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Diversité

III. La dérive des contenus éducatifs

Les élèves de la ville et de la campagne au Québec

Michel PERRON et Suzanne VEILLETTE, Groupe d'étude des conditions de vie et des besoins de la population (ÉCOBES), Jonquière, Centre hospitalier de l'Université de Montréal et Groupe d'Étude sur l'interdisciplinarité et les représentations sociales (GEIRSO), Université du Québec à Montréal, Québec, Canada.

Les disparités régionales et locales caractérisent la persévérance scolaire à l'école secondaire (12 à 18 ans) au Québec. Dans cette perspective, sont particulièrement examinées1 les disparités en matière d'abandon scolaire et de diplomation2. Les comparaisons entre les parcours scolaires des garçons et des filles sont notamment utiles pour appréhender l'effet du milieu d'origine sur les trajectoires scolaires.

Aux États-Unis et au Canada dans un effort remarquable pour favoriser l'accès à l'enseignement supérieur, les collèges communautaires se sont multipliés. Au Québec, c'est au moment de la Révolution tranquille que les pouvoirs publics ont créé, à partir de 1966, un réseau de collèges d'enseignement général et professionnel (cégep). Avec l'ajout des cégeps privés, on a assisté à une croissance progressive des effectifs en enseignement postsecondaire et à un processus de massification qui ne serait d'ailleurs pas achevé (Statistique Canada, 2005).

C'est à l'école secondaire que l'on a confié la tâche d'assurer la formation initiale qui permet la qualification pour la poursuite des études supérieures, collégiales ou universitaires. Par ailleurs, longtemps sous-représentées, les femmes sont maintenant majoritaires dans le système d'enseignement supérieur. L'État québécois s'est donné des objectifs visant la diplomation du plus grand nombre de jeunes avant l'âge de 20 ans ; il est donc pertinent de scruter en profondeur les logiques géographiques et sociales de l'accès au diplôme qui qualifie pour la formation supérieure et cela, à diverses échelles : régions administratives, municipalités régionales de comté, municipalités.

UN REGARD SOCIOGEOGRAPHIQUE A PARTIR DES FICHIERS SCOLAIRES

L'analyse des cheminements ou des parcours scolaires de plusieurs cohortes d'étudiants fréquentant l'école secondaire au Québec est possible grâce à l'exploitation des banques publiques de données constituées à partir des registres scolaires (MEQ, 2005). Afin de mieux appréhender les inégalités régionales et locales en matière de scolarisation, nous avons exploité récemment de telles données sur les cheminements des jeunes populations scolaires pour mettre en place un site interactif d'indicateurs spatialisés (http://cartodiplome.mels.gouv.qc.ca).

Un diagnostic de l'abandon scolaire et de la diplomation au Québec y est dressé à l'échelle des 17 régions administratives et de quelque 1 100 municipalités. Nous exploitons les deux indicateurs pour comparer la situation des régions (métropolitaines, centrales, éloignées) et des municipalités afin de repérer les principales logiques sociogéographiques qui conditionnent les parcours de scolarisation des jeunes en formation initiale.

Des enquêtes pour mieux appréhender les conditions de vie, les parcours scolaires et les aspirations des jeunes

L'enquête de 2002 fut l'occasion d'entreprendre un suivi longitudinal d'une cohorte de 615 jeunes alors âgés de 14 ans. Les analyses récentes concernant la transition entre le secondaire et le collégial ont donné lieu à une publication qui fait état des principaux déterminants de l'allongement de la durée des études au secondaire et des fréquents changements de programme au collège (Veillette et al., 2007). Les études longitudinales portant spécifiquement sur les facteurs associés à la persévérance scolaire sont rares, notamment quant à la transition secondaire/collège. Nous exploitons les résultats de l'enquête transversale de 1997 qui ont permis de mieux caractériser les élèves de la ville et de la campagne (Perron, Gaudreault, Veillette et Richard, 2000).

Figure 1 : Schéma des enquêtes et des publications sur les habitudes de vie des jeunes de Saguenay - Lac-Saint-Jean3.

