Vie des BCD

Voyager dans le temps, dans l'histoire, dans les livres

Michel Peltier

Voyager dans le temps, n'est-ce pas exercer un pouvoir quasi divin ?

Les voyages dans le temps constituent un domaine particulièrement bien composé du paysage littéraire. Nous allons procéder à une brève - mais si, mais si ! - revue des éléments qui nous paraissent importants pour comprendre ce qui se passe dans cette région de la littérature mondiale. Nous laisserons de côté bien des aspects, que nos lecteurs auront tout loisir d'explorer par eux-mêmes, il existe d'excellentes collections pour cela (dont la vénérable " Présence du futur ", chez Denoël), pour tous lecteurs. Évidemment, ce seront les titres pour les élèves qui seront privilégiés, mais les adultes trouveront aussi leur part.

Pourquoi voyager dans le temps ? De fait, ces voyages jouent un rôle fondamental dans la formation des lecteurs. Ils permettent d'explorer l'avenir et de prévenir les futurs cataclysmes ou bien ils permettent de revenir dans le passé pour pouvoir maîtriser, du même coup, sa propre destinée ou explorer ce passé et comprendre avec nos yeux et nos valeurs d'anciennes civilisations. Signalons que les progrès les plus audacieux de la science interdisent (pour l'instant ?) tout voyage dans le temps... Heureusement, la littérature est là pour nous faire rêver. Rêver ? Mais, si jamais, par un soir d'été aux étoiles filantes...

Richesse de l'édition

Ces récits sont édités sous toutes les formes chez de nombreux éditeurs spécialisés ou non : séries, albums, romans, recueils de nouvelles, livres dont on est le héros, sans oublier films et jeux vidéo.

Il est assez facile de repérer ce type de voyages sur les rayons de la bibliothèque, rien que par leurs titres. Quelques exemples (voir les références dans la bibliographie, en fin d'article) :

En route pour hier ; En souvenir du futur ; Retour vers le futur ; Autant en emporte le temps ; Temps sans frontières ; Le Voyageur des siècles ; À l'ouest du temps ; La Patrouille du temps ; La Fin des temps et après ; Le Voyage dans le temps ; Du sang sur la piste temporelle ; À rebrousse temps ; La Porte du temps ; Les Cascadeurs du temps ; Naufrage dans le temps ; Papa, j'ai remonté le temps ; Les Visiteurs du temps ; Les Captifs du temps ; Un raccourci dans le temps.

Beaucoup d'autres titres sont plus discrets, nous en avons répertoriés plus de 400...

Les avantages

Pour un personnage, c'est un avantage considérable sur ses concurrents ou ses adversaires que de pouvoir voyager dans le temps ! Mais dangereux, cette possibilité pouvant être détournée. Ainsi un président des États-Unis envoyant un émissaire quelques années vers le futur pourrait apprendre s'il serait réélu - ou pas - en connaître les causes afin de prendre les bonnes décisions à son époque et modifier le cours de l'histoire, assurant ainsi sa réélection (voir Wilson Tucker, L'Année du soleil calme).

Dans les voyages vers le futur

L'avenir fait peur. Aux problèmes inattendus d'une société future, nous ajoutons ceux d'un homme du passé, déplacé ou réveillé à notre époque. Les voyageurs découvrent une Terre surpeuplée, des états policiers. Les auteurs esquissent une démarche superstitieuse : imaginer le pire en espérant ainsi l'éviter. Parfois l'idée même de passé effraie les gouvernements du futur : ainsi il peut être interdit de faire des fouilles historiques, vendre ou posséder des objets appartenant au passé peut relever de la peine de mort (BD : Hans, La Dernière Île et Le Prisonnier de l'éternité, Grzegorz Rosinski et André-Paul Duchâteau) : peut-être afin de cacher la vérité sur leur accès au pouvoir.

La mission de La Patrouille du temps (Poul Anderson) est cependant la survie de l'espèce du futur : chasser les voyageurs temporels, afin d'empêcher ceux-ci d'agir sur l'histoire au présent et ainsi modifier la vie future.

Lilas, petite fille de 2420, entourée uniquement de robots parfaits, s'embête sur sa lointaine planète alors que ses parents sont partis en mission temporelle (ils sont historiens). Elle décide d'utiliser la machine de ses parents pour capturer un ami en 1984 (Kidnapping en télétrans, Joëlle Wintrebert).

Écrire des fictions vers le futur ou le passé témoigne d'un même souci, celui de situer l'homme parmi les autres espèces, le mesurer à l'échelle du temps.

La Montre infernale (François Sautereau) : une brusque accélération de son temps de vie fait découvrir au héros sa vie qui vient de passer, pour lui, en moins d'une journée, il s'affole. Avec raison.

Dans les voyages vers le passé

Les voyageurs doivent se fondre dans l'époque ancienne. Rencontrant de lointains ancêtres, face aux mêmes situations, ceux-ci ne réagissent pas de la même façon. De plus, comment faire admettre à un personnage de l'époque visitée que l'on sait déjà ce qui va se produire ?... ou que l'on est bien son arrière-arrière-petit-neveu et être confronté au dilemme : ai-je le droit de changer l'histoire ? Ainsi Le Voyageur du temps de Noël-Noël remonte le temps et rencontre ses ancêtres qu'il identifie grâce aux tableaux de famille accrochés dans la salle à manger du château familial.

Plus rares, les visites de personnages venus du passé.

Dans Du sang sur la piste temporelle, un cow-boy arrivé à notre époque s'adapte rapidement après quelques surprises et finit par refuser de revenir à son époque quand il en a la possibilité.

