Le réseau Canopé Le portail educ-revues
 
Diversité

I. Usage, règles, principe, droits, devoirs et lois

Une hospitalité conditionnelle

Immigrants espagnols à l'épreuve en Languedoc-Roussillon (XIXe et XXe siècles)

Suzana DUKIC, responsable du pôle "Histoires des immigrations, sociologie politique des mémoires" à l'Institut social et coopératif de recherche appliquée (ISCRA) et responsable de l'étude "Histoires des immigrations en Languedoc-Roussillon" (ACSE-IRIS)

L'intégration des immigrés dans la société dite d'accueil est au fondement de la politique d'immigration française, bien avant que la notion d'intégration ne soit érigée en modèle et traduite en politique publique au milieu des années 1980. Pourtant, l'exigence d'une contrepartie contredit, par définition, le principe d'hospitalité1. En matière d'intégration qui plus est, il est un lieu commun d'entendre que celle des Espagnols en France a été "exemplaire2". Pourtant, à y regarder de plus près, la situation est plus nuancée.

La région Languedoc-Roussillon constitue une destination privilégiée3 des immigrants ibériques tout au long des XIXe et XXe siècles et constitue ainsi un poste d'observation tout à fait intéressant des questions liées à leur intégration. C'est ce que montrent les résultats de l'étude Histoire et Mémoire des immigrations en Languedoc-Roussillon, conduite dans le cadre du programme national de recherches dirigé par Gérard Noiriel (IRIS-ACSE), dont l'objectif est de compléter l'historiographie existante et, partant, de retracer les caractéristiques de l'implantation des vagues migratoires successives (Dukic, 2008).

En Languedoc-Roussillon, il apparaît ainsi qu'"un Languedocien sur cinq est issu d'un parent, d'un grand-parent ou d'un arrière-grand-parent espagnol et vraisemblablement un Héraultais et un Catalan sur quatre" (Calvo, 1994), faisant de la région un observatoire privilégié des pratiques d'hospitalité à l'attention des migrants espagnols.

Nous proposons d'étudier, dans une perspective historique, une dimension inhérente de l'hospitalité, "l'asymétrie" (Gotman, 2001), c'est-à-dire l'inégalité du rapport entre l' hôte accueillant et l' hôte accueilli dans la région Languedoc-Roussillon, dans les deux sphères où l'hospitalité s'exerce, i. e les sphères privée (l'accueil réservé au travailleur espagnol dans les domaines viticoles languedociens) et étatique (les différentes politiques de l'asile à l'égard des réfugiés républicains lors de la Guerre civile, de 1936 à 1939).

LE TRAVAILLEUR AGRICOLE ESPAGNOL : UN HOTE DEVOUE MAIS... DEMERITANT

Un hôte dévoué

À partir des années 1850, les grandes étapes du développement de la viticulture languedocienne et roussillonnaise sont indissociablement liées aux apports de main-d'oeuvre en provenance des régions françaises montagnardes (les Gavaches) et d'immigrants espagnols. Le recours à la main-d'oeuvre d'origine outre-pyrénéenne devient réellement massif durant le dernier tiers du XIXe siècle et ne se dément pas jusque dans les années 19704.

À Capestang, petite bourgade de la plaine héraultaise spécialisée dans la production massive de vin de consommation courante depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la division du travail de la vigne s'est traduite par une différenciation ethnique des tâches. Les Espagnols sont employés aux travaux les plus ardus, et notamment au labour de grande profondeur, le défonçage. Cette division du travail est entretenue par les ouvriers français, qui "essayent de gêner l'accès des Espagnols à la pratique des techniques culturales de la taille ou du greffage considérés comme un privilège des autochtones" (Laurans, 1994). Cette rivalité fait aussi le jeu des propriétaires qui en profitent pour faire pression sur les salaires. La légitimité de la présence de l'hôte accueilli tient donc au fait qu'il est "plus actif", plus souple, plus dévoué, moins exigeant que l'ouvrier français.

Le gîte comme moyen d'assujettissement

Dans l'Hérault, il est d'usage que le travailleur agricole, le ramonet, soit logé dans le domaine viticole. Sous la coupe du régisseur ou du propriétaire, les immigrants espagnols sont alors soumis à de nouvelles sujétions. L'hôte accueillant impose des règles de co-habitation que l'hôte accueilli est dans l'obligation d'accepter. Ce statut résidentiel place ainsi le travailleur agricole et sa famille dans une situation de dépendance que Maryvonne Laurans qualifie de "servage moderne" (Laurans, 1994, op. cit.). Le patron peut à tout moment pénétrer l'intimité du foyer (l'inverse n'est pas vrai) et solliciter de l'aide que l'hôte hébergé ne peut refuser : "Cuando estas viviendo en la campana, los patrones estan viniendo en la maison tout le temps y 'Puedes a venir dar un coup de main ?'" (cité par Laurans, 1994, op. cit.). L'intrusion dans les espaces d'intimité est subie par l'hôte accueilli. Tenter d'y remédier peut être une source de conflit.

