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Diversité

III. La dérive des contenus éducatifs

La violence en milieu scolaire à Constantine

Belkacem LABII, géographe urbaniste, titulaire d'un doctorat d'État en urbanisme et santé, directeur du laboratoire de recherche Villes et Santé, université Mentouri, Constantine, département d'Architecture et d'Urbanisme, Algérie. labibel@yahoo.fr

La violence en général, la violence scolaire en particulier, est un problème de santé publique du fait de la gravité de l'acte même dont le réceptacle est souvent le service des urgences médicales, mais aussi du fait des répercussions psychologiques et sociales. Au-delà, les échecs scolaires puisent beaucoup dans ces violences. Et... au-delà, les échecs scolaires ne génèrent-ils pas à leur tour la délinquance et la violence ?

La délinquance peut être classée dans la rubrique générale des déviances et de l'inadaptation ; les violences aussi. Elles sont toutes les deux une escalade dans les pathologies urbaines. F. G. Alexander et S.T. Selesnick1 identifient clairement le noyau affectif de la dépression. Ailleurs, K. Kacha rappelle que : quelle que soit la pluralité du déterminisme des dépressions, quelle qu'en soit la signification psycho pathologique, l'hostilité peut les caractériser 2."

En fait, la violence en milieu scolaire s'inscrit dans un cadre de violence en général qui touche toutes les classes d'âge, et notamment la classe de 13 à 18 ans, c'est-à-dire les collégiens et les lycéens, ou les jeunes censés être au collège ou au lycée. Les causes en sont multiples et multiformes, les conséquences sont plus ou moins graves.

L'école fait partie des espaces de vie de l'enfant, qui y passe plus du quart de sa journée en plus du trajet qu'il emprunte pour y aller. À la différence de l'espace maison, c'est un espace public spécifique, lieu de convergence des représentations de la société. C'est le lieu de mise en scène des conflits sociaux, c'est l'espace temps de transition de l'adolescence à la vie adulte, l'espace et le temps qui forgeront la personnalité de chaque individu. Pour ces raisons l'enfance et l'adolescence intéressent et inquiètent la société, les politiques, les chercheurs.

UN SUJET D'ACTUALITE

La violence en milieu scolaire n'est pas un phénomène récent. De nombreuses études y ont été consacrées. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'y est penchée notamment dans sa conférence de 2002 à Paris et celle de 2006 à Québec ; y est relatée une sorte de mondialisation de la violence scolaire. En Algérie, après une montée des violences en milieu scolaire et leur médiatisation, l'Observatoire régional de la Santé Est3 y a consacré une étude fort intéressante suivie d'un colloque sur le même thème en 20024. C'était une contribution à la mise en oeuvre des recommandations préconisées par l'OMS. En 2003, le Conseil national économique et social (CNES) consacre à la délinquance des mineurs un rapport éloquent5 dans lequel il tire la sonnette d'alarme. Nous avons nous-mêmes consacré un chapitre aux violences dans notre thèse6, comme nous y avons consacré un axe dans le projet de recherche "Ville et violences urbaines"7. Plus récemment, nombre d'universitaires ont communiqué sur la question dans le séminaire international"Ville et santé", à Constantine en décembre 20078. Depuis, et à la suite de ce qui est devenu un programme dans l'Observatoire régional de la Santé Est sous la houlette du professeur Zoughaïlech9, nombre de CES10 ont été menés sur les violences et les échecs scolaires, à Constantine et ailleurs, dont les médias ne cessent de rapporter les faits et méfaits.

UN PHENOMENE EN EVOLUTION

Selon le CNES qui cite la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le nombre de mineurs impliqués dans les actes de violence est passé de 8 077 en 1998 à 12 645 en 2002, soit un accroissement de 26,9 %. Selon la Gendarmerie nationale, les victimes sont passées de 1832 à 2298 dans la même période, soit un accroissement de 25,4 %. Notons que d'une part ces chiffres concernent les mineurs de 13 à 18 ans et non pas les enfants scolarisés, et cependant il ne s'agit pas moins d'enfants scolarisables, car les chiffres pour cette tranche d'âge comprennent forcément aussi les échecs scolaires. D'autre part, il ne s'agit là que d'agresseurs et victimes qui ont rencontré le système sécuritaire ou sanitaire et dont les délits relèvent d'une certaine gravité.

