Informations et publications

Informations et publications

I) Publications

Que peut la philosophie ? Etre le plus nombreux possible à penser le plus possible, par Sébastien Charbonnier, Ed. Seuil, 2013, 296 pages.

"Après plus d'un siècle d'enseignement obligatoire de la philosophie, où en sommes-nous de la formation de l'"esprit critique", jugé si précieux pour faire de chacun le citoyen d'une démocratie ?

Cette question n'est pas seulement pédagogique, elle concerne l'existence même de la philosophie : la circulation des idées est ce sans quoi la pensée n'existe pas, sinon comme archive. Une idée reste lettre morte si elle n'est pas réactualisée par des individus vivants et curieux. Dès lors, à quoi bon se féliciter d'une richesse culturelle passée si n'est pas perpétuellement suscité un désir d'y puiser des idées qui seront pensées à nouveaux frais pour une situation donnée ?

La philosophie n'est pas une discipline érudite, abstraite et difficil, comme ont voulu le croire et le faire croire certains professeurs. Elle est d'abord une pratique concrète et émancipatrice qu'il s'agit de partager et de faire ensemble. Ainsi, il faut penser ces conditions concrètes et effectives de la pensée philosophique (en classe notamment) pour comprendre comment l'espoir politique d'émancipation collective peut faire sens pour nous aujourd'hui.

On l'aurait presque oublié, mais l'Éducation Nationale, jadis mieux nommée par Condorcet "Instruction publique", est en son principe un projet révolutionnaire. À travers la question singulière de la place de la philosophie en son sein, et en s'instruisant des erreurs passées et des illusions sur les fausses réussites, on perçoit tout ce qu'il y a encore à penser et à faire si l'on veut véritablement être le plus nombreux possible à penser le plus possible".

La NEPH est une collection consacrée à l'enseignement de la philosophie, dont les professeurs du second degré et des classes préparatoires sont les destinataires et la source principale. Ce projet reprend et renouvelle le projet initial de L'École des philosophes, publiée dans l'académie de Lille. Il s'agit de susciter, de développer et d'accompagner une réflexion sur les pratiques de la philosophie dans l'institution scolaire, et plus largement dans d'autres lieux académiques, professionnels et culturels. En effet, c'est de leur situation dans un espace propre, mais aussi dans un ensemble de relations à d'autres espaces que se constituent les pratiques de l'enseignement philosophique. Cette perspective fournit à cette publication son fil directeur qui se distribue en rubriques entre-expressives.

Au sommaire du premier numéro (septembre 2011):

  • Atelier : "Usages du mythe".
  • Galerie : "Jérôme Bosch / L'art contemporain à l'épreuve de la technique".
  • Leçon de choses : "La philosophie de l'esprit et les expériences de pensée".
  • Explorations : "La philosophie à l'école primaire".
  • Ex cursus : "L'enseignement de la philosophie en Italie".
  • Parcours de recherche : "Interview d'Éléonore Le Jallé" (La rencontre de la philosophie de Hume).

Au sommaire du second numéro (septembre 2012) :

- Atelier : "Une référence cinématographique à l'appui du cours". - Galerie : "Paul Cézanne". - Leçon de choses : "Science et expérience". - Explorations : "Enseigner la philosophie en prison". - Ex cursus : "L'enseignement de la philosophie au Maroc". - Parcours de recherche : "Entretien avec Vincent Carraud".

Site : www.sceren.com

Un ouvrage très intéressant vient de paraître, aux éditions Fabert, Paris, dans la collection Pédagogues du monde entier dirigée par Jean Houssaye (205 p.), codirigé par Jean-Charles Pettier et Paulette Clad : Pédagogie Germaine Tortel : un avenir possible pour l'école maternelle.

Germaine Tortel a été inspectrice de maternelle, et a développé une pédagogie innovatrice de la réflexivité philosophique et de la créativité artistique chez les jeunes enfants, qu'elle a diffusée avec succès par de nombreuses formations. Voir en particulier le chapitre 5 : "Enfant, pensée, langage : vers l'enfant philosophe ?".