ORIENTATIONS THEORIQUES ET PRINCIPAUX CONCEPTS

Nous considérons la persévérance scolaire comme "le maintien plus ou moins grand, au fil des années, des effectifs scolaires admis dans le système d'éducation ou engagés dans un cycle ou un programme d'études" (Centre de documentation collégiale, 2007). De façon plus opérationnelle, on parlera de la poursuite d'un programme d'études en vue de l'obtention d'une reconnaissance des acquis (diplôme, certificat, attestation d'études, etc.). Il s'agit donc d'un processus plus ou moins continu ou linéaire dans le temps qui fait appel à la fois aux intentions et aux comportements des jeunes (Tinto, 1987). Les résultats d'enquêtes, telles celles que nous réalisons au SLSJ depuis dix ans, constituent donc un corpus de connaissances qui s'ajoutent aux indicateurs produits par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

La théorie de la reproduction insiste sur la transmission intergénérationnelle du capital culturel et de la position sociale qui privilégie le poids du passé (Bourdieu et Passeron, 1970 ; Boudon, 1973 ; Goux et Maurin, 1995). Si la performance scolaire antérieure constitue un déterminant fondamental de la persévérance scolaire, l'origine sociale et les rapports de classe représentent donc un complément essentiel pour expliquer la persévérance scolaire. On s'intéresse alors aux formes et aux sources des dispositions culturelles à l'origine des aspirations scolaires et des choix de filières, de programmes ou d'établissements. Notre étude réalisée au SLSJ sur les inégalités sociogéographiques de l'accès au collégial a d'ailleurs confirmé l'influence notable du niveau socio-économique du quartier de résidence de l'élève sur la transition secondaire-collège, de même que sur les choix de programmes et la diplomation (Veillette, Perron, Hébert, Munger et Thivierge, 1993).

Le concept de "parcours scolaire" relève d'une vision un peu différente de celui de "carrière scolaire" et convient mieux aux analyses sociogéographiques basées sur l'exploitation des fichiers de tous les élèves inscrits dans le système scolaire. Le parcours est associé à un cheminement, à une suite d'événements sur un continuum, ce qui met l'accent davantage sur les logiques individuelles, considérant les élèves comme des acteurs. Voilà la perspective dans laquelle se sont inscrits nos travaux. Cependant, la lacune principale renvoie au fait que si les fichiers scolaires mis en place au Québec permettent de suivre pas à pas tous les élèves dans leur cheminement scolaire, ils consignent principalement les faits relatifs aux inscriptions, changements de programme, attestations ou certifications.

Les facteurs qui émergent des divers modèles explicatifs de la persévérance scolaire peuvent être synthétisés en quatre groupes : a) les caractéristiques individuelles, sociales et psychoaffectives des élèves ; b) les facteurs scolaires ; c) les facteurs environnementaux (incluant la famille) et d) les habitudes de vie et les comportements à risque.

LES DISPARITES REGIONALES ET LOCALES DE LA PERSEVERANCE SCOLAIRE

Les filles SONT systématiquement en avance et certaines régions se démarquent

Le site interactif d'indicateurs spatialisés, qui permet la cartographie de l'abandon scolaire et de la diplomation, révèle que les inégalités de scolarisation persistent au Québec, selon le genre, le réseau public ou privé, le type de programme et le milieu d'origine. En matière de persévérance scolaire, on constate, d'une part, des oppositions criantes à l'échelle des dix-sept régions du Québec et, d'autre part, des clivages sociogéographiques dans chacune des régions. On doit souligner également l'avance systématique des filles dans presque toutes les municipalités (95 %). Une corrélation assez forte est aussi établie entre le faible taux de diplomation au secondaire des jeunes et la faible scolarisation de la population adulte (Perron, Auclair, Veillette et Hébert, 2005), ce qui confirme l'influence de la communauté d'appartenance sur la scolarisation des élèves.

Les régions centrales du Québec (fortement francophones), soit Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Saguenay - Lac-Saint-Jean, d'une part, et l'ouest de Montréal (fortement anglophone), d'autre part, enregistrent un net avantage sur les autres. On est également frappé par le petit nombre de municipalités où la diplomation est élevée chez les garçons dans plusieurs régions éloignées que l'on désigne souvent par l'appellation de régions-ressources du Québec : Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Laurentides, Abitibi-Témiscamingue. Notons aussi que deux régions, en l'occurrence l'Outaouais et l'Estrie, qui ne sont pas très éloignées des grands centres, affichent tout de même de faibles taux de diplomation, tout particulièrement chez les garçons.

L'ensemble de la région métropolitaine de Montréal, où vit un Québécois sur deux, présente un bilan plutôt défavorable pour les deux indicateurs de persévérance scolaire. Elle se classe parmi les régions ayant un plus faible taux de diplomation que l'ensemble du Québec après 7 ans et cela, aussi bien chez les garçons (60,9 % comparativement à 63,3 %) que chez les filles (72,1 % comparativement à 77,5 %). Sur l'Île de Montréal plus particulièrement, nous observons un net clivage entre l'est (davantage francophone et allophone) et l'ouest (davantage anglophone). Le poids des quartiers défavorisés contribue pour beaucoup, selon nous, au positionnement moins avantageux de la région montréalaise en matière de persévérance scolaire. Fait important à signaler, pour une période de trois ans (cohortes entrées à l'école secondaire entre les années 1989-1991 et 1992-1996), la région montréalaise enregistre même la plus forte baisse au Québec de la diplomation, soit plus de sept points de pourcentage.