On peut être pris pour un sorcier comme Apolline dans Apolline et la porte du temps qui, par ses remarques étranges, par ses vêtements aux matières inconnues (fibres synthétiques) provoque la stupéfaction des habitants du Moyen Âge et leur colère lorsque mourant de faim à cette époque, ils lui offrent malgré tout du lait tout chaud sorti du pis de la vache, à elle qui ne supporte pas le lait... Souvent les alliés ou les seules personnes aptes à comprendre les voyageurs sont les sorciers ou les sorcières de l'époque : ces personnages exclus eux-mêmes de la société ont l'ouverture d'esprit qui manque à leurs concitoyens, quand ils n'ont pas le pouvoir de renvoyer vers leur époque les visiteurs.

On peut revivre comme en boucle les événements qui ont marqué notre existence ou vouloir modifier le présent en allant assassiner les chefs de la dernière guerre mondiale (La Machine de Balmer, Claude Veillot).

Le Voyageur imprudent de Barjavel, histoire écrite juste après la guerre et ses privations : le voyageur retourne dans le passé à une période d'opulence et rapporte les provisions qui manquent à son époque.

Attention cependant, les recherches récentes en histoire peuvent jeter un doute sur l'exactitude de certains récits : les livres de Jean-Claude Froelich souffrent des découvertes récentes. Ses héros reconnaissent les rivages de la Méditerranée qu'ils viennent de quitter à notre époque, nous savons depuis que les eaux de la mer sont montées de plus de 50 mètres.

On peut aussi passer sans le vouloir dans une région dont les conditions climatiques ont permis, dans un endroit confiné de la Terre, la survivance d'espèces disparues de nos jours (L'Île aux fossiles vivants, André Massepain, Le Monde perdu, Conan Doyle) : une difficile adaptation est à prévoir.

Et si l'un des voyageurs du futur, simple touriste venu observer une catastrophe naturelle due à la chute d'un astéroïde sur Terre, tombait amoureux d'une femme de cette époque (L'Appel des ténèbres, de Robert Silverberg) ?

Choisir de remonter le cours du temps, c'est situer l'homme parmi les autres espèces, le mesurer à l'échelle du temps : les hommes des cavernes ne sont-ils pas semblables à l'image que nous offrirons à nos lointains descendants ? Voyager dans le temps, c'est partir à la recherche d'une identité perdue. Les différences observées permettent de mieux mesurer le chemin parcouru, de confronter deux époques, deux modes de vie, deux mondes qui ne se ressemblent pas et dont l'un est pourtant l'ancêtre, père de l'autre.

Les paradoxes temporels

Ils ont été popularisés, entre autres, par les films comme Retour vers le futur (film et dévédéroms, épisodes 1, 2 et 3).

Un accident tuant l'ami du voyageur, il suffit de revenir dans le passé et de convaincre l'ami de ne pas entreprendre ce voyage qui lui a coûté la mort.

Barjavel, dans le post-scriptum de Le Voyageur imprudent, présente subtilement ce thème. Saint-Menoux, le héros, a tué son ancêtre au cours d'un de ses voyages. Voici la conclusion de Barjavel :

" [...] il a tué son ancêtre avant que celui-ci ait eu le temps de prendre femme et d'avoir des enfants. Donc il disparaît, c'est entendu. Il n'existe pas, il n'a jamais existé. Il n'y a jamais eu de Pierre Saint-Menoux.

Bon...

Mais si Saint-Menoux n'existe pas, s'il n'a existé, il n'a pas pu tuer son ancêtre !

Donc son ancêtre a poursuivi normalement son destin, s'est marié, a eu des enfants, qui ont eu des enfants, qui ont eu des enfants...

Et un jour, Pierre Saint-Menoux est né, a vécu, a grandi, a rencontré Essaillon (l'inventeur du moyen pour traverser le temps), a exploré l'an 100000, a voulu tuer Bonaparte... et a tué son ancêtre...

Bon...
Il a tué son ancêtre ?
Donc il n'existe pas.
Donc il n'existe pas.
Donc il n'a pas tué son ancêtre.
Donc il existe.
Donc il a tué son ancêtre.
Donc il n'existe pas... "

Le Masque du taureau (Jean-Claude Froelich) : Les aliments embarqués dans le " transchrono " ne comportent que des aliments connus des Grecs visités.

Le Brouillard du 26 octobre (Maurice Renard) : Afin de sauver sa vie, un voyageur a dû tuer avec un pistolet un homme préhistorique. La découverte du crâne fossilisé avec un trou rond et net peut poser des problèmes aux archéologues de notre époque.

Pour sauver le diamant noir (Philippe Ebly) : Prisonniers dans le passé, les héros vont venir de l'avenir pour se sauver eux-mêmes.

Papa, j'ai remonté le temps (Raymond Milesi) : L'énergie utilisée pour voyager a modifié un jeu vidéo et un monstre en est sorti. Afin de sauver le monde, les héros se déplacent à la préhistoire, y abandonnent ce monstre. Celui-ci dévore tous les dinosaures et nous avons ainsi une nouvelle explication de leur disparition...

Le vocabulaire spécifique

Mise en réseau : il sera possible de fabriquer un lexique des mots créés.

Le moyen utilisé pour changer d'époque est un " TDV " (Time Displacement Vehicule) : une machine à explorer le temps, un translateur temporel, un chronodieur, un désintégrateur, un poste de dématérialisation, un chronoscaphe, une machine de Balmer, etc. On observe des événements passés à l'aide d'une chronovision sélective, du visionnage temporel, d'un chronoscope, du transfert temporel, d'une bulle temporelle, d'une navette temporelle. Il existe des navettes de secours temporelles, un filet temporel, un télétrans, un vaisseau à fusion, un transchrono, un véhicule transtemporel, un transmetteur, un scanner, un passage trilatéral, un muwgh, la préscience (pour prévoir l'avenir), un tourbillon spatio-temporel, le féériscope, un vaisseau, une nef temporelle, une conversion tachyonique, un trou noir (de l'espèce à rotation rapide), une lévitation temporelle de reflux, des révulseurs de temps. On peut aussi se placer dans un champ de stase, utiliser des cargos espace-temps, se faire une injection de certaines "drogues", lancer un chrono-harpon, piloter un vaisseau doté d'un système de conversion du temps, mettre en route un convertisseur temporel, un simulateur, un scanner temporel, un chronolyseur, une ceinture en autinios ou, simplement, un Translat.