L'ouvrage, qui se veut de sensibilisation et de formation, est complété par la mise en place d'un site, illustré par de nombreux documents : www.pedagogie-tortel.org

Phil'info est le bulletin du café philo de Narbonne, rédigé par Romain Jalabert. On trouve dans chaque numéro l'introduction du sujet du café philo du jour, la synthèse du café philo précédent et des informations sur les informations philosophiques locales (sujet du prochain café philo, des conférences et de l'atelier philo pour enfants de l'Université Populaire de Septimanie, café philo du Malpas, Septi-journées de juillet etc.).

Vous trouverez les 65 numéros sur le blog du café philo de Narbonne, qui annonce les prochaines festivités, et même les synthèses des cafés philo depuis 1996 :

http://cafephilo.unblog.fr

La collection des Petits Platon s'enrichit, avec :

- Socrate sort de l'ombre - d'après La République de Platon.

"Citoyen ! En ouvrant ce livre tu pousses les portes d'une cité juste où les bavards et les ambitieux sont réduits au silence. Ton guide ? Socrate ! Tu le croyais mort ? Détrompe-toi : il a traversé les âges sous la forme d'un taon, d'un chien et d'un prisonnier ivre de lumière au fond de sa caverne. Aujourd'hui encore, il est sur le point de renaître...".

- Les Rêveries de Gaston Bachelard.

"On ne devient pas philosophe sans une histoire, ni la hantise d'une question. Pour Gaston Bachelard, c'est au thème du feu que l'interrogation reviendra toujours. Avant la guerre, il le sentait. Maintenant il le sait".

- Érasme et le grelot de la Folie.

"La sagesse qu'Érasme n'avait pas apprise auprès de ses doctes maîtres de la Sorbonne, ce fut la Folie qui la lui enseigna, en lui racontant l'histoire du monde...".

www.lespetitsplatons.com contact@lespetitsplatons.com

Michel Onfray dirige aux éditions Autrement une nouvelle collection "Universités populaires & Cie". Deux ouvrages sont parus :

- Universités populaires hier et aujourd'hui (Actes du colloque international de Cerisy d'août 2008), sous la direction de Gérard Pouloin, postface de Michel Onfray (Octobre 2012, 368 p., 25 euros).

C'est une somme sur l'histoire des universités populaires et les expériences contemporaines, en France et dans le monde. Voir http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746733190

Avec les contributions de Sylvain Allemand, Séverine Auffret, Evelyne Bloch-Dano, Walter Bonomo, Philippe Bouquet, Dominque Bussillet, François Chaubet, Philippe Corcuff, Francis Danvers, Genevieve Defraugne Tardieu, Alexandre Dorna, Eric Eydoux, Gérard Foucher, Edith Heurgon, Brigitte Kalbermatten, François Larose de Montfalcon, Raoul Lucas, Lucien Mercier, Valérie Michelet Jacquod, Eyni Moumouni, Michel Niqueux, Michel Onfray, Paule Orsoni, Boris Petroff, Gérard Pouloin, Christophe Premat, Denis Rambaud, Gérard Wormser et Tanguy Wuillème.

- Rendre la raison populaire par Michel Onfray (Octobre 2012, 96 p., 12 euros).

Un manifeste d'inspiration proudhonienne à partir de l'expérience de l'Université Populaire de Caen. Voir http://www.autrement.com/ouvrages.php?ouv=2746733206

Deux beaux albums sur la mort, commentés par Audrey Bessière, de la Médiathèque du Grand Narbonne :

- Une vie d'ours / Christophe Fourvel, Janik Coat - Pour les 3-4 ans.

Une famille ours, pas de Boucle d'or : cet ouvrage, loin du célèbre conte, met le doigt sur les thèmes du temps qui passe et de la mort.

Dès la première page, le ton est donné "mais un jour, c'est inévitable, cela changera..." Quelques lignes plus loin "... jusqu'au moment où, c'est fatal, l'ordre change..."

Un jour, en effet, Papa Ours ne peut plus soulever la cruche pleine mais " parce que la nature est bien faite, le plus grand des Oursons n°1 est devenu suffisamment fort pour se servir."

Un texte simple et expressif, entre fiction et documentaire, pour aborder le cycle de la Vie.