En outre, l'hébergement du travailleur et de sa famille est conditionné au contrat de travail, et sa rupture (en raison d'un licenciement, de la maladie...) entraîne irrémédiablement l'obligation de déménager, mettant fin à l'hospitalité du propriétaire. "Dissocier le logement du travail a été pour la majorité des ouvriers de ces domaines un acte d'autonomie sociale" (Laurans, 1994, op. cit.). La location ou, mieux encore, l'accession à la propriété entrent alors dans "une stratégie d'affranchissement", rendue possible par le passage du statut de ramonet à celui de métayer ou de propriétaire.

L'hôte coupable de tous les maux

Le rapport d'inégalité qui régit le travail et détermine le parcours résidentiel est justifié par des processus défensifs qui se traduisent par la récurrence de stéréotypes délégitimants faisant de l'étranger le coupable de tous les maux. Diverses expressions caractérisent alors cet hôte infériorisé et jugé déméritant.

À Capestang, on parle de "travail d'Espagnol" quand il s'agit de qualifier "un travail peu soigné, grossier, dépourvu de savoir-faire technique" (Laurans, 1994, op. cit.). Dans le contexte de crise de la fin des années 1920 et 1930, l'expression "Espagnols de merde5" se généralise. Malgré les divers "tableaux idylliques" dressés par diverses sources, "quant à la bonne intégration des immigrés espagnols, dans l'Hérault et les Pyrénées-Orientales, ceux-ci sont les premiers désignés comme les boucs émissaires par l'opinion, ce dont témoignent de nombreuses lettres et pétitions retrouvées dans les archives des services de main-d'oeuvre étrangère de ces départements" (Lillo, 2007).

En outre, même si la composition sociologique de la communauté espagnole dans la région est diverse, et en dépit de l'existence de trajectoires sociales ascendantes, l'Espagnol incarne l'hôte pauvre, "le mort de gana (mort de faim), qui se nourrit de hareng (la côtelette du pauvre), "de pain et d'oignons", appartient à un sous-prolétariat misérable et méprisé. L'Espagnol passe pour être un être inférieur. Le terme lui-même devient une injure", selon Raymond Sala et Alain Tarrius (2000) dans leurs travaux sur l'hispanophobie rampante depuis le XIXe siècle.

Infériorisé, exploité, assujetti, coupable de tous les maux, l'hôte espagnol accueilli à demeure est un hôte déméritant. Nous proposons dans un second temps d'examiner un autre aspect de l'accueil, celui fourni par l'État dans le cadre de l'asile. Nous verrons ainsi qu'il décrit une immigration qui met par définition en jeu "la tension [...] entre le droit de visite et le droit de résidence, constitutive de l'activité de l'État en matière de gestion des populations étrangères" (Laacher, 2001). L'accueil réservé aux Républicains espagnols lors de la Retirada en est une illustration, aiguë et âpre, oscillant entre considérations humanistes et hostilité.

POLITIQUES DE L'HOSPITALITE DURANT L'EXODE DES REPUBLICAINS ESPAGNOLS REFUGIES EN FRANCE : DES HOTES EMBARRASSANTS SINON INDESIRABLES

Une politique d'accueil pour le moins hésitante

L'afflux de Républicains espagnols commence dès le déclenchement des hostilités en juillet 1936, et les premiers exilés, fuyant les théâtres d'opération militaire, sont autorisés à séjourner dans le département d'arrivée, "les premières instructions données aux préfets [étant] indubitablement inspirées de soucis humanitaires" (Dreyfus-Armand, 1999). La progression des insurgés franquistes entre 1936 et 1938 entraîne, par la suite, plusieurs vagues de réfugiés en France, que les autorités françaises vont rapidement rechigner à accueillir. En fait, très vite, le gouvernement du Front populaire restreint sa politique d'accueil, déployant contrôle et surveillance aux frontières, et encourage le rapatriement en Espagne des réfugiés à la charge de l'État français, à l'exception des femmes, des enfants, des personnes âgées et des malades. Pour ceux-là, des mesures de dispersion sur l'ensemble du territoire français sont appliquées, rendant globalement possibles "de meilleures conditions d'hospitalité de la part des populations locales" (Rubio, 1994). Selon Javier Rubio, "les autorités officielles françaises ont fait preuve de compréhension et d'humanité envers les milliers et milliers d'infortunés Espagnols qui, à un moment ou à un autre, arrivaient dans ses ports ou à ses frontières à la recherche d'un asile plus ou moins éphémère" (Rubio, 1994, op. cit.). Pourtant, l'attitude des mairies françaises à qui les préfets ont fait appel pour loger les réfugiés a pu laisser "un souvenir très amer chez les réfugiés" (Rubio, 1994, op. cit.) tant l'opinion est peu disposée à supporter les implications politiques et financières de leur accueil, dans un contexte général marqué par la montée de la xénophobie.