ELEVES DE LA VILLE ET DE LA CAMPAGNE : RESSEMBLANCES OU DIFFERENCES

La question de l'effet du lieu de résidence sur la culture des jeunes et leurs aspirations est fort complexe. Les données traitées proviennent de l'enquête "Aujourd'hui, les jeunes du Saguenay - Lac-Saint-Jean" qui fut réalisée en mai 1997 auprès d'un échantillon représentatif totalisant 1 665 élèves des classes 1 à 5 de l'enseignement secondaire public et privé du SLSJ.

L'analyse discrimimante pour caractériser les élèves selon le milieu d'origine

Nous avons localisé les élèves dans l'un ou l'autre des quatre types de municipalités du SLSJ : 37 municipalités rurales (15,3 % des élèves) ; 14 municipalités périurbaines (15,0 %) ; 5 villes de 5 000 à 30 000 habitants (31,2 %) et l'agglomération de Chicoutimi/Jonquière (38,5 %). La typologie des municipalités utilisée pour différencier les comportements des élèves est fortement inspirée de celle élaborée dans une étude antérieure (Veillette et al., 1993).

L'analyse multidimensionnelle finale (tableau 1) identifie sept facteurs discriminants relevant de trois dimensions distinctes (la famille, le vécu psychosocial et culturel de même que l'école).

Description du modèle retenu (n = 1 535)

[Le modèle obtenu avec la procédure " stepwise " retient deux fonctions discriminantes ; le lambda de Wilks est de 0,85 (p < 0,001).]

Typologie des municipalités (proportion de sujets bien classés dans les groupes)

Rurales : 49 %
Périurbaines : 16,1 %
Villes de 30 000 habitants et moins : 29,4 %
Agglomération Chicoutimi/Jonquière : 50,1 %
Total2 : 38,5 %
Le critère de chance proportionnelle est de 29,1 %.

Variables contribuant
à distinguer les 4
groupes par dimension
Corrélation avec
les fonctions
 12
Familiale
1. Scolarité du père0,60- 0,24
2. Nombre de frères et soeurs- 0,380,29
Psychosociale et culturelle
3. Vivrait ailleurs au Saguenay - Lac-Saint-Jean- 0,520,19
4. Aspirations scolaires réalistes0,33- 0,13
5. Échelle de civisme public0,210,43
6. Étudie au secteur non régulier0,200,49
Scolaire
7. Indice de satisfaction de l'école- 0,13- 0,77

Le modèle est cependant beaucoup plus efficace pour caractériser les élèves de Chicoutimi /Jonquière (50,1 % des sujets y sont bien classés) et ceux des municipalités rurales (49,0 %), ce qui est l'objectif principal de cette étude.

Des milieux de vie qui marquent le destin scolaire et la mobilité des jeunes

L'analyse fait davantage ressortir un gradient de la ville vers la campagne plutôt qu'une opposition entre les élèves de la zone la plus urbanisée (Chicoutimi/Jonquière) et ceux des autres milieux de vie. Pour trois indicateurs particulièrement révélateurs (scolarité du père, aspirations scolaires et désir d'enracinement), l'ordonnancement de chacun des milieux de résidence est exactement le même : l'agglomération de Chicoutimi/Jonquière (zone la plus avantagée), les villes de 30 000 habitants et moins, les petites municipalités périurbaines et, fermant la marche, les municipalités rurales. Les écarts entre les deux extrêmes de ce continuum, à savoir l'agglomération de Chicoutimi/Jonquière et le milieu rural sont :

  • la proportion de pères ayant fait des études universitaires (29,0 % contre 10,5 %) ;
  • la proportion d'élèves qui aspirent à se rendre à l'université (44,3 % contre 25,7 %) ;
  • la proportion d'adolescents qui préféreraient vivre ailleurs que dans leur milieu d'origine (5,0 % contre 23,8 %).