Les techniques scientifiques

Souvent, les auteurs se lancent dans une description minutieuse de la machine permettant le voyage temporel ; ils oublient la plupart du temps, et pour cause, de clarifier le phénomène scientifique.

La machine est posée sur un réservoir d'eau hyperbare, le moteur est un générateur de tachyons, l'énergie transformée est de l'énergie chronotique accumulée selon le principe de la chronodie. Alors, un objet ou un être humain pourra être chronodié. Il se produit des "décalages". Dans La Gaule appelle IST (Jean-Claude Froelich), les voyageurs communiquent avec leur époque d'origine à l'aide d'un transchrono, sorte de sphère qui permet d'envoyer des messages inter-temporels.

On peut voyager grâce à une injection d'orthochlorophényl ou une action sur le flux de neutrinos (semblables aux particules atomiques), ce qui aide à voyager dans le temps (Espace vital, Isaac Asimov). On peut prendre l'autoroute temporelle ou se téléporter.

Un produit, la noëlite, mélangée à des pilules, permet de changer d'époque (René Barjavel), ce même produit peint sur des objets ou des vêtements produit le même effet.

Le transchrono ou véhicule trans-temporel (Jean-Claude Froelïch, La Gaule appelle IST) marche avec une batterie de dématérialisateurs munie de mémoires magasins.

Dans Les Robinsons à la guerre de Troie (Maurice Bitter), l'un des cadrans de la machine à remonter le temps indique la date de destination à programmer.

Dans L'Homme à l'oreille cassée (Edmond About), le voyageur a été desséché comme un poisson puis ramené à la vie. Voir la description de la machine et de la technique.

Dans Pour sauver le diamant noir (Philippe Ebly), afin de régler la durée de son voyage dans le passé, il suffit de régler le voltage de l'électroaimant. Ainsi, pour un saut d'un jour, il faut 22 volts, deux jours, 44 volts, pour faire un saut de 10 ans il faut donc un peu plus de 80 000 volts. Pour voyager, il faut se placer entre les pôles d'un électroaimant avec les ceintures d'Antinios et attendre. On se retrouve dans le passé, instantanément et sans douleurs.

Le voyage par lui-même

Collectionner les termes et les utiliser pour déclencher l'invention de nouveaux récits, comme de nouveaux mots : un transfert, la société transparallèle (pour les passages entre les univers parallèles), une chronodie, à l'aide d'une boule munie d'un écran de télévision, un chronoclasme (modifier le passé pour améliorer, ou non, le présent), la translation instantanée (Le Chemin de l'éternité, Clifford D. Simak), le télétransport, un retour translatoire automatique (Blade, Jeffrey Lord), une mutation spatio-temporelle.

Que ressent-on lors d'un voyage dans le temps ?

De splendides descriptions...

Les Chasseurs de dinosaures (Bob Morane, Henri Vernes) :

" Surtout ne touche à rien Bill ! cria Bob.

Mais l'avertissement était venu trop tard. La porte du cylindre claqua soudain en se refermant, puis il y eut une sorte de long miaulement suivi d'une violente trépidation. L'engin tout entier s'était mis à vibrer, comme animé brusquement d'une vie propre. Les lignes des objets devinrent floues, comme si on les voyait à travers une eau doucement remuée. Morane sentit un grand vertige le saisir, et il eut la sensation de se trouver tout à coup au bord d'un gouffre insondable. Il jeta un oeil par l'un des hublots, mais il n'aperçut plus le décor du hangar. Une lumière intense brillait au-dehors, où tout semblait devenu transparent comme du cristal. Autour du cylindre en mouvement, le monde avait été effacé.

Les vibrations de l'appareil étaient devenues plus rapides encore, et plus violentes. La sensation de vertige s'accentuait. Ensuite, l'intérieur du cylindre lui-même s'estompa, fut remplacé par une clarté à la fois douce et éblouissante.

Bob avait l'impression d'être enfermé dans une énorme perle creuse, violemment éclairée de l'extérieur. Puis ce fut la chute. Une chute interminable et consciente à travers un univers sans mesure. "

" Pour l'été, ils avaient eu Capri, à la villa d'Auguste, le plein été de l'empereur au sommet de son règne, et pour l'automne le pèlerinage à Canterbury dans tout son or. Plus tard ils iraient tous à Rome pour Noël, afin d'assister au couronnement de Charlemagne. Mais là, c'était le printemps de leur merveilleux voyage, ce superbe mois de mai du vingtième siècle finissant destiné à s'achever brutalement dans le grondement de la mort et le rougeoiement d'un ciel enfumé... "
Robert Silverberg, " En un autre pays ", nouvelle tirée de L'Appel des ténèbres, Denoël.

Le problème du langage et de la communication

Nos ancêtres ne parlaient pas la même langue que nous. Ainsi, comment réussir à passer inaperçus d'eux ou réussir à se faire comprendre ?

Certains voyageurs (Philippe Ebly, Les Conquérants de l'impossible) ont résolu le problème scientifiquement : une pastille placée sous la langue traduit automatiquement le langage des voyageurs temporels.

Dans Mission sur la planète morte (Cyrille Boulytchev), un émissaire est envoyé à l'époque qui va être explorée, afin d'y acheter un journal local qui sera analysé. La langue locale est ensuite enseignée par l'hypnose aux voyageurs.