Pour cette catégorie de la population (scolarisée et scolarisable), le rapport du CNES donne des résultats édifiants de la délinquance qui tend à s'exprimer de plus en plus par des actes de violence. Les délits dits coups et blessures volontaires ont connu un accroissement de 76 % entre 1998 et 2002. Cette délinquance concerne plus les garçons que les filles (97 % contre 3 %), se développe plus dans les villes qu'à la campagne et augmente avec l'âge (61 % ont de 16 à 18 ans et 8 % ont moins de 13 ans).

L'enquête de l'Observatoire effectuée auprès de 1 933 élèves répartis dans dix collèges et dix lycées à Constantine est encore plus parlante ; elle révèle qu'un élève sur deux a été victime ou est l'origine d'un acte violent, intentionnel, dans 95 % des cas et touchant plus les garçons que les filles (54 %). Dans une autre enquête effectuée en 2007 auprès de 587 élèves du cycle moyen dans deux collèges dans un quartier périphérique de Constantine, plus de 57 % des élèves ont été victimes de violence, alors que ce taux était de 48,11 % en 2002. Cette situation, confirmée par une autre enquête effectuée en 2007 en Kabylie, montre l'ampleur du phénomène et appelle à une prévention des violences.

QUELLES VIOLENCES ?

L'adolescent peut être victime ou agresseur, voire les deux à la fois. Il est la victime de son camarade, de son enseignant, du surveillant, ou d'une tierce personne sur le trajet de l'école. Il est aussi agresseur. Les raisons de cette violence sont diverses, les conséquences aussi.

Les actes de violence relevés dans les enquêtes en milieu scolaire se subdivisent en trois catégories : les sévices physiques, sexuels et psychologiques.

Selon l'étude de l'Observatoire, moins de 30 % des sévices sont physiques : ce sont les agressions, les bagarres, les gifles, etc. Près de 50 % sont psychologiques. Les sévices sexuels, moindres que les deux autres, n'en sont pas moins importants (21,6 %) et ces sévices sont infligés non seulement par les garçons mais encore par des enseignants, les jeunes filles étant souvent les victimes. Ceci explique du moins en partie que sur les 38 % des actes de violence relevés à l'intérieur de l'école, 60 % sont subis dans la classe. Et si l'on considère que 30 % des actes se font devant l'école, cette dernière devient un espace de violence. Il s'agit d'une violence anti-scolaire qui s'exprime par des actes de vandalisme et une agressivité vis-à-vis de l'encadrement scolaire. De l'école à la maison, le trajet plus ou moins long n'est pas plus sécurisant et il s'y déroule plus de 7 % des violences selon l'enquête de 2007, qui en relève aussi 8 % à la maison !

L'impact de ces actes de violence dans l'école et son environnement se joue d'abord sur le plan de la santé publique, même si les traumatismes subis n'ont pas toujours nécessité une prise en charge médicale appliquée ; 23 % des cas ont cependant nécessité une consultation spécialisée. L'impact des sévices psychologiques est quant à lui difficile à évaluer immédiatement. Quoi qu'il en soit, tous les sévices confondus ont un impact psychologique ; entre six et dix-huit ans, cela se manifeste souvent par l'absentéisme et l'échec scolaire. Selon le CNES, 20 % des enfants de cette tranche d'âge sont hors de l'institution scolaire en Algérie, soit près de deux millions de jeunes livrés à la rue et aux tentations de la délinquance, c'est-à-dire en situation de précarité et d'insécurité.

QUELLES ORIGINES ?

