Colloques

Compte-rendu du 8e Printemps des Universités Populaires, 28-30 juin 2013 - Bordeaux

Michel Tozzi, grand témoin, Université Populaire de Septimanie (Narbonne)

Le 8e Printemps des Universités Populaires, qui regroupe les UP qui se sont créées depuis 2002 dans la mouvance de l'UP de Caen initiée par Michel Onfray, a eu lieu du 28 au 30 juin 2013 au Centre social Saint-Simon de Bordeaux. Une vingtaine d'UP étaient présentes, avec un renforcement de la présence internationale : Belgique, Portugal, Allemagne, Tunisie, Québec, Ile Maurice. Organisé par les UP de Bordeaux et de Paris 8, ce Printemps fut centré non sur une thématique de fond, mais sur les problématiques qui travaillent actuellement les UP.

Un dispositif d'éducation populaire parcourut de bout en bout la manifestation.

I) Une Conférence gesticulée

Elle a été jouée le vendredi soir, par les deux permanents de l'UP de Bordeaux, montrant comment cette UP a été fondée suite à l'échec du mouvement étudiant de 2009 contre la loi LRU sur les Universités.

La "conférence gesticulée" est un genre créé par Franck Lepage, de la Scop Le Pavé, qui tient à la fois de la pièce de théâtre et de la conférence. Sa perspective politique est de lancer, sur un mode plaisant, un message de conscientisation (un "pavé") très argumenté, dénonçant les dérives actuelles du néo libéralisme (sur l'école, la culture, la santé etc.). Elle entrelace très étroitement les histoires de vie personnelle des acteurs (dans tous les sens du mot), avec des phénomènes sociétaux et des luttes collectives. C'est un outil dont s'emparent certaines personnes et groupes militants.

Voir le site : http://www.lesconferenciersgesticulants.com/

II) Un débat mouvant

Le samedi commença, en matière d'échauffement pour les échanges, par un "débat mouvant". A partir d'une affirmation proposée par l'animateur, le grand groupe va se partager en deux parties, symbolisant chacune une thèse contradictoire : les participants choisissent volontairement d'argumenter l'une des deux positions en prenant place debout d'un côté ou de l'autre de la salle. Les deux affirmations successivement proposées (deux débats) furent :

  • Faut-il connaître pour agir ?
  • L'instruction mène-t-elle à la révolte ?

Après un court travail en mini groupes de proximité d'une même thèse, pour faire surgir des arguments ou prévoir des réponses à des objections possibles, la parole est donnée successivement à l'un des participants de chaque groupe de thèse qui lève la main, pour défendre la thèse de son groupe (ou objecter, ou répondre à un argument de l'autre groupe). L'animateur donne chaque fois la parole à des personnes différentes. Lorsque l'on trouve un argument convainquant, on peut changer de camp.

III) Le grand débat

Puis commença le "grand débat". 10 tables sont disposées dans un grand espace. Sur chacune est écrite une phrase à discuter. Un animateur et un secrétaire de séance sont prévus. Chaque participant fait le tour des affirmations, et choisit une table. Il pourra s'il le veut en changer au cours du travail.

On fonctionne en trois demi-heures :

  • Quel est le problème soulevé par cette affirmation ? Le formuler précisément.
  • Par rapport à ce problème, que faire dans l'idéal, si on en avait les moyens ?
  • Dans la réalité, que faire pratiquement dans nos UP pour résoudre ce problème ? Dégager deux ou trois propositions concrètes, qui seront approfondies cette après-midi.

Voilà les dix affirmations proposées, souvent choisies parmi les thèmes récurrents des sept précédents Printemps des UP (voir la synthèse des Printemps en annexe) :

  • Dans les UP, nos expériences et nos vécus restent sur le pas de la porte.
  • Les UP ne sont pas faites pour tous.
  • L'argent, tabou des UP.
  • Le réseau des UP n'existe pas.
  • Les UP ne dérangent personne.
  • La pédagogie dans les UP, c'est magistral.
  • Sans universitaires, pas d'UP.
  • Qui décide dans les UP ?
  • Les UP n'ont pas à délivrer de diplômes.
  • Les UP diffusent, mais ne produisent pas de savoir.

