Le réseau Canopé Le portail educ-revues
 
Diversité

III. La dérive des contenus éducatifs

L'éducation en milieu carcéral

Fanny SALANE, université Paris-Descartes, CERLISCNRS, UMR 8070 fanny.salane@paris5.sorbonne.fr

Le contexte de scolarisation semble aujourd'hui un indicateur incontournable dans l'analyse des processus scolaires : le lieu dans lequel évolue l'élève n'est pas neutre et influe sur le déroulement des études. Qu'en est-il alors d'un territoire à part, la prison ? Quelles sont les caractéristiques d'une scolarité se déroulant en prison ? Les résultats de la recherche, menés par entretiens semi-directifs auprès de 45 personnes incarcérées étudiantes1, mettent en lumière deux processus de territorialisation : l'"effet institution" et l'"effet établissement".

Dans une première partie, nous verrons quel est l'effet propre de la prison, nommé "effet institution", sur le vécu scolaire étudiant. Quelques-unes des particularités éducatives d'un lieu de privation de liberté seront ainsi mises en lumière. Dans une seconde partie, nous montrerons qu'à ce phénomène s'ajoute l'"effet établissement" : chaque prison possède des caractéristiques spécifiques qui pèsent sur la scolarité de l'étudiant.

L'"EFFET INSTITUTION"

Comment le fait d'être incarcéré influe sur la "forme scolaire"2

Les personnes détenues sont en grande majorité faiblement scolarisées, peu diplômées, dépourvues de capitaux culturels et scolaires. Le public et les dispositifs d'enseignement en milieu carcéral sont donc spécifiques. Les activités proposées sont de bas niveaux et "professionnalisantes" et plus généralement, l'éducation dans ce lieu semble plus considérée comme une faveur que comme un véritable droit.

Les particularités de l'enseignement en prison

En 2002, l'INSEE publie les résultats d'une enquête menée en 1999 auprès d'hommes détenus, en parallèle du recensement national. Cette recherche, qui permet de faire des comparaisons avec les hommes "à l'extérieur", montre que l'un des facteurs les plus discriminants pour les personnes détenues, avec l'âge, est l'arrêt précoce des études : les personnes incarcérées sont donc majoritairement jeunes et ont arrêté leurs études très tôt (INSEE, 2002, p. 64). La sortie prématurée du système scolaire est l'aboutissement d'une scolarité bien souvent chaotique, marquée par les échecs, les redoublements, les orientations vers des filières peu prestigieuses. En 2005, 49 % des personnes détenues étaient sans diplôme, 73 % ne dépassaient pas le niveau CAP, 33,5 % étaient sorties de cursus courts ou étaient en échec scolaire. Parmi les 26 % ayant échoué au bilan de lecture, 13,4 % étaient en situation d'illettrisme (Commission nationale de suivi de l'enseignement en milieu pénitentiaire, 2006, p. 10). La relation à l'école est donc complexe et parfois entachée de mauvais souvenirs et de rancoeurs.

L'enseignement en prison présente alors des caractéristiques liées au type de la population accueillie souvent hostile - au départ tout du moins - aux activités scolaires. En ce qui concerne la formation générale, pour l'année 2005-2006, 30 % des personnes détenues étaient scolarisées. Parmi ces dernières, 59 % suivaient une "formation de base" (alphabétisation, lutte contre l'illettrisme, français langue étrangère, remise à niveau du certificat de formation générale), 29 % préparaient les diplômes CAP-BEP et Brevet, 9 % préparaient les diplômes baccalauréat et Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU) et 2 % suivaient un cursus de l'enseignement supérieur (ibid., p 13-14.). Ceci met en lumière l'accent mis sur la formation de base au détriment des niveaux supérieurs. D'autre part, la formation professionnelle est également fortement valorisée, notamment parce qu'elle permet une rémunération dans l'enceinte de la prison et s'insère éventuellement dans un projet de sortie.