Dans Pharaons (Guy Rachet), le voyageur reçoit un médaillon qu'il doit porter au cou, ce qui lui permettra de rester en contact avec le " commanditaire " de son voyage.

Dans Le Masque du taureau (Jean-Claude Froelich), les voyageurs parlent le grec ancien et comprennent ainsi, un peu, les différents dialectes usités à l'époque.

Dans Volontaires pour l'inconnu (Philippe Ebly), le mugwh, sorte de génie de la lampe d'Aladin, enseigne la langue aux voyageurs sans qu'ils s'en rendent compte.

Dans Les Masques du temps (Robert Silverberg), un lingaphone, interprète électronique portatif réglé pour traduire, assiste les personnages. De même, dans Les Naufragés du temps (Jean-Claude Forest et Paul Gillon), il s'agit d'un laryngophone.

S'adapter aux us et coutumes

Dans Le Jeune Homme, la mort et le temps (Richard B. Matheson), le voyageur découvre dans les pages jaunes de l'annuaire une entreprise de location d'habits d'époque. Comme il doit se rendre en 1876, il achète chez un négociant en timbres et pièces de monnaie anciennes un billet de vingt dollars en bon état qui lui coûte soixante dollars ainsi qu'un billet de dix dollars acheté quarante dollars.

Le Masque du taureau (Jean-Claude Froelich) : Les voyageurs se rendent à l'époque de la Grèce antique. Les approvisionnements amenés par le transchrono ne comportent que des aliments connus des Grecs et des Ligures, à l'exclusion de ceux qui ont été introduits aux époques récentes. Donc pas de pommes de terre, pas de tomates, ni de café, ni de chocolat, ni de sucre, mais de la bonne farine de blé dur, du miel, des figues fraîches, du chèvre odorant, des olives, des doliques (sortes de haricots), des pois chiches, des lentilles et de l'huile d'olive...

Émilie et le crayon magique : Émilie cache ses connaissances, car elle a peur d'être brûlée vive par les habitants du Moyen Âge qu'elle visite.

Les risques rencontrés

Le premier est d'y mourir...

Les voyageurs de Mission sur la planète morte (Cyrille Boulytchev) doivent se faire vacciner contre la peste cosmique, dangereuse maladie à l'origine de leur voyage.

Dans La Gaule appelle IST (Jean-Claude Froelich), les voyageurs, dans une situation critique de mort certaine, se voient refuser toute aide de la part de leurs supérieurs, en raison de leur date de départ.

Dans Volontaires pour l'inconnu (Philippe Ebly), la couleur de la peau de Noïm et Didier les fait remarquer par les habitants de la région d'Égypte visitée.

Dans Pour sauver le diamant noir (Philippe Ebly), retournant de dix ans vers le passé, les ados ayant actuellement 17 ans n'auraient plus que 7 ans. Alors, danger avec leurs papiers d'identité, il faut en fabriquer des faux.

Le fil du temps

Pour tout savoir sur les voyages dans le temps, il faut suivre une formation rigoureuse et, en cas de problème, il est toujours possible de consulter le Manuel des Castors Juniors n° 5 (Tout sur le ciel, Walt Disney).

Le fil du temps peut être symbolisé par un robinet (À rebrousse temps, Philip K. Dick, et il peut y avoir des fuites !) ou par une mer avec des courants, chacun d'entre eux correspondant à une époque donnée (La Fin de l'éternité, Isaac Asimov).

On peut faire traverser la " barrière énergétique ", barrière infiniment mince de non-espace et de non-temps.

On peut compter le temps d'une autre manière (Apolline et la porte du temps, Thérèse Roche) :

"-Nous sommes en mille six cent quatre-vingt-neuf, monsieur le curé dit que tu fais un énorme mensonge de soixante lustres.
- Soixante quoi ?
- Soixante lustres, trois cents ans. "

Certains auteurs utilisent pour partir vers le futur l'unité de générations.

Dans Kidnapping en télétrans, le jeune garçon est enlevé vers le futur, si le voyageur temporel passe une semaine en 1984, il reviendra à son point de départ en 2420, une semaine plus tard.

Débats philosophiques avec Le Voyageur imprudent :

" Qu'est ce que le présent dans notre petit univers ? Pendant que je pense la phrase que je vais vous dire, elle fait partie de l'avenir. À mesure que je la prononce, elle tombe dans le passé. Le présent : est-ce le moment où je déguste cette merveilleuse liqueur ? Non ! Tant qu'elle n'a pas atteint mes lèvres, c'est l'avenir. Quand la sensation de son goût, de sa chaleur, qui m'emplit la bouche, quand ce plaisir atteint mon cerveau, il a déjà quitté mon palais. C'est le passé. L'avenir sombre dans le passé dès qu'il a cessé d'être futur. Le présent n'existe pas. "

Dans Millenium, " l'élasticité du flux temporel est plus grande que ne l'avaient prévue les voyageurs qui rencontreront plus loin un séisme temporel ".

L'orphelin de Perdide : " Plus nous allons vite, plus le temps passe lentement. À la vitesse de la lumière, le temps cesse d'exister ; le moment "maintenant" dure éternellement " (citation tirée d'Arthur C. Clarke, auteur de 2001, Odyssée de l'espace).

Les moyens pour voyager dans le temps

Afin de changer d'époque, il faut connaître la clef du secret. Le voyage est parfois volontaire, parfois il est le fruit du hasard.