IV) L'examen des propositions

Les secrétaires se réunissent à la fin du repas, et dégagent de la troisième partie du travail du matin dans les tables rondes une quinzaine de propositions à examiner. Elles vont être discutées l'après midi en trois vagues successives d'une heure chacune, autour de cinq tables avec secrétaires. Il y a un porteur de la proposition du matin qui la présente.

Propositions :

  • Repenser le mode économique des UP.
  • Se former sur les demandes de subvention.
  • Penser la formation des acteurs des UP.
  • Fonctionner démocratiquement dans les UP.
  • Créer une plateforme internet des UP.
  • Clarifier nos positions théoriques, pratiques et politiques dans nos UP.
  • Décoloniser le langage.
  • Quelles alliances faire dans nos UP (Syndicats, associations, mouvements, collectivités etc.) ?
  • Echanges de savoirs sur les utopies concrètes.
  • Comment les UP peuvent-elles s'approprier la rue ?
  • Les modalités de reconnaissance des savoirs acquis dans les UP.
  • Le lien de nos UP avec l'international.
  • Dégager un thème commun à travailler dans le réseau.
  • Construisons le prochain Printemps.

V) Quelques idées-forces

Comme éléments attestant d'une continuité avec les Printemps précédents, relevons : la présentation des UP présentes, très différentes par leur diversité géographique, leur degré de politisation ; l'intérêt symbolique du lieu d'accueil (cette année un Centre social) ; l'esprit coopératif : deux UP coorganisatrices, publication par l'UP de Bruxelles des travaux de l'UP de Paris 8 ; la convivialité des soirées (un bal le samedi soir) ; la mutualisation des pratiques dans les temps formels et informels ; l'intérêt pour certaines UP de la validation (les 17 "chefs d'oeuvre produit par les étudiants de Paris 8).

Parmi les éléments nouveaux, on notera : la forte influence cette année, dans l'organisation, de formes pédagogiques de l'Education populaire ; une excellente synthèse des 7 Printemps précédents (voir en annexe) ; un caractère international plus marqué ; davantage d'UP représentées ; plus de jeunes ; le souci de la formation des animateurs d'UP ; le souhait d'un fonctionnement démocratique dans les UP ; la relation des UP avec la rue ; la question du langage comme pouvoir dans les UP.

Une question a été posée : la présence des universitaires a très nettement reculé par rapport aux premiers Printemps. Par contre, à travers la place occupée par le réseau des Scops d'Education Populaire, les animateurs socio-culturels et les travailleurs sociaux ont marqué une plus grande présence. Dans la perspective d'une critique d'un éventuel pouvoir universitaire sur le réseau des Universités populaires, cela apparait comme une bonne chose. Mais à une possible tutelle universitaire ne devrait pas succéder une possible tutelle des animateurs socio-culturels et des travailleurs sociaux sur le mouvement, car le pluralisme en serait affecté...

Le Printemps a fait cette année la preuve d'une maturité du mouvement. Il s'est passé dans une atmosphère sereine et conviviale, très coopérative, avec un collectif étoffé de préparation du Printemps 2014. Un "glossaire des UP" est envisagé. Une plateforme internet va être réactivée pour servir de banque de données des productions et de forum.

VI) Trois publications utiles

Trois publications furent commentées :

1) L'Université populaire de Paris 8 Saint-Denis, dernière utopie vincennoise ?

L'éducation populaire, une utopie pour le 21ième siècle

Ouvrage coordonné par N. Fasseur, Y. Moulin et A. Leduc, in Les Cahiers du fil rouge n° 18, publié par l'UP de Bruxelles, 2013.

2) Universités populaires hier et aujourd'hui, rendant compte d'un colloque à Cerisy, coordonné par G. Poulouin, UP de Caen, collection "UP et Compagnie" chez Autrement, 2012.

3) L'Université Populaire d'ATD Quart-Monde, d'après une recherche collaborative de Geneviève Tardieu.