Les autorités françaises sont en réalité embarrassées par cette présence et, tout en se référant à la tradition française d'hospitalité, prennent des dispositions ambivalentes allant dans le sens de la restriction et de la mise sous conditions de l'accueil des réfugiés.

L'accueil "à contre-coeur" des asilés

En application des dispositions prises à partir d'avril 1938 par le gouvernement Daladier et renforcées tout au long de l'année, les étrangers "indésirables", c'est-à-dire les étrangers considérés comme "indignes de vivre sur notre sol", les hôtes irréguliers, font l'objet d'un internement dans des camps, dans des conditions proches de la détention. C'est dans ce contexte peu hospitalier que survient la chute de Barcelone et de la Catalogne, à la fin du mois de janvier 1939, qui entraîne un exode de réfugiés d'une ampleur jamais égalée à une frontière française. Après quatre jours de blocage, les autorités françaises laissent entrer sur le territoire, le 28 janvier 1939, notamment par les postes frontières des Pyrénées-Orientales, plusieurs centaines de milliers de réfugiés civils épuisés par plusieurs jours de marche et d'attente ; suivis, à partir du 5 février, des militaires républicains défaits. Malgré des avertissements répétés sur la forte probabilité d'un afflux massif de réfugiés en cas d'effondrement du front républicain, rien ou presque n'a volontairement été envisagé pour l'accueil des réfugiés espagnols. Entre la fin du mois de janvier et le 9 février 1939, date à laquelle la frontière est fermée par les franquistes, ce sont près d'un demi-million d'Espagnols6, civils et militaires, le plus souvent dans le dénuement le plus complet, qui franchissent la frontière à pied, escortés par des troupes coloniales, tirailleurs sénégalais ou soldats marocains. Les femmes, les enfants, les malades, les personnes âgées sont ainsi séparés des soldats et les hommes en âge de servir sous les drapeaux dans des camps de "triage" ou de "collectage", à Prats-de-Mollo, La Tour-de-Carol, au Boulou ou encore à Arles-sur-Tech, à Bourg-Madame, dans les Pyrénées-Orientales... Sous l'autorité des pouvoirs publics et parfois avec l'aide des associations d'aide aux réfugiés, les premiers sont orientés vers d'innombrables centres d'hébergement, des locaux plus ou moins salubres, tandis que les hommes sont concentrés dans des premiers camps de fortune.

L'hôte indésirable : des considérations sécuritaires et de maintien de l'ordre public

La délimitation de l'aire accessible à l'hôte accueilli traduit la nature de l'asymétrie de la relation. Les réfugiés sont initialement internés à Argelès et à Saint-Cyprien, en bordure de plage, dans des camps d'internement.

Le camp d'Argelès, créé le 1er février 1939 sur la décision d'Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, et Marc Rucart, ministre de la Santé, reçoit jusqu'à 180 000 personnes. L'aménagement des lieux est plus que sommaire : il consiste à délimiter la plage en rectangles d'un hectare et à les clôturer par des barbelés. La nourriture et les médicaments pour soigner les blessés manquent, il n'y a ni eau potable, ni latrine et la rigueur de l'hiver pousse les réfugiés à creuser des trous dans le sable et à les couvrir avec des couvertures ou des branchages pour se protéger du froid.

À Argelès comme à Saint-Cyprien, autre camp sur la plage ouvert le 9 février et comptant jusqu'à 150 000 réfugiés, les internés contribuent eux-mêmes à la construction des baraques pour se protéger au plus vite du froid et de la tramontane qui balaie la plage. Très vite, le manque d'hygiène et d'eau provoque des maladies (dysenterie, pneumonie, typhoïde, tuberculose, lèpre, scorbut, conjonctivite). "L'inorganisation généralisée, qui se rencontre à tous les niveaux du camp, contraste avec une organisation parfaite du dispositif de surveillance" (Rafaneau-Boj, 1993), car des gardes mobiles, des hommes de troupe, des soldats coloniaux, spahis ou tirailleurs, patrouillent à l'intérieur et à l'extérieur des camps (à Argelès, des mitrailleuses sont installées au centre du camp). L'hôte accueilli est alors fait prisonnier, l'accueillant contrôlant les accès sur son territoire et imposant des règles de fonctionnement draconiennes.