Une machine

Le grec chronos, qui signifie temps, est alors largement mis à contribution. Les auteurs rivalisent d'imagination pour décrire ces machines. Elles portent des noms indiquant leur utilité et peuvent s'appeler : machine à remonter le temps (tout simplement), sinon saute-temps (parfois couplé à un chariot anti-gravité, avec des modèles biplaces), chronastro, chronosphère, voyageur du temps, temposcaphe, transmetteur de matière, bulles (qui viennent emprisonner les futurs voyageurs), accélérateur chronolytique, soucoupe volante, chronodyne, machine transférentielle, tardis, translateur temporel, chronodis...

" Leur petit saute-temps biplace les attendait au garage. Il ressemblait vaguement à une moto montée sur skis ; un système anti-gravité lui permettait de voler. On pouvait régler les commandes pour n'importe quel endroit de la Terre et pour n'importe quelle époque... Il régla les commandes pour arriver au dépôt de la société d'entreprises mécaniques, un bon endroit pour faire une entrée discrète... "

La Patrouille du temps, Poul Anderson, p. 197.

" Richard sortit sa wolfbox, un petit boîtier noir à touches multicolores et mini-écran. Il composa un code et l'une des vitres en verre fumé qui recouvraient les parois coulissa sans bruit. Derrière s'empilaient des appareils en acier noir, reliés par une jungle de câbles et de fils. C'était le système d'Accélération chronolitique, mis au point par Wolram, et qui permettait aux quatre voyageurs de remonter le temps.

Un petit "tûtt !" résonna : le micro-ordinateur de pilotage venait de s'allumer. Une carte du monde en couleurs s'étant affichée à l'écran. Richard posa aussitôt son doigt sur la ville de Bordeaux. Un plan précis recouvrit alors la carte.

Avec l'index, le neveu de Wolfram sélectionna la date du 20 mai 1932 sur un compteur placé en haut de l'écran. Au fur et à mesure que les années défilaient, le plan changeait d'aspect, reflétant précisément les constructions et destructions successives durant soixante ans [...] Prêts ? En se cramponnant à leurs valises, les voyageurs firent oui de la tête, sans attendre, Richard pressa le rectangle clignotant rouge vif, où était inscrit le mot accélération.

Les passagers eurent la sensation que la cabine se décrochait brutalement et chutait vers les étages inférieurs à la vitesse d'un rocher géant tombant dans un gouffre. Le plancher se gondolait avec d'affreux bruits de tôle froissée.

Bientôt, ce vacarme infernal fut couvert par un hurlement de sirène de bateau, mélange assourdissant de sifflements hyper-aigus et de grondements ultra-graves. Au moment où l'accélération chronolitique atteignait son maximum - environ10 km à la seconde - un BANG ! d'avion supersonique éclata accompagné d'un éclair vert. Les quatre voyageurs perdirent connaissance : ils venaient de franchir le terrible mur du temps. "

Les 4 Voyageurs contre l'ignoble Clam, François Appas, p.20.

Dans Les Chasseurs de dinosaures (Bob Morane, Henri Vernes) :

" [...] il venait de se retourner et d'apercevoir à son tour cet énorme engin qui occupait tout le centre du hangar. Un grand cylindre, d'une hauteur de deux mètres cinquante environ et dont le diamètre devait assurément atteindre quatre mètres. Fait de grosse tôle rivée, il était simplement posé sur sa tranche inférieure, à même le sol. Sur son pourtour, on distinguait toute une série de hublots. Une porte, rappelant celles des caissons étanches, permettait d'accéder à l'intérieur. On n'apercevait nulle part de roues, ni quoi que ce soit ayant pu permettre à l'étrange engin de se mouvoir.

[...] Déjà Bob se précipitait vers la porte de l'engin et faisait jouer le volant de fermeture. Il tira le battant à lui et, suivi de ses compagnons, il pénétra dans le cylindre. Ce dernier formait une salle ronde, assez vaste. Sous les hublots, de grandes armoires métalliques étaient fixées à la paroi et, face à la porte, se dressait un poste de commande aux multiples cadrans, lampes de contrôle et manettes. "

Dans Kidnapping en télétrans (Wintrebert Joëlle), une capsule permet à Lilas, petite fille vivant en 2420, de se transporter instantanément à travers l'espace et le temps.

En revanche, c'est une sorte de siège pour dentiste qui permet à Gaëtan de se retrouver au début du XXe siècle (En route pour hier, Martine Dorra).

L'humour n'est pas absent

Docteur Who et le masque de Mandragore (Igor et Grichka Bogdanoff) :

" [...] un étrange appareil bleu clignotait et luisait tel un trait de lumière. Ce vaisseau, d'environ deux mètres cinquante sur un mètre, avait une forme étrange de parallélépipède, et se trouvait surmonté d'une petite lampe blanche. Son aspect aurait paru énigmatique et incongru à n'importe qui dans l'univers, sauf à des Terriens vivants dans la seconde moitié du XXe siècle. En effet, ceux-ci auraient très facilement reconnu là une très ordinaire cabine téléphonique réservée aux appels destinés à la police londonienne. Et encore, il aurait été induit en erreur. En effet, l'intérieur du vaisseau était infiniment plus grand que l'extérieur, sans compter qu'il n'avait absolument plus rien à voir avec une cabine téléphonique. En fait, il ressemblait surtout à un astronef des plus sophistiqués, ce qu'il était en réalité. Un vaisseau qui traversait l'espace et le temps ! Et ses mécanismes internes renfermaient un secret qui avait échappé à un nombre infini de civilisations depuis l'apparition même de la vie dans l'univers... "

Un passage secret

Dans Tom et le jardin de minuit (Philippa Pearce), le héros est en vacances chez son oncle, mais il lui est interdit de quitter sa chambre la nuit. D'ailleurs, la porte donnant sur le jardin est fermée à clef sauf la nuit... Évidemment, il va transgresser l'interdit.

Le héros de Le Coffre magique (Michel Grimaud) change d'époque à chaque fois qu'il se cache dans ce meuble.

