse avancée par les sociologues repose sur les aspirations des familles et leur croyance dans l'école comme voie d'intégration et de mobilité sociale.

Quelles sont les aspirations scolaires des familles ? Varient-elles selon les origines (sociales, migratoires et nationales) ? Quels sont les parcours scolaires de leurs enfants dans le secondaire ? Enfin, observe-t-on une continuité ou un décalage entre les aspirations exprimées par les familles et les orientations des élèves ? Autant de questions de nature à éclairer le vécu de leurs parcours.

Pour y répondre, nous avons mené une étude à partir du panel d'élèves 1995 de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Éducation nationale, qui suit les élèves entrés en 6e pendant toute leur scolarité1. Les familles sont interrogées en 1998, les jeunes eux-mêmes en 2002 ; ce dispositif permet pour la première fois dans une enquête représentative de faire le lien entre aspirations scolaires des familles, parcours scolaires des enfants et projets des jeunes. L'analyse du processus, à partir de données longitudinales, enrichit la compréhension des mécanismes en jeu dans les parcours scolaires. L'étude quantitative présentée ici est réalisée à partir de questionnaires anonymes comportant les informations qui permettent de saisir les inégalités, de percevoir les groupes qui rencontrent des difficultés spécifiques et de mettre au jour les conditions favorables à la réussite de ces enfants

Notre étude compare les enfants d'origines portugaise et maghrébine, les populations immigrées les plus nombreuses en France. Les parents étant en majorité ouvriers ou employés (77 % pour les Portugais, 88 % pour les Maghrébins), les parcours des enfants sont comparés à ceux des familles françaises d'origine de même milieu social.

DE FORTES ATTENTES SCOLAIRES

À l'encontre du discours commun qui insiste trop souvent sur la démission des familles et le désintérêt des parents à l'égard des études de leurs enfants dans les quartiers populaires, les études sociologiques reflètent une autre image : les familles immigrées manifestent des aspirations scolaires fortes ; elles envisagent au minimum des diplômes du secondaire pour leurs enfants et la plupart se prononce pour un baccalauréat2. Conséquence des politiques éducatives qui visent à conduire 80 % d'une cohorte au niveau du baccalauréat, ce diplôme apparaît comme une norme scolaire. Toutefois, les différentes filières ne sont pas valorisées de la même façon par les familles.

Ainsi, les familles maghrébines tendent à privilégier les filières générales et les études longues aboutissant à des diplômes du supérieur, alors que les portugaises valorisent les filières professionnelles et les études plutôt courtes, professionnalisées. Ces dernières se rapprochent davantage des familles françaises d'origine ouvrière (Brinbaum, 2002 ; Brinbaum, Kieffer, 2005). Soulignons cependant le taux de non-réponse, un peu plus important chez ces familles, et qui reflète une difficulté à naviguer dans le système scolaire français.

Si, en général, les difficultés scolaires réduisent les aspirations, les immigrés persévèrent dans leurs ambitions ; et, à niveau scolaire contrôlé, les Maghrébins en particulier ont toujours des aspirations supérieures.

Ces aspirations sont liées à la perception des parents, quant à la valeur des diplômes sur le marché du travail. Les parents souhaitent que leurs enfants échappent au milieu ouvrier. Les familles maghrébines voient en l'école un moyen de se prémunir contre les difficultés d'insertion sur le marché du travail et contre l'éventuelle discrimination auxquelles leurs enfants peuvent être confrontés. Quant aux parents portugais, nombreux sont ceux qui ne perçoivent pas l'utilité des diplômes du supérieur sur le marché du travail ; les jeunes s'y sont bien insérés jusqu'ici avec des diplômes professionnels.

UN DECALAGE ENTRE ASPIRATIONS ET PRATIQUES

Les aspirations témoignent d'une valorisation des études et des diplômes ; pour autant, les familles n'ont pas toujours les clefs et les ressources nécessaires pour effectuer les bons choix ou aider leurs enfants à concrétiser les souhaits lors de leur scolarité (Thin, 1998, van Zanten, 2001, Brinbaum, 2002) comme le font aisément les classes moyennes ou supérieures. Plus captifs de l'offre scolaire, du fait de leur lieu de résidence, ils sont plus souvent scolarisés dans un collège en ZEP, avec des écarts selon l'origine géographique (en 1998, 7 % des élèves français d'origine, 12 % de ceux d'origine portugaise et 37 % de ceux d'origine maghrébine). Ils sont scolarisés dans des établissements où l'offre scolaire est plus limitée en termes d'options et où les conditions de réussite sont moins favorables.