La violence en milieu scolaire n'est pas seulement une violence dans l'environnement physique de l'école, elle est une violence proprement scolaire ; elle est aussi une violence des conditions de vie (sociales et économiques) ; elle est une violence de l'environnement culturel et politique ; elle est encore une violence familiale. Dans notre travail de doctorat en 2003, nous avons relevé pour la ville de Constantine une moyenne de 2 830 agressions sur six années, soit une incidence de 78,58 pour mille, et ce ne sont là que les victimes recensées dans le service des urgences médicales. Cela est inquiétant d'autant qu'en matière d'agressions l'acte met en scène et en relation, d'une part, la victime (dont nous connaissons le nombre) et, d'autre part, l'agresseur, ce qui amplifie le phénomène de violence.

Nous avons relevé aussi que malgré une relative concentration dans les quartiers périphériques, la violence se caractérise par une certaine ubiquité : tous les quartiers sont touchés. Les mêmes résultats sont relevés plus récemment en 2007, cependant que les médias rapportent des faits de violence d'une autre nature dans les agglomérations satellites de Constantine et en ville nouvelle : les batailles rangées entre quartiers ou îlots, reproduction d'anciens quartiers (bidonvilles éradiqués) de la ville. Il en serait de même pour les écoles. Cette forme de violence (agressions) concerne toutes les catégories professionnelles : en 2007, la moitié des personnes impliquée pour coups et blessures volontaires sont des chômeurs, mais les fonctionnaires et les professions libérales sont impliqués à hauteur de 30,50 % ! Les moins de vingt ans représentent quant à eux 20 %, qu'ils soient scolarisés ou non.

Il existe donc un climat de violence généralisé pour tous les âges et toutes les catégories sociales ; les violences dites scolaires quelle que soit leur ampleur s'inscrivent dans ce contexte ou climat. Le CNES le décrit ainsi : " Le phénomène de délinquance est surdéterminé. Il est lié à un cumul de dysfonctionnements des institutions de l'État et de la famille 11."

LA FAMILLE RESPONSABLE

Selon nos sources, les violences sont plus fréquentes chez les enfants à famille nombreuse (prévalence de plus de 47 % dans les familles de plus de six personnes) ; elles sont fréquentes chez les ménages vivant dans des logements de moins de trois pièces. La prévalence est encore plus importante dans les cas de divorce (70 %). Il faut ajouter à cela que les familles monoparentales sont représentées en majorité par les femmes, dont 87 % sont sans emploi. De plus le divorce se déroule souvent très mal et s'accompagne d'hostilités entre parents et même entre familles, d'où les déchirements que l'on imagine chez les enfants. C'est la problématique des modèles de socialisation en Algérie, qui se caractérisent par des contradictions et des conflits, les mères étant souvent protectrices et très tolérantes vis-à-vis des garçons alors que les pères sont moins présents mais cultivent chez ces derniers la virilité tout en étant répressifs et exigeants.

D'autre part, les mutations socio-économiques accélérées favorisent le développement de la délinquance. Le CNES relève à ce sujet un bouleversement du système de valeurs et une érosion des valeurs sociales fondamentales, et un contrôle social de moins en moins performant et inhibiteur. Cette dépréciation des valeurs est importante en rapport avec un mode d'éducation traditionnel.

