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Usages des textes dans l'enseignement de la philosophie

(coord. F. Raffin), CNDP-INRP-Hachette, 2002.

La lecture des textes philosophiques, comme celle d'autres textes, n'est pas un exercice évident pour la majorité des élèves. Or, apprendre à penser passe par l'apprentissage d'une lecture attentive et questionnante. C'est pourquoi l'équipe de recherche en didactique de la philosophie de l'INRP s'est interrogée sur les différents usages des textes en classe de philosophie. Ce travail se développe selon cinq axes de recherches.

- une interrogation sur la nécessité de l'usage des textes, mais aussi sur le danger de leur instrumentalisation ;

- une réflexion sur les commencements en philosophie, sur la difficulté du choix du texte inaugural ;

- des exemples de l'usage d'une oeuvre suivie qui peut fournir une problématique pour construire le cours de l'année ;

- des propositions de questionnements : le Gorgias de Platon et le Second Discours de Rousseau peuvent permettre de traiter un grand nombre de notions au programme en les situant dans une perspective philosophique unificatrice ;

- un regard posé sur les oeuvres en fragments (celles de Pascal et de Nietzsche notamment), car le statut de ces fragments est souvent problématique pour le professeur comme pour les élèves.

Actes du colloque :

Enseigner la philosophie en lycée professionnel (mai 2001),

CRDP de Reims, 2001 (9,15 Euros).

La création d'un enseignement de la philosophie en lycée professionnel a été proposée par les élèves lors de la consultation nationale de 1998 : " Quels savoirs enseigner dans les lycées ? "

Bien plus qu'une demande, c'est d'un principe qu'il s'agit : faire de tous les élèves de lycée, y compris de lycée professionnel, " des hommes de métier capables de voir au-delà de leur métier, des citoyens capables d'exercer le jugement éclairé et indépendant que requiert notre société démocratique " (Instructions de 1925 pour l'enseignement de la philosophie).

C'est au nom de ce principe qu'un enseignement de la philosophie a été introduit, à titre expérimental, dans les lycées professionnels, au niveau du baccalauréat, d'abord dans l'Académie de Nantes, ensuite dans celles de Montpellier, Nice et maintenant Reims.

Il s'agissait de faire le point sur cette question : le colloque du jeudi 10 mai 2001 de Châlons-en-Champagne et ses actes apportent une première réponse en évoquant particulièrement un thème : la pédagogie de l'enseignement de la philosophie en lycée professionnel et les conditions de son exercice.

Au-delà, avec le renforcement par la philosophie de l'enseignement de sciences humaines, l'introduction de l'Éducation Civique, Juridique et Sociale, le développement de l'action culturelle et artistique et la réalisation de Projets Pluridisciplinaires à Caractère Professionnel, sont recherchés divers modes d'action visant à traiter à égalité le lycéen de la voie professionnelle et le lycéen des voies générale et technologique, tout en maintenant cependant la spécificité et la réussite du modèle français de parcours diversifiés.

On peut aussi se procurer les Actes de l'Université d'Été d'août 2002 sur le même thème, qui a prolongé la réflexion.

Les activités à visée philosophique en classe : l'émergence d'un genre ? (Coord. M. Tozzi), CRDP de Bretagne, 2003, 15 euros.

Cet ouvrage, après celui du 1er colloque d'avril 2001 (Nouvelles pratiques philosophiques en classe : enjeux et démarches, CRDP de Bretagne, 2002), rend compte du deuxième colloque sur ces nouvelles pratiques, qui s'est tenu en mai 2002 au CRDP de Rennes. On y trouvera, outre des témoignages de la maternelle au lycée professionnel, en passant par l'école élémentaire et le collège, des questions pratiques sur la posture de l'enseignant, l'articulation oral-écrit ou les albums de jeunesse utiles comme support de la réflexion. Des questions de fond sont aussi abordées : peut-on philosopher avec des enfants ? Qu'est-ce que philosopher ? Qu'est-ce que l'élémentaire en philosophie ? Quelles exigences intellectuelles pour ces pratiques ? Faut-il les évaluer ? Développent-elles des compétences spécifiques ? Faut-il institutionnaliser ou non ce type d'activité nouvelle ?

Antiannales de philosophie, Bréal, 2002

Après l'anti-manuel de M. Onfray, les antiannales !

Plus de vingt écrivains, dessinateurs, scientifiques et philosophes détournent ici le principe des " annales " en illustrant librement de sujets authentiques du bac de philosophie : " De quoi pouvons-nous être sûrs ? ", " Peut-on nous reprocher ce que nous sommes ? "... Les inédits qu'ils nous offrent sont des nouvelles, des poèmes, des essais, des saynètes, des monologues, des textes illustrés ou des planches de BD. Leur ton est humoristique, sérieux, engagé, lyrique ou ironique. Chacun aborde son sujet de front ou de biais, par la feinte ou l'abordage, en clandestin ou à l'assaut, en va-t-en-guerre ou en effronté. De ce florilège qui mêle fiction et réflexion, de ces textes illustrés avec malice, on ne tirera ni modèle pour l'examen, ni doctrine philosophique. C'est un vent de liberté qui souffle dans ce livre impertinent. Et parce qu'elle stimule et encourage le désir de philosopher, cette liberté délibérée ne manquera pas de servir, par surcroît, le destin du bachelier.

Diotime, n°18 (04/2003)

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