De même, interrogées en 1998 sur l'aide au travail scolaire apportée à leurs enfants, 73 % des mères maghrébines déclarent ne pas aider - jamais ou presque jamais - (contre 49 % des mères portugaises et 12 % des mères françaises d'origine de même milieu social). Dans ces familles, les frères et soeurs aînés prennent le plus souvent le relais.

LES PARCOURS SCOLAIRES DANS LE SECONDAIRE

Des inégalités sociales d'éducation

Les inégalités d'éducation selon le milieu social sont précoces (Duru-Bellat, 2002) et les enfants d'origine ouvrière sont nombreux à avoir redoublé à l'école primaire. Parmi eux, les enfants d'immigrés sont encore plus touchés. Ainsi, parvenue en 3e, la moitié de ces enfants a redoublé au moins une classe (28 % des Français d'origine, toutes classes sociales confondues, 41 % chez les ouvriers). Leurs résultats scolaires mesurés par les évaluations en 6e sont moins bons et s'expliquent pour une grande partie par leur environnement social et familial.

Au lycée, les enfants sont inégalement répartis selon les filières en fonction de leur milieu social d'origine. Ainsi en 2002, 67 % des enfants de cadres supérieurs entrés en 6e en 1995 parviennent à l'heure en terminale générale - 84 % si on ajoute les redoublants - contre respectivement 16 % et 23  % pour les enfants d'ouvriers. À l'inverse, seulement 5 % des enfants de cadres supérieurs sont en enseignement professionnel contre 42 % des enfants d'ouvriers. Ainsi, le milieu social demeure un facteur important d'explication des parcours et orientations des élèves. Le niveau d'éducation des parents joue également.

Des orientations plus nombreuses dans les filières professionnelles

Au sein d'un même milieu social, il existe peu de variations entre les parcours des élèves français d'origine et de ceux issus de l'immigration. Les enfants d'ouvriers et d'employés se retrouvent fréquemment en enseignement professionnel (environ 40 %) et cela, quelle que soit leur origine nationale (cf. graphique 1). Presqu'un élève sur quatre est dans l'enseignement général, autant, voire un peu plus, dans les filières technologiques. Environ 10 % sont sortis du système éducatif. Les jeunes d'origine portugaise sont un peu plus nombreux en apprentissage, ce qui correspond à leur voeu exprimé en amont, alors que ceux d'origine maghrébine y sont minoritaires. Ces derniers se retrouvent plus souvent dans les filières professionnelles.

Nous avons construit des modèles statistiques visant à expliquer l'accès aux différentes filières en fonction des origines sociales, familiales et géographiques, et des caractéristiques de l'élève - genre, parcours scolaire antérieur, notes au brevet3. Ainsi, l'orientation en seconde générale et technologique est plus fréquente pour les jeunes issus de l'immigration à milieu socioculturel et résultats au brevet comparables ; leur orientation apparaît plutôt favorable compte tenu de leurs notes. Ces résultats mettent en exergue des réussites scolaires.

Toutefois, le passage en première nuance ces réussites, dans la mesure où l'orientation vers les filières technologiques est plus fréquente qu'en première générale. En fait, ces jeunes sont surreprésentés dans les filières technologiques, surtout lorsqu'ils sont en retard ; c'est une conséquence de leurs aspirations élevées et de leur persévérance, mais aussi un signe des difficultés rencontrées lors de la scolarité.

Des différences sont observées selon le genre. Parmi les jeunes d'origine maghrébine, les garçons ont été plus souvent orientés vers les filières professionnelles, comme le sont les Français d'origine, les filles vers les filières générales et technologiques. Les filles d'origine portugaise, pour qui les parents avaient des aspirations floues, se retrouvent un peu plus nombreuses dans les filières générales.

Ainsi, un certain nombre connaissent des réussites scolaires à milieu social contrôlé. Les aspirations familiales ont d'ailleurs un impact positif sur ces parcours ; les voeux des familles interviennent dans une certaine mesure dans ces orientations.