Puisque la scolarité du père est un facteur discriminant des aspirations scolaires des élèves (Perron et al., 1999) et que ces deux variables sont à leur tour discriminantes du désir d'enracinement des jeunes au SLSJ (Gaudreault, Perron, Veillette et Richard, 2000), ces constats renvoient à deux questions cruciales de la sociologie contemporaine, celles de la mobilité sociale et de l'égalité des chances. À l'agglomération de Chicoutimi/Jonquière avec ses quartiers récents de classe moyenne (où domine une forte persévérance scolaire), nous opposons les petits villages éloignés (où le décrochage scolaire est beaucoup plus élevé), alors que les petites villes et les municipalités périurbaines occupent les 2e et 3e rangs.

Dans ce contexte, se pose la question de la mobilité sociale. En effet, dans les quatre types de milieux de vie, comparativement à la génération précédente, une proportion beaucoup plus grande d'élèves souhaite se rendre à l'université. Cela est certes encourageant pour la société québécoise qui a souhaité depuis 40 ans favoriser une meilleure accessibilité aux études supérieures. Cependant, comme nous l'avons déjà signalé antérieurement (Veillette et al., 1993), les indicateurs de cheminement scolaire et les enquêtes auprès des élèves démontrent qu'un avantage comparatif est enregistré dans les milieux plus urbanisés. Note encourageante cependant pour les milieux ruraux et périurbains de la région, même si la scolarisation y demeure plus difficile, c'est là où le gain intergénérationnel est le plus affirmé. En effet, si l'on compare la proportion des pères ayant atteint l'université et la proportion des élèves exprimant actuellement au secondaire le désir de s'y rendre, ce gain y est respectivement de 145 % (rural) et 157 % (périurbain) alors qu'il est de 53 % à Chicoutimi/Jonquière. De tels progrès ne doivent cependant pas occulter le fait qu'un décalage subsiste toujours à l'avantage des zones urbanisées.

Les résultats obtenus par le croisement des méthodes illustrent les mêmes tendances. Des disparités spatiales, voire certaines ruptures, marquent les parcours scolaires des filles et des garçons. En dépit des objectifs d'accessibilité promus depuis la Révolution tranquille par le gouvernement du Québec et malgré une desserte scolaire adaptée aux réalités régionales et locales, notamment à la suite de la mise en place du réseau des cégeps publics et privés dans les années soixante, les chances demeurent inégales.

Somme toute, la convergence tient bien au fait que le milieu de vie contribue à différencier les élèves entre eux et que, parmi un grand nombre de variables que l'on a utilisées pour différencier les adolescents de 12 à 18 ans, celles relatives aux stratégies scolaires s'avèrent avoir un pouvoir particulièrement discriminant.

Le territoire est apparu au centre des préoccupations, autant comme grille de différenciation des comportements scolaires et sociaux des adolescents, que comme espace construit de leurs systèmes de relations sociales, le lieu de résidence devenant le reflet de leurs comportements et bien sûr aussi de ceux des adultes qui ont la tâche de les accompagner. De ce rapprochement de la sociologie et de la géographie (Perron, 1997), du croisement en quelque sorte de données empiriques tirées d'enquêtes sociologiques auprès d'adolescents avec des analyses géographiques des parcours scolaires, émergent des tendances lourdes. Premièrement, les inégalités de scolarisation demeurent prégnantes au Québec, obéissant autant à des logiques territoriales que sociales. Deuxièmement, les inégalités de scolarisation entre les régions de même que les disparités entre la ville et la campagne se superposent systématiquement aux différences entre garçons et filles. Troisièmement, si les stratégies scolaires des uns et des autres contribuent largement à façonner et à différencier les trajectoires des adolescents, se profilent derrière elles des canalisations qui contraignent tout autant l'avenir des élèves eux-mêmes que celui de leur communauté d'appartenance.

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(1) À l'aide du site interactif d'indicateurs scolaires développé par le Groupe ÉCOBES (http://cartodiplome.mels.gouv.qc.ca).

(2) Le taux de diplomation représente la proportion d'élèves ayant obtenu un premier diplôme du secondaire après sept années. Le taux de sortie sans diplôme du secondaire s'applique aux élèves sortant du secondaire qui n'ont pas obtenu une année donnée, un premier diplôme d'études secondaires et qui n'étaient pas réinscrits au Québec pour l'année suivante.

(3) Les rapports de recherche déjà publiés sont identifiés en italique. Outre le présent rapport de recherche, trois autres publications sont déjà attendues en 2008 : 1) sur les risques pour la santé et la sécurité du travail chez les étudiants-travailleurs ; 2) sur l'estime de soi et l'image corporelle ; 3) sur les cheminements d'adolescents entre 14 et 18 ans.

Diversité, n°155, page 179 (12/2008)

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