Droit ou faveur ?

Ces particularités de l'enseignement en prison se conjuguent à l'ambiguïté de la position de l'éducation en prison. Que ce soit dans les articles du code de procédure pénale (Section III, articles D450 à D456) ou dans les recommandations du Conseil de l'Europe (Recommandation Rec 2006-2) du Comité des ministres sur les Règles pénitentiaires européennes) par exemple, l'éducation en prison apparaît comme un droit. Cependant, dans l'application au quotidien, "l'accès à l'enseignement est moins perçu par les personnels de l'Administration pénitentiaire comme un droit inaliénable que comme un privilège pouvant être accordé aux détenus les plus dociles et pouvant être retiré aux détenus devenus récalcitrants" (Milly, 2001, p. 108).

Ceci est parfaitement illustré par les propos de Farid : "En fait, c'est : on te laisse rentrer les livres, tu fermes ta gueule. Tu fais le con en détention, t'auras pas de livres ! C'est comme ça que ça se passe. C'est malheureux à dire mais c'est tous les jours comme ça." (Farid, 24 ans, BTS 2, Management des unités commerciales, CD3).

Les détenus sont en partie donc à la merci de la bonne volonté de l'administration pour le déroulement de leurs études et les enseignants subissent également les règles de la logique sécuritaire. Évoluant dans un système particulier, ces derniers sont obligés d'adapter leur fonctionnement aux contraintes du lieu.

Logique sécuritaire et logique éducative

La scolarité se passe dans un lieu qui a pour fonction première la contention des personnes ; par conséquent, cette logique de garde, de sûreté et de séparation plus ou moins étanche avec l'extérieur a un impact fort sur les processus scolaires. La carrière scolaire en prison est soumise aux nombreuses incertitudes liées au contexte carcéral : elle suit les événements vécus par la personne détenue (transfèrement, changement d'étage, de régime de détention, mise à l'isolement) et s'en trouve fragilisée. Benoît, qui est en deuxième année d'études de philosophie, évoque le souvenir des examens du baccalauréat : "Mon jugement s'était passé à S, donc j'avais dû aller à S durant deux semaines pour passer le jugement là-bas et revenir à R ensuite. Donc il avait fallu gérer tout le transfert, le jugement, voilà, ça avait pas été évident de passer les examens par la suite." (Benoît, 22 ans, L1, Philosophie, MC).

En outre, tout ne se fait pas en prison ; pour des questions de pratique et de sécurité, il y a une forte restriction dans les choix scolaires. Ainsi, certaines disciplines comme les disciplines scientifiques sont beaucoup plus difficiles à mettre en oeuvre4 ; il est également difficile de mener à terme un BTS ou un IUT qui nécessite un stage en entreprise. Les niveaux postbaccalauréat ou post-DAEU sont d'autre part peu proposés et nécessitent de solides aides extérieures, notamment quand il s'agit d'effectuer des recherches personnelles ou de mener une enquête de terrain. Ceci tend donc à unifier les choix de disciplines et de filières et à limiter le niveau d'études.

Enfin, la forte coupure entre l'intérieur et l'extérieur influe sur la scolarité et le parcours scolaire est parsemé d'embûches matérielles, tant les échanges par-dessus les murs sont ardus. Au niveau des moyens de communication, l'accès au téléphone étant limité voire interdit, les courriers étant lus et retardés par la censure, l'accès à Internet étant en très large majorité proscrit, l'accès au savoir reste très encadré, contraint et restreint. Les récits concernant les difficultés pour faire entrer les livres, les cours, le matériel nécessaire à l'entreprise d'études sont récurrents dans les entretiens. La précaution la plus extrême concerne tout ce qui touche au matériel informatique : généralement interdit, il peut toutefois être acquis et utilisé s'il répond à des règles strictes5.