Le passage secret de Temps sans frontières (Liliane Korb) est situé dans les éboulis d'un immeuble en ruine.

Dans Un jeu très dangereux (Drek Denton), le passage est une bonne vieille horloge comtoise...

Dans Objectif : nulle part (Phillippe Ebly), il s'agit d'un tunnel souterrain.

C'est dans l'explication du livre dont on est le héros, Pharaons (Guy Rachet), que l'on apprend qu'il faut passer par " la porte du temps ". L'auteur s'adresse directement au lecteur : " L'homme qui vient de t'expliquer ta mission fait alors un geste du doigt et tu vois apparaître une ouverture dans le mur de ta chambre, comme une porte dont la lumière t'éblouit. "

La météo

Le plus intéressant est à mon avis Le Berger (Frederick Forsyth) : après être passé au travers d'un étrange brouillard qui le coupe du reste du monde, c'est par un chasseur anglais datant de la Seconde Guerre mondiale que le héros est tiré de ce mauvais pas...

Un étrange phénomène météorologique nous est encore proposé par Le Brouillard du 26 octobre (Maurice Renard) :

" Ce qui me surprend, voyez vous, c'est qu'un brouillard hygrométrique à ce point ne se résolve pas en averse, que dis-je en flocon ! En grêlon !... Et ce qui m'étonne encore, c'est qu'avec ce froid de canard, l'eau qui nous humecte ne se congèle pas ! Alors je suçai ma bouche dégoûtante, et je constatai que l'eau du brouillard, si froide, était salée. "

Les vêtements

Certains vêtements bien particuliers permettent de changer d'époque :

Dans la série des " Conquérants de l'impossible " (Philippe Ebly, en cours de réédition aux éditions Degliame) - L'Éclair qui effaçait tout, Le Naufragé des étoiles, SOS Léonard de Vinci, L'Évadé de l'an II, Pour sauver le diamant noir - : il faut porter une gourmette ou une ceinture faite d'un métal très rare, l'autinios, pour traverser le temps.

Dans Le Voyage dans le temps (du canadien Denis Côté), une paire de bottines est le moyen de voyager, il suffit de les enfiler.

Enfin, dans Le Voyageur imprudent (René Barjavel), une combinaison recouverte de noëlite permet de franchir le temps, de même des pilules à la noëlite permettent de voyager dans l'autre sens.

La médecine, les breuvages, les drogues et aussi l'hibernation

Remarque : quand il s'agit d'hibernation, une machine est souvent indispensable, ne serait-ce que pour maintenir le froid ou protéger le ou les voyageurs. J'ai classé sous cette rubrique des histoires relevant de ce procédé :

Bob Morane, Les Guerriers de l'Ombre Jaune (Henri Vernes) : cryogénisation.

Bob morane, encore, Le Navire qui remontait le temps : plus on prend de chronorégresseur, et plus on va loin dans le temps.

Les Vents du temps (Chad Oliver) : une piqûre refroidissante permet un bond de 15 000 ans.

Celui qui revenait de loin (Philippe Ebly) : le héros est tombé dans un bain d'azote liquide au Moyen Âge et se réveille de nos jours.

À rebrousse temps (Pascal Garnier) : En mangeant des gaufrettes, où d'ordinaire il y a inscrit " Soyez aimable " ou " Bonne chance ". Ici, la gaufrette s'adresse au mangeur : elle donne l'heure et arrête le temps.

Une porte sur l'été (Robert A. Heinlein) : Le voyage par hibernation permet de franchir sans encombre 40 ou 50 ans d'un coup.

" Souvenir lointain " (in Le Brouillard du 26 octobre, Maurice Renard) : La prise de drogue permet de prendre pour de bon la place d'un de ses ancêtres.

L'Homme à l'oreille cassée (Edmond About) : Un homme a été desséché comme du poisson et est resté soixante-quatre ans dans cet état. Le colonel a été soumis graduellement à l'action du vide sec et du froid. Des capsules remplies de chlorure de calcium ont été placées autour de lui pour absorber l'eau qui allait s'évaporer de son corps et hâter la dessiccation.

Les communications (télévision, écriture, voyance...)

Un thème, raconté dans de nombreuses nouvelles destinées aux adultes, met en scène des personnages possédant une radio donnant les nouvelles du lendemain ou du passé, des journaux indiquant les résultats des tombolas ou des courses hippiques de la semaine suivante.

Dans Papa, j'ai remonté le temps (Raymond Milési) : Un translat émet un rayon temporel et permet de communiquer du futur vers notre époque.

Contretemps : La photo est un moyen de s'introduire dans d'autres époques.

Kamo l'agence Babel (Daniel Pennac) : Le jeune Kamo reçoit des lettres d'une mystérieuse correspondante vivant au XIXe siècle.

Dans Les sortilèges de l'Ombre Jaune (Henri Vernes), Bob Morane utilise un étonnant émetteur-récepteur spatio-temporel.

Dans Ce qu'il y avait dans le journal du matin (Robert Silverberg), Jeffty était un bizarre Aladin qui avait, de par sa seule nature, des vertus de lampe magique.

Dans Les Montagnes du destin (Francis Carsac), un être extraterrestre fait souffrir les hommes en leur révélant la date de leur mort.

Dans L'Ombre du passé (Ivan Efremov), une technique permet de faire resurgir, en couleurs et en relief, des scènes préhistoriques miraculeusement fixées par la nature sur des roches résineuses qui possèdent les mêmes propriétés qu'une pellicule photographique.

Les rêves, l'hypnose

Futurs antérieurs (Christian Grenier) : Le héros se réveille douloureusement, il avait cru combattre un vrai tyrannosaure, de vrais extraterrestres, de vrais robots !

Le Jeune Homme, la mort, le temps (Richard B. Matheson) : Le héros change d'époque grâce à l'autosuggestion hypnotique, en écrivant de nombreuses fois ce qu'il souhaite.