Le camp du Barcarès compte parmi les mieux équipés, mais sa capacité initiale de 50 000 personnes est très vite dépassée ; il reçoit 70 000 personnes un mois après sa mise en service (Dreyfus-Armand et Témime, 1995).

Dans le Vallespir, d'anciens camps de triage sont transformés en camps d'internement : à Arles-sur-Tech, à Prats-de-Mollo notamment. "Le nombre de réfugiés qui succombent dans les premiers mois d'internement est difficile à évaluer encore, faute de recherches monographiques suffisantes pour prendre en compte les décès survenus dans les différents camps, mais il atteint certainement plusieurs milliers" (Dreyfus-Armand et Témime, 1995, op. cit.). Parmi eux, le poète d'origine sévillane, Antonio Machado, auteur de "Solitudes", de "Champs de Castille" ou encore de "Chants nouveaux", engagé aux côtés des Républicains, meurt des suites de la dysenterie, à Collioure, le 22 février 1939.

D'abord concentrés dans les camps d'Argelès, de Saint-Cyprien et du Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, les exilés sont répartis dans de nouveaux camps, plus en retrait de la frontière.

En mars 1939, seize camps sont répartis dans huit départements, dont un nombre important dans les départements de la région Languedoc-Roussillon ainsi qu'en Algérie et en Tunisie. Les camps des Pyrénées-Orientales sont évacués au printemps 1939 vers d'autres lieux d'internement : Bram et Montolieu (Aude), Rieucros (près de Mende, en Lozère), Agde (dans l'Hérault), Fort-Collioure ; dans les Pyrénées-Orientales reste le camp de Vernet-les-Bains.

Dès la fin de l'année 1939, la phase d'internement massif des réfugiés est terminée. La politique du régime de Vichy se caractérise par une mise au travail forcé, l'internement des étrangers et la déportation vers les camps de la mort de juifs étrangers, notamment vers Auschwitz, passant ainsi d'une franche inhospitalité à une hostilité meurtrière.

UNE INTEGRATION "EXEMPLAIRE", L'AMERTUME COMME HORIZON

Les pratiques de l'hospitalité décrites, bien que s'exerçant dans des contextes et des champs différents (emploi, logement, asile), traduisent les conceptions de l'égalité de l'hôte accueillant vis-à-vis de l'hôte accueilli. Mais la médaille a un revers. Le respect formel du droit d'asile, lorsqu'il est pratiqué à contre-coeur, matiné de sentiments ambivalents sinon hostiles, contredit ouvertement l'idéal égalitaire affiché par la patrie des droits de l'homme. Il laisse un sentiment d'amertume à l'hôte accueilli. Pendant des décennies, l'examen même par les historiens des politiques de l'accueil des réfugiés espagnols de la Retirada a longtemps été repoussé parce que les "blessures encore ouvertes", la rancoeur prégnante n'ont pas favorisé l'émergence de travaux sur ces questions.

Autre expression de cette amertume, la maîtrise de la langue française, dont le Haut Conseil à l'intégration a considéré qu'elle était un des premiers indicateurs de l'"intégration" des immigrés. S'agissant des Espagnols, immigrants économiques ou exilés, "l'étude de terrain du discours montre toute la violence occultée d'une intégration que l'on croirait a priori aisée" (Lagarde, 1994, op. cit.). Après une première phase d'apprentissage, la langue française est en effet restée pour certains immigrants castillanophones, en Roussillon notamment, à un second niveau, lacunaire et non évolutif, que les linguistes désignent sous le terme technique de "plateau de fossilisation". Le locuteur parle ainsi une langue hybride, "un melanjao" pendant des décennies, sans progresser. "La communauté dominante est rendue responsable de cet état de fait, pour s'être en quelque sorte dérobée à son rôle de pourvoyeuse d'un modèle linguistique normatif, alternatif de la langue première" (Lagarde, 1994, op. cit.).

La non-maîtrise du français comme métaphore du non-partage entre les hôtes interroge plus largement les pratiques contemporaines de l'hospitalité, à l'échelle d'une région, le Languedoc-Roussillon, où les immigrants espagnols d'hier sont devenus les Français d'aujourd'hui, où les Marocains ont remplacé les ouvriers agricoles outre-pyrénéens, où les discriminations à raison de l'origine traduisent l'illégitimité de la présence d'une partie des descendants d'immigrés (Noël, 1996), sans parler de la présence longtemps ignorée de mineurs migrants isolés dans les rues de Montpellier (Azemar, 2001) ou encore des Kurdes demandeurs d'asile...