Il apparaît clairement que la logique sécuritaire prime sur les objectifs scolaires et que le fonctionnement de l'institution pèse de tout son poids sur les activités éducatives et formatives et renforce par-là les spécificités de la forme scolaire en milieu carcéral.

Comment le lieu d'incarcération influe sur la scolarité

Si l'existence d'un "effet institution" sur la scolarité a été mise en évidence, penchons-nous maintenant sur l'"effet établissement". Il s'agit là d'une transposition aux établissements pénitentiaires du concept utilisé en sociologie de l'éducation pour désigner l'effet propre qu'a sur la scolarisation et le devenir des élèves le fait d'être inscrit dans un établissement scolaire ou dans un autre. "L'"effet établissement" peut être préalablement défini comme la recherche de ce qui différencie les établissements. Cette problématique part de l'hypothèse, largement admise par ailleurs par l'ensemble de la société et en premier lieu par les acteurs du système et par ses utilisateurs, que les établissements produisent des différences" (Cousin, 1998, p. 10).

Quand on analyse le fonctionnement de l'institution carcérale, il semble que les offres de formation scolaire varient beaucoup d'un établissement pénitentiaire à l'autre, comme le souligne le rapport de l'Assemblée nationale (Mermaz et Floch, 2000, p. 182). L'impact de son organisation et de la place effective laissée aux pratiques scolaires s'ajoutent au poids de la politique "maison" de la prison et à la place symbolique faite à l'éducation et à la formation.

Configuration spatiale et place effective de l'enseignement

Comme le souligne Anne-Marie Marchetti dans Pauvretés en prison en 1997, les structures d'enseignement changent d'une prison à l'autre et dépendent largement de caractéristiques matérielles telles que l'espace disponible, les contraintes spécifiques de la politique de l'établissement par rapport aux études, les horaires d'ouverture de l'école, etc. La première caractéristique qui semble avoir une influence sur le vécu scolaire est le type d'établissement dans lequel l'étudiant est incarcéré (maison d'arrêt, centre de détention ou maison centrale). À chaque type de prison correspond en effet un régime de détention particulier, qui a une influence sur la scolarité.

Ainsi, Jean-Amédée, incarcéré en maison centrale, se plaint-il d'être dans un établissement où la mission sécuritaire prime. Il compare avec le fonctionnement d'autres prisons qui sont des centres de détention, qu'il a expérimentées. "Mais sincèrement, la mentalité de la centrale ici, à Na et d'ailleurs, dans toutes les centrales, c'est un milieu sécuritaire donc c'est sécuritaire avant tout ! [...] Par contre à T, là, vous allez voir, c'est un lieu vivant : y'a des gens du GENEPI6 qui viennent là-bas, y'a des profs, du théâtre, enfin bref... Moi j'ai connu à Nu, par exemple, c'est pareil, y'avait des troupes théâtrales, y'avait des profs qui venaient donner des conférences..." (Jean-Amédée, 55 ans, L2, Histoire, MC).

Selon le type de l'établissement et, lié à cela, le profil des détenus qui s'y trouvent, les activités socio-éducatives seront donc plus ou moins facilitées.

Un autre facteur important dans la place effective laissée à l'enseignement en prison semble être l'organisation même de l'établissement et l'emplacement des activités scolaires. Certains établissements pénitentiaires disposent d'un emplacement spécifique, généralement appelé "centre scolaire", dans ou hors de la détention (Poissy, Lannemezan, Eysses, Châteauroux, Ecrouves) alors que d'autres disposent d'un bureau des enseignants hors détention avec des salles de cours réparties dans les bâtiments de la détention (La Santé, Saint-Martin-de-Ré). Ceci a des conséquences sur la gestion même des activités scolaires et, au-delà, témoignent de la place symbolique qu'occupe l'éducation dans les objectifs pénitentiaires7.