Du givre en mai (Marie-Paule Dessaivre) : L'héroïne vient d'être demandée en mariage au Moyen Âge (elle a 10 ans) et vient de s'échapper.

Le Passé dépassé (Christopher Stork) : Pour échapper à son état de handicapé, grâce à un système de vidéodisque branché sur un électrocardiogramme, Louis s'échappe vers le passé.

Les objets, les petits animaux

Émilie et le crayon magique (Henriette Bichonnier) : Un crayon magique... Celui-ci rend réels les dessins : au début de l'histoire, Émilie dessine un tigre. Attention danger... Heureusement, la gomme magique du crayon efface ce genre de problèmes et aide à revenir à notre époque.

Futurs antérieurs (Christian Grenier) : un oeuf.

Pas malgré nous (Claude Pujade-Renaud) : Une télécommande permet de rappeler la machine.

Le Voyageur de l'au-delà (Philippe Ebly) : un cercle de pierres de Lune.

Les Guerriers de l'Ombre Jaune (Henri Vernes), Bob Morane : une bague donnée par Merlin l'enchanteur.

Le Tyran d'Axilane (Michel Grimaud) : ici, le voyageur tire une flèche avec son arc spécial, la trajectoire de celle-ci est la ligne du temps sur laquelle le voyageur, funambule entraîné, s'élance. Plus la flèche va loin, plus l'époque visitée est lointaine dans le temps futur.

Chanson pour une pluie douce (Alison J. James) : Un voyage initiatique chez les Indiens. On change d'époque à la lecture d'un livre.

La Vie de château (Eddy Krähenbühl) : De la poussière à remonter le temps se dépose sur les habits des personnages, qui se retrouvent ainsi au Moyen Âge. Pour le retour, une légère brise se lève et enlève la poussière qui recouvrait leurs vêtements.

Perlin et Pinpin : La Poudre à remonter le temps (Didier Savard et Sylvie Escudié) : Remonter le temps ? Rien de plus facile ! Il suffit d'un peu de poudre d'abracadabra et le tour est joué. Deux objets : la poudre à remonter le temps (il faut la boire) et pour le retour, un réveil, dont il faut avancer les aiguilles à toute vitesse.

Les mondes oubliés

On y accède bien souvent grâce à un passage secret différent, cependant, de ceux qui sont décrits plus haut. C'est souvent une porte, mais dans les histoires présentées ici, le voyage a disparu : c'est une civilisation qui a évolué à un autre rythme que le nôtre.

Ce type de récit a tendance à disparaître, le petit satellite Spot est capable de photographier l'ensemble de la planète de très près, aussi notre Terre est-elle bien connue.

Le Matin des dinosaures (Philippe Ebly) ; Le Monde perdu (Arthur Conan Doyle) ; Le Parc jurassique (Michael Crichton) ; L'Île aux fossiles vivants (André Massepain) ; Cordillère interdite (Michel de Peyramaure).

Les irruptions temporelles

" Une Fenêtre sur le passé " (Francis Carsac, in Le Brouillard du 26 octobre) : Se retrouver aux contacts d'un campement préhistorique.

La Fin des temps et après (Dominique Douay) : Changer d'époque et se retrouver sur le passage d'un train du Far-West. Voir aussi dans l'anthologie Contretemps (Jack Finey) : " Un printemps à Galesburg ", " J'ai peur ", " Hé ! Regardez-moi ".

L'immortalité

Le vieux rêve de tout le monde, à la lecture de ces récits, où ceux qui ont acquis le statut d'immortel s'ennuient à mourir...

Tous les hommes sont mortels (Simone de Beauvoir) est le grand classique (pour adultes) du genre. Un immortel aime et voit vieillir puis mourir différentes femmes au fil du temps. Il ne trouve le bonheur qu'en abandonnant son statut d'immortel.

Voir les romans Ersatz éternel et L'Horloge temporelle (Alfred van Vogt) et dans L'éternité et après (Lucius Shepard), la nouvelle intitulée " Les Chants de l'été ".

Le Trou noir (Alan D. Foster) aborde ce thème : les passagers voyageant à bord d'un vaisseau spatial qui souhaitent se rendre en une région de l'univers où le temps, tel que nous le connaissons, s'étire à l'infini et éloigne éternellement la mort.

Voir aussi Immortalité à vendre (Joe Haldeman).

Époques visitées

Préhistoire

La préhistoire est une époque de prédilection pour les auteurs. Les voyageurs s'y perdent, des bagnes y sont organisés. L'attention des voyageurs de ne laisser aucune trace est encore plus présente dans les voyages à cette époque qu'après (imaginons la surprise des chercheurs en paléontologie si, à l'intérieur d'un tumulus, ils découvraient les restes rouillés d'un talkie-walkie, d'une montre ou la cause de la mort par balle du squelette étudié).

Le Matin des dinosaures (Philippe Ebly) ; Un coup de tonnerre (Ray Bradbury) ; Les Chasseurs de dinosaures, Bob Morane (Henri Vernes) ;

Les Vents du temps (Chad Oliver) ; Le Parc jurassique (Michael Crichton) ; Où est passé le chat ? (Jean-Luc Déjean) ; Le Maître du feu (Paul Vernon) ; Le Monde perdu (Arthur Conan Doyle) ; Voyage au pays de la pierre ancienne (Jean-Claude Froelich) ; " Un court moment ", in À rebrousse temps (Pascal Garnier) ; Le Brouillard du 26 octobre (Maurice Renard) ; La Horde de Gor (Jean-Claude Froelich).

Antiquité

Actuellement, les voyages vers l'Égypte ancienne semblent tenir la corde, méfiance dans les musées donc...