Une autre lecture de ces résultats peut également être envisagée. L'orientation plus fréquente en seconde dans les filières académiques peut aussi résulter de la scolarisation dans des collèges plus homogènes socialement, où l'évaluation et la notation seraient moins exigeantes, dans la mesure où le niveau scolaire global est plus faible (Felouzis et al., 2005). Le passage au lycée se traduit alors par une baisse des notes qui ne permet pas de rester dans les filières générales. Les réorientations dans les filières technologiques aboutissent ensuite à l'enseignement supérieur.

Graphique : Situation scolaire en 2002 des élèves d'origines ouvrières ou employées entrés en 6e en 1995, selon leur origine nationale (graphique 1)

Les conditions d'orientation selon les jeunes

Lorsqu'on interroge les jeunes, en faisant appel à leur mémoire, sur les conditions de leur orientation en fin de 3e (ou en fin de seconde), on perçoit bien que l'accès à l'information est inégal selon les origines sociales et nationales. À la question relative à l'aide apportée par les parents, 64 % des Français d'origine (61  % parmi ceux d'origine ouvrière) déclarent avoir été aidés contre respectivement 53 % et 46 % des jeunes d'origines portugaise et maghrébine. Lorsqu'on leur demande s'ils ont été bien informés par les enseignants et les conseillers d'orientation, les réponses positives sont assez proches chez les jeunes d'origine française ou portugaise, un peu inférieures chez ceux d'origine maghrébine (45 %, 47 % et 37 % respectivement). Il s'agit de la perception qu'en ont les étudiants, toutefois ces chiffres sont significatifs et plaident pour un accompagnement plus important à ces moments clefs.

Des orientations non souhaités : un sentiment d'injustice

On observe un certain nombre de décalages entre aspirations et orientations effectives. Interrogés en 2002, presqu'un tiers des jeunes déclarent qu'un voeu d'orientation leur a été refusé par le conseil de classe avec des écarts selon l'origine nationale (respectivement 39%, 33% et 28 % des jeunes d'origines maghrébine portugaise et française) ; refus au niveau de la seconde essentiellement puis de la section de 1re. À la question de savoir si "le conseil de classe a été injuste" avec eux, 19 % des jeunes de familles ouvrières et employées répondent par l'affirmative, 25  % des jeunes d'origine maghrébine et 17 % des jeunes d'origines portugaise ou française.

Ce sentiment d'injustice est plus prononcé par les jeunes qui ont été orientés dans l'enseignement professionnel et de façon moindre lorsqu'ils ont été scolarisés dans l'enseignement technologique. Cela est plus manifeste chez les garçons, d'origine maghrébine en particulier. Les filles expriment moins souvent ce sentiment d'injustice, mais elles connaissent aussi de meilleurs parcours.

De plus, certains souhaitaient faire des études professionnelles, mais ne sont pas toujours orientés vers les spécialités qu'ils ont choisies.

CONCLUSION ET DISCUSSION

L'analyse des parcours à partir du panel 95 fournit ainsi une vision plus nuancée des scolarités des enfants d'immigrés. Les élèves issus de l'immigration parviennent moins souvent en terminale générale et fréquentent davantage les filières professionnelles que leurs pairs français d'origine. Ces différences reflètent surtout des inégalités dans les parcours liées principalement aux origines sociales des élèves et aux ressources des familles. On observe ainsi de bons parcours et des réussites scolaires compte tenu des ressources familiales et sociales, mais également un nombre important d'orientations vers le professionnel, mal vécues par certains jeunes, tant elles sont éloignées de leurs souhaits.

Pour autant, il ne faut pas oublier les sorties du secondaire sans diplôme (environ 10 % en 2002) qui demeurent un réel problème et qui concernent davantage les jeunes d'origine ouvrière, dont ceux issus de l'immigration. À partir d'une autre source, le taux de sortants sans diplôme du secondaire est plus élevé4.

De même, il est nécessaire de se projeter plus loin afin de percevoir ce que deviennent ces jeunes. La scolarisation dans les filières générales et technologiques, fréquente par rapport aux Français d'origine de même milieu social, est la conséquence de la persévérance qu'ils espèrent payante ensuite. Ces jeunes souhaitent pour la plupart poursuivre des études supérieures (à plus de 80 %). Et ce projet est très fréquent chez tous les lycéens, qu'ils soient en enseignement général, technologique ou professionnel (75  % des enfants d'immigrés contre 55 % des Français d'origine de même milieu social dans les filières professionnelles).