Une dernière variable est la situation géographique de l'établissement. Selon qu'il est incarcéré dans une prison en ville ou à la campagne, près ou non d'une grande ville, l'étudiant a plus ou moins de facilités pour mener ses études. Cet isolement ou cette proximité des lieux scolaires entraînent des différences dans les possibilités matérielles de se procurer des savoirs ou des biens liés aux savoirs. C'est ce que soulignent les auteurs du rapport La France face à ses prisons : "Les établissements implantés en zone rurale peuvent avoir du mal à faire venir des enseignants - c'est le cas de Clairvaux : un seul instituteur intervient, alors que le pourcentage d'illettrés est très important. [...] Aucun étudiant du GENEPI n'intervient non plus." (Mermaz et Floch, 2000, p. 183).

POLITIQUE "MAISON" ET PLACE SYMBOLIQUE DE L'ENSEIGNEMENT

À cette place effective de l'école en prison s'ajoute la place symbolique, liée à la politique scolaire particulière menée par l'établissement. Philippe Combessie, dans son ouvrage Prisons des villes et des campagnes, a analysé "les relations qui se sont tissées entre quelques établissements pénitentiaires et le lieu où ils sont situés" (1996, p. 10) et a ainsi mis en évidence différents types d'exercice du pouvoir selon les prisons. À chaque établissement va donc correspondre une politique et une organisation différentes (Lhuilier et Lemiszewska, 2001).

La première grande disparité qui existe entre les établissements est le règlement intérieur "ayant pour objet d'informer les détenus de leurs obligations et de leurs droits, et d'aider le personnel dans la mise en oeuvre des règles applicables, le règlement intérieur est établi par le chef d'établissement en liaison avec le service pénitentiaire d'insertion et de probation pour tous les domaines relevant de la compétence de ce service" (Mermaz et Floch, 2000, p. 139). Ainsi, une chose autorisée dans une prison pourra être interdite ou alors aménagée, avec de tout autres règles, dans une autre. Par exemple, les cours ou la bibliothèque pour les étudiants qui travaillent seront accessibles le soir et le samedi dans une prison et ne seront accessibles qu'en pleine journée dans une autre.

En lien avec la diversité des règlements intérieurs, le type de direction en place dans l'établissement semble avoir son importance. Dans son rapport Prisons : une humiliation pour la République, le Sénat constate : "Au-delà du document écrit que constitue le règlement, chaque établissement a son "esprit d'entreprise". L'histoire d'un établissement pénitentiaire, le type de population pénale et le comportement des surveillants ont beaucoup d'importance" (Hyest et Cabanel, 2000, p. 142). En ce qui concerne l'enseignement, la direction peut être plus ou moins ouverte aux activités éducatives et aux dispositifs pour les favoriser. Il faut ajouter que selon l'article D453 du code de procédure pénale, l'inscription d'un détenu dans des cours est subordonnée à l'autorisation du chef d'établissement.

Tout ceci confirme les propos de Bruno Milly au sujet de la profession enseignante en prison : "L'autonomie réelle [des enseignants] dépend en partie de formes de négociations locales." (2001, p. 109).

"Là, en ce moment-là, ça se passe super bien avec le chef de division. Mais je sais qu'il va partir l'année prochaine et je connais la personne qui le remplace. Je sais qu'elle n'est pas facile et que tout ce qui marchait bien jusqu'à maintenant sera remis en question." (Un responsable local d'enseignement8, MA).

La mise en place des activités est donc soumise à la prise en considération de l'école par les différents décideurs de la chaîne administrative et, d'une personne à l'autre, les politiques éducatives et formatives vont considérablement varier ; les acquis apparaissent ainsi toujours fragiles.