Si l'histoire régionale nous permet de tirer quelques enseignements, c'est sans doute d'interroger notre conception de l'égalité, nos pratiques d'hospitalité, celles d'hier et celles d'aujourd'hui.

Références Bibliographiques

  • AZEMAR J., 2001, "Jeunes en errance. Vers une professionnalité de la rencontre", Notes et Études de l'ISCRA, n° 3.
  • CALVO M., 1994, "Que nous apprennent les statistiques sur les Espagnols en Languedoc-Roussillon ?", in L'Intégration des Espagnols et l'identité hispanique en Languedoc-Roussillon, Actes du colloque, Montpellier.
  • DE RUDDER V., 2001, "Politiques d'"immigration" en Europe. Du principe d'hospitalité à la règle d'inhospitalité", in "Accueillir les migrants", VEI-Enjeux, n° 125, juin.
  • DREYFUS-ARMAND G., 1994, "La constitution de la colonie espagnole en France", in L'Intégration des Espagnols et l'identité hispanique en Languedoc-Roussillon, Actes du colloque, Montpellier.
  • DREYFUS-ARMAND G., 1999, L'Exil des républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco, Paris, Albin Michel.
  • DREYFUS-ARMAND G. et TÉMIME É., 1995, Les Camps sur la plage, un exil espagnol, Paris, Autrement.
  • DUKIC S. (coord.), 2008, Histoire et Mémoire des immigrations en Languedoc-Roussillon, ACSE, ISCRA (2 tomes).
  • GOTMAN A., 2001, Le Sens de l'hospitalité. Essai sur les fondements sociaux de l'accueil de l'autre, Paris, PUF.
  • LAACHER S., 2001, "L'hospitalité, entre raison d'État et principe universel", in "Accueillir les migrants", VEI-Enjeux, n° 125, juin.
  • LAGARDE C., 1994, "Les limites de l'intégration réussie, à travers le discours des immigrés castillanophones de première génération en Roussillon", in L'Intégration des Espagnols et l'identité hispanique en Languedoc-Roussillon, Actes du colloque, Montpellier.
  • LAURANS M., 1994, "Être espagnol à Capestang", in L'Intégration des Espagnols et l'identité hispanique en Languedoc-Roussillon, Actes du colloque, Montpellier.
  • LILLO N., 2007, "L'immigration espagnole en France dans l'entre-deux-guerres à travers l'exemple du Languedoc-Roussillon", Exils et Migrations ibériques, n° 2 (nouvelle série), printemps.
  • NOËL O., 1996, "Jeunes issus de familles immigrées. Accès à l'entreprise et processus de discrimination : le bassin d'emploi de Nîmes", Notes et Études de l'ISCRA, n° 1.
  • RAFANEAU-BOJ M.-C., 1993, Odyssée pour la liberté : les camps de prisonniers espagnols, 1939-1945, Paris, Denoël.
  • RUBIO J., 1994, "La politique française d'accueil : les camps d'internement", in P. Milza et D. Peschanski (dir.), Exils et Migrations. Italiens et Espagnols en France, 1938-1946, Paris, L'Harmattan.
  • SALA R. et TARRIUS A., 2000, Occitans, Espagnols, Marocains : migrations d'hier et d'aujourd'hui en Roussillon, Canet-du-Rossello, Trabucaïre.

(1) Voir Véronique De Rudder, 2001.

(2) L'expression est d'Alain Girard, dans Population, n° 6 (1974), cité par Geneviève Dreyfus-Armand (1994).

(3) Entre 1851 et 1990, les Espagnols représentent sans discontinuer la première colonie étrangère de la région Languedoc-Roussillon.

(4) Où ils sont relayés par les Marocains.

(5) Trois sources documentaires mentionnent l'emploi de cette expression : Natacha Lillo, dans "L'immigration espagnole en France dans l'entre-deux-guerres à travers l'exemple du Languedoc-Roussillon" (Lillo, 2007) ; Christian Lagarde, dans "Les limites de l'intégration réussie" (Lagarde, 1994) ; et Maryvonne Laurans (Laurans, 1994, op. cit.).

(6) Les progrès de la recherche historique ont permis de dégager ce chiffre qui, après avoir occasionné d'âpres débats entre les historiens, est aujourd'hui communément admis.

Diversité, n°153, page 51 (06/2008)

Diversité - Une hospitalité conditionnelle