UNE VIOLENCE DE L'ECOLE

Le ministère de l'Éducation nationale a recensé, entre 1999 et 2001, 1 786 cas de violence morale et 464 cas de violence physique entre élèves et enseignants. Ces chiffres sont très loin de la réalité : sur le seul échantillon de l'enquête effectuée par l'Observatoire en 2002, 348 enfants ont été victimes de sévices en classe. Par extension (abusive ?) il s'agirait de pas moins de 12 000 enfants sur une population scolarisée de 54 000 élèves à Constantine. Ceci est d'abord dû à un déficit des conditions d'enseignement du fait de la surcharge des classes et du manque de moyens, qui ont un impact direct sur l'autorité morale des enseignants. Ceux-ci sont submergés par le nombre d'élèves, insuffisamment formés pédagogiquement et se trouvent impliqués dans des relations conflictuelles où prévaut un manque criant de communication. Ils recourent souvent alors à la contrainte et aux sanctions, qui n'excluent pas la violence physique et verbale. Quand on ajoute à cela la surcharge des programmes dans une situation linguistique complexe, c'est l'enseignement même qui est en question. Il a été prouvé, selon le CNES, que "les compétences de communication des jeunes délinquants sont atrophiées ; l'incapacité de dialoguer et/ou de contester en usant du verbe, l'impossibilité dans laquelle sont mis un grand nombre de jeunes élèves à défendre leurs droits et leurs positions par une argumentation rationnelle et à négocier des compromis, les poussent à adopter des réponses violentes face à des institutions frustrantes et humiliantes 12."

D'un autre côté, A. Kouira13 rapporte qu'en 2007, 49 % des enseignants se trouvent quotidiennement confrontés à la violence dans leur établissement. Ils désignent la violence sous toutes ses formes : morale, physique, verbale et même institutionnelle, comme étant un acte d'incivilité. La violence s'exerce entre les élèves mais elle est aussi dirigée contre les adultes. Cette dernière semble plus inquiétante parce qu'elle remet en cause l'autorité des enseignants et la discipline. Ce qui engendre la question suivante : le rôle de l'enseignant est-il de transmettre un savoir ou doit-il de plus éduquer des élèves qui donneraient l'impression d'échapper totalement à l'autorité parentale?

Cette violence scolaire engendre des violences en milieu scolaire, l'une comme l'autre aboutissent à l'échec scolaire. Dans une enquête effectuée par C. Kaddache14, sur 950 adolescents enquêtés, 360 (37,9 %) disent avoir redoublé au moins une fois durant leur scolarité entre 11 et 19 ans, et ce taux de redoublement est deux fois plus important chez les 15-19 ans que chez les 11-14 ans.

Les jeunes se retrouvent alors dans une rue mal accueillante, sans autre possibilité de formation, en désarroi ou en dépression. M. Nedjari affirme, au sujet de la dépression hostile chez l'enfant et l'adolescent, que "pour lutter contre l'inhibition psychique, le sentiment de solitude subie et incomprise et la conscience d'être devenu incapable, l'enfant s'installe dans des conduites agressives manifestes... 15"

Dans ces conditions, l'école s'avère de plus en plus incapable d'assurer son rôle de formation et d'éducation ; elle échoue à remplacer la famille dans une période de transitions sociales et économiques peu maîtrisées. Les espaces entre la maison et l'école, la rue, le quartier sont massivement hostiles. Enfin, les violences observées dans ce qu'on appelle le milieu scolaire sont à l'image des violences qui sévissent dans la ville, à l'image des violences institutionnelles et politiques. Elles font appel à la conscience des adultes et elles sont graves parce qu'elles concernent les hommes et les femmes de demain.