Ajoutons pour information : Rendre la Raison populaire. Université populaire, mode d'emploi, Michel Onfray et Éditions Autrement, Paris, 2012. Collection "Universités populaires & Cie".

VII) Le prochain Printemps 2014

Le prochain Printemps des UP sera organisé à Paris par l'UCP (Université Coopérative de Paris), du 27 au 29 juin. Sur le thème "Peuples-Monde", quelques UP proposeront une forme pédagogique qu'elles choisiront (Ex : atelier philo, conférence gesticulée, conférence dialogique etc.). La dimension internationale sera accrue. Le point sera fait sur un "Glossaire des UP".

Annexe - Lecture des comptes-rendus des sept Printemps des UP

(par Yvette Moulin, UP Paris 8)

Afin d'enraciner ce 8ème printemps dans ce qui est déjà "notre histoire", nous avons tenté une lecture d'ensemble des 7 comptes rendus des printemps précédents (nous remercions les volontaires qui ont pris en charge, pour chaque rencontre, cette tache de mémoire). Nous en relèverons principalement les thèmes les plus récurrents tels que :

  • un questionnement sur les publics concernés
  • une dimension culturelle, approchée par la question des savoirs savants et des savoirs dits populaires,
  • une dimension pédagogique : entre transmission "traditionnelle" et méthodes pédagogiques alternatives.

Certains points abordés dans ces rencontres n'ont peut-être pas trouvé la place qui leur était originellement attribuée par leurs auteurs, nous nous en excusons et rappelons que cette rapide synthèse n'a comme objectif que d'enraciner quelques questionnements dans une temporalité (8 ans). Bien entendu d'autres points pourront être abordés à Bordeaux. Ce sont les savoirs et les pédagogies présentés par chaque UP qui ont plus particulièrement retenu notre attention. Nous y avons vu l'un des chemins possibles pour tracer les contours d'une identité collective et fluide des UP d'aujourd'hui.

Globalement, si nous voyons apparaître au cours de cette lecture une grande diversité des structures et des projets, apparaissent au long de ces sept années des positionnements qui semblent faire consensus. C'est cette tension entre hétérogénéité et les quelques points de consensus des UP qui ouvre une piste de travail pour les années à venir ; encore faut-il se poser la question du comment travailler ensemble pour s'enrichir de nos différences ? Et avec qui ?

1) Les savoirs dispensés, entre tensions et consensus

D'abord des savoirs académiques : on note au fil des sept rencontres une prédominance disciplinaire de la philosophie, des sciences humaines et sociales, de la littérature, de l'histoire... Ceci semble s'expliquer dans un positionnement consensuel qui veut que les savoirs choisis par lesUP soient ceux qui ont une portée de critique sociale pouvant déboucher sur des transformations individuelles et/ou collectives (4ème printemps, Bobigny et 6ème printemps, Aix). "L'université populaire n'est pas la réponse libérale à la demande contemporaine de philosophie de notre époque nihiliste, mais la réponse libertaire et démocratique à cette même demande" (M. Onfray p. 43).

Dès le 2ème printemps (Narbonne-Perpignan), est abordée la nécessité de prendre également en compte les sciences, les techniques, l'art contemporain pour analyser le monde moderne. On évoque ici et là, l'économie, l'astrophysique (Printemps 3 Saint Brieuc, Printemps 7 Ris-orangis), mais les sciences dites "dures" restent très marginales dans les UP.

Le savoir est approché comme la base d'une citoyenneté consciente et critique(sortir des représentations naïves du réel, du préjugé). Chacun semble ici s'accorder surle rôle émancipateur des universités populaires.

La dimension militante des intervenants, qu'ils soient universitaires ouexperts, est mise en avant, mais à propos de la transmission de ces savoirs académiques, des questions restent en suspensau long des différents printemps.

Est-ce que ce sont des tentatives de vulgarisation des connaissances ? Une démocratisation dusavoir pour des classes populaires culturellement défavorisées ? Les universités populaires sont-elles là pour compenser les insuffisances d'un système d'éducation qui peine à remplir sa fonction de formation à la citoyenneté ? (Printemps 4, Bobigny).