L'institution totale qu'est la prison constitue un contexte particulier pour les études et produit un "effet institution". S'adressant en priorité et en grande majorité à des personnes de faible niveau scolaire, les activités d'éducation et de formation se plient à la tutelle de l'administration pénitentiaire et s'organisent selon la logique sécuritaire prédominante, donnant lieu à une "carcéralisation" de l'enseignement en prison. D'autre part, cette rigidité des règles ne provoque pas une uniformité de gestion du parc pénitentiaire et chaque établissement semble construire sa propre politique, selon son histoire, sa configuration spatiale, sa direction et son équipe d'encadrement. Cet "effet établissement" se traduit par une place effective et symbolique de l'école en milieu carcéral fortement variable d'une prison à une autre.

L'éducation semble alors soumise dans la pratique à de nombreuses contraintes, frappée de nombreux interdits et parfois considérée comme un privilège plutôt que comme un droit, que l'on peut ou non accorder. Elle met parfaitement en évidence le fossé existant entre l'intérieur et l'extérieur et, à l'intérieur, entre les établissements. Le reclus est donc détenu avant d'être étudiant et, suivant les établissements, plus ou moins étudiant ; le parcours carcéral prend le pas sur le parcours scolaire et en façonne les contours, accentuant et créant des disparités entre les personnes.

Repères bibliographiques

  • COMBESSIE, P. (1996). Prisons des villes et des campagnes : Étude d'écologie sociale. Paris : L'Atelier/Éditions Ouvrières.
  • Commission nationale de suivi de l'enseignement en milieu pénitentiaire (2006). Bilan de l'enseignement sur l'année 2005. Paris : Direction de l'Administration pénitentiaire.
  • COUSIN, O. (1998). L'efficacité des collèges : Sociologie de l'effet établissement. Paris : Presses universitaires de France.
  • HYEST, J.-J., et CABANEL, G.-P. (dir.) (2000). Prisons : une humiliation pour la République : Rapport de la commission d'enquête sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires en France. Paris : Sénat.
  • INSEE (2002). "L'histoire familiale des hommes détenus". Synthèses, n° 59. Paris : INSEE.
  • LHUILIER, D., et LEMISZEWSKA, A. (2001). Le choc carcéral : Survivre en prison. Paris : Bayard.
  • MARCHETTI, A.-M. (1997). Pauvretés en prison. Ramonville, France : Érès.
  • MERMAZ, L., et FLOCH, J. (dir.) (2000). La France face à ses prisons : Rapport fait au nom de la commission d'enquête sur la situation dans les prisons françaises. Paris : Assemblée nationale.
  • MILLY, B. (2001). " Les professions en prison : convergences entre individualisme méthodologique et interactionnisme symbolique". L'Année sociologique, vol. 51 (1), 103-136.

(1) en 2005-2006, dans 22 établissements différents.

(2) Cf. Vincent, G. (1994). L'éducation prisonnière de la forme scolaire ? Scolarisation et socialisation dans les sociétés industrielles. Lyon : Presses Universitaires de Lyon.

(3) Pour chaque citation d'entretien, il sera indiqué le prénom (modifié) de la personne étudiante, son âge, le niveau et le type d'études poursuivies, ainsi que le type d'établissement pénitentiaire dans lequel elle est incarcérée (MA : maison d'arrêt, CD : centre de détention, MC : maison centrale).

(4) Parmi les enquêtés, les disciplines les plus représentées sont : les sciences humaines et sociales, le commerce, les "humanités", les disciplines scientifiques et techniques, puis le droit.

(5) Cf. ministère de la Justice (2006), Circulaire relative à l'accès des détenus à l'informatique, Paris : Administration pénitentiaire.

(6) Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées.

(7) Il faut ajouter que la place effective de l'école en prison dépend aussi des contraintes de gestion de l'espace et de partage des lieux entre les différentes activités.

(8) " Num="N Au sein de chaque établissement pénitentiaire, il existe une unité locale d'enseignement dirigé par un responsable local d'enseignement (RLE), désigné parmi l'équipe enseignante.

Diversité, n°155, page 186 (12/2008)

Diversité - L'éducation en milieu carcéral