L'Éclair qui effaçait tout (Philippe Ebly) ; Les Quatre Voyageurs à la poursuite d'Aspirinus (au moment de la conquête romaine de la Gaule, François Appas) ; Pharaons (Guy Rachet) ; La Gaule appelle IST (de 56 à 53 avant notre ère, Jean-Claude Froelich) ; Le Masque du taureau (Grèce antique, en 1450 avant notre ère, Jean-Claude Froelich) ; Volontaires pour l'inconnu (1500 avant notre ère : Égypte, XVIIIe dynastie, Philippe Ebly) ; Les Robinsons à la guerre de Troie (Maurice Bitter).

Les grandes invasions

La Fiancée d'Attila (Claude Pujade-Renaud) ; Les Sortilèges de l'Ombre Jaune, Bob Morane (les Francs au Ve siècle, Henri Vernes) ; L'Épée du Paladin, Bob Morane (en 778, Charlemagne et les Francs, Vance, Henri Vernes, Gérald Forton) ; La Patrouille du temps (échec aux Mongols, Poul Anderson).

Moyen Âge

La Révolte de la chaussure à lacets (Daniel Zimmermann) ; La Fille de la sorcière (Cade Merrill) ; La Citadelle du vertige (Alain Grousset) ; Celui qui revenait de loin (Philippe Ebly) ; Le Navire qui remontait le temps (Ericksen, le navigateur Viking, Philippe Ebly) ; L'Épée du Paladin, Bob Morane (en janvier 1375, Vance, Henri Vernes, Gérald Forton) ; Une rose pour l'Ombre Jaune, Bob Morane (Henri Vernes) ; Les Quatre Voyageurs à Sainte-Plume (François Appas) ; Émilie et le crayon magique (à l'époque des châteaux forts, Henriette Bichonnier).

Époque moderne et Renaissance

SOS Léonard de Vinci, (Philippe Ebly) ; Les Dix Jours impossibles (Philippe Ebly) ; Les Quatre Voyageurs et l'introuvable Huec-Huec (1527, les Incas et la cordillère des Andes, François Appas) ; Les Reîtres (Thierry Simon).

Louis XIII jusqu'à la Révolution

Le Coffre magique (Michel Grimaud) ; Pour sauver la Marseillaise (Claude Pujade-Renaud) ; Le Voyageur des siècles (Noël-Noël) ; Les Pommes du diable (introduction, en 1708, de la pomme de terre encore nommée pomme du diable, Claude Pujade-Renaud) ; L'Évadé de l'an II (Philippe Ebly) ; Le Voyageur imprudent (12 juillet 1793, René Barjavel) ; Le Chronastro (Henry-Gérard Viot).

Entre 1800 et 1900

Sur les terres truquées, Valérian (où le temps est manipulé, Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; La Grève des enfants (1843, Claude Pujade-Renaud) ; La Commune n'est pas morte (1871, Claude Pujade-Renaud) ; Temps sans frontières (1871, le siège de Paris, Liliane Korb) ; Le Voyageur des siècles (Noël-Noël) ; La Machine à explorer l'espace (1900 et 1903, Christopher Priest) ; Autant en emporte le temps (1862, fin de la guerre de Sécession aux USA, les Sudistes auraient remporté la victoire..., Ward Moore) ; L'Homme à l'oreille cassée (Edmond About).

De 1900 à nos jours

Le Coffre magique (Michel Grimaud) ; En route pour hier (Martine Dorra) ; Retour vers le futur (Robert Zemeckis) ; Pas malgré nous (1943, Claude Pujade-Renaud) ; Sur les terres truquées, Valérian (1914, Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; Service secret soucoupe, Bob Morane (en dessin animé, Norman Leblanc) ; Le Berger (Frederik Forsyth) ; Celui qui revenait de loin (Philippe Ebly) ; Le Voyageur des siècles (Noël-Noël) ; Les Quatre Voyageurs et l'ignoble monsieur Clam (François Appas) ; Pour sauver le diamant noir (Philippe Ebly).

Futur

Dépeindre l'avenir, c'est prendre position. Jusqu'à ces dernières années, la plupart des auteurs des pays occidentaux imaginaient un avenir sombre correspondant aux craintes qu'ils avaient sur l'avenir ; ceux des pays communistes l'imaginaient sous un aspect rieur et agréable, correspondant à la société communiste qu'ils envisageaient.

Le Navire qui remontait le temps (Philippe Ebly) ; Une télé pas possible (Mary Rodgers) ; Futurs antérieurs (anthologie réalisée par Daniel Riche) ; Paul et Monsieur Tim (un petit garçon voit les résultats d'une course qui n'a pas encore eu lieu, Jean Alessandrini) ; Retour vers le Futur (Robert Zemeckis) ; La Cité des eaux mouvantes, Valérian (Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; Les Fourmis de l'Ombre Jaune, Bob Morane (Henri Vernes) ; Service secret soucoupe, Bob Morane (version dessin animé, Norman Leblanc) ; Les Vents du temps (Chad Oliver) ; Singularité (William Sleator) ; La Voûte invisible (Philippe Ebly) ; La Grande Peur de l'an 2117 (Philippe Ebly) ; À rebrousse temps (Pascal Garnier) ; Les Bulles de l'Ombre Jaune, Bob Morane (Henri Vernes) ; Une rose pour l'Ombre Jaune, Bob Morane (Henri Vernes) ; Sur les frontières, Valérian (Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; L'Empire des mille planètes, Valérian (Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; Le Pays sans étoile, Valérian (Jean-Claude Mézières et Pierre Christin) ; Les Passagers du temps (Piet Legay) ; Le Tyran d'Axilane (Michel Grimaud) ; Le Voyageur imprudent (2022 et 100000, René Barjavel).

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Argos, n°35, page 5 (09/2004)
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