Cette dimension "émancipatoire" des UP va progressivement ne plus se réduire à la transmission des seuls savoirs académiques pour faire appel à des savoirs d'expérience, des savoirs professionnels, associatifs... Est abordé alors (Printemps 5, Bruxelles)la perspective d'une égale dignité des savoirs dans les UP, dépassant les clivages individuels/collectifs, savoirs théoriques/savoirs d'action, intellectuels/manuels, professionnels/associatifs... La nécessité de faire appel à des personnes ressources non universitaires, déjà abordée au Printemps 2 (Narbonne Perpignan), réapparaît. De ce fait, de nouvelles questions se font jour : Comment enseigner et transmettre des savoirs d'expérience ? (Printemps 6, Aix).

Questions pour le printemps 8 ?

Pourquoi pouvons-nous penser que ces savoirs d'expériences favorisent les positionnements critiques et constructifs, individuels et collectifs ? En quoi ces savoirs ne sont-ils pas, comme d'autres, au service d'un pouvoir politique dominant ?

Peut-on évoquer une éthique des UP ? Alors que nous parlons d'animations pédagogiques respectueuses de l'expression de chacun, de la dignité de tous les savoirs ?

Toujours est-il que l'université populaire est de plus en plus clairement abordée, au long des printemps, comme un lieu d'expérimentations sociales et pédagogiques. (Printemps 3, Saint Brieuc).

2) Les formes pédagogiques au sein des UP, entre traditions et nouvelles alternatives

Le premier printemps des UP (Villeurbanne)reprenaitla proposition de M. Onfray : Une heure d'apports suivie d'une heure d'interactivité, de débat, afin que celui-ci parte sur des bases solides. Dans son article, M. Onfray précise "L'université populaire n'est pas un forum de bavardage, mais un dispositif pédagogique interactif" (p.31). Le rapport pédagogique des UP est alors défini comme asymétrique. Le public, même s'il a des savoirs, n'est pas au même niveau que le conférencier sur son propre thème.

Néanmoins, dès le deuxième printemps (Narbonne-Perpignan), est évoquée la tradition de l'éducation populaire et des pédagogies alternatives. Certaines UP semblent voir là une façon de contribuer à l'éducation d'un "citoyen réflexif".

Le rôle de l'intervenant est alors envisagé non plus comme un universitaire ou un expert, mais comme un animateur, un accompagnateur de dynamiques d'apprentissage personnelles ou collectives, visant à développer les compétences en présence. Le public n'est plus appréhendé en tant qu'auditeur, mais comme acteur/participant.

Un consensus semble apparaître dès le 4ème printemps (Bobigny), il sera réaffirmé à Bruxelles, "Le savoir peut être présenté, non comme un discours sans sujet, mais comme produit par des personnes dans une pratique sociale de discussion" (ces discussions prenant diverses formes selon les UP : débats, ateliers...). Il apparaît nécessaire que l'intervenant pose le postulat de l'éducabilité de tous. Les UP développeraient alors une conception non dogmatique du savoir qui est toujours le produit d'une histoire.

Les participants motivés sont reconnus comme "des interlocuteurs valables",leur expérience est à valoriser. Une importance particulière est donnée par certains à l'ambiance pendant la séance, "une dynamique d'échange en confiance et sans jugements permettant une co-construction de savoirs". La dynamique de groupe prend de l'importance, en cadrant et en favorisant les échanges et les débats entre toutes les personnes présentes.

Questions pour le 8ème printemps ?

Quelle légitimité attribuer à des savoirs co-construits ?

Des approches pédagogiques que nous appellerons "maïeuticiennes" seront plus largement affirmées lors du 5ème printemps (Bruxelles) par certaines UP : "mettre des mots sur des vécus favorise les prises de conscience émancipatrices". Il paraît possible de"travailler non seulement à la transmission des savoirs critiques, mais également à la perception critique des savoirs, à notre rapport individuel et collectif aux savoirs".