Références bibliographiques

  • ASSELAH F. et KACHA K., "Aperçu historique de la dépression", in La Revue médico-pharmaceutique (Rmp) n° 19, avril 2001.
  • KACHA K., "Les dépressions hostiles", in La Revue médico-pharmaceutique (Rmp) n° 19, avril 2001.
  • INSP - Observatoire régional de la Santé Est, Violence en milieu scolaire, étude épidémiologique dans la ville de Constantine, avril 2002.
  • LABII Belkacem, Urbanisme et santé à Constantine. Pour une approche de la ville santé et de l'espace santé, thèse de doctorat d'État en urbanisme sous la direction du professeur Abdelhamid Aberkane, Constantine septembre 2003.
  • Projet "Ville et violences urbaines", Projet de recherche CNEPRU sous le code G2501/05/2005, sous la direction de Dr Belkacem Labii.
  • Laboratoire Villes & Santé, Séminaire international "Ville et santé", Constantine, Algérie, les 9 et 10 décembre 2007.
  • TERRANTI Idris, "La ville et la santé mentale. L'adolescence", communication au Séminaire international "Ville et santé", Constantine, Algérie, les 9 et 10 décembre 2007.
  • Conseil national économique et social, Commission population et besoins sociaux, protection de la jeunesse : la délinquance des mineurs, rapport de la 22e session plénière, mai 2003.
  • KOUIRA Aïcha., "Les actes d'incivilité", communication au Séminaire international "Ville et santé", Constantine, Algérie, les 9 et 10 décembre 2007.
  • KADDACHE Chawki, BOKARI Rachida, KERMANI Salah, GRANGAUD Jean-Paul, "Adolescent dans la daïra de Blida : quel environnement ? Quelle santé ?", communication au Séminaire international Ville et Santé, Constantine, Algérie, les 9 et 10 décembre 2007.
  • NEDJARI M., "Dépression masquée", in La Revue médico-pharmaceutique (Rmp) n° 19, avril 2001.

(1) F. G. Alexander et S.T. Selesnick, Histoire de la psychiatrie, Ed. Armand Colin, 1972, cité par F. Asselah et K. Kacha, "Aperçu historique de la dépression", in Revue médico-pharmaceutique (Rmp) n°19, avril 2001, p.20.

(2) K. Kacha, "Les dépressions hostiles", in Revue médico-pharmaceutique (Rmp), op. cit. p.23.

(3) Enquête conçue et réalisée par D. Zoughaïlech, professeur, médecin-chef, service d'épidémiologie et de médecine préventive, et D. Bensaâd, maître-assistant en épidémiologie, CHU de Constantine, avec l'appui de l'OMS. INSP - Observatoire régional de la Santé Est, "Violence en milieu scolaire, étude épidémiologique dans la ville de Constantine", avril 2002.

(4) Colloque sur la violence en milieu scolaire tenu à Constantine les 23 et 24 octobre 2002, dont les recommandations ont été rapportées dans le document de l'INSP - Observatoire Régional de la Santé Est, op. cit. p. 36.

(5) Conseil national économique et social (CNES), Commission population et besoins sociaux, protection de la jeunesse : "La Délinquance des mineurs", rapport de la 22e session plénière, mai 2003.

(6) Belkacem Labii, Urbanisme et santé à Constantine. Pour une approche de la ville santé et de l'espace santé, thèse de doctorat d'Etat en urbanisme sous la direction du professeur Abdelhamid Aberkane, Constantine septembre 2003.

(7) Projet "Ville et violences urbaines", Projet de recherche CNEPRU, code G2501/12/2005 sous la direction de Dr. Belkacem Labii.

(8) Laboratoire Villes et Santé, Séminaire international Ville et santé, Constantine les 9 et 10 décembre 2007.

(9) D. Zoughaïlech, professeur, médecin-chef, service d'épidémiologie et de médecine préventive, CHU de Constantine.

(10) Certificats d'études spécialisées.

(11) Il est en même temps le résultat des carences en matière de socialisation et l'expression d'un malaise d'une frange de la jeunesse soumise aux effets de la crise économique, de la violence terroriste et des mutations sociales ? CNES, op cit p.30.

(12) CNES, op. cit. p. 38.

(13) L'établissement scolaire ne peut remplacer la famille dans l'apprentissage des premiers comportements sociaux et pourtant la société le lui demande de plus en plus. A. Kouira, "Les actes d'incivilité", communication au séminaire international Ville et santé, op. cit.

(14) Chawki Kaddache, Rachida Boukari, Salah Kermani, Jean-Paul Grangaud, "Adolescent dans la daïra de Blida : quel environnement ? Quelle santé ?", communication au séminaire international Ville et santé, op. cit..

(15 ) M. Nedjari, "Dépression masquée" in La Revue médico-pharmaceutique op. cit. p.23.

Diversité, n°155, page 191 (12/2008)

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