Les illustrations très épurées, avec des formes sobres, des couleurs bien définies, bien tranchées, servent à merveille les mots. Des pages à rabats donnent une intensité certaine à l'ensemble.

Voici un album qui s'adresse aux plus petits et qui propose un retour à l'essentiel tout en sensibilité.

- Ma Soeur-étoile / Alain Manbanckou, Judith Gueyffier - A lire dès 7 ans.

Voici un texte d'un auteur africain qui offre un dialogue entre un jeune garçon congolais de 10 ans et sa soeur, disparue bébé, qu'il se représente comme une étoile.

Ce procédé imaginaire permet à l'enfant de supporter et dépasser cet événement douloureux tout en douceur. L'étoile dessine à son frère le célèbre mouton du Petit Prince, elle le rassure. Elle lui permet de s'évader, de mieux vivre au quotidien la réalité.

Une merveilleuse complicité, renforcée par des illustrations pleine page en totale adéquation avec le texte. De magnifiques aplats dans les tons violines traduisent superbement le monde de la nuit et l'état de deuil évoqué. D'autres pages, très colorées, apportent une touche de chaleur et transportent le lecteur dans un quotidien africain !

Un très bel album tout en subtilité, sensibilité et poésie sur un sujet délicat.

II) Formation

Claire de Chessé a mis au point un jeu Philoteam, très judicieux pour apprendre à philosopher de manière à la fois instructive et plaisante.

Toutes les informations sur le site : http://philoteam.ning.com/

III) Informations

Le CDDP de l'Essonne et la direction des services départementaux de l'Education Nationale de l'Essonne ont organisé en partenariat avec Panasonic et Delta système une conférence de Michel Tozzi"Du devenir élève à l'instruction civique et morale", le mercredi 17 octobre 2012. Celui-ci était présent au théâtre de l'Agora d'Evry devant six cent cadres de l'éducation nationale et directeurs d'écoles. Cette session était filmée et retransmise en direct par visio-conférence à l'espace Concorde d'Arpajon qui accueillait 350 personnes. Les principaux passages de cette conférence ont été découpés de la façon suivante :

"L'instruction civique et morale".
"Les conceptions de la morale laïque".
"Le jugement moral chez l'enfant".
"Réponse aux questions".
"Le dispositif - Sa visée démocratique".
"Les fonctions dans la classe".
"Le rôle du maître et les exigences intellectuelles dans le dispositif".
"Ressources associées à la conférence".

On les trouvera sur le site : http://www.cddp91.ac-versailles.fr/spip.php?article756

Un collègue, Clovis Fauquembergue, professeur de philosophie dans le nord de la France, a lancé une innovation pédagogique très originale. L'idée était d'organiser un Festival de philosophie, à partir de courts-métrages réalisés par les élèves. A l'image d'un Cannes, il s'agit de rendre hommage aux meilleurs réalisateurs, scénaristes, acteurs etc. Moyen pour conduire les élèves à se réapproprier le cours et à s'immerger dans le questionnement philosophique et à les rendre auteurs de leurs pensées.

On peut se faire une idée du dispositif sur :

http://www.youtube.com/watch?v=WWPln8y62wo

En avril 2013, il y aura la sélection des courts-métrages venant de plusieurs lycées hexagonaux et internationaux ; et leur mise en lumière lors d'une diffusion officielle.

"Outre cet événement qui vient consacrer le long travail des élèves et de leurs enseignants, je souhaite organiser autour du Festival qui durera trois jours, un cycle de conférences ou de débats, autour de trois axes :

  • l'enseignement de la philosophie en Europe.
  • L'Europe : mythes et réalités.
  • Philosophie et Image.

Nous aurons quelque financement pour accueillir les auteurs sélectionnés : transport, hébergement, restauration (peut-être 3 élèves par lycée et leur enseignant).

J'espère voir mes collègues de l'Académie se rendre en nombre à ces conférences. Mais le projet se veut ouvert à la Cité et au public non-initié, et aussi aux collègues et lycéens venant d'horizons étrangers".

Le prix de la meilleure réalisation a été obtenu par des élèves de terminale scientifique en difficulté. C'est une réflexion sur le rapport Nature-culture : http://youtu.be/c40HKcDOG6Y

Ce fut un énorme investissement des élèves, pour élaborer le court-métrage et préparer le Festival.