Ceux qui obtiennent le baccalauréat ne parviennent pas avec le même bagage à l'université. Nombreux sont ceux qui aspirent à des BTS ou DUT (Brinbaum, Kieffer, 2005) mais nombre d'entre eux s'orientent vers les filières générales de l'université. Le problème se pose ensuite pour ces élèves de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions, malgré leurs formations antérieures peu adaptées. En effet, les abandons et les sorties de l'université sans diplôme sont plus fréquents chez les jeunes issus de l'immigration (Frickey et Primon, 2002), ce qui génère un sentiment de frustration (Beaud, 2002), amplifié ensuite par les difficultés d'accès au marché du travail.

D'où l'importance de bien informer, orienter et accompagner ces jeunes issus de l'immigration aux moments clefs de l'orientation (en troisième, seconde et à l'entrée à l'université).

Références bibliographiques

  • BEAUD S. (2002) 80 % au bac... et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire, Paris, La Découverte.
  • BOURDIEU P. PASSERON J.C. (1970) La reproduction, Paris, Ed. de Minuit
  • BRINBAUM Y. (2002) Au coeur du parcours migratoire, les investissements éducatifs des familles immigrées : attentes et désillusions, Thèse de Doctorat de Sociologie, Université Paris V.
  • BRINBAUM Y., Kieffer A. (2005) "D'une génération à l'autre, les aspirations éducatives des familles immigrées : ambition et persévérance", Éducation et formations, n°72, septembre, p. 53-75.
  • BRINBAUM Y., KIEFFER A. (2007) "Aspirations et parcours scolaires des jeunes issus de l'immigration: réussites et désillusions, transmissions et ruptures entre générations", Troisièmes rencontres du réseau Jeunes et Sociétés en Europe et autour de la Méditerranée, Marseille, 24-26 octobre.
  • DURU-BELLAT M.( 2002) Les Inégalités sociales à l'école. Genèse et mythes. PUF
  • FELOUZIS, G., LIOT F., PERROTON J. (2005) L'Apartheid scolaire, Paris, Seuil.
  • FRICKEY A., PRIMON J.L. (2002) "Jeunes issus de l'immigration : les diplômes de l'enseignement supérieur ne garantissent pas un égal accès au marché du travail", Formation Emploi, n° 79.
  • THIN D. (1998, Quartiers populaires. L'école et les familles. Lyon, PUL.
  • VALLET L.-A., CAILLE J.-P. (1996) Les élèves étrangers ou issus de l'immigration dans l'école et le collège français, Les dossiers d'Éducation et Formations, n° 67.
  • VAN ZANTEN A. (2001) L'École de la périphérie. Scolarité et ségrégation en banlieue, PUF, col. Le lien social.
  • ZEROULOU Z. (1988) La réussite scolaire des enfants d'immigrés : l'apport d'une approche en termes de mobilisation, Revue française de sociologie, 29 (3).

(1) L'étude porte sur un échantillon de 9 976 élèves suivis de 1995 à 2002. Le champ concerne les jeunes ayant répondu à l'enquête 2002 dont les parents ont répondu à l'enquête Famille en 1998 (cf. Brinbaum, Kieffer, 2005 pour une présentation détaillée).

(2) Elles sont interrogées en 1998, leurs enfants sont en fin de collège.

(3) Les régressions logistiques ne sont pas montrées ici (cf. Brinbaum, Kieffer, 2007).

(4) Les données du panel 95 n'étant pas disponibles pour les chercheurs depuis 2002, les auteures ont exploité l'enquête FQP "Formation et qualification professionnelle" (INSEE, 2003) pour connaître les niveaux d'éducation atteints par les jeunes.
Parmi ceux âgés de 25 à 34 ans en 2003, plus de 30 % des jeunes d'origine maghrébine se retrouvent sans diplôme (ou avec au plus un BEPC), contre respectivement 18 à 20  % des jeunes d'origine française de même milieu social. La situation demeure préoccupante pour ces jeunes sans qualification. Ce groupe d'âge regroupe néanmoins plusieurs générations d'élèves scolarisés dans le secondaire à différents moments ; les cohortes les plus récentes atteignent des niveaux d'éducation plus élevés.

Diversité, n°154, page 141 (12/2008)

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