Apparaît lors du 6ème printemps la question d'un "agir" et d'une recherche d'alternatives possibles dans notre société actuelle, d'expérimentations collectives, les questions de l'interdisciplinarité, de la mutualisation des expériences, de la complexité des savoirs de l'expérience sont encore une fois soulevées.

Le 6ème et 7ème printemps printemps mettent clairementen avant cette idée d'une co-construction active et critique, en proposant que les UP "par leur organisation souple et leur exigence intellectuelle, puissent être des lieux d'appropriation de savoirs, permettant le questionnement individuel et collectif de son rapport aux savoirs, à l'autorité, grâce à l'instauration d'un débat".

Questions pour le printemps 8 ?

Entre co-construction des savoirs et rigueur intellectuelle des disciplines universitaires, quelles complémentarités? Quels fonctionnements les UP mettent-elles en place pour que chacun des domaines enrichisse l'autre ?

3) Les apports des nouvelles technologies

Cette question est régulièrement soulevée, des pistes concrètes sont abordées (cours en ligne, échanges entre UP, site fédérateur... voir la plate-forme coopérative de W. Bonomo, (3ème printemps, Saint-Brieuc) http://www.tvreze.fr/univpop/.

Mais sans avoir semble-t-il approfondi ou évalué ce que ces nouvelles technologies pouvaient avoir d'innovant pour les UP.

4) La question récurrente des publics concernés

Cette question est également régulièrement soulevée, mais là encore il est difficile d'avoir une idée précise des publics réellement présents. Un désir d'ouverture à des publics plus diversifiés s'exprime régulièrement lors des printemps (les enfants, les femmes, les plus éloignés des parcours universitaires...). "Comment ne pas exclure certains du savoir, comment faire pour qu'ils ne s'excluent pas eux-mêmes ?" (Printemps 1, Villeurbanne).

Les institutions porteuses des projets ont-elles une influence sur les types de publics présents ? Qu'en est-il des modes d'information? Des contenus des programmes ? Des intervenants ? Des lieux choisis etc...

5) La question de la "diplomation"

Cette question est apparue très fortement lors du 5ème printemps à Bruxelles.Les pratiques mises en place par l'UP de Bruxelles remettent en cause un principe qui paraissait jusque-là accepté collectivement : "l'UP ne délivre pas de diplôme!".L'UP de Paris 8 soulève la même question en ouvrant ses portes à des personnes non diplômées et désireuses, grâce à un diplôme universitaire mis en place par l'UP, de reprendre leurs études.

6) Les risques des printemps et de chaque UP, ou de l'instituant à l'institué

C'est ici la question de la liberté par rapport aux structures et institutions qui portent les projets des UP... au 3ème printempsles UP affirment leur volonté d'indépendance par rapport aux pouvoirs administratifs, politiques, financiers, universitaires... M. Onfray reprend la même idée : "L'université populaire n'est l'Université de personne, d'aucune autorité tutélaire sous lequel elle ferait bon se placer, car l'ombre réjouit les ennemis des Lumières... Elles est une société ouverte, un dispositif centrifuge" (p.19).

Mais c'est aussi la question de l'organisation des UP ensembles, privilégiant le travail sur "l'instituant", c'est à dire sur ce qui nous réunit et sur ce qui nous différencie.

Question pour le 8ème printemps ?

Un nouveau consensus ne pourrait-il voir le jour ? Surtout ne pas exclure, ni borner, ni rigidifier les dynamiques des UP, chacune présente les possibilités d'un questionnement critique pour toutes ?

En ce sens l'organisation libre, ouverte et festive des printemps, apparaît comme une piste intéressante.

Le 8ème printemps et après ? La réflexion de savoir ce qui relie et différencie chaque UP pourrait être éclairée par les apports et questionnements d'universités populaires étrangères. La recherchede Guillermo Lozano montre un véritable foisonnement des UP dans le monde ; contacter chacune et tenter une présentation permettrait certainement d'enrichir considérablement nos débats.

Diotime, n°58 (10/2013)

Diotime - Compte-rendu du 8e Printemps des Universités Populaires, 28-30 juin 2013 - Bordeaux