Cet autre traite d'un concept, Les trois visages de la mort, de Jankélevitch. Il a obtenu le 1er prix. J'y ai aimé la vivacité d'esprit et la reprise du concept, certes didactique, mais à travers une forme très originale. Le rire comme réponse possible bien que dérisoire face à cet objet impensable qu'est la mort. Ce sont ici mes élèves de TL. L'actrice Chloé s'est révélée, et a reçu un prix pour son interprétation : http://youtu.be/vp4SOWp2G8I

Celui-ci enfin est un peu maladroit, mais il y a un bel effort d'écriture de dialogues philosophiques sur le concept nietzschéen d'Esprit-serf ; et sur la liberté intérieure" : http://www.youtube.com/watch?v=f5vGqERifGk

Alice Venditti, doctorante en philosophie sur "Les nouvelles pratiques philosophiques" (sous la direction de François Noudelmann), coorganise une journée doctorale sur "Les pratiques philosophiques" le 16 Avril 2013, à l'Université de Paris 8.

En suivant les recherches de Michel Foucault et de Pierre Hadot, on verra comment les pratiques philosophiques coïncident avec l'histoire entière de la philosophie gréco-romaine : un art ou une procédure réfléchie d'existence qui fixe son objectif autour de la transformation de la vision du monde et dans une métamorphose de la personnalité.

Toutefois, aujourd'hui la philosophie a séparé le discours philosophique de la philosophie conçue essentiellement comme manière de vivre. C'est pourquoi, les interventions de la journée, aussi bien théoriques que pratiques, essaieront d'enquêter sur la possibilité de récupérer et de revisiter les exercices antiques. D'ailleurs, agréger les différentes disciplines qui composent l'école doctorale de Paris 8 n'est pas seulement possible, mais nécessaire et souhaitable, car les pratiques philosophiques s'insèrent dans une perspective ouverte à l'interdisciplinarité. Aujourd'hui, aussi bien que dans l'antiquité, ces pratiques peuvent en effet accompagner chaque individu - indépendamment de sa culture, de ses connaissances, de sa profession - dans un chemin de connaissance et de soin de soi réalisé par l'examen et le dialogue développés individuellement, ou dans le cadre d'un groupe social.

Pendant la première partie de la journée, il sera analysé le contexte historique, théorique et philosophique dans lequel encadrer un discours qui vise à retrouver et à revisiter les exercices antiques de la philosophie gréco-romaine. Seront présentées et discutées en particulier les notions de "philosophie comme manière de vivre" et d'"exercice philosophique". On repérera comment ces deux idées-guides, étroitement entrelacées, ont été et sont encore le centre d'un système cohérent de pratiques philosophiques qui ambitionnent, à travers un travail sur soi et sur la relation avec les autres, à transformer les âmes, plutôt qu'à les informer.

Dans une deuxième partie, seront proposés les exercices philosophiques renouvelés grâce à l'expérimentation réalisée pendant ces dernières décennies. Quelques invités, provenant de contextes concrets- en particulier le département de Pratiques Philosophiques de l'Université Milano-Bicocca et l'École supérieure de pratiques philosophiques, Philo, de Milan proposeront, au fur et mesure, les pratiques philosophiques inspirées de celles de l'antiquité. On prendra appui sur la pensée de Pierre Hadot qui, dans Exercices spirituels et philosophie antique, définit quatre genres d'exercices spirituels : pour apprendre à lire, à écrire, à mourir et à dialoguer. On proposera ainsi de s'approcher de la lectio philosophique, de la méditatio philosophique et du dialogue philosophique.

Cette journée naît ainsi du désir de réaliser une expérience vécue dans laquelle la philosophie puisse être pratiquée comme un style de vie, plus que comme un discours théorique disciplinaire. Une expérience dans laquelle le discours théorique soit pratiqué et valorisé jusqu'au fond, en vertu de son lien avec le contexte existentiel, sociopolitique et cosmique dans lequel on se réalise soi-même.

Deux sites intéressants

courriel : didiermahieu@sfr.fr

Le Skaoum théâtre met en scène Socrate dans la cité, à partir de quatre dialogues de Platon : le Charmide, L'hippias Majeur, Le second Alcibiade et Ion.

"Pourquoi jouer les dialogues de Platon ? Qu'est-ce que la Sagesse ? Qu'est-ce que le Beau ? L'acteur joue-t-il en vertu d'un art, ou d'une inspiration ? Que peut-on demander aux dieux, que peut-on souhaiter de mieux pour soi ? Le courage peut-il consister à rester fermement à son poste ? Vaut-il mieux subir l'injustice, ou la commettre ? Les questions que pose Socrate sont loin de nous sortir de la tête. Car s'il est facile d'y répondre ("le Beau ? C'est une belle jeune fille", répond Hippias, "La Sagesse ? C'est faire ses propres affaires", répond Critias), il est difficile de se défaire de Socrate et de son acharnement à questionner, naïvement, nos évidences, nos certitudes.

Face à Socrate, ce sont des orateurs, des sophistes, des spécialistes. Hippias, grand spécialiste du Beau, daigne nous parler, entre deux conférences triomphales, de son sujet favori, et l'on s'amuse à l'imaginer sous les traits d'un philosophe à la mode, qui tiendrait un discours de politique et de morale. Alcibiade est un futur homme politique, qui nous fait penser à quelques ambitieux du moment, fils de présidents et autres jeunes cadres aux dents longues. Et l'histoire sait bien qu'il deviendra tyran d'Athènes. Ion est un rhapsode à succès, un Johnny Halliday du Péloponèse qui chanterait du Homère. Quant à Critias, c'est un grand pédagogue, grand formateur, spécialiste de la sagesse et de la pédagogie : on croirait voir l'inventeur d'une nouvelle didactique (celle du corps et de l'âme...), entouré d'une nuée de disciples. Socrate, comme un chien dans un jeu de quilles, circule parmi ces illustres rhéteurs, et pose ses petites questions. Mais ce qui se joue, dans chaque dialogue, c'est le conflit essentiel du savoir et de l'inconnu, de la prétention et du mystère, et à travers chaque idée, c'est la vie du citoyen dans la communauté qui est interrogée et comme renversée.

Toutes mes certitudes flanchent et vacillent. Non, la philosophie n'est définitivement pas une

affaire de spécialistes ! Elle est concrète comme une belle marmite, comme un oeil qui se regarderait lui-même, comme deux plus deux, comme le fait qu'un médecin est celui qui doit me soigner. Si concrète qu'elle m'interpelle dans mes actions les plus quotidiennes : elle devient un enjeu physique. Une idée peut s'incarner et se promener devant moi, et se moquer de moi ! La philosophie est si concrète et si imagée qu'elle parle aux enfants, ou aux étrangers à notre langue, car elle parle la langue du corps et des paradoxes.

Comment vivre ensemble dans la cité, comment trouver une définition des valeurs qui fondent notre action collective ? C'est le principe et le but de toute association, de tout collectif, de toute cité, que Socrate interroge et remet en cause ; c'est aussi la raison pour laquelle la cité de son temps, Athènes, refusera son miroir de vérité, lui donnera la ciguë, et laissera la démocratie tomber dans la tyrannie.

Le spectacle que nous proposons touche tous les publics, s'insère dans le lieu, et propose un travail drôle et conflictuel autour de textes qui nous touchent aujourd'hui par leur force concrète et leur actualité. Nos dialogues en action interrogent aussi le texte philosophique dans ses enjeux, paradoxes, apories, et proposent un chemin vivant vers la pensée".

Comédiens et metteurs en scène : Marion Delplancke, Vincent Farasse, David Jauzion-Graverolles. Durée : 20 à 35 min chaque dialogue. Lieux : salles de classe, lieux publics, théâtres, cours, appartements. L'intervention en salle de classe (20 à 35 minutes) est suivie d'un débat avec les élèves et l'enseignant de philosophie. La traduction de base est celle d'Emile Chambry (GF), mais d'autres sont utilisées en complément

Contacts : Skaoum théâtre, Petit-Châtel 13, 39170 Pratz, 00 33 (0) 614452586, skaoum@gmail.com

Diotime, n°56 